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Robert Laffont
EAN : 9782221145296
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Avec vue sur l'Arno

Charles MAURON (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 17/04/2014
Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson... Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l’impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l’Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n’est pas grand… Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances ridicules qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s’oppose l’évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour dépasser ce confinement et affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.

« La lecture de ce roman pétri d’humour et d’élégance est une leçon de discrétion piquante et de psychologie pertinente. » Télérama
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EAN : 9782221145296
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Michigan32 Posté le 6 Juin 2020
    Il s'agit d'un roman d'apprentissage qui se déroule au début du 20ième siècle en Angleterre. On y suit Lucy, une jeune femme issue de la bourgeoisie britannique qui se rend en vacances en Italie, à Florence. Elle est chaperonnée par sa cousine, Charlotte, une vieille fille comme on rencontre tellement dans les romans de cette époque. L'histoire démarre alors que Lucy et Charlotte se rendent compte qu'elles n'ont pas eu dans la pension dans laquelle elles logent, une chambre avec vue sur l'Arno alors qu'elles l'avaient expressément demandé à la propriétaire. Surprenant cette conversation, les Emerson père et fils leur proposent d'échanger leurs chambres car eux bénéficient du joli point de vue. Tous les pensionnaires qui ont entendu cette conversation frissonnent car de toute évidence, une telle proposition est complètement contraire aux convenances. Oser suggérer une telle chose frise le scandale mais cela n'est pas très étonnant venant des Emerson qui ne sont pas issus du même milieu… A l'instar de "Avril enchanté" d'Elizabeth Von Arnim que j'ai lu l'an dernier, l'Italie est perçue dans ce roman comme l'éden, comme le paradis, la terre où tout est permis. Et Lucy va se sentir pousser des ailes, elle va se laisser... Il s'agit d'un roman d'apprentissage qui se déroule au début du 20ième siècle en Angleterre. On y suit Lucy, une jeune femme issue de la bourgeoisie britannique qui se rend en vacances en Italie, à Florence. Elle est chaperonnée par sa cousine, Charlotte, une vieille fille comme on rencontre tellement dans les romans de cette époque. L'histoire démarre alors que Lucy et Charlotte se rendent compte qu'elles n'ont pas eu dans la pension dans laquelle elles logent, une chambre avec vue sur l'Arno alors qu'elles l'avaient expressément demandé à la propriétaire. Surprenant cette conversation, les Emerson père et fils leur proposent d'échanger leurs chambres car eux bénéficient du joli point de vue. Tous les pensionnaires qui ont entendu cette conversation frissonnent car de toute évidence, une telle proposition est complètement contraire aux convenances. Oser suggérer une telle chose frise le scandale mais cela n'est pas très étonnant venant des Emerson qui ne sont pas issus du même milieu… A l'instar de "Avril enchanté" d'Elizabeth Von Arnim que j'ai lu l'an dernier, l'Italie est perçue dans ce roman comme l'éden, comme le paradis, la terre où tout est permis. Et Lucy va se sentir pousser des ailes, elle va se laisser surprendre par George Emerson sans trop savoir ce qui lui arrive. Heureusement Charlotte, le chaperon, va vite reprendre le contrôle de la situation. De retour en Angleterre, Lucy a mûri et finit par rentrer dans le rang entourée de ses proches et de leurs règles de bienséance. L'intérêt de ce roman réside dans le combat intérieur que mène Lucy entre la liberté et la fougue que représentent l'Italie et George, et les convenances, les règles, le sérieux que représentent l'Angleterre et Cecil, son fiancé. J''ai trouvé qu'en dehors de Lucy, les autres personnages étaient brossés de manière rapide, on ne sait pas grand chose sur eux si ce n'est qu'ils sont englués dans leurs préjugés. Cela revient finalement à avoir Lucy d'un côté, les Emerson de l'autre et puis une somme de préjugés. On n'entre pas beaucoup plus dans les détails et même si certains passages font sourire (le problème de chaudière de Charlotte), cela m'a paru souvent manquer de charme. "Avec vue sur l'Arno" a probablement souffert de la comparaison avec "Avril enchanté" qui ne partage pourtant que le décor…
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  • Gens Posté le 13 Février 2020
    Ne pas oublier que l'intrigue se situe avant la 1ère guerre mondiale, et que l'éducation ne préparait certes pas les femmes à oser prendre ce genre de décision.
