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Robert Laffont
EAN : 9782221138328
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Un homme, un vrai

Benjamin LEGRAND (Traducteur)
Collection : Best-sellers
Date de parution : 11/06/2015

Charlie Croker, richissime promoteur de soixante ans, a bâti son immense empire à Atlanta. Il est le symbole de l'Amérique blanche triomphante - jusqu'à ce qu'un placement immobilier hasardeux le menace de banqueroute.
Fareek Fanon, célèbre footballeur noir tout droit sorti du ghetto d'Atlanta, est accusé de viol par une riche...

Charlie Croker, richissime promoteur de soixante ans, a bâti son immense empire à Atlanta. Il est le symbole de l'Amérique blanche triomphante - jusqu'à ce qu'un placement immobilier hasardeux le menace de banqueroute.
Fareek Fanon, célèbre footballeur noir tout droit sorti du ghetto d'Atlanta, est accusé de viol par une riche et influente Blanche. Les émeutes raciales menacent la ville: Atlanta la Blanche, ville de pouvoir et d'argent, s'oppose à Atlanta la Noire.
Charlie Croker, ancien champion universitaire de football, ne pourrait-il pas réconcilier les deux partis?
La confrontation entre ces deux univers, orchestrée par un jeune et brillant avocat de la bourgeoisie noire, dévoile une Amérique cosmopolite, gangrenée par le racisme et la violence, dans laquelle se joue une inoubliable comédie humaine.

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EAN : 9782221138328
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Prux Posté le 31 Mai 2020
    Même si le livre peut faire peur à première vue avec ses 1000 pages, c'est un vrai délice de lecture. Le contact avec les protagonistes se fait facilement et nous laisse doucement apercevoir le lien entre eux. Nous sombrons peu à peu avec Charlie Crocker qui perd de sa superbe au fil des pages; nous compatissons et espérons avec Conrad Hensley qui embrasse la philosophie stoïcienne et nous luttons avec Roger (too) White qui découvre les petits arrangements politiques. Tom Wolfe rend ses personnages attachants et nous plonge avec brio tant dans le milieu des riches gens d'Atlanta que dans le monde carcéral. Ce livre est une pépite que l'on est triste de finir.
  • yann-frat Posté le 27 Avril 2020
    Pour moi Wolfe n’a pas la place qu’il mérite dans la littérature… Dans la mouvance du néo journalisme il se place pourtant largement au coude à coude avec Capote (et encore plus s’il avait fait une œuvre) ou Joan Didion. Je le lis depuis des années et chaque fois ces livres m’apportent quelque chose et ne s’oublient pas (j’ai lu le bucher des vanités quand j’avais 12 ans, des pans entiers sont pourtant restés encore dans ma mémoire), parce que ces romans éclairent sur le monde tel qu’il est mieux et comme des récits légendaires ils montrent les ressorts et les tensions qui le traversent. Ici le roman parle d’Atlanta, la vieille ville sudiste et montre surtout les fractures irréparables entre riches et pauvres, noirs et blancs, hommes et femmes, ancien et modernes, les mâles et les valeurs traditionnelles et les hommes jeunes (qui est au fond le thème de toute l’œuvre de WOLFE mais ça c’est le fantôme dans la machine) … Et montre surtout sans le dire et sans discours théorique que ces communautés ne se parlent plus et vivent cote à cote sans jamais se croiser, que la ville n’est qu’un leurre réduit à des fractions de communauté autonomes,... Pour moi Wolfe n’a pas la place qu’il mérite dans la littérature… Dans la mouvance du néo journalisme il se place pourtant largement au coude à coude avec Capote (et encore plus s’il avait fait une œuvre) ou Joan Didion. Je le lis depuis des années et chaque fois ces livres m’apportent quelque chose et ne s’oublient pas (j’ai lu le bucher des vanités quand j’avais 12 ans, des pans entiers sont pourtant restés encore dans ma mémoire), parce que ces romans éclairent sur le monde tel qu’il est mieux et comme des récits légendaires ils montrent les ressorts et les tensions qui le traversent. Ici le roman parle d’Atlanta, la vieille ville sudiste et montre surtout les fractures irréparables entre riches et pauvres, noirs et blancs, hommes et femmes, ancien et modernes, les mâles et les valeurs traditionnelles et les hommes jeunes (qui est au fond le thème de toute l’œuvre de WOLFE mais ça c’est le fantôme dans la machine) … Et montre surtout sans le dire et sans discours théorique que ces communautés ne se parlent plus et vivent cote à cote sans jamais se croiser, que la ville n’est qu’un leurre réduit à des fractions de communauté autonomes, autistes et haineuses. On a beaucoup reparlé de ce livre lors de l’élection de Trump et effectivement même s’il date de 1998, il est plus que jamais d’actualité. En 1998 on n’avait pas de portable mais les ressorts étaient déjà là. Bref c’est un très très grand livre et pour moi le chapitre 11 (chaque chapitre est en fait une nouvelle en soi) mérite sa place directement dans le panthéon de la littérature contemporaine. Ps Wolfe n’a écrit que très peu de romans donc je les économise à plaisir… Le seul qui m’ait déçu je ne renie pas était « charlotte Simmons ». Mais je sais qu’il ne me reste plus maintenant que « Bloody Miami » à découvrir….
