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EAN : 9782221238974
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 544
Format : 135 x 215 mm
Nos secrets trop bien gardés
Christel Gaillard-Paris (traduit par)
Date de parution : 14/01/2021
Éditeurs :
Robert Laffont

Nos secrets trop bien gardés

Christel Gaillard-Paris (traduit par)
Date de parution : 14/01/2021
Et si les mots et les femmes avaient le pouvoir de changer le monde...

À l’aube de la guerre froide, Olga, la muse de Boris Pasternak, est arrêtée à Moscou et envoyée au goulag –il s’agit de faire pression sur le plus célèbre écrivain...

À l’aube de la guerre froide, Olga, la muse de Boris Pasternak, est arrêtée à Moscou et envoyée au goulag –il s’agit de faire pression sur le plus célèbre écrivain soviétique vivant, dont le roman Le Docteur Jivago critiquerait la révolution d’Octobre. En 1956, à Washington, Irina, Américaine d’origine russe,...

À l’aube de la guerre froide, Olga, la muse de Boris Pasternak, est arrêtée à Moscou et envoyée au goulag –il s’agit de faire pression sur le plus célèbre écrivain soviétique vivant, dont le roman Le Docteur Jivago critiquerait la révolution d’Octobre. En 1956, à Washington, Irina, Américaine d’origine russe, est embauchée par la CIA, officiellement comme dactylo, mais en vérité pour travailler sur le terrain. La chic et sophistiquée Sally est chargée de la former à l’art de l’espionnage.
De Moscou aux horreurs du goulag, de Washington à Paris et Milan, Nos secrets trop bien gardés met en scène la passion et le courage de trois femmes inoubliables en saisissant un moment extraordinaire du XXe siècle avec une maîtrise et une vérité étonnantes et rend hommage à toutes les femmes éclipsées par les hommes et oubliées par l’Histoire.
Ce roman est inspiré de la véritable tentative de la CIA d’introduire clandestinement le chef-d’œuvre censuré de Pasternak au-delà du rideau de fer, une mission fondée sur la conviction qu’un livre a le pouvoir de changer le monde.

« Un tableau post-féministe audacieux de la guerre froide. » Publishers Weekly.

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EAN : 9782221238974
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 544
Format : 135 x 215 mm

Ils en parlent

Lara Prescott, dont le prénom rappelle évidemment l'héroïne de Pasternak, alterne avec talent l'histoire de ce roman depuis sa création jusqu'à sa publication en Italie en premier lieu, car jugé diffamatoire vis-à-vis du Kremlin et envers les Soviétiques.
L'Agence des services secrets des Etats-Unis appelée OSS jusqu'en 1945 pour devenir depuis la CIA, va enrôler des femmes afin d'introduire clandestinement « le docteur Jivago » au-delà du rideau du fer et faciliter sa propagation !

Premier roman passionnant qui va tour à tour vous faire vivre d'amour, d'espionnage, de voyages et de grandes histoires littéraires et humaines !!!
Marie / Librairie Charlemagne