  • Christlbouquine Posté le 4 Janvier 2020
    Lucy Honeychurch est en vacances en Italie, à Florence, en compagnie d’une cousine qui lui sert de chaperon, Charlotte Bartlett. Alors qu’elles se plaignent que leurs chambres n’ont pas de vue sur l’Arno, comme il avait été convenu avec leur hôtesse, M. Emerson et son fils George, eux-mêmes pensionnaires dans l’hôtel, leur proposent d’échanger leurs chambres car eux ont une vue. A partir de ce prétexte qui peut sembler bien léger, Edward Morgan Forster, nous emmène au cœur de la société anglaise du début du XXème siècle dont le moindre acte et la moindre parole sont codifiés et dans laquelle il ne fait pas bon ne pas connaître les règles. Dans cette satire pleine d’humour, l’auteur critique un monde étriqué et pétri de conventions. Ce voyage en Italie signera pourtant pour Lucy le début d’une prise de conscience quant à la fermeture d’esprit de la société dans laquelle elle évolue. Sa rencontre avec le jeune George sera un élément déclencheur qui l’amènera à remettre en cause les conventions et à revendiquer sa liberté. C’est un roman passionnant tant par le style narratif tout en élégance et subtilité que par les sujets qu’il traite : les préjugés, le désir d’émancipation, le combat entre l’ancien monde... Lucy Honeychurch est en vacances en Italie, à Florence, en compagnie d’une cousine qui lui sert de chaperon, Charlotte Bartlett. Alors qu’elles se plaignent que leurs chambres n’ont pas de vue sur l’Arno, comme il avait été convenu avec leur hôtesse, M. Emerson et son fils George, eux-mêmes pensionnaires dans l’hôtel, leur proposent d’échanger leurs chambres car eux ont une vue. A partir de ce prétexte qui peut sembler bien léger, Edward Morgan Forster, nous emmène au cœur de la société anglaise du début du XXème siècle dont le moindre acte et la moindre parole sont codifiés et dans laquelle il ne fait pas bon ne pas connaître les règles. Dans cette satire pleine d’humour, l’auteur critique un monde étriqué et pétri de conventions. Ce voyage en Italie signera pourtant pour Lucy le début d’une prise de conscience quant à la fermeture d’esprit de la société dans laquelle elle évolue. Sa rencontre avec le jeune George sera un élément déclencheur qui l’amènera à remettre en cause les conventions et à revendiquer sa liberté. C’est un roman passionnant tant par le style narratif tout en élégance et subtilité que par les sujets qu’il traite : les préjugés, le désir d’émancipation, le combat entre l’ancien monde et le nouveau. E.M Forster nous entraîne ainsi dans un récit à la fois initiatique et romantique en mettant en scène tous les ressorts psychologiques de ses personnages qui possèdent chacun un caractère bien marqué. Une très belle étude de mœurs dont les sujets demeurent d’actualité.