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  • bfauriaux Posté le 8 Décembre 2019
    Superbe portrait d'un riche industriel confronté aux vissitudes de l'existence et ui va devoir revoir sa vison du monde au fur et à meure de sa chute: Une fable sociale superbe à lire et relire !
  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 20 Mars 2019
    Malgré ses 1000 pages, ce roman se dévore et se digère très facilement. Avec drôlerie et malice, Tom Wolfe nous invite à une plongée dans l'Amérique de la fin du XXème siècle, en suivant les mésaventures d'une ancienne gloire du football devenue un promoteur immobilier pourchassé par ses banquiers. Il y est aussi question de plantation, chasse à la caille et serviteurs noirs (on est en Géorgie) ; de "frères" et/ou "Afro-Américains", et de ce melting-pot qui exacerbe la défiance ; de femmes obsédées par l'argent ; d'un genou qui coince ; de Zeus et d'Epictète. Surtout, il y est question des dilemmes qui se posent à Charlie Croker, 60 ans et dépassé par tout ce qui lui arrive et par ce monde qui évolue trop vite pour lui. Que faut-il conserver quand on risque de tout perdre ? J'ai retrouvé avec plaisir le style de Tom Wolfe dans cet opus. J'aime la façon dont il évoque le Sud des Etats-Unis en jouant notamment avec les accents. Il fait preuve, une fois encore, d'une grande finesse psychologique, tout en dressant un tableau sans concession d'une Amérique malade du capitalisme, où la quête de l'éthique ressemble à une véritable odyssée. Néanmoins, la... Malgré ses 1000 pages, ce roman se dévore et se digère très facilement. Avec drôlerie et malice, Tom Wolfe nous invite à une plongée dans l'Amérique de la fin du XXème siècle, en suivant les mésaventures d'une ancienne gloire du football devenue un promoteur immobilier pourchassé par ses banquiers. Il y est aussi question de plantation, chasse à la caille et serviteurs noirs (on est en Géorgie) ; de "frères" et/ou "Afro-Américains", et de ce melting-pot qui exacerbe la défiance ; de femmes obsédées par l'argent ; d'un genou qui coince ; de Zeus et d'Epictète. Surtout, il y est question des dilemmes qui se posent à Charlie Croker, 60 ans et dépassé par tout ce qui lui arrive et par ce monde qui évolue trop vite pour lui. Que faut-il conserver quand on risque de tout perdre ? J'ai retrouvé avec plaisir le style de Tom Wolfe dans cet opus. J'aime la façon dont il évoque le Sud des Etats-Unis en jouant notamment avec les accents. Il fait preuve, une fois encore, d'une grande finesse psychologique, tout en dressant un tableau sans concession d'une Amérique malade du capitalisme, où la quête de l'éthique ressemble à une véritable odyssée. Néanmoins, la fin un peu abrupte m'a un peu frustrée...