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ogrimoire Posté le 2 Avril 2022
    Ce roman avait a priori tout pour me plaire, absolument tout… Mais allez savoir pourquoi, ma lecture s’est faite en mode « passage à travers ». J’ai eu l’impression de lire ce livre sans être là. Mauvais timing comme on dit ! Malgré tout, j’ai envie de vous partager ce roman pour éveiller votre curiosité et vous dire pourquoi lire cette histoire. Lara Prescott nous offre ici un roman choral au temps de la guerre froide, mettant en scène des personnalités féminines – mère, amante, muse, espionne, prisonnière du goulag – du bloc de l’ouest et du bloc de l’est. Quelle joie de voir que, pour une fois, les femmes ne sont pas relayées au second plan et qu’elles sont ici les actrices de cette histoire. Ici, le lecteur comprend très rapidement que l’intrigue tourne autour du livre Le docteur Jivago – qui a valu le Nobel de littérature à Boris Pasternak en 1958, malgré la censure. L’URSS veut absolument éradiquer les exemplaires de cet ouvrage, en interdire la vente car il ne vante pas les mérites de la révolution russe ; les États-Unis, à l’inverse, veulent se servir de cette histoire pour dénoncer les abus de l’URSS et décrédibiliser les mouvements... Ce roman avait a priori tout pour me plaire, absolument tout… Mais allez savoir pourquoi, ma lecture s’est faite en mode « passage à travers ». J’ai eu l’impression de lire ce livre sans être là. Mauvais timing comme on dit ! Malgré tout, j’ai envie de vous partager ce roman pour éveiller votre curiosité et vous dire pourquoi lire cette histoire. Lara Prescott nous offre ici un roman choral au temps de la guerre froide, mettant en scène des personnalités féminines – mère, amante, muse, espionne, prisonnière du goulag – du bloc de l’ouest et du bloc de l’est. Quelle joie de voir que, pour une fois, les femmes ne sont pas relayées au second plan et qu’elles sont ici les actrices de cette histoire. Ici, le lecteur comprend très rapidement que l’intrigue tourne autour du livre Le docteur Jivago – qui a valu le Nobel de littérature à Boris Pasternak en 1958, malgré la censure. L’URSS veut absolument éradiquer les exemplaires de cet ouvrage, en interdire la vente car il ne vante pas les mérites de la révolution russe ; les États-Unis, à l’inverse, veulent se servir de cette histoire pour dénoncer les abus de l’URSS et décrédibiliser les mouvements révolutionnaires. Quand on embarque pour la lecture de ce roman, on doit comprendre qu’on ne s’embarque pas uniquement pour une histoire d’espionnage… Lara Prescott mélange un récit d’aventures, une biographie de Boris Pasternak et enfin un brin de sociologie, puisqu’elle montre que les femmes ne sont pas seulement des exécutantes sous la domination des hommes mais qu’elles peuvent occuper des fonctions à hautes responsabilités. Mais la gourmandise est un vilain défaut et ici, on ressent un sentiment de « trop » qui fait que l’on s’éloigne de l’histoire d’espionnage promise à la lecture de la quatrième de couverture… Malgré tout, en refermant ce livre, je constate que j’ai appris des tonnes de choses mais que ce n’est pas un livre qui restera dans mes annales. Dommage !
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  • Fuyating Posté le 26 Mars 2022
    Ce roman très bien pensé nous apprend beaucoup d'éléments concernant les années 50 et plus particulièrement la Guerre froide. L'auteure donne la parole à quatre femmes différentes : côté Est à Olga Ivinskaïa, la muse de Boris Pasternak, le fameux auteur du Docteur Jivago. Côté Ouest, nous suivons Irina, jeune femme d'origine Russe ayant été embauchée comme dactylo mais surtout agent secret par l'OSS. La troisième est Sally, courageuse et pleine de talents, elle a beaucoup oeuvré pour son pays pendant la deuxième guerre mondiale mais a été assez vite reléguée au second plan quand les conflits ont pris fin. La dernière femme est un membre de l'équipe de dactylos toujours dans la même agence, ces petites fées invisibles connaissant moults secrets mais compètement oublié par leurs collègues masculins et chefs. J'ai été frappée par de nombreux points, le premier étant l'ampleur de la guerre idéologique menée par les deux pays. L'OSS (et donc les Etats Unis) s'est emparée du roman de Pasternak pour en faire une véritable arme contre le régime soviétique, n'hésitant pas à diffuser le livre sous le manteau pour qu'il se propage dans sa patrie d'origine. Lara Prescott nous montre bien ici la puissance des mots et l'importance... Ce roman très bien pensé nous apprend beaucoup d'éléments concernant les années 50 et plus particulièrement la Guerre froide. L'auteure donne la parole à quatre femmes différentes : côté