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Robert Laffont
EAN : 9782221128107
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

American Psycho

Alain DEFOSSÉ (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 14/04/2016

À vingt-six ans, Patrick Bateman est un golden boy de Wall Street ; le parfait yuppie des années 80. Il est aussi un serial killer

«Patrick Bateman est, hélas, un des personnages de roman les plus intéressants qu'on ait créés au cours des dix dernières années.» Michel Braudeau, Le Monde.
«Le...

À vingt-six ans, Patrick Bateman est un golden boy de Wall Street ; le parfait yuppie des années 80. Il est aussi un serial killer

«Patrick Bateman est, hélas, un des personnages de roman les plus intéressants qu'on ait créés au cours des dix dernières années.» Michel Braudeau, Le Monde.
«Le premier roman depuis des années à faire résonner des thèmes aussi profonds, dostoïevskiens... [Bret Easton Ellis] nous oblige à regarder en face l'intolérable, ce que peu de romanciers ont le courage de faire.» Norman Mailer.
«On entend rarement dire, dans la fureur des commentaires, que ce roman est une satire, une satire hilarante, écœurante, pince-sans-rire, consternante... Ellis est avant tout un moraliste. Dans ses romans, chaque mot prononcé d'une voix laconique naît d'une indignation intense, douloureuse, éprouvée au regard de notre condition spirituelle...» The Los Angles Times.

