Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221221716
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 135 x 215 mm

Tout commence par la baleine

Claire SAINT-GERMAIN (Traducteur)
Date de parution : 13/02/2020

Alors que son grand-père roumain vient de mourir, Alba, Finlandaise qui vit à Helsinki, se remémore ses étés passés dans un petit village près de la frontière serbe. Les odeurs, les couleurs, la lumière du jour, un ciel étoilé sont autant de sensations liées à un lieu, une période, une...

Alors que son grand-père roumain vient de mourir, Alba, Finlandaise qui vit à Helsinki, se remémore ses étés passés dans un petit village près de la frontière serbe. Les odeurs, les couleurs, la lumière du jour, un ciel étoilé sont autant de sensations liées à un lieu, une période, une personne. Ses souvenirs sont aussi assombris par des secrets et des cicatrices qui datent de l’époque de la dictature de Ceausescu.
En pleine rupture amoureuse, elle retourne au village pour les funérailles. L’histoire familiale se mêle aux veillées funèbres tandis que le corps de son grand-père repose sur la table de la cuisine, dans la pénombre, et qu’une poignée de villageois, l’oncle, la tante et la cousine d’Alba – émigrés aux États-Unis – viennent se recueillir.
Paré d’émotion et de sensualité, ce roman mélancolique prend vie dans les légendes et le folklore qui peuplent les cultures roumaine et finlandaise. La réalité n’en est pas pour autant ignorée et Cristina Sandu aborde des thèmes aussi personnels qu’universels, tels que l’immigration, la double identité et le multiculturalisme.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221221716
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lauremariemd Posté le 9 Juin 2021
    Une couverture presque enfantine, un titre évocateur de légèreté mais détrompez vous derrière cet écran bleu ciel se cache plus de noirceur qu'il n'y parait. C'est déjà la mort qui sera le point de départ de ce voyage littéraire. Celle d'un grand-père roumain, bien loin de la nouvelle ville de Alba sa petite fille (Finlande) et d'un fils (Etats Unis). Alba vient de quitter son mari, Albert, ces funérailles sont l'occasion de retourner vers ses racines. Une nouvelle expatriation, l'occasion de retrouvailles et surtout de faire resurgir des souvenirs d'enfance et familiaux. Entre passé, présent et avenir elle retrace l'histoire d'un pays sous la dictature de Ceaucescu et sa reconstruction dans un pays dont elle a presque tout oublié, face à une famille qui se cache derrière beaucoup d'apparences. A travers la narration de Alba, on découvre les difficultés d'une expatriation, dans un pays encore sous l'emprise communiste. L'immigration forcée ou voulue est une rupture avec une part de nous même. L'auteur l'aborde avec justesse, elle choisie les mots justes, donne du relief et de la profondeur au récit. Cela révèle une vision plus humaine d'un phénomène souvent caricaturés. La protagoniste redécouvre aussi sa famille, ses secrets et le poids des apparences. Une nouvelle... Une couverture presque enfantine, un titre évocateur de légèreté mais détrompez vous derrière cet écran bleu ciel se cache plus de noirceur qu'il n'y parait. C'est déjà la mort qui sera le point de départ de ce voyage littéraire. Celle d'un grand-père roumain, bien loin de la nouvelle ville de Alba sa petite fille (Finlande) et d'un fils (Etats Unis). Alba vient de quitter son mari, Albert, ces funérailles sont l'occasion de retourner vers ses racines. Une nouvelle expatriation, l'occasion de retrouvailles et surtout de faire resurgir des souvenirs d'enfance et familiaux. Entre passé, présent et avenir elle retrace l'histoire d'un pays sous la dictature de Ceaucescu et sa reconstruction dans un pays dont elle a presque tout oublié, face à une famille qui se cache derrière beaucoup d'apparences. A travers la narration de Alba, on découvre les difficultés d'une expatriation, dans un pays encore sous l'emprise communiste. L'immigration forcée ou voulue est une rupture avec une part de nous même. L'auteur l'aborde avec justesse, elle choisie les mots justes, donne du relief et de la profondeur au récit. Cela révèle une vision plus humaine d'un phénomène souvent caricaturés. La protagoniste redécouvre aussi sa famille, ses secrets et le poids des apparences. Une nouvelle naissance s'offre à elle, qu'elle a choisie mais qui reste difficile. Beaucoup d'émotions dans cette lecture. L'exil, il faut le vivre pour le comprendre totalement, mais Cristina Sandu parvient à capter le lecteur vierge de tout déracinement. Il arpente avec elle un chemin parfois triste parfois drôle, et souvent nostalgique. Il ravive en nous notre soif de liberté et de paix universelle. La psychologie des personnages est bien cernées, ils sont touchants et criant de vérité. Tous sont remplis de force et de courage et même si certains ont fait des choix discutable, le contexte, le temps aident à pardonner certains travers Nous les imaginons vivre et parfois survivre avec aisance. Un roman sur un sujet sensible et difficile, porté par une plume gracile. Une partie de l'histoire pour rafraichir notre mémoire des cours dont nous aurions fait un peu l'impasse. Nous vivons un choc des cultures, et leur courage est inspirant. Une belle histoire familiale et de déracinement déchirant par moment. Et puis vous saurez tout sur la légende de la baleine....car tout commence par la baleine...
