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            Avec vue sur l'Arno

            Robert Laffont
            EAN : 9782221145296
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe
            Avec vue sur l'Arno

            Charles MAURON (Traducteur)
            Collection : Pavillons Poche
            Date de parution : 17/04/2014
            Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson... Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l’impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l’Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n’est pas grand… Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances ridicules qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s’oppose l’évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour dépasser ce confinement et affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.

            « La lecture de ce roman pétri d’humour et d’élégance est une leçon de discrétion piquante et de psychologie pertinente. » Télérama
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            EAN : 9782221145296
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe
            Robert Laffont
            8.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Vexiana Posté le 22 Janvier 2019
              J'ai vu (évidemment) le film de James Ivory (plusieurs fois). Je me souviens que je me repassais( en boucle) sur mon vieux magnétoscope la scène du fameux baiser (en soupirant). Cela faisait longtemps que je me disais qu'il faudrait absolument que je lise le roman à l'origine de mes fantasmes romantiques d'adolescente...c'est maintenant chose faite. Et j'ai bien aimé. MAIS...mais je crois que ma lecture a été tout sauf objective, comme le sera, en conséquence, ma note. Je pense que j'ai aimé parce que j'ai vu le film qu'en a tiré Ivory. Que quand Forster écrit une scène, un dialogue, j'en apprécie tout le sel parce que j'ai dans les yeux et dans la tête les acteurs et leurs expressions. Je crois que, sans cela, ce livre m'aurait paru plus terne, avec peu de relief. J'ai l'impression que c'est parce que je vois Daniel Day Lewis, étriqué dans son costume et paré de son sourire mesquin, que je ne supporte pas Cécil ou encore parce que je vois toute la puissance de la fameuse scène du baiser dans le champ que j'ai ressenti une émotion à la lecture du passage concerné... Bref, j'ai aimé, vraiment, mais je ne sais pas dans quelle mesure c'était lié au livre... J'ai vu (évidemment) le film de James Ivory (plusieurs fois). Je me souviens que je me repassais( en boucle) sur mon vieux magnétoscope la scène du fameux baiser (en soupirant). Cela faisait longtemps que je me disais qu'il faudrait absolument que je lise le roman à l'origine de mes fantasmes romantiques d'adolescente...c'est maintenant chose faite. Et j'ai bien aimé. MAIS...mais je crois que ma lecture a été tout sauf objective, comme le sera, en conséquence, ma note. Je pense que j'ai aimé parce que j'ai vu le film qu'en a tiré Ivory. Que quand Forster écrit une scène, un dialogue, j'en apprécie tout le sel parce que j'ai dans les yeux et dans la tête les acteurs et leurs expressions. Je crois que, sans cela, ce livre m'aurait paru plus terne, avec peu de relief. J'ai l'impression que c'est parce que je vois Daniel Day Lewis, étriqué dans son costume et paré de son sourire mesquin, que je ne supporte pas Cécil ou encore parce que je vois toute la puissance de la fameuse scène du baiser dans le champ que j'ai ressenti une émotion à la lecture du passage concerné... Bref, j'ai aimé, vraiment, mais je ne sais pas dans quelle mesure c'était lié au livre lui même. C'est assez étrange comme impression
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            • Noctalit Posté le 25 Septembre 2018
              Avant toute chose, je tiens à préciser que j'ai lu le livre dans sa version originale, en anglais donc, après avoir été amèrement déçue par la version française, qui ne transmets pas, à mon sens, toute la poésie du roman. Tout le récit es construit autour d'une fabuleuse métaphore, celle que l'on retrouve même dans le titre, celle d'une vue. Les personnages sont en effet classés au fur et à mesure en deux catégories : ceux rattachées aux pièces, aux murs, aux conventions, et ceux rattachés à la nature, à la jeunesse, à l'espoir et au changements. Lucy, l'héroine, est à la croisée de ces deux mondes : elle a une chambre, avec une vue. De là, il est aisé de comprendre que la nouvelle sera un récit d'émancipation, non seulement des conventions de son époque, mais de la société en général, en faisant un livre intemporel. Le film de James Ivory est une parfaite adaptation : des plans sur Florence à l'opéra italien chanté par Kiri te Kanawa, en passant par la toute jeune Helena Bonham Crater, le film a réussi l'exploit de montrer au spectateur le monde poétique et instable de George Emerson, et la complexité des... Avant toute chose, je tiens à préciser que j'ai lu le livre dans sa version originale, en anglais donc, après avoir été amèrement déçue par la version française, qui ne transmets pas, à mon sens, toute la poésie du roman. Tout le récit es construit autour d'une fabuleuse métaphore, celle que l'on retrouve même dans le titre, celle d'une vue. Les personnages sont en effet classés au fur et à mesure en deux catégories : ceux rattachées aux pièces, aux murs, aux conventions, et ceux rattachés à la nature, à la jeunesse, à l'espoir et au changements. Lucy, l'héroine, est à la croisée de ces deux mondes : elle a une chambre, avec une vue. De là, il est aisé de comprendre que la nouvelle sera un récit d'émancipation, non seulement des conventions de son époque, mais de la société en général, en faisant un livre intemporel. Le film de James Ivory est une parfaite adaptation : des plans sur Florence à l'opéra italien chanté par Kiri te Kanawa, en passant par la toute jeune Helena Bonham Crater, le film a réussi l'exploit de montrer au spectateur le monde poétique et instable de George Emerson, et la complexité des personnages : tous leurs faits et gestes ne sont pas expliqués, ce sont des humains, après tout, et il agissent parfois librement, sans raisons, ils agissent parfois poétiquement.