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EAN : 9782221128107
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MOTUS Posté le 29 Septembre 2021
    En ces temps précieux, la beauté est d’une laideur ! Un mannequin longiligne au nez droit, et aux épaules triomphantes avec son bracelet argenté à la main sentant bon le costume trois pièces avance sur le podium dans une totale et infinie froideur. La laideur est, elle, la beauté d’une dame isolée de tous qui crève dans la rue désormais entourée d’une certaine idée de chaleur, les passants qui s’inquiètent pour elle, autant que pour eux, comme un miroir reflète le futur de ce que pourrait être votre propre sort. Le mix des deux donne une classe moyenne qui fermente et suinte le parfum de la médiocrité de vouloir s’élever malgré un destin franchement nauséabond et tous les coups du sort. Le tout donne un état, un royaume, une plume qui cherche à vaincre la vie, et un auteur, à triompher sur la mort. La célébrité est une buse. L’homme restant inconnu à la face du monde, son éternel retors. Peut-être qu’au ciel tout le monde est célèbre et qu’on parle d’humilité, de don, et d’oubli de soi, comme certains ici-bas, fête les morts. Le vivant est un roi mort qui s’ignore. La vie est une porte qu’on essaie d’ouvrir... En ces temps précieux, la beauté est d’une laideur ! Un mannequin longiligne au nez droit, et aux épaules triomphantes avec son bracelet argenté à la main sentant bon le costume trois pièces avance sur le podium dans une totale et infinie froideur. La laideur est, elle, la beauté d’une dame isolée de tous qui crève dans la rue désormais entourée d’une certaine idée de chaleur, les passants qui s’inquiètent pour elle, autant que pour eux, comme un miroir reflète le futur de ce que pourrait être votre propre sort. Le mix des deux donne une classe moyenne qui fermente et suinte le parfum de la médiocrité de vouloir s’élever malgré un destin franchement nauséabond et tous les coups du sort. Le tout donne un état, un royaume, une plume qui cherche à vaincre la vie, et un auteur, à triompher sur la mort. La célébrité est une buse. L’homme restant inconnu à la face du monde, son éternel retors. Peut-être qu’au ciel tout le monde est célèbre et qu’on parle d’humilité, de don, et d’oubli de soi, comme certains ici-bas, fête les morts. Le vivant est un roi mort qui s’ignore. La vie est une porte qu’on essaie d’ouvrir avec le petit pied de biche du bavardage intérieur. La clé silencieuse du cadenas passe par l’écoute. Pout tout le reste, ce livre est un immanquable, non pas à lire mais à expérimenter... Et a voir absolument, le docu arte sur Bret Easton Ellis tres bien expliquant pourquoi et comme ce livre a paru, et qu'il en a vraiment chié...
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  • Vivi6410 Posté le 10 Septembre 2021
    Par où commencer... Passées les premières pages et après m'être habituée aux descriptions de plats de restaurants et tenues vestimentaires des protagonistes (c'est bien on révise sa garde robe et les marques de prêt à porter de luxe), je me suis prise au récit de ce Patrick Bateman vivant dans le New York des années 80. Je dirai même que j'étais pressée d'avancer la lecture pour voir où tout cela menait. Les premières scènes de meurtres et de tortures passaient encore. Mais au bout de quelques unes, montant en violence et en horreur, j'avoue avoir dû sauter ces descriptions. Pourtant je ne suis pas d'une nature sensible et il en faut beaucoup pour me choquer en littérature. Mais peut-être parce que je m'imaginais un peu trop ce que vivait ses victimes, je ne pouvais plus les lire. J'aurai trouvé tellement plus "classe" de rester sur les descriptions courtes comme il le faisait parfois, du style "cette fille que j'ai décapité/violé hier soir...". Cela me l'aurait rendu presque attachant, mais là cette violence était pour moi pas des plus nécessaires et me lassait dans la lecture. On peut être dans l'horreur et la violence, sans tomber dans une boucherie explicite. Abstraction... Par où commencer... Passées les premières pages et après m'être habituée aux descriptions de plats de restaurants et tenues vestimentaires des protagonistes (c'est bien on révise sa garde robe et les marques de prêt à porter de luxe), je me suis prise au récit de ce Patrick Bateman vivant dans le New York des années 80. Je dirai même que j'étais pressée d'avancer la lecture pour voir où tout cela menait. Les premières scènes de meurtres et de tortures passaient encore. Mais au bout de quelques unes, montant en violence et en horreur, j'avoue avoir dû sauter ces descriptions. Pourtant je ne suis pas d'une nature sensible et il en faut beaucoup pour me choquer en littérature. Mais peut-être parce que je m'imaginais un peu trop ce que vivait ses victimes, je ne pouvais plus les lire. J'aurai trouvé tellement plus "classe" de rester sur les descriptions courtes comme il le faisait parfois, du style "cette fille que j'ai décapité/violé hier soir...". Cela me l'aurait rendu presque attachant, mais là cette violence était pour moi pas des plus nécessaires et me lassait dans la lecture. On peut être dans l'horreur et la violence, sans tomber dans une boucherie explicite. Abstraction faite de cela et malgré ma note de 2 étoiles, je suis contente de l'avoir lu. Même si je pense aussi que c'est le genre d'ouvrage à lire en VO. La traduction (de mon édition du moins) n'est pas des meilleures notamment dans les dialogues qui perdent toute leur saveur et leur "américanisme".
