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Lizzie
EAN : 9791036613456
Façonnage normé : MP3
Durée : 681 min

Chez soi

Date de parution : 15/10/2020
La maison, le chez-soi : de ce sujet, on a souvent l’impression qu’il n’y a rien à dire. Pourtant, la maison est aussi une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs, résister à l’éparpillement et à la dissolution. Un bel essai, intelligent et sensible, par l’auteure de Beauté fatale.
 
Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l’ardeur que l’on met à se... Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l’ardeur que l’on met à se blottir chez soi ou à rêver de l’habitation idéale s’exprime ce qu’il nous reste de vitalité, de foi en l’avenir.
Ce livre voudrait dire la sagesse des casaniers, injustement dénigrés. Mais il explore aussi la façon dont ce monde que l’on croyait fuir revient par la fenêtre. Difficultés à trouver un logement abordable, ou à profiter de son chez-soi dans l’état de « famine temporelle » qui nous caractérise. Ramifications passionnantes de la simple question « Qui fait le ménage ? », persistance du modèle du bonheur familial, alors même que l’on rencontre des modes de vie bien plus inventifs…
Autant de préoccupations à la fois intimes et collectives, passées ici en revue comme on range et nettoie un intérieur empoussiéré : pour tenter d’y voir plus clair, et de se sentir mieux.
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EAN : 9791036613456
Façonnage normé : MP3
Durée : 681 min
Lizzie
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PRIX CONSEILLÉ
20.99 €

