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Robert Laffont
EAN : 9782221242278
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 418
Format : 1 x 240 mm

Vies parallèles

De Gaulle - Mitterrand

Date de parution : 03/11/2020

L’opposition entre de Gaulle et Mitterrand met dos à dos un homme qui lutte contre l’effondrement d’une civilisation et un individu qui se moque que celle-ci disparaisse pourvu qu’il puisse vivre dans ses ruines à la façon d’un satrape. Le premier donne sa vie pour sauver la France ; le...

L’opposition entre de Gaulle et Mitterrand met dos à dos un homme qui lutte contre l’effondrement d’une civilisation et un individu qui se moque que celle-ci disparaisse pourvu qu’il puisse vivre dans ses ruines à la façon d’un satrape. Le premier donne sa vie pour sauver la France ; le second donne la France pour sauver sa vie. L’un veut une France forte, grande et puissante, à même d’inspirer une Europe des patries ; l’autre la veut faible, petite et impuissante, digérée par l’Europe du capitalisme. L’un ressuscite Caton ; l’autre réincarne Néron. De Gaulle se sait et se veut au service de la France ; Mitterrand veut une France à son service. L’un sait avoir un destin ; l’autre se veut une carrière. De Gaulle n’ignore pas qu’il est plus petit que la France ; Mitterrand se croit plus grand que tout. Le Général sait que le corps du roi prime et assujettit le corps privé ; l’homme de Jarnac croit que son corps privé est un corps royal. L’un écoute le peuple et lui obéit quand il lui demande de partir ; l’autre reste quand le même peuple lui signifie deux fois son congé. L’homme de Colombey était une ligne droite ; celui de Jarnac un nœud de vipères. L’un a laissé une trace dans l’Histoire ; l’autre pèse désormais autant qu’un obscur président du Conseil de la IVeRépublique. L’un a fait la France ; l’autre a largement contribué à la défaire...
Ce portrait croisé se lit comme une contre-histoire du XXe siècle qui nous explique où nous en sommes en même temps qu’elle propose une politique alternative qui laisse sa juste place au peuple : la première.
M.O.

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EAN : 9782221242278
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 418
Format : 1 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • PG35 Posté le 13 Novembre 2020
    Implacable. Michel Onfray nous propose un portrait croisé particulièrement instructif de Charles de Gaulle et François Mitterrand. Le résultat était attendu. Il se révèle néanmoins d’une inégalable cruauté. Sa conclusion : « L’homme de Colombey était une ligne droite ; celui de Jarnac un nœud de vipères. L’un a laissé une trace dans l’histoire ; l’autre pèse désormais autant qu’un obscur président du Conseil de la IVe République. L’un a fait la France ; l’autre a largement contribué à la défaire. » Miterrandolâtres s’abstenir, Tontonmaniaques, passez votre chemin ! De Gaulle exerce une puissante fascination sur Onfray. Y a-t-il à redire à l’action qu’il a menée pendant un demi-siècle ? Il sauve l’honneur de la France en juin 40, organise la Résistance, tient tête aux Anglais et aux Américains. Il reconstruit le pays dès 1944, réunissant toutes les forces politiques derrière lui. Il redonne une force à la France avec la Constitution de la Ve république. Il décolonise, rend à la France son rang dans le concert des nations. Il développe le pays et propose une politique inspirée par le socialisme français et le catholicisme social : la participation. De Gaulle tombera en 1969, victime d’une « union des médiocres » : la droite bourgeoise, affairiste et européiste, le... Implacable. Michel Onfray nous propose un portrait croisé particulièrement instructif de Charles de Gaulle et François Mitterrand. Le résultat était attendu. Il se révèle néanmoins d’une inégalable cruauté. Sa conclusion : « L’homme de Colombey était une ligne droite ; celui de Jarnac un nœud de vipères. L’un a laissé une trace dans l’histoire ; l’autre pèse désormais autant qu’un obscur président du Conseil de la IVe République. L’un a fait la France ; l’autre a largement contribué à la défaire. » Miterrandolâtres s’abstenir, Tontonmaniaques, passez votre chemin ! De Gaulle exerce une puissante fascination sur Onfray. Y a-t-il à redire à l’action qu’il a menée pendant un demi-siècle ? Il sauve l’honneur de la France en juin 40, organise la Résistance, tient tête aux Anglais et aux Américains. Il reconstruit le pays dès 1944, réunissant toutes les forces politiques derrière lui. Il redonne une force à la France avec la Constitution de la Ve république. Il décolonise, rend à la France son rang dans le concert des nations. Il développe le pays et propose une politique inspirée par le socialisme français et le catholicisme social : la participation. De Gaulle tombera en 1969, victime d’une « union des médiocres » : la droite bourgeoise, affairiste et européiste, le parti communiste, le parti socialiste « déjà instrumentalisé par Mitterrand qui veut être calife à la place du calife ». Onfray convoque Malraux, l’ami génial du Général. Il définit un « corpus gaulliste transcendental », marqué notamment par une mystique de la France, une radicalité démocratique, un souverainisme exigeant, une école d’énergie positive, une éthique de la moralité pratique du chef et une volonté de grandeur. Comparativement, Michel Onfray a bien du mal à définir le moindre point de doctrine mitterrandienne. On déplore en effet l’insigne pauvreté des sources à ce sujet. Triste conclusion : l’assimilation du mitterrandisme à l’opportunisme de Mitterrand paraît la définition la plus pertinente. Le mitterrandisme est une aventure personnelle. Mitterrand a été proche de l’extrême-droite avant-guerre, ce qu’il a toujours nié. Il fut pétainiste, vichyste, giraudiste. Il s’est ensuite prétendu résistant, a défendu l’Algérie française avant de déclarer avoir été anticolonialiste. Il a été anticommuniste avant de faire alliance avec le parti communiste. Il a craché sur la Constitution de la Ve république avant d’en jouir goulûment pendant quatorze ans. Il a traité de Gaulle de dictateur avant de refuser de se retirer quand, à deux reprises, les électeurs l’ont désavoué. Il a menti sur son passé, sur sa santé, sur ses familles, sur ses fréquentations, sur ses affaires. Au pouvoir, il n’a mené une politique de gauche (d’ailleurs désastreuse) que pendant 22 mois. Onfray distribue de multiples coups de griffe. Il moque les conversations philosophantes de Mitterrand avec un vieux penseur vichyste (Jean Guitton) ou avec une « envoyée spéciale de Nostradamus » (Elizabeth Tessier). Il distingue particulièrement les journalistes serviles (Elkabbach, Duhamel, Benamou…), les politiques stipendiés (Jean Monnet), les courtisans dévots (Charasse, Lang…), les intellectuels complaisants (Sollers, Duras, Le Clézio, Kundera, Sagan…). Par-delà les multiples témoignages et les anecdotes inénarrables, au-delà de la sévérité de ce portrait croisé, Michel Onfray constate amèrement la disparition du gaullisme. Il exprime son mépris pour les successeurs du Général (Pompidou, Chirac, Sarkozy), qui se prétendent gaullistes mais qui multiplient les renoncements de souveraineté au profit d’une Europe supranationale, libérale et pro-américaine. L’Europe gaullienne est une Europe au service des nations. L’Europe de Maastricht est un instrument de dilution des nations, dirigée par des technocrates qui écartent les peuples du pouvoir.
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