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  • lebelier Posté le 8 Septembre 2021
    Prudemment, comme si l’on entrait dans l’Enfer de la Divine Comédie de Dante, la première phrase du roman prévient le lecteur : « Abandon all hope ye who enter here… » (Abandonne tout espoir, toi qui pénètres ici…) La dernière phrase indique clairement : « There is no exit. » (Il n’y a pas d’issue.) Entre les deux nous voilà forcés de regarder Patrick Bateman s’enfoncer dans sa psychose. L’enfer est un New-York ultramoderne peuplé de yuppies qui gagnent des sommes astronomiques et dont le seul problème semble de s’assurer les meilleures places dans les meilleurs restaurants. Patrick Bateman est de ceux-là. Il passe toutes ses soirées en dîners en ville, entouré de belles créatures et habillé dans les plus chics costumes de marque. Les premières impressions que Patrick a des gens qu’il croise, ce sont les vêtements qu’ils portent. Le personnage est vu comme un matérialiste à outrance. Mais c’est aussi un tueur en série. Il tue aussi bien ceux qu’il rencontre au détour d’une rue (un clochard) que les call-girls qu’il « commande » les soirs. Il tue avec des raffinements de cruauté à tel point que certaines scènes peuvent devenir insoutenables. Ce qui prouve, si besoin était de l’efficacité... Prudemment, comme si l’on entrait dans l’Enfer de la Divine Comédie de Dante, la première phrase du roman prévient le lecteur : « Abandon all hope ye who enter here… » (Abandonne tout espoir, toi qui pénètres ici…) La dernière phrase indique clairement : « There is no exit. » (Il n’y a pas d’issue.) Entre les deux nous voilà forcés de regarder Patrick Bateman s’enfoncer dans sa psychose. L’enfer est un New-York ultramoderne peuplé de yuppies qui gagnent des sommes astronomiques et dont le seul problème semble de s’assurer les meilleures places dans les meilleurs restaurants. Patrick Bateman est de ceux-là. Il passe toutes ses soirées en dîners en ville, entouré de belles créatures et habillé dans les plus chics costumes de marque. Les premières impressions que Patrick a des gens qu’il croise, ce sont les vêtements qu’ils portent. Le personnage est vu comme un matérialiste à outrance. Mais c’est aussi un tueur en série. Il tue aussi bien ceux qu’il rencontre au détour d’une rue (un clochard) que les call-girls qu’il « commande » les soirs. Il tue avec des raffinements de cruauté à tel point que certaines scènes peuvent devenir insoutenables. Ce qui prouve, si besoin était de l’efficacité du style d’Ellis. Durant ces descriptions, Ellis utilise un vocabulaire courant, des phrases simples qui créent un effet de détachement que semble avoir le personnage lorsqu’il accomplit l’innommable. Les descriptions sont détaillées : tout ce qui l’entoure et contribue à construire cet univers qui fait ce qu’il est tant dans ce qu’il voit (talk-shows télévisés qui rythment son ennui, clochards qui jonchent les trottoirs), dans ce qu’il ingurgite (cocaïne, alcools forts) jusqu’à ses goûts musicaux qui lorgnent vers le rock FM le plus commercial voire le plus lisse et politiquement correct (Whitney Houston, Huey Lewis et le Genesis eighties de Phil Collins). En ce sens le fameux et détestable album « Invisible Touch » fait même l’objet d’un chapitre entier. Tout cela montre une réussite commerciale et pécuniaire, comme lui mais, comme on suppose le narrateur assez intelligent, cet ennui finit par l’explosion de son animalité assumée. Tout cet ensemble paraît dessiner des cercles dantesques mais on note une description quasi-poétique et sous cocaïne du New-York d’aujourd’hui : "A torn bill from Les Misérables tumbles down the cracked, urine-stained sidewalk. A streetlamp burns out. Someone in a Jean-Paul Gaultier topcoat takes a piss in an alleyway. Steam rises from below the streets, billowing up in tendrils, evaporating. Bags of frozen garbage line the curbs. The moon, pale and low, hangs just above the tip of the Chrysler Building. Somewhere from over in the West Village the siren from an ambulance screams, the wind picks it up, it echoes then fades." (Une affiche déchirée des Misérables tombe en lambeaux sur le trottoir fendu, taché d’urine. Un réverbère s’éteint. Quelqu’un en manteau Jean-Paul Gaultier pisse dans une allée. De la vapeur monte de dessous les rues, et s’évapore en tourbillon comme une plante grimpante. Des sacs d’ordures gelées sont alignés sur le rebord du trottoir. La lune, pale et basse, est suspendue juste au-dessus du building Chrysler. Quelque part, au-delà de West Village, la sirène d’une ambulance hurle, le vent l’emporte, se fait écho puis disparaît.) Enfin il faut noter que le héros de Patrick est Charles Manson et d’autres tueurs en série. Allégorie du capitalisme sauvage, Moloch moderne, certes, Patrick est d’autant plus dangereux qu’il veut se conformer au monde dans lequel il évolue : “Iwant to fit in” (Je veux m’adapter) dit-il à Evelyn, la seule fille qui pourrait le sauver de ses turpitudes. L’une des