Est à Olga Ivinskaïa, la muse de Boris Pasternak, le fameux auteur du Docteur Jivago. Côté Ouest, nous suivons Irina, jeune femme d'origine Russe ayant été embauchée comme dactylo mais surtout agent secret par l'OSS. La troisième est Sally, courageuse et pleine de talents, elle a beaucoup oeuvré pour son pays pendant la deuxième guerre mondiale mais a été assez vite reléguée au second plan quand les conflits ont pris fin. La dernière femme est un membre de l'équipe de dactylos toujours dans la même agence, ces petites fées invisibles connaissant moults secrets mais compètement oublié par leurs collègues masculins et chefs. J'ai été frappée par de nombreux points, le premier étant l'ampleur de la guerre idéologique menée par les deux pays. L'OSS (et donc les Etats Unis) s'est emparée du roman de Pasternak pour en faire une véritable arme contre le régime soviétique, n'hésitant pas à diffuser le livre sous le manteau pour qu'il se propage dans sa patrie d'origine. Lara Prescott nous montre bien ici la puissance des mots et l'importance de la littérature qui peut avoir un rôle primordial dans le processus de destabilisation d'un régime. Le deuxième point qui m'a choqué est le manque de reconnaissance pour ces femmes espions pendant la deuxième guerre qui ont dû se remettre aux fournaux, reprendre un travail "féminin" et complètement reléguées au placard, alors qu'elles ont montré autant voire plus de bravoure et de courage que les hommes dans leurs missions. Elles ne sont finalement que des pions que des supérieurs ont utilisés à leur guise avant de s'en débarasser purement et simplement. À leurs risques et périls. Lara Prescott fait la part belle aux femmes. Olga, cette muse qui a probablement inspiré Pasternak pour créer le personnage de Lara, mais qui a également beaucoup souffert à cause de ce livre, est finalement celle qui paiera à chaque fois le prix fort en étant envoyée au goulag. C'est aussi elle qui se démène sans cesse pour trouver des solutions aux problèmes de l'auteur, laissant parfois un peu de côté ses enfants. J'ai été peinée de voir que même en étant le grand amour de Pasternak, elle est toujours passée après. Après sa femme officielle, après son livre. Elle est un peu à l'image des femmes Russes que j'ai en tête : elle vit des choses très difficiles mais résiste à tout. Sally est un personnage complexe qui m'a profondément marquée. Elle est une femme magnifique, pleine de talents, sachant avec brio se fondre dans des identités différentes. Elle incarne bien aussi finalement ce que peut engendrer la vengeance et le manque de reconnaissance. J'ai été bouleversée par son histoire et ai été profondément choquée par l'attitude et la mentalité des gens à cette époque, prêts à rejeter ce qu'ils considèrent comme contraire à leurs pensées et principes. Les Etats-Unis étaient censés être un pays de grandes libertés, mais finalement encore bien embourbés dans certains carcans, et avec une mentalité extrêmement guindée. Irina, de son côté, nous montre la vie des enfants d'mmigrés : la volonté des parents s'adapter et de s'intégrer à leur nouveau pays, quitte à tirer un trait sur leur pays d'origine, les fins de mois difficiles, le désir de s'américaniser tout en continuant à manger des plats typiques de Russie. Finalement dans ce roman, l'auteure nous montre que tous ces personnages sont utilisés, malgré eux, et selon le bon vouloir d'autres. Pasternak, qui ne vivait que pour son roman, a tout de même été manipulé par l'Occident qui s'est servi de son livre comme d'une arme. Irina, a elle aussi été utilisée, l'OSS voyant comme un atout le fait qu'elle parle russe et peut-être également qu'elle ressente de la haine pour le Parti communiste suite au décès de son père. Sally qui m'a fait beaucoup de peine et est le parfait modèle du pion, mais j'en ai déjà parlé précédemment. Quant aux dactylos, leur travail est nécessaire et primordial, mais passe tellement inaperçu auprès des chefs. Et puis si l'une d'elle démissionne, elle est vite remplacée et oubliée. Vous l'aurez donc compris, je suis absolument conquise par ce magnifique roman qui aborde des thèmes qui me sont chers : des femmes fortes qui font tout pour s'en sortir, leur destin étant mêlé à la grande Histoire. Je salue l'immense travail de recherches auquel l'auteure a dû se prêter et ne peux que vous conseiller chaudement cette lecture !
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  • lucioleinbooks Posté le 24 Février 2022