    Lire la suite
    En lire moins
  • anniefrance Posté le 1 Juin 2021
    La baleine est finalement peu présente; elle est liée à Loup qui a dépensé son argent pour que ses deux fils la voient, par un froid terrible. L'animal a été éviscéré et rempli de machines à froid pour le conserver et faire le tour du monde sous chapiteau , même dans les pays de l'est: ici la Roumanie. C'est Alba, petite fille de Loup, fille du roumain Mihai et d'une belle finlandaise aux cheveux blonds, presque blancs et aux yeux bleus qui va raconter la vie au Village Rouge de 1952 à 1989; elle vit à Helsinki mais garde la nostalgie de son enfance dans le village de ses grands parents Loup et Flavia. Pavel, frère de Flavia lui a appris à lire, lui le Diseur de poèmes. Loup est mort et la famille se réunit pour les funérailles: ceux de Finlande et ceux des Etats Unis (Costel, le second fils a émigré après avoir gagné au loto, il a une femme et une fille et a recréé là-bas une copie du Village rouge). On découvre que Loup n'était pas sans défaut: il courait les filles mais surtout en 56, il est devenu milicien (raison pour laquelle les villageois ne viennent pas... La baleine est finalement peu présente; elle est liée à Loup qui a dépensé son argent pour que ses deux fils la voient, par un froid terrible. L'animal a été éviscéré et rempli de machines à froid pour le conserver et faire le tour du monde sous chapiteau , même dans les pays de l'est: ici la Roumanie. C'est Alba, petite fille de Loup, fille du roumain Mihai et d'une belle finlandaise aux cheveux blonds, presque blancs et aux yeux bleus qui va raconter la vie au Village Rouge de 1952 à 1989; elle vit à Helsinki mais garde la nostalgie de son enfance dans le village de ses grands parents Loup et Flavia. Pavel, frère de Flavia lui a appris à lire, lui le Diseur de poèmes. Loup est mort et la famille se réunit pour les funérailles: ceux de Finlande et ceux des Etats Unis (Costel, le second fils a émigré après avoir gagné au loto, il a une femme et une fille et a recréé là-bas une copie du Village rouge). On découvre que Loup n'était pas sans défaut: il courait les filles mais surtout en 56, il est devenu milicien (raison pour laquelle les villageois ne viennent pas le saluer une dernière fois). La famille découvre que Flavia n'entretient pas sa maison: sale et au bord de la ruine...seules les apparences sont sauvées, notamment le jardin. Alba mêle sa vie privée au récit: après douze ans de vie commune avec Albert, elle est abandonnée car son amant décide de quitter la Finlande où il était venu étudier, pour rentrer en Roumanie. Beaucoup de personnages, beaucoup d'anecdotes et une construction compliquée alternant présent et passé. Exil, jalousies entre les deux frères, culpabilité sur fond historique: la dictature de Ceaucescu . Intéressant, sans plus.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Jupiter999 Posté le 18 Février 2021
    Une Finlandaise revient en Roumanie pour l'enterrement de son grand-père. L'auteur raconte très bien ce mélange de fascination et de répulsion pour l'ouest et sa société de consommation qu'ont les habitants des anciens pays communistes; mais aussi la culpabilité qu'on peut avoir d'abandonner les siens et sa terre natale, les rancœurs de ceux qui sont restés, les jalousies entre les voisins ou dans les fratries pour savoir celui qui a le mieux réussi... Cela me fait penser par certains aspects au livre de Catherine Cusset Un brillant avenir que j'ai apprécié particulièrement.