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  • Vexiana Posté le 22 Janvier 2019
    J'ai vu (évidemment) le film de James Ivory (plusieurs fois). Je me souviens que je me repassais( en boucle) sur mon vieux magnétoscope la scène du fameux baiser (en soupirant). Cela faisait longtemps que je me disais qu'il faudrait absolument que je lise le roman à l'origine de mes fantasmes romantiques d'adolescente...c'est maintenant chose faite. Et j'ai bien aimé. MAIS...mais je crois que ma lecture a été tout sauf objective, comme le sera, en conséquence, ma note. Je pense que j'ai aimé parce que j'ai vu le film qu'en a tiré Ivory. Que quand Forster écrit une scène, un dialogue, j'en apprécie tout le sel parce que j'ai dans les yeux et dans la tête les acteurs et leurs expressions. Je crois que, sans cela, ce livre m'aurait paru plus terne, avec peu de relief. J'ai l'impression que c'est parce que je vois Daniel Day Lewis, étriqué dans son costume et paré de son sourire mesquin, que je ne supporte pas Cécil ou encore parce que je vois toute la puissance de la fameuse scène du baiser dans le champ que j'ai ressenti une émotion à la lecture du passage concerné... Bref, j'ai aimé, vraiment, mais je ne sais pas dans quelle mesure c'était lié au livre... J'ai vu (évidemment) le film de James Ivory (plusieurs fois). Je me souviens que je me repassais( en boucle) sur mon vieux magnétoscope la scène du fameux baiser (en soupirant). Cela faisait longtemps que je me disais qu'il faudrait absolument que je lise le roman à l'origine de mes fantasmes romantiques d'adolescente...c'est maintenant chose faite. Et j'ai bien aimé. MAIS...mais je crois que ma lecture a été tout sauf objective, comme le sera, en conséquence, ma note. Je pense que j'ai aimé parce que j'ai vu le film qu'en a tiré Ivory. Que quand Forster écrit une scène, un dialogue, j'en apprécie tout le sel parce que j'ai dans les yeux et dans la tête les acteurs et leurs expressions. Je crois que, sans cela, ce livre m'aurait paru plus terne, avec peu de relief. J'ai l'impression que c'est parce que je vois Daniel Day Lewis, étriqué dans son costume et paré de son sourire mesquin, que je ne supporte pas Cécil ou encore parce que je vois toute la puissance de la fameuse scène du baiser dans le champ que j'ai ressenti une émotion à la lecture du passage concerné... Bref, j'ai aimé, vraiment, mais je ne sais pas dans quelle mesure c'était lié au livre lui même. C'est assez étrange comme impression
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  • Noctalit Posté le 25 Septembre 2018
    Avant toute chose, je tiens à préciser que j'ai lu le livre dans sa version originale, en anglais donc, après avoir été amèrement déçue par la version française, qui ne transmets pas, à mon sens, toute la poésie du roman. Tout le récit es construit autour d'une fabuleuse métaphore, celle que l'on retrouve même dans le titre, celle d'une vue. Les personnages sont en effet classés au fur et à mesure en deux catégories : ceux rattachées aux pièces, aux murs, aux conventions, et ceux rattachés à la nature, à la jeunesse, à l'espoir et au changements. Lucy, l'héroine, est à la croisée de ces deux mondes : elle a une chambre, avec une vue. De là, il est aisé de comprendre que la nouvelle sera un récit d'émancipation, non seulement des conventions de son époque, mais de la société en général, en faisant un livre intemporel. Le film de James Ivory est une parfaite adaptation : des plans sur Florence à l'opéra italien chanté par Kiri te Kanawa, en passant par la toute jeune Helena Bonham Crater, le film a réussi l'exploit de montrer au spectateur le monde poétique et instable de George Emerson, et la complexité des... Avant toute chose, je tiens à préciser que j'ai lu le livre dans sa version originale, en anglais donc, après avoir été amèrement déçue par la version française, qui ne transmets pas, à mon sens, toute la poésie du roman. Tout le récit es construit autour d'une fabuleuse métaphore, celle que l'on retrouve même dans le titre, celle d'une vue. Les personnages sont en effet classés au fur et à mesure en deux catégories : ceux rattachées aux pièces, aux murs, aux conventions, et ceux rattachés à la nature, à la jeunesse, à l'espoir et au changements. Lucy, l'héroine, est à la croisée de ces deux mondes : elle a une chambre, avec une vue. De là, il est aisé de comprendre que la nouvelle sera un récit d'émancipation, non seulement des conventions de son époque, mais de la société en général, en faisant un livre intemporel. Le film de James Ivory est une parfaite adaptation : des plans sur Florence à l'opéra italien chanté par Kiri te Kanawa, en passant par la toute jeune Helena Bonham Crater, le film a réussi l'exploit de montrer au spectateur le monde poétique et instable de George Emerson, et la complexité des personnages : tous leurs faits et gestes ne sont pas expliqués, ce sont des humains, après tout, et il agissent parfois librement, sans raisons, ils agissent parfois poétiquement.
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