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Nil
EAN : 9782378910457
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 130 x 205 mm

L'Odyssée du marsouin

Odile DEMANGE (Traducteur)
Date de parution : 21/01/2021

Il était une fois, dans l’Angleterre du XXIe siècle, un homme qui, rendu fou de douleur par la mort de son épouse, tomba éperdument amoureux de leur fille.
Il était une fois une jeune fille qui rêvait du prince charmant qui viendrait l’arracher à l’emprise délétère de son père. Il était...

Il était une fois, dans l’Angleterre du XXIe siècle, un homme qui, rendu fou de douleur par la mort de son épouse, tomba éperdument amoureux de leur fille.
Il était une fois une jeune fille qui rêvait du prince charmant qui viendrait l’arracher à l’emprise délétère de son père. Il était une fois un jeune homme obligé de fuir pour échapper à la fureur meurtrière du père incestueux.
C’est alors que les époques se télescopent, que le présent bascule dans le passé, que l’Angleterre actuelle s’efface devant la Grèce antique et que la réalité rejoint le mythe.
En s’inspirant très librement de la pièce Périclès, prince de Tyr de Shakespeare, Mark Haddon nous offre un roman d’aventures ambitieux porté par des personnages inoubliables et déchirants.

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EAN : 9782378910457
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 130 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JonathanHerbrecht Posté le 25 Mars 2021
    Relecture de Shakespeare réellement très impressionnante, et qui fait souvent froid ans le dos. Plusieurs des sujets abordés sont plutôt difficiles à écrire, en règle général, et encore plus à écrire sans voyeurisme et autres aspects profondément glauques, aussi c'est surprenant avec quelle aisance Mark Haddon emprunte les chemins les plus sombres de l'inceste tout en présentant un sans faute. C'est aussi, à sa manière, un texte emprunt d'une beauté froide et parois irréelle, presque fantastique, qui convient à merveille à ce genre de récit mais pourra laisser certains lecteurs de côté. Et pourtant. C'est dans la finesse, le ciselage des mots, la profonde violence au cœur même d'une phrase qu'on est frappé par la puissance d'évocation qui se dégage de l'ensemble.
  • Ghiblitotoro Posté le 25 Février 2021
    Que dire d’un tel roman ? Il est bien écrit, quoique son style, majoritairement narratif, puisse sembler lourd par moments, tant on aimerait entendre les personnages avoir voix au chapitre. Il est original : l’histoire glisse d’une époque à l’autre, comme si toutes les histoires étaient les palimpsestes les unes des autres. Il est profondément humain : on croise des êtres humains en proie à un destin qui se joue d’eux et les brise, et ils doivent faire avec les vilaines cartes qu’on leur donne soudain. Mais ce roman m’a plombé le moral. Les mécanismes de la tragédie antique s’appliquent avec une telle cruauté à toutes les époques : on est violé, battu, laissé pour mort, abandonné. Bien loin de courir l’aventure, comme dans les romans d’aventures classiques, les héros y sont plongés malgré eux, subissant les actions des autres et prenant eux-mêmes de mauvaises décisions sous le coup du sort. Pas de véritable perversité humaine mais la conviction qu’un être brisé en brise un autre et que la chaîne est infinie. C’est une vision bien sombre que j’y ai trouvée. La beauté de la langue, la reconstitution vivante d’une scène antique, n’ont pas réussi à alléger cette fatalité qui... Que dire d’un tel roman ? Il est bien écrit, quoique son style, majoritairement narratif, puisse sembler lourd par moments, tant on aimerait entendre les personnages avoir voix au chapitre. Il est original : l’histoire glisse d’une époque à l’autre, comme si toutes les histoires étaient les palimpsestes les unes des autres. Il est profondément humain : on croise des êtres humains en proie à un destin qui se joue d’eux et les brise, et ils doivent faire avec les vilaines cartes qu’on leur donne soudain. Mais ce roman m’a plombé le moral. Les mécanismes de la tragédie antique s’appliquent avec une telle cruauté à toutes les époques : on est violé, battu, laissé pour mort, abandonné. Bien loin de courir l’aventure, comme dans les romans d’aventures classiques, les héros y sont plongés malgré eux, subissant les actions des autres et prenant eux-mêmes de mauvaises décisions sous le coup du sort. Pas de véritable perversité humaine mais la conviction qu’un être brisé en brise un autre et que la chaîne est infinie. C’est une vision bien sombre que j’y ai trouvée. La beauté de la langue, la reconstitution vivante d’une scène antique, n’ont pas réussi à alléger cette fatalité qui hante les pages du roman. Je suis soulagée d’en avoir terminé. La représentation de la vie m’a semblé trop juste pour ne pas m’avoir fait souffrir.
