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American Psycho

Robert Laffont
EAN : 9782221128107
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
American Psycho

Alain DEFOSSÉ (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 14/04/2016

À vingt-six ans, Patrick Bateman est un golden boy de Wall Street ; le parfait yuppie des années 80. Il est aussi un serial killer

«Patrick Bateman est, hélas, un des personnages de roman les plus intéressants qu'on ait créés au cours des dix dernières années.» Michel Braudeau, Le Monde.
«Le...

À vingt-six ans, Patrick Bateman est un golden boy de Wall Street ; le parfait yuppie des années 80. Il est aussi un serial killer

«Patrick Bateman est, hélas, un des personnages de roman les plus intéressants qu'on ait créés au cours des dix dernières années.» Michel Braudeau, Le Monde.
«Le premier roman depuis des années à faire résonner des thèmes aussi profonds, dostoïevskiens... [Bret Easton Ellis] nous oblige à regarder en face l'intolérable, ce que peu de romanciers ont le courage de faire.» Norman Mailer.
«On entend rarement dire, dans la fureur des commentaires, que ce roman est une satire, une satire hilarante, écœurante, pince-sans-rire, consternante... Ellis est avant tout un moraliste. Dans ses romans, chaque mot prononcé d'une voix laconique naît d'une indignation intense, douloureuse, éprouvée au regard de notre condition spirituelle...» The Los Angles Times.