    Bonne lecture. Ce roman, c’est l’histoire derrière l’élaboration et la diffusion du livre « Le docteur Jivago » de Boris Pasternak, prix Nobel 1958 et interdit de parution au départ en U.R.S.S. La raison ? Des pensées antisoviétiques présentes dans le roman. Nous sommes en pleine Guerre Froide et les américains s’en mêlent. La littérature est une arme. L’ex-CIA, l’Agence, va déployer des agents secrets pour introduire clandestinement le roman interdit à l’Est. Parmi eux, il y a Irina, jeune américaine d’origine russe qui va se découvrir une véritable vocation pour le métier d’agent-double. En parallèle, on suit Olga, la muse et la maîtresse de l’auteur du docteur Jivago. Elle va subir la répression politique de l’époque. Ce roman est un récit historique, humaniste et bouleversant, où les mentalités rétrogrades sur la place de la femme sont mises en lumière. Que de combats qui doivent être, encore aujourd’hui, menés ! Et ces femmes, qui font preuve d’une résilience incroyable, sont admirables. La plume est très fluide, parfois addictive, et le récit est empreint d’une certaine résignation. Une nostalgie propre aux œuvres artistiques est également présente.
  • Delivresmoi Posté le 11 Février 2022
    Irina vit aux États-Unis avec sa mère. Suite à un recrutement, elle devient dactylo à l'Agence. S'ensuit alors une série d événements qui nous plonge au coeur de la guerre froide. Et justement, à l'Est, à la même époque, nous faisons la rencontre d'une autre femme, maîtresse d'un écrivain russe aux écrit interdits par l'État... Sur fond historique, le roman a un caractère très féministe puisqu'on suit l évolution de deux femmes, qui brûlent les codes de leur époque. J'ai beaucoup aimé ce récit qui alterne entre Est et Ouest. Il est assez addictif car une fois plongé dans l'histoire d'Irina, on a envie d'en connaître la suite et inversement. Je suis vite passée d'un endroit, d'une femme à l autre pour découvrir le fin mot de l'histoire. Si vous aimez les romans d'espionnage mais aussi découvrir la genèse de l écriture d'un célèbre roman, il est question du Docteur Jivago, je vous invite vivement à lire Nos secrets trop bien gardés.
  • Kay13 Posté le 1 Février 2022
    Nos secrets trop bien gardés, Lara Prescott « La note de service interne initiale décrivait le Docteur Jivago comme l’œuvre littéraire la plus hérétique écrite par un auteur soviétique depuis la mort de Staline (…) Ce n’était pas juste un livre, mais une arme, une arme que l’Agence voulait se procurer et renvoyer clandestinement derrière le rideau de fer pour réveiller l’esprit des citoyens soviétiques. » Voilà l’histoire de ce roman… A Moscou, Boris Pasternak se bat pour voir l’œuvre de sa vie publiée. Mais dans la Russie de la guerre froide, publier le Docteur Jivago est considéré comme un livre subversif. A Washington, la CIA recrute des dactylos, dont certaines deviendront des agents infiltrés, voir des « moineaux ». Passant de l’Est à l’Ouest, ce roman retrace le parcours du Docteur Jivago, de la fin de son écriture à sa parution en Italie puis dans le reste du monde. Il a fallu un courage sans failles et beaucoup de persévérance pour que le roman de Pasternak soit connu et célébré comme il se doit. Si je n’ai pas toujours aimé passer d’un narrateur à l’autre, l’histoire de fond de ce roman est vraiment bien ficelée et fort intéressante. Que j’aime le docteur Jivago et... Nos secrets trop bien gardés, Lara Prescott « La note de service interne initiale décrivait le Docteur Jivago comme l’œuvre littéraire la plus hérétique écrite par un auteur soviétique depuis la mort de Staline (…) Ce n’était pas juste un livre, mais une arme, une arme que l’Agence voulait se procurer et renvoyer clandestinement derrière le rideau de fer pour réveiller l’esprit des citoyens soviétiques. » Voilà l’histoire de ce roman… A Moscou, Boris Pasternak se bat pour voir l’œuvre de sa vie publiée. Mais dans la Russie de la guerre froide, publier le Docteur Jivago est considéré comme un livre subversif. A Washington, la CIA recrute des dactylos, dont certaines deviendront des agents infiltrés, voir des « moineaux ». Passant de l’Est à l’Ouest, ce roman retrace le parcours du Docteur Jivago, de la fin de son écriture à sa parution en Italie puis dans le reste du monde. Il a fallu un courage sans failles et beaucoup de persévérance pour que le roman de Pasternak soit connu et célébré comme il se doit. Si je n’ai pas toujours aimé passer d’un narrateur à l’autre, l’histoire de fond de ce roman est vraiment bien ficelée et fort intéressante. Que j’aime le docteur Jivago et qu’il m’a été agréable de découvrir l’histoire de ce grand roman. Ces femmes de l’ombre : Olga, la muse et maîtresse de Pasternak, Irina, la dactylo ou Sally, le moineau de l’OSS sont des femmes de courage, que Lara Prescott a su faire connaître au grand public ! Un bon moment de lecture !
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