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            • Aline1102 Posté le 15 Août 2018
              Lucy Honeychurch et sa cousine, Charlotte Bartlett, visitent l’Italie. Logées dans une pension de famille, les deux jeunes filles sont déçues de constater, lorsqu’elles arrivent sur place, que la propriétaire des lieux ne leur a pas donné de chambres avec vue sur l’Arno. Au lieu de cela, les deux pensionnaires se retrouvent dans des chambres qui donnent sur l’arrière du bâtiment et sur une petite cour assez sinistre. Elles évoquent cette mésaventure entre elles lors du dîner et quelle n’est pas leur surprise d’être abordées par un autre pensionnaire. Mr Emerson et son fils ont justement des chambres qui donnent sur le fleuve et se propose d’échanger avec les deux jeunes femmes. Etant atteinte de monomanie "Forsterienne", c'est déjà ma troisième incursion dans l’œuvre d’Edward Morgan Forster et, une fois de plus, ce roman fut une excellente lecture. J’ai particulièrement apprécié les personnages de cette histoire, qui se déroule en deux temps, l’un en Italie, l’autre en Grande-Bretagne. Le petit groupe de touristes que l’on découvre à Florence, dans la pension où ils logent, sont très intéressants. Ils sont quelque peu divisés en deux groupes : les sympathiques et les antipathiques. Dans le premier groupe, on retrouve les deux Miss Alan, deux sœurs qui... Lucy Honeychurch et sa cousine, Charlotte Bartlett, visitent l’Italie. Logées dans une pension de famille, les deux jeunes filles sont déçues de constater, lorsqu’elles arrivent sur place, que la propriétaire des lieux ne leur a pas donné de chambres avec vue sur l’Arno. Au lieu de cela, les deux pensionnaires se retrouvent dans des chambres qui donnent sur l’arrière du bâtiment et sur une petite cour assez sinistre. Elles évoquent cette mésaventure entre elles lors du dîner et quelle n’est pas leur surprise d’être abordées par un autre pensionnaire. Mr Emerson et son fils ont justement des chambres qui donnent sur le fleuve et se propose d’échanger avec les deux jeunes femmes. Etant atteinte de monomanie "Forsterienne", c'est déjà ma troisième incursion dans l’œuvre d’Edward Morgan Forster et, une fois de plus, ce roman fut une excellente lecture. J’ai particulièrement apprécié les personnages de cette histoire, qui se déroule en deux temps, l’un en Italie, l’autre en Grande-Bretagne. Le petit groupe de touristes que l’on découvre à Florence, dans la pension où ils logent, sont très intéressants. Ils sont quelque peu divisés en deux groupes : les sympathiques et les antipathiques. Dans le premier groupe, on retrouve les deux Miss Alan, deux sœurs qui ont l’habitude de voyager, en particulier dans des climats chauds (bons pour les rhumatismes de l’une d’entre elles, si je me souviens bien des détails) ; les Emerson, père et fils, athées, travaillistes, et très originaux ; le révérend Beede, ouvert d’esprit et très perspicace quant au caractère des différents membres du petit groupe et enfin Lucy elle-même. Dans le second groupe se retrouvent Charlotte Bartlett, vieille fille et chaperon de Lucy, qui passe son temps à pleurnicher ; et Eleanor Lavish, pseudo-romancière qui raffole des scandales pouvant alimenter ses écrits. Ce qui est intéressant, dans ce récit, c’est l’évolution de Lucy. Dans la première partie du roman, à Florence, elle semble être assez timide et indécise, quoique bien décidée à profiter de son séjour en Italie. Ainsi, elle a du mal à s’accommoder de la présence de Charlotte et se passerait bien de chaperon. Dans la seconde partie du roman, de retour dans la maison familiale, Lucy est bien plus sûre d’elle, même si certaines péripéties sentimentales font plus d’une fois vaciller les belles certitudes de la jeune fille. En tout cas, Lucy semble très moderne pour son époque et l’influence de son voyage en Italie se fait sentir à plusieurs reprises dans ses réactions à certains événements. De prime abord, la famille Honeychurch semble également moderne et tolérante. La mère et le frère de Lucy peuvent également être classés dans la catégorie des personnages « sympathiques », même si le dernier chapitre du roman apporte une certaine ombre à ce tableau idyllique… Mais malgré tout, j’ai apprécié la famille Honeychurch. Enfin, le petit épilogue offert par Forster à ses lecteurs était particulièrement amusant à découvrir.