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EAN : 9782221128107
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • franceflamboyant Posté le 16 Novembre 2019
    Qu'écrire de neuf sur ce livre si commenté? Entre la bataille qui a suivi la publication de celui-ci, l'adaptation cinématographique et les provocations de l'auteur, dur de s'y retrouver ! Patrick Bateman mène deux vies : celle d'un yuppie sûr de lui, très à la page et d'un cynisme suffisamment teinté d'humour pour faire rire son entourage. Qu'il soit à la dernière mode, n'aille que dans des restaurants hors de prix et ne fréquente que des gens de son monde ne choque personne puisqu'il évolue dans un cercle fermé où tout le monde vit dans l'argent et se livre à une féroce concurrence... L'autre vie de Patrick est terrible : il a découvert la joie brève mais fulgurante que donne le droit de tuer. Car ces clochards, ces homosexuels, ces escortes, ces enfants ne sont pour lui que des êtres inutiles car faibles. Le discours à la première personnel, la froideur du style, l'abondance de détails ( manger, tuer) et le refus de justifier le comportement de Bateman par son enfance par exemple, font que le livre garde sa force et sa singularité. De la mère de Patrick, on saura juste qu'elle est triste et de son père que, sur une photo,... Qu'écrire de neuf sur ce livre si commenté? Entre la bataille qui a suivi la publication de celui-ci, l'adaptation cinématographique et les provocations de l'auteur, dur de s'y retrouver ! Patrick Bateman mène deux vies : celle d'un yuppie sûr de lui, très à la page et d'un cynisme suffisamment teinté d'humour pour faire rire son entourage. Qu'il soit à la dernière mode, n'aille que dans des restaurants hors de prix et ne fréquente que des gens de son monde ne choque personne puisqu'il évolue dans un cercle fermé où tout le monde vit dans l'argent et se livre à une féroce concurrence... L'autre vie de Patrick est terrible : il a découvert la joie brève mais fulgurante que donne le droit de tuer. Car ces clochards, ces homosexuels, ces escortes, ces enfants ne sont pour lui que des êtres inutiles car faibles. Le discours à la première personnel, la froideur du style, l'abondance de détails ( manger, tuer) et le refus de justifier le comportement de Bateman par son enfance par exemple, font que le livre garde sa force et sa singularité. De la mère de Patrick, on saura juste qu'elle est triste et de son père que, sur une photo, il semble avoir des problèmes aux yeux. Quant au jeune frère, tout aussi arrogant que son aîné, on comprend juste qu'il est en compétition forcenée avec lui. Autre habileté: le fait que personne ne croit Bateman quand il tente d'avouer ses meurtres) ou qu'il soit manipulé par ceux qui le soupçonnent (le chauffeur de taxi qui le dépouille; la femme de l'agence qui lui dit de partir) donne au texte une grande singularité. Singulier personnage qui semble se dissoudre dans les discours des autres et le sien propre ainsi que dans les panoplies (il faut s'habiller comme ci et non comme ça). Seul le meurtre sauvage, souvent lié au sexe, semble le faire sortir de temps à autre de sa torpeur pour le laisser plus vidé encore. Voir les derniers mots "Sans issue". Je ne saurais dire s'il s'agit du portrait d'une époque ou non mais le fait est qu'il y a ici un très habile travail d'écriture...
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  • Relyprincess Posté le 10 Novembre 2019
    Un livre dont je serai incapable de dire si je l'ai aimé ou pas. Il est surprenant par son personnage hors de la réalité qui est complètement fou. On rentre dans sa tête dans sa folie. Les scènes de meurtres sont sordides et bien gore (parfois certaines m'ont dérangées et pourtant que jsuis "habituée"). La fin du livre m'a laissée stoïque avec toutes les questions qui en découle. Je ne dirait pas que c'est LE LIVRE mais il vaut le coup d'être lu. Le début est un peu long a démarrer mais il a toute son importance.
  • aliasdam Posté le 19 Août 2019
    Inclassable. Ce roman suit les pas d’un jeune homme de 27ans, golden-boy de New-York, excessivement riche. Ces hobbies ? louer des cassettes vidéos, fréquenter les derniers resto à la mode avec ces amis/contacts, et trucider quelques pauvres victimes sur son passage. Totalement déconcertant de la première à la dernière page, ce roman de Bret Easton Ellis ne ménage pas son lecteur. 525 pages de descriptions de tenues vestimentaires, de marques à la mode, d’absences de relation humaines, de coke, du sexe, d’émissions de TV, bienvenue dans le monde de ce personnage aussi antipathique que survolté. Mais derrière cet enchaînement de pages, un vide se ressent. Un manque d’amour, de relation familiale un désordre amical. L’auteur met le regard du lecteur dans cette détresse : il le fait avec un tel dégoût de l’humanité que le livre se dévore à un rythme effréné. Pour pouvoir connaître la fin plus tôt tout en voulant finir avec cet enchaînement de scènes chocs difficilement oubliables.
  • bilqis Posté le 18 Juin 2019
    Je constate que beaucoup de critiques se consacrent à l’approche sociétale ou bien psychologique de ce roman. Moi c’est une approche du style que je vous propose. L'auteur a construit son roman comme on enfile des perles. Des perles blanches, des perles rouges. La construction suit une progression rigoureuse et exponentielle. Vingt perles blanches, une perle rouge. Atteindre la rouge est un succès en soi car les blanches sont si ternes et plates qu’on peut être découragé d'atteindre cette première étape. Ces blanches-là sont des listes de chemises, d’eaux de toilette, d’activités sportives, de restaurants, des marques de renom. Combien de pages encore de chaussures Armani, de cravates Ralf Lauren qui nous lassent, nous endorment, nous ennuient. L'épaisseur du livre nous inquiète, on se dit qu’on avance encore un peu...Et puis, sans bien comprendre comment, tout s’emballe, voici la perle rouge, celle qu’on lit les yeux à demi fermés comme pour ne pas trop en voir si c’était possible. L'horreur se déchaîne, le sang, le meurtre, la férocité, le tout d’une sauvagerie à la limite du supportable. Et puis, de nouveau les perles blanches. Voilà une respiration qui fait du bien ! On repart comme au début, des marques, des... Je constate que beaucoup de critiques se consacrent à l’approche sociétale ou bien psychologique de ce roman. Moi c’est une approche du style que je vous propose. L'auteur a construit son roman comme on enfile des perles. Des perles blanches, des perles rouges. La construction suit une progression rigoureuse et exponentielle. Vingt perles blanches, une perle rouge. Atteindre la rouge est un succès en soi car les blanches sont si ternes et plates qu’on peut être découragé d'atteindre cette première étape. Ces blanches-là sont des listes de chemises, d’eaux de toilette, d’activités sportives, de restaurants, des marques de renom. Combien de pages encore de chaussures Armani, de cravates Ralf Lauren qui nous lassent, nous endorment, nous ennuient. L'épaisseur du livre nous inquiète, on se dit qu’on avance encore un peu...Et puis, sans bien comprendre comment, tout s’emballe, voici la perle rouge, celle qu’on lit les yeux à demi fermés comme pour ne pas trop en voir si c’était possible. L'horreur se déchaîne, le sang, le meurtre, la férocité, le tout d’une sauvagerie à la limite du supportable. Et puis, de nouveau les perles blanches. Voilà une respiration qui fait du bien ! On repart comme au début, des marques, des listes, on s’ennuie encore mais pas tout à fait car quelque part au fond de nous on redoute la suite. Finalement s’ennuyer ce n’est pas si mal. Mais si on s’attend à une enfilade aussi longue que celle du début on se leurre. L'auteur accélère le rythme. Le nombre de perles blanches diminue tandis que celui des rouges augmente. Là où l’ennui s’installait c’est le vertige qui nous prend devant les violences de plus en plus fréquentes et sanglantes. Impitoyablement au fil du livre l’auteur nous attrape et nous lâche pour mieux nous reprendre dans sa griffe. On en vient à regretter les pages interminables du début, pauvres innocents que nous étions, incapables d’imaginer que le pire se préparait.
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  • Variation6 Posté le 14 Mai 2019
    Lu sur la recommandation d'une amie, en 6 jours tellement j'ai accroché. Conseil de lecture: les pages où les marques sont énumérées sont à lire très vite. L'idée est de nous mettre dans la peau d'un drogué, avec ses obsessions, ses manies, sa folie. Ce ne sont pas des pages de "littérature" mais elles contribuent à l'ambiance du livre. Il faut les voir comme des litanies délirantes récitées comme dans un vidéo-clip ou dans un film au rythme effréné. Il s'agit là d'un roman nihiliste, un roman de dégoût et de délire. Une histoire de drogue, de débauche, de sexe, et de tueur en série. Une petite tornade littéraire. Soit on aime, soit on déteste. Pour ma part, cette lecture fut une révélation.
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