valeurs qu’il met par dessus tout c’est justement ce conformisme. Quand on sait ce que BEE dit de American Psycho dans Luna Park , on comprend mieux que Patrick Bateman est une résurgence de l’esprit de son père, celui de son obsession du statut social. Il a perdu son âme pour avoir voulu s’adapter au monde, thème très faustien finalement : "It did not occur to me, ever, that people were good or that a man was capable of change and that the world could be a better place through one's taking pleasure in a feeling or a look or a gesture, in receiving another person’s love or kindness. " (Il ne m’est jamais venu à l’esprit que les gens étaient bons ou qu’un homme était capable de changer et que le monde pourrait être un endroit meilleur pour prendre plaisir à un sentiment, un regard ou un geste en recevant l’amour et la bonté d’une autre personne) La lecture d’American Psycho peut parfois soulever le cœur à certains moments mais la façon dont l’auteur a de semer des détails de la lente destruction vers l’horreur et la sauvagerie de son personnage sous forme de journal intime presque répétitif , fait de chapitres courts et prenants, réussit à capter le lecteur et d’en faire un témoin malgré lui.
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  • francoiscolin Posté le 26 Juillet 2021
    Le lecteur suis la psychologie d'un jeune cadre dirigeant métrosexuel qui n'a pas vraiment besoin de travailler. Il fait partie d'une espèce grégaire des années Bush, qui voue sa vie à l'apparence et la futilité. Un pas encore trentenaire, considéré par ses relations comme le bon gars un peu inexistant, qui s'angoisse face à son avenir alors il cherche à "s'affirmer en ayant une activité criminelle à grande échelle". On ne suit la sociopathie de Patrick Bateman qu'au travers d'un milieu social où la pression liée au culte du corps s'exerce quotidiennement : Les marques de luxe qu'il faut porter, les soins corporels qu'il faut se prodiguer, l'image de réussite qu'on doit renvoyer, les lieux où il faut se montrer, le milieu professionnel n'y est évoqué que comme un contexte où sévit la compétition et la jalousie. Le personnage principal est englué dans un système qu'il déteste, matérialiste, superficiel, ultracodifié et déshumanisé, composé d'anonyme interchangeable. Il glisse inexorablement vers la folie totale tout en essayant paradoxalement de se libérer de son stress par un divertissement malsain. Easton Ellis que j'avais découvert avec Moins que zéro, de son style fluide et précis, nous parle encore du vide de l'existence, d'un milieu social individualiste... Le lecteur suis la psychologie d'un jeune cadre dirigeant métrosexuel qui n'a pas vraiment besoin de travailler. Il fait partie d'une espèce grégaire des années Bush, qui voue sa vie à l'apparence et la futilité. Un pas encore trentenaire, considéré par ses relations comme le bon gars un peu inexistant, qui s'angoisse face à son avenir alors il cherche à "s'affirmer en ayant une activité criminelle à grande échelle". On ne suit la sociopathie de Patrick Bateman qu'au travers d'un milieu social où la pression liée au culte du corps s'exerce quotidiennement : Les marques de luxe qu'il faut porter, les soins corporels qu'il faut se prodiguer, l'image de réussite qu'on doit renvoyer, les lieux où il faut se montrer, le milieu professionnel n'y est évoqué que comme un contexte où sévit la compétition et la jalousie. Le personnage principal est englué dans un système qu'il déteste, matérialiste, superficiel, ultracodifié et déshumanisé, composé d'anonyme interchangeable. Il glisse inexorablement vers la folie totale tout en essayant paradoxalement de se libérer de son stress par un divertissement malsain. Easton Ellis que j'avais découvert avec Moins que zéro, de son style fluide et précis, nous parle encore du vide de l'existence, d'un milieu social individualiste où les personnes ne se reconnaissent pas, ne s'intéressent pas vraiment aux autres. Malgré la performance de Christian Bale, l'adaptation cinématographique est finalement très édulcorée, j'ai trouvé le roman plus riche de sens, malaisant parfois et parsemé malgré tout d'humour noir et absurde.
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  • Lidyva Posté le 14 Juillet 2021
    Le style d'écriture, ultra détaillé, ultra cru, peut être déroutant, voire dérangeant, inconfortable. Il permet d'intégrer l'univers du narrateur, univers d'argent, du paraître, de débauche. Il faut avoir le cœur bien accroché, je n'ai pas toujours pu tout lire! Mais l'auteur réussi à nous faire entrer dans la tête du narrateur, dans sa lente descente en enfer, dans sa folie. Remarquablement bien mené !
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    10/18

    "White" : un bilan corrosif signé Bret Easton Ellis

    Premier ouvrage ouvertement non-fictionnel signé de l'un des papes de la littérature américaine d'après Reagan, White (Robert Laffont) a su l'an dernier impressionner, ébahir, remuer voire scandaliser aficionados, simple amateurs et critiques acerbes de Bret Easton Ellis. A l'heure de sa parution au format poche, chez 10/18, retour sur un phénomène éditorial qui n'a sans doute pas encore livré tous ses secrets.

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