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Nil
EAN : 9782841116096
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 1 x 240 mm

L'Automne 79

Date de parution : 14/03/2013

« Hugues Barthe raconte avec une force stupéfiante la désagrégation d’une famille. »
Livres Hebdo
La suite de L'Été 79 est plus qu’une suite : Hugues Barthe raconte comment le dessin lui a tout simplement sauvé la vie.

Comment se construire dans l’adversité ? Où puiser de la force quand vos parents ne vous en donnent pas ? C’est, au fond, le sujet de ce roman graphique, second volet du travail autobiographique entamé par Hugues Barthe avec L’Été 79.
Lorsque sa mère, anéantie par la violence de son...

Comment se construire dans l’adversité ? Où puiser de la force quand vos parents ne vous en donnent pas ? C’est, au fond, le sujet de ce roman graphique, second volet du travail autobiographique entamé par Hugues Barthe avec L’Été 79.
Lorsque sa mère, anéantie par la violence de son mari, se réfugie chez une amie, Hugues est envoyé chez sa tante à Besançon. Le petit campagnard découvre alors la ville et une vie de famille où les rires remplacent les coups… Il est émerveillé. Mais cette parenthèse enchantée ne dure qu’un temps. À la fin de l’été, sa mère retourne vivre avec son père. L’adolescent retourne chez lui et l’enfer recommence : alcool, violences, silences... Cela durera dix ans encore, dix années sans espoir, avec la lecture pour seul refuge. Le déclic viendra de l’annonce de la maladie mortelle de sa mère. La sachant condamnée, Hugues prend un appartement en ville et décide de vivre de sa passion : la bande dessinée.

Hugues Barthe signe ici son œuvre la plus forte, en forme de libération. Plus qu’une suite, ce livre montre comment le dessin et la littérature peuvent réellement sauver des vies.