  • delphineste Posté le 13 Mai 2020
    Ne vous fiez pas à la couverture ni au titre : ce roman parle de l'exil et du déracinement, et c'est beaucoup moins drôle que ça y paraît. En effet, dans le cas des deux fils de Loup nés en Roumanie, « l'un en Finlande et l'autre en Amérique, l'un sur les ailes de la philosophie, l'autre sur celles de la Green Card », refaire sa vie est un parcours douloureux parfois, même si l'on fait semblant que cette nouvelle vie est meilleure et qu'on a eu raison de quitter son pays d'origine. Lorsque leur père meurt, les deux frères et leur famille se retrouvent pour les funérailles. C'est Alba, la petite-fille de Loup, qui vit en Finlande, qui retrace l'histoire familiale entre le présent et le passé sous Ceausescu. Bercée par les légendes de son père et ce monde qui se met à disparaître avec les départs à l'étranger, elle raconte les difficultés de « revenir dans son pays d'origine pour se sentir revivre », mais aussi la nostalgie. Car au-delà d'apprendre la langue et la culture d'un nouveau pays, être entre deux pays, faire l'« expérience d'être étranger », et essayer de comprendre d'autres codes sociaux. Grâce à l'auteure de 31 ans, d’origine roumaine et née en... Ne vous fiez pas à la couverture ni au titre : ce roman parle de l'exil et du déracinement, et c'est beaucoup moins drôle que ça y paraît. En effet, dans le cas des deux fils de Loup nés en Roumanie, « l'un en Finlande et l'autre en Amérique, l'un sur les ailes de la philosophie, l'autre sur celles de la Green Card », refaire sa vie est un parcours douloureux parfois, même si l'on fait semblant que cette nouvelle vie est meilleure et qu'on a eu raison de quitter son pays d'origine. Lorsque leur père meurt, les deux frères et leur famille se retrouvent pour les funérailles. C'est Alba, la petite-fille de Loup, qui vit en Finlande, qui retrace l'histoire familiale entre le présent et le passé sous Ceausescu. Bercée par les légendes de son père et ce monde qui se met à disparaître avec les départs à l'étranger, elle raconte les difficultés de « revenir dans son pays d'origine pour se sentir revivre », mais aussi la nostalgie. Car au-delà d'apprendre la langue et la culture d'un nouveau pays, être entre deux pays, faire l'« expérience d'être étranger », et essayer de comprendre d'autres codes sociaux. Grâce à l'auteure de 31 ans, d’origine roumaine et née en Finlande, on découvre les parcours peu connus de ces exilés. Il faut prendre du recul après cette lecture afin de s'imprégner totalement de ce récit qui aborde également les thèmes de la transmission filiale et la question de l’identité. A noter que « Tout commence par la baleine », son premier roman, a été finaliste du prix Finlandia. #Toutcommenceparlabaleine #NetGalleyFrance
    Lire la suite
    En lire moins
  • Valerielle Posté le 28 Avril 2020
    Le décès de Loup est l'occasion pour ses fils et leurs familles de revenir de leurs pays d'adoption, la Finlande et les États-Unis pour ses obsèques en Roumanie. On va découvrir au fil des pages l'histoire de la famille, racontée par la petite-fille adulte, dans un va et vient continu entre passé et présent, entre la vie d'expatrié, la vie sous la dictature et les secrets de famille. Il est question bien sur de l'exil et des stratégies mises en place pour lutter contre le déracinement : récréer à l'identique mais de façon surfaite la vie d'avant en Roumanie ou s'efforcer de tout oublier et se fondre dans le moule de la nouvelle vie. J'ai aimé découvrir cette période de l'histoire, les temps durs en Roumanie, la destinée d'une famille.
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.