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  • Cassiopee42 Posté le 10 Février 2021
    Ce roman commence de façon assez classique. Un accident d’avion, une femme meurt. Les secouristes ont juste le temps de procéder à une césarienne et de sauver Angelica, la petite fille qu’elle portait. Son mari, fou de douleur, va reporter son amour, son attention sur le bébé, puis l’enfant, l’adolescente qu’il a avec lui. Mais il l’aime mal et tombe rapidement dans des extrêmes. Comme il est très riche, le personnel de maison qui reçoit de belles sommes, ne « voit » rien. Rapidement, il utilise l’école à domicile, et coupe son enfant de l’extérieur (pas de télévision, pas d’internet, pas de visite…). Angelica s’évade dans des lectures, des contes qui agissent sur elle en la reposant, en l’isolant lorsque l’inacceptable se produit. De toute façon, elle ne connaît rien d’autre que ce quotidien et même si elle sent que ce n’est pas la normalité, elle le subit en silence. Elle est « sous cloche » et fait preuve de candeur. Une visite impromptue, qui dérange beaucoup le paternel, ouvre des perspectives à la jeune femme (Pourquoi ne pas fuir et échapper à son père ?) mais rien ne se passe comme prévu. A partir de là, le récit bascule dans... Ce roman commence de façon assez classique. Un accident d’avion, une femme meurt. Les secouristes ont juste le temps de procéder à une césarienne et de sauver Angelica, la petite fille qu’elle portait. Son mari, fou de douleur, va reporter son amour, son attention sur le bébé, puis l’enfant, l’adolescente qu’il a avec lui. Mais il l’aime mal et tombe rapidement dans des extrêmes. Comme il est très riche, le personnel de maison qui reçoit de belles sommes, ne « voit » rien. Rapidement, il utilise l’école à domicile, et coupe son enfant de l’extérieur (pas de télévision, pas d’internet, pas de visite…). Angelica s’évade dans des lectures, des contes qui agissent sur elle en la reposant, en l’isolant lorsque l’inacceptable se produit. De toute façon, elle ne connaît rien d’autre que ce quotidien et même si elle sent que ce n’est pas la normalité, elle le subit en silence. Elle est « sous cloche » et fait preuve de candeur. Une visite impromptue, qui dérange beaucoup le paternel, ouvre des perspectives à la jeune femme (Pourquoi ne pas fuir et échapper à son père ?) mais rien ne se passe comme prévu. A partir de là, le récit bascule dans plusieurs dimensions, espaces temps, revisitant la pièce de théâtre : Périclès, prince de Tyr (de Shakespeare), inspirée du poème : Histoire d'Apollonius de Tyr. Pourquoi ? parce qu’un parallèle peut être fait entre les deux écrits. Des femmes qui souffrent, qui essaient d’échapper à l’emprise des hommes, qui ne veulent plus de la carapace à l’intérieur de laquelle elles passent leur vie. Et les éléments, l’eau, le vent, le feu, les tempêtes qui font bifurquer ce qu’on croyait établi. On aime ou on n’aime pas ce mélange de style, cette écriture qui mêle parfois d’un paragraphe à l’autre le présent et le passé. Je pense qu’il faut se laisser porter par les mots, car l’auteur excelle à les manier, les faire vivre, les emmener plus loin pour qu’ils donnent le maximum. Il y a également quelques illustrations en tête des différentes parties, une magnifique couverture, sans doute pour mettre l’art dans toutes ses dimensions au service de cette histoire. Mark Haddon a fait de nombreuses recherches documentaires pour adapter son texte à ce qu’il souhaitait partager. Les sources ont été multiples et variées, même si ensuite, son inspiration a joué pour laisser parler l’imaginaire. Je pense que certains lecteurs auraient préféré n’avoir que l’époque d’Angelica à suivre. Il me semble, au contraire, mais cela ne reste que mon avis, que le contenu serait vite devenu classique (une énième histoire de relations humaines mal gérées) alors qu’avec les deux intervalles-temps, habilement enchevêtrés, l’auteur nous offre un autre regard temporel. Il le fait de façon adroite, subtile, transformant une observation qui devient autre sous les yeux surpris d’un protagoniste et permettant alors au lecteur de basculer ailleurs. L’écriture de Mark Haddon a beaucoup de charme (merci à la traductrice). Ses phrases sont souvent courtes, donnant du rythme. Il décortique et analyse finement ce qu’il évoque. Il y a de la fantaisie, un brin de folie, et cela repousse la chappe de plomb provoquée par l’attitude néfaste du père, permettant ainsi de ne penser qu’à ses femmes qui luttent pour un mieux, avec leurs armes, en se trompant quelques fois mais en osant…
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