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EAN : 9782841116096
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 1 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Shan_Ze Posté le 12 Mars 2018
    L'automne 79 raconte l'adolescence de Hugues Barthe quand celui-ci, âgé de quatorze ans, est confié à sa tante Dominique. Il a l'impression de revivre dans cet nouvel environnement. Trouvé au hasard de mes allers et venues en bibliothèque, cette couverte avec un jeune garçon et son père, visages fermés. Je ne savais pas que L'automne 79 faisait suite à l'été 79. Cela ne manque pas à l'histoire puisque celle-ci est brièvement racontée au début même si ça aiderait de mieux comprendre le contexte familial. Hugues a vécu ces quelques mois comme une bulle d'air. L'histoire continue même après cet automne quand il commence à réfléchir à l'écriture de sa difficile adolescence entre un père et une mère qui se déchiraient. C'est un témoignage intéressant qui a permis à l'auteur de mettre le doigt sur la partie de son adolescence qui le faisait souffrir. Je n'ai pas adhéré aux dessins de Hugues Barthe mais je lirai le premier tome pour mieux comprendre son expérience personnelle.
  • manU17 Posté le 26 Juin 2014
    Après un été bien sombre, place à un automne 79 qui ne le sera pas moins. A cause de la violence d’un père alcoolique, la famille d’Hugues a volé en éclats. Ne supportant plus les coups et visiblement décidé à divorcer, sa mère s’est réfugiée chez une amie avec le petit dernier. Son frère Thierry est resté avec son père. Hugues, quant à lui, vit chez sa grand-mère. Jusqu’à ce que sa tante Dominique, son rayon de soleil, lui propose de s’installer chez elle le temps des vacances. A lui, une nouvelle vie, plus citadine, et surtout une nouvelle vie de famille plus sereine. A lui également de nouveaux horizons culturels, avec de belles découvertes aussi bien en littérature qu’en musique, qui le marqueront à jamais. Toutes les bonnes choses ayant une fin, le retour chez lui n’en sera que plus difficile. Après l’espoir d’une séparation, perspective d’un avenir meilleur et d’une vie plus heureuse, vient le moment de la désillusion. En effet, sa mère est de retour à la maison, avec son mari, rien n’a finalement changé. La déception est dure à accepter pour Hugues. Et le destin ne semble pas en avoir fini avec lui…. La force de ce roman graphique autobiographique... Après un été bien sombre, place à un automne 79 qui ne le sera pas moins. A cause de la violence d’un père alcoolique, la famille d’Hugues a volé en éclats. Ne supportant plus les coups et visiblement décidé à divorcer, sa mère s’est réfugiée chez une amie avec le petit dernier. Son frère Thierry est resté avec son père. Hugues, quant à lui, vit chez sa grand-mère. Jusqu’à ce que sa tante Dominique, son rayon de soleil, lui propose de s’installer chez elle le temps des vacances. A lui, une nouvelle vie, plus citadine, et surtout une nouvelle vie de famille plus sereine. A lui également de nouveaux horizons culturels, avec de belles découvertes aussi bien en littérature qu’en musique, qui le marqueront à jamais. Toutes les bonnes choses ayant une fin, le retour chez lui n’en sera que plus difficile. Après l’espoir d’une séparation, perspective d’un avenir meilleur et d’une vie plus heureuse, vient le moment de la désillusion. En effet, sa mère est de retour à la maison, avec son mari, rien n’a finalement changé. La déception est dure à accepter pour Hugues. Et le destin ne semble pas en avoir fini avec lui…. La force de ce roman graphique autobiographique vient indéniablement du fait qu’il sent le vécu. L’authenticité de certaines scènes, de certains dialogues, ont parfois d’étonnantes résonnances pour qui a eu à subir dans son enfance l’alcoolisme d’un proche… Comme j’ai bien compris la déception d’Hugues quand il réalise qu’il s’est fait berner, que sa mère ne quittera jamais ce mari, ce père, alcoolique… Comme j’ai bien compris son angoisse, en entendant cet homme qui rentre chez lui le soir, ne sachant dans quel état il va être, ce qu’il va avoir à affronter une fois de plus… Il me revient à l’esprit un passage du Père Goriot dans lequel Balzac écrit « All is true ! », en anglais dans le texte, « tout est vrai ! » Il y a de ça ici. Il arrive parfois qu’une évidence nous crève les yeux sans qu’on s’en rende compte. Je me demandais tout à l’heure pourquoi je n’arrivais pas à écrire ce billet alors que ça fait une semaine que je suis dessus. Je crois que je viens de comprendre… Voilà, c’est fait ! Une page est tournée…
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  • colimasson Posté le 18 Janvier 2014
    Après l’été vient l’automne. L’année 1979 fut marquante à plusieurs égards pour Hugues Barthes. S’il explique, dans L’été 79, l’apogée alcoolique de son père, la saison qui suit peut se lire indépendamment. L’automne 79 s’attarde moins sur le père que sur le reste de la famille. Chacun essaie à sa manière de fuir l’addiction du père mais chacun est également retenu, avec des degrés d’attache plus ou moins forts, à la personnalité de l’homme qui ne connaît plus que de prompts instants de sobriété. Ma vie aussi peut être un drame –tel semble être le discours de Hugues Barthes. Sans qu’elle ne soit grandiloquente, on sent que la mise en scène et la narration de l’histoire cherchent à appuyer sur les détails proprement tragiques de cet automne 79. On se laisse porter par la progression des aventures du petit Hugues adolescent : quittant le foyer familial, il est hébergé par sa tante Dominique et son époux à Besançon. La ville lui apparaît merveilleuse et exalte en lui ses penchants esthétiques, tandis que le couple formé par sa tante et son mari lui révèle une forme de normalité enviable. Mais le temps passe, Hugues doit rentrer chez lui et retrouver son père,... Après l’été vient l’automne. L’année 1979 fut marquante à plusieurs égards pour Hugues Barthes. S’il explique, dans L’été 79, l’apogée alcoolique de son père, la saison qui suit peut se lire indépendamment. L’automne 79 s’attarde moins sur le père que sur le reste de la famille. Chacun essaie à sa manière de fuir l’addiction du père mais chacun est également retenu, avec des degrés d’attache plus ou moins forts, à la personnalité de l’homme qui ne connaît plus que de prompts instants de sobriété. Ma vie aussi peut être un drame –tel semble être le discours de Hugues Barthes. Sans qu’elle ne soit grandiloquente, on sent que la mise en scène et la narration de l’histoire