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            • BenedicteBiblio Posté le 16 Juin 2018
              Il me tardait de faire la connaissance d’Edward Morgan Forster via l’un de ses romans, surtout lorsque j’ai appris que cet écrivain avait, pour un temps, été le précepteur des filles d’Elizabeth von Arnim. C’est maintenant chose faite avec Vue sur l’Arno (1908). Ce roman met en scène une jeune héroïne : Lucy Honeychurch. Accompagnée de son chaperon, Charlotte Bartlett, la jeune fille entreprend de visiter l’Italie et donc de s’éloigner, pour la première fois, du giron familial. Lorsqu’elle tombe amoureuse de George Emerson, Lucy se sentira on ne peut plus tiraillée à son retour en Angleterre… Doit-elle choisir entre le direct et peu conventionnel Emerson, au risque de faire jaser tout Windy Corner (où résident ses proches), ou au contraire épouser un homme de bonne famille (Cecil Wyse) au caractère froid et peu amène ? Prise entre les convenances de l’ère victorienne et ses propres sentiments, Lucy sera soumise à bien des tourments… Avec vue sur l’Arno est avant tout l’histoire d’une émancipation. J’ai grandement apprécié voir évoluer le personnage de Lucy, une jeune fille qui nous est présentée comme étant plutôt sage voire banale au premier abord. Au fil des pages, elle apprendra à se dégager du carcan familial... Il me tardait de faire la connaissance d’Edward Morgan Forster via l’un de ses romans, surtout lorsque j’ai appris que cet écrivain avait, pour un temps, été le précepteur des filles d’Elizabeth von Arnim. C’est maintenant chose faite avec Vue sur l’Arno (1908). Ce roman met en scène une jeune héroïne : Lucy Honeychurch. Accompagnée de son chaperon, Charlotte Bartlett, la jeune fille entreprend de visiter l’Italie et donc de s’éloigner, pour la première fois, du giron familial. Lorsqu’elle tombe amoureuse de George Emerson, Lucy se sentira on ne peut plus tiraillée à son retour en Angleterre… Doit-elle choisir entre le direct et peu conventionnel Emerson, au risque de faire jaser tout Windy Corner (où résident ses proches), ou au contraire épouser un homme de bonne famille (Cecil Wyse) au caractère froid et peu amène ? Prise entre les convenances de l’ère victorienne et ses propres sentiments, Lucy sera soumise à bien des tourments… Avec vue sur l’Arno est avant tout l’histoire d’une émancipation. J’ai grandement apprécié voir évoluer le personnage de Lucy, une jeune fille qui nous est présentée comme étant plutôt sage voire banale au premier abord. Au fil des pages, elle apprendra à se dégager du carcan familial et à penser par elle-même. Suivre Lucy permet au lecteur de se rendre compte de la difficulté d’être une femme au tout début du XXe siècle… Le final proposé par E. M. Forster a de quoi surprendre, mais le tout possède une certaine modernité. Le voyage vaut également le détour pour toutes les descriptions centrées sur l’Italie. Malheureusement, je n’ai pas été totalement séduite par ce roman. Je dois dire qu’il m’aura fallu un certain nombre de pages avant de me sentir pleinement immergée dans le récit. Autre point que je souhaitais soulever : la traduction qui nous est proposée. J’ai parfois grincé des dents face à certains passages sans queue ni tête (qui restent heureusement compréhensibles, si le lecteur s’arme de patience pour décoder le sens des phrases). Je reste donc sur l’idée d’un style un peu “brouillon”, peu clair, sans trop savoir à qui l’imputer. Est-ce la plume de l’auteur qui ne me correspond pas ? Ou bien des traductions parfois un peu maladroites ? J’ai dans tous les cas pris beaucoup de plaisir à suivre les interrogations de notre héroïne, ainsi qu’à sonder les véritables intentions de Charlotte Bartlett. J’ai le sentiment qu’avec ce roman, E. M. Forster ne cherche pas à séduire ou à émouvoir son lecteur. Avec une certaine retenue, il est avant tout question de connaissance de soi, d’intimité, de révélation. J’ai tout simplement dévoré la fin de ce livre, tant je souhaitais savoir si notre Lucy parviendrait à voir clair dans son cœur. Malgré les petits points négatifs soulevés, Avec vue sur l’Arno possède donc un certain charme et mérite d’être lu. Ce roman aura mis du temps à pleinement m’embarquer, mais j’ai été plutôt satisfaite du final qui nous est ici proposé.
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            • rosacalifronia Posté le 6 Juin 2018
              Il faut aimer l'écriture désuète de ce roman conformiste. Tout le gratin anglais se retrouve à Florence que l'on apprécie de découvrir à cette époque, sans la horde de touristes prêts à tout photographier.
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