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  • GeorgesSmiley Posté le 21 Novembre 2018
    Pour qui sonne ce titre, « Un homme, un vrai » ? Que faut-il faire, qui faut-il être pour justifier ce qualificatif dans Atlanta, la ville de Martin Luther King, celle où il est né et où il est enterré ? Atlanta, capitale de la Géorgie est, à l'échelle des USA, une ville moyenne. Mais elle s'enorgueillit d'être l'une des trois* seules ayant hébergé les Jeux Olympiques d'Eté, ceux du centenaire en 1996 (le roman date de 1998). Siège de Coca Cola et de CNN, elle est à soixante-dix pour cent noire. Si la mairie est occupée par un représentant de la communauté la plus nombreuse, si comme on dit là-bas, « Atlanta is too busy to hate », il n'empêche que le dépliant touristique des JO était curieusement amputé d'une partie de la ville, le sud qui abrite les quartiers noirs pauvres (il y a des quartiers noirs qui sont riches) où les autorités ne souhaitaient visiblement pas que des touristes s'égarent. En résumé, elles ont beau prétendre le contraire, l'un de leurs soucis est d'éviter des émeutes raciales dans ce qui est également la ville de Margaret Mitchell. Alors, quand un « incident » menace de dresser les deux... Pour qui sonne ce titre, « Un homme, un vrai » ? Que faut-il faire, qui faut-il être pour justifier ce qualificatif dans Atlanta, la ville de Martin Luther King, celle où il est né et où il est enterré ? Atlanta, capitale de la Géorgie est, à l'échelle des USA, une ville moyenne. Mais elle s'enorgueillit d'être l'une des trois* seules ayant hébergé les Jeux Olympiques d'Eté, ceux du centenaire en 1996 (le roman date de 1998). Siège de Coca Cola et de CNN, elle est à soixante-dix pour cent noire. Si la mairie est occupée par un représentant de la communauté la plus nombreuse, si comme on dit là-bas, « Atlanta is too busy to hate », il n'empêche que le dépliant touristique des JO était curieusement amputé d'une partie de la ville, le sud qui abrite les quartiers noirs pauvres (il y a des quartiers noirs qui sont riches) où les autorités ne souhaitaient visiblement pas que des touristes s'égarent. En résumé, elles ont beau prétendre le contraire, l'un de leurs soucis est d'éviter des émeutes raciales dans ce qui est également la ville de Margaret Mitchell. Alors, quand un « incident » menace de dresser les deux communautés l'une contre l'autre…le maire doit s'en préoccuper. Un maire retors qui prépare sa réélection, un avocat ambitieux et un peu honteux de n'être pas assez noir, un promoteur mégalomane et imprudent, son ex-femme délaissée qui lui coûte cher, sa nouvelle, de trente ans plus jeune que lui, qui lui coûte encore plus cher, un sportif célèbre aussi inculte qu'antipathique, une jeune héritière qui tente de se faire passer pour une oie blanche, un jeune homme dont le rêve américain a tourné au cauchemar, un cadre de banque vivotant qui voudrait jouer dans la cour des grands, des banquiers aussi imprudents que stupides, un recouvreur de dettes qui utilise les méthodes psychologiques des commandos. Tom Wolfe poursuit sa Comédie Humaine en dépeignant précisément et ironiquement les travers de la société américaine. le racisme dans toutes ses formes (le blanc comme le noir), la presse, la politique, le mythe de l'éternelle jeunesse, la dictature du corps parfait, l'argent, le divorce, la rumeur, la vanité, la lâcheté, la peur du qu'en dira-ton. Il enchaîne à très vive allure des situations ubuesques, explosives et délicieusement drôles, pour forme un savoureux cocktail. Alors, qui est vraiment « Un homme, un vrai » ? « Il jeta sa main droite vers le sol et saisit le serpent à sonnettes par le cou, à la base du crâne. D'un seul geste il se redressa, arrachant le crotale du sol, et il le tint par la tête, à bout de bras devant lui. » Ca, c'est Charlie Crocker, l'ancien sportif vedette de Georgia Tech, qui est devenu ce promoteur mégalomane dont la tour plane au-dessus de la cité pendant que la faillite plane au-dessus de sa tête, ça pourrait être lui, le gars qui en a ? « Lentement, il retira son enveloppe de sa poche de chemise et glissa son gros index sous le rabat pour l'ouvrir. Il y avait le chèque rose, comme d'habitude. Et, derrière, il y avait une feuille de papier blanc. Il lut les premiers mots : « En raison d'une réduction nécessaire des capacités de production de cette entreprise, vos services… » Puis il leva les yeux. Kenny et l'Ampoule le fixaient. Il ne parvenait pas à parler. Il ne pouvait que hocher la tête de haut en bas pour leur signifier « oui, c'est vrai. » Ca, c'est Conrad, le modeste magasinier de Crocker Global Foods, qui a tout perdu, sa femme, ses enfants et sa liberté ? Pourquoi pas lui ? L'un ou l'autre ? Aucun des deux ? Un troisième homme pourquoi pas, le maire ou bien un dénommé Epictète ou encore un autre, un copain avec un drôle de nom, Agrippinus ? Vous n'en saurez plus qu'après avoir dévoré, comme moi, ce formidable roman qui se lit comme un thriller. D'ici là, ne soyez pas impatients, restez philosophes et, pour faire votre choix, lisez. Vous vous régalerez ! *les deux autres sont Los Angeles et Saint Louis
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