cherchent à appuyer sur les détails proprement tragiques de cet automne 79. On se laisse porter par la progression des aventures du petit Hugues adolescent : quittant le foyer familial, il est hébergé par sa tante Dominique et son époux à Besançon. La ville lui apparaît merveilleuse et exalte en lui ses penchants esthétiques, tandis que le couple formé par sa tante et son mari lui révèle une forme de normalité enviable. Mais le temps passe, Hugues doit rentrer chez lui et retrouver son père, sa mère et son frère. Le père, malgré ses promesses, n’a pas changé, tandis que la mère sombre progressivement dans la dépression. La ruse employée par Hugues Barthes pour nous intéresser à son histoire fonctionne plutôt bien : son caractère proprement pathétique est compensé par la platitude d’un dessin en noir et blanc au premier degré. Les évènements se succèdent à bon rythme, mais Hugues Barthes semble pâtir d’un manque de matière dans la dernière partie de l’album. Comme bon nombre de dessinateurs autobiographiques, il profite de l’espace laissé libre à la conclusion pour évoquer son processus créateur : pourquoi ai-je choisi le roman graphique ? pourquoi l’écriture fut-elle aussi difficile qu’une psychanalyse ? comment le vilain petit canard est-il devenu dessinateur accompli ? Dans la continuité de la pure tradition tragique, Hugues Barthe nous décrit un chemin d’accomplissement qu’on lira avec le plaisir dévolu à toute fiction, mais aussi avec la distraction qu’on accorde à tout récit un peu nombriliste.
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  • missmolko1 Posté le 2 Juillet 2013
    Je remercie tout d'abord les éditions Nil pour l'envoi de ce roman graphique ainsi que livraddict pour ce premier partenariat. Et avant de commencer cette critique, je dois vous avouez que je n'ai pas lu le premier tome L'été 79. Il figure dans ma wish list ou longue liste de livre que je veux lire et quand j'ai vu cette suite dans le partenariat proposé par livraddict je n'ai pas hésité, curieuse de vouloir découvrir ce qui se cache derrière ce titre énigmatique. Malgré ça je n'ai pas ressenti de gêne pendant ma lecture et j'avais l'impression qu'avec ce deuxième tome, j'avais toutes les clefs pour comprendre vraiment l'histoire. Dans un premier temps, c'est la couverture qui m'a le plus attiré : le choix des couleurs donne a l'ensemble quelque chose de très rétro, très "seventies". En arrière plan, on distingue un pré avec des vaches (paysage typiquement français pour moi qui maintenant ai l'habitude des paysage irlandais) et puis c'est deux personnages en premier plan qui nous regarde droit dans les yeux et qui sont intriguant. Passons maintenant au contenu, Hugues Barthe nous livre ici une part sombre de sa vie : l’alcoolisme de son père et la violence conjugale. Il se... Je remercie tout d'abord les éditions Nil pour l'envoi de ce roman graphique ainsi que livraddict pour ce premier partenariat. Et avant de commencer cette critique, je dois vous avouez que je n'ai pas lu le premier tome L'été 79. Il figure dans ma wish list ou longue liste de livre que je veux lire et quand j'ai vu cette suite dans le partenariat proposé par livraddict je n'ai pas hésité, curieuse de vouloir découvrir ce qui se cache derrière ce titre énigmatique. Malgré ça je n'ai pas ressenti de gêne pendant ma lecture et j'avais l'impression qu'avec ce deuxième tome, j'avais toutes les clefs pour comprendre vraiment l'histoire. Dans un premier temps, c'est la couverture qui m'a le plus attiré : le choix des couleurs donne a l'ensemble quelque chose de très rétro, très "seventies". En arrière plan, on distingue un pré avec des vaches (paysage typiquement français pour moi qui maintenant ai l'habitude des paysage irlandais) et puis c'est deux personnages en premier plan qui nous regarde droit dans les yeux et qui sont intriguant. Passons maintenant au contenu, Hugues Barthe nous livre ici une part sombre de sa vie : l’alcoolisme de son père et la violence conjugale. Il se confie a nous lecteur avec une grande pudeur car jamais on assiste a des scènes de violence. Ses parents sont mis en avant, et l'on sent une vraie complexité : d'un coté le père, ivre tous les soirs mais qui essaie sans cesse de se racheter. Il a lui même eu un pere violent et l'on a souvent l'impression qu'il regrette profondément ses actes mais chaque fois il recommence. Et puis d'un autre coté la mère qui subit cette violence et qui essaie sans cesse de quitter ce mari violent sans jamais vraiment y parvenir. On sent chez cette femme un tiraillement entre l'amour, la honte de subir les coups et la peur de ce mari ou encore d'un divorce qui à l'époque n'était pas si fréquent que maintenant. Et puis au milieu, il y a l'auteur (et ses frères qui ne sont que très peu présent). Je l'ai beaucoup admiré a travers ses pages : malgré son jeune age, il se montre très fort et très courageux et il a une énorme volonté de s'en sortir. Il va aller jusqu'au bout de ses rêves en devenant dessinateur de BD. Et puis le dessin et la lecture sont en même temps un échappatoire de ce quotidien difficile. N'oublions pas d'autres personnages importants : l'oncle et surtout la tante (que j'ai vraiment adoré) qui vont vraiment ouvrir l'esprit du jeune homme et lui faire découvrir l'amour et le monde qui l'entoure. J'ai vraiment adoré les dessins, qui sont vraiment très réussis et soignés. J'ai aimé me plonger dans l'adolescence de ce jeune garçon, remonter le temps et me retrouver dans les années 70 a écouter cloclo ou encore chanté "Capriiiiiii c'est finiiiiiii". Comme je disais précédemment l'auteur se livre en toute pudeur, l'écriture est simple mais efficace. C'est un roman graphique que l'on referme avec beaucoup d'émotion et je suis ravie de cette belle découverte.
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  • stephanieplaisirdelire Posté le 26 Juin 2013
    Ce n’est pas une intrigue réjouissante et pourtant j’ai été totalement absorbé par le texte. Parce qu’il s’agit d’un sujet sensible pour moi mais surtout parce que l’auteur est un personnage auquel on s’attache. Il raconte avec sincérité sans s’apitoyer ni donner un sentiment voyeurisme au lecteur. Le ton est juste du début à la fin. Une belle réussite ! L'automne 79 possède une vraie cohésion dessin-texte. Hugues Barthe a fait un travail remarquable. Comme une thérapie par le dessin, il se livre avec beaucoup de pudeur dans une bande dessinée à ne pas rater !......
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