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mumuboc Posté le 11 Novembre 2021
    Dès que j'ai eu connaissance de cet essai je savais que je le lirai car je suis une casanière, j'aime être chez moi, dans mon nid et dès que je le quitte je me sens un peu orpheline, en manque et n'ai qu'une envie le retrouver surtout depuis que je vis dans une maison dans le bocage entourée de nature et où le silence n'est rompu que par le chant des oiseaux. J'en avais rêvée, je l'avais construite dans mon imaginaire et même si elle n'a pas tous les critères espérés, je me sens chez moi. Difficile de résumer un essai mais j'ai trouvé que Mona Chollet abordait le thème du foyer de façon très complète, avec ses différentes ramifications, évoquant tout ce qui est lié au "Chez soi" que ce soit en tant que choix de vie (en solitaire ou pas), espace, lieu de vie (ville ou campagne), isolement ou pas, confort, fonctionnement (répartition des tâches ménagères et du couple, chambre commune ou pas), façon d'y vivre avec en autre l'apport des nouvelles technologies type internet, mais aussi l'architecture etc.... Elle y inclut quelques évocations sur sa propre façon de vivre, ses propres choix et déculpabilise les lecteurs des leurs... Dès que j'ai eu connaissance de cet essai je savais que je le lirai car je suis une casanière, j'aime être chez moi, dans mon nid et dès que je le quitte je me sens un peu orpheline, en manque et n'ai qu'une envie le retrouver surtout depuis que je vis dans une maison dans le bocage entourée de nature et où le silence n'est rompu que par le chant des oiseaux. J'en avais rêvée, je l'avais construite dans mon imaginaire et même si elle n'a pas tous les critères espérés, je me sens chez moi. Difficile de résumer un essai mais j'ai trouvé que Mona Chollet abordait le thème du foyer de façon très complète, avec ses différentes ramifications, évoquant tout ce qui est lié au "Chez soi" que ce soit en tant que choix de vie (en solitaire ou pas), espace, lieu de vie (ville ou campagne), isolement ou pas, confort, fonctionnement (répartition des tâches ménagères et du couple, chambre commune ou pas), façon d'y vivre avec en autre l'apport des nouvelles technologies type internet, mais aussi l'architecture etc.... Elle y inclut quelques évocations sur sa propre façon de vivre, ses propres choix et déculpabilise les lecteurs des leurs car chacun cherche à trouver son lieu idéal, en accord avec sa vie, ses loisirs et ses aspirations personnelles.  Je m'y suis retrouvée, je m'y suis sentie chez moi, j'ai souri parfois dans les descriptions ou cas évoqués , elle me rassurait également sur la validité de mes choix (même si je n'avais pas besoin de cela pour savoir que j'avais fait, pour moi, les bons choix) mais qui me font parfois me poser des questions surtout à travers le regard des autres. Il est truffé de références littéraires (en particulier H.D.Thoreau avec Walden mais également Virginia Woolf avec son essai Une chambre à soi (ou un lieu à soi suivant la traduction) cette dernière évoquant si bien l'importance du lieu de vie, mais aussi d'études et enquêtes scientifiques pour appuyer ses propos. Elle évoque également les nouveaux modes d'habitation (en particulier les tiny houses dont c'était le début : première édition en 2016) mais sans les changements, bien sûr, qu'a opéré dans nos comportements la récente crise sanitaire, confortant ou pas les choix de certains. En féministe affirmée qu'elle est, elle ne peut éviter de défendre la place de la femme au sein du foyer, son rôle primordial et toujours majoritaire au bon fonctionnement de celui-ci. C'est une lecture passionnante et instructive pour qui s'intéresse à son lieu de vie, à son évolution avec des pistes sur les nouveaux comportements plus écologiques, plus communautaires ou intergénérationnels mais également source de réflexions sur ce que représente notre rapport à notre maison, à notre nid, à notre refuge et sur ce que cela révèle parfois de nous. Cela se lit grâce au ton presque comme un roman celui de la recherche, parfois ardue, de concilier lieu, prix, espace surtout quand le marché de l'immobilier s'enflamme, rend la quête impossible ou oblige à se contenter de ce qui entre dans les possibilités mais aussi comme l'histoire de nos quotidiens, de nos vies. Je le recommande bien sûr à ceux qui aiment leur "chez soi" ou qui rêvent de le trouver, qu'ils en rêvent ou en ont le projet, celui qui correspondra exactement à leurs aspirations, à leur façon de vivre, n'ayant pas besoin d'être grand, ni beau mais seulement être le "nid" confortable auquel ils aspirent. J'ai beaucoup aimé.
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  • nanouche Posté le 24 Juin 2021
    Mona Chollet est journaliste -au Monde diplomatique- un métier pour lequel on considère généralement qu'il faut aller sur le terrain pour faire du travail de valeur. Or Mona Chollet est casanière et entreprend avec Chez soi de réhabiliter le casanier et d'étudier son cadre de vie. En fait tout cela ne sera qu'un prétexte pour aborder de nombreux sujets. Aujourd'hui le monde entier envahit notre espace privé par le moyen d'internet. Donc pas besoin de sortir, on peut faire du très bon travail en compilant et digérant des sources diverses. Elle nous présente sa pratique des réseaux sociaux et je dois dire que ça ne m'intéresse pas vraiment. C'est le premier reproche que j'ai à faire à cet ouvrage: Mona Chollet parle beaucoup d'elle et pas toujours de façon pertinente, il me semble. L'ouvrage aborde ensuite tout ce qui nous empêche de jouir à loisir de notre foyer. Il est question des SDF et des mal logés. J'apprends qu'"au début des années 1980, les foyers consacraient 25 % de leurs revenus à l'alimentation et 13 % au logement ; trente ans plus tard, le rapport s'est inversé". Il y a une critique du travail qui ne laisse pas suffisamment de temps pour... Mona Chollet est journaliste -au Monde diplomatique- un métier pour lequel on considère généralement qu'il faut aller sur le terrain pour faire du travail de valeur. Or Mona Chollet est casanière et entreprend avec Chez soi de réhabiliter le casanier et d'étudier son cadre de vie. En fait tout cela ne sera qu'un prétexte pour aborder de nombreux sujets. Aujourd'hui le monde entier envahit notre espace privé par le moyen d'internet. Donc pas besoin de sortir, on peut faire du très bon travail en compilant et digérant des sources diverses. Elle nous présente sa pratique des réseaux sociaux et je dois dire que ça ne m'intéresse pas vraiment. C'est le premier reproche que j'ai à faire à cet ouvrage: Mona Chollet parle beaucoup d'elle et pas toujours de façon pertinente, il me semble. L'ouvrage aborde ensuite tout ce qui nous empêche de jouir à loisir de notre foyer. Il est question des SDF et des mal logés. J'apprends qu'"au début des années 1980, les foyers consacraient 25 % de leurs revenus à l'alimentation et 13 % au logement ; trente ans plus tard, le rapport s'est inversé". Il y a une critique du travail qui ne laisse pas suffisamment de temps pour profiter de son chez soi ou qui n'en laisse pas la force quand il épuise, de toute façon qui aliène quand on en vient à considérer comme glorieux de n'avoir "pas une minute à soi". La solution, pour l'autrice, c'est le revenu de base. Je suis intéressée aussi par les passages qui traitent des tâches ménagères et de celles et ceux qui les font: domestiques d'hier et d'aujourd'hui, femmes au foyer – avec un historique de l'invention de cette figure-, répartition des corvées à l'intérieur du couple. "En 1973, au Royaume-Uni, le travail ménager était devenu un châtiment possible pour certains criminels. Un tribunal avait condamné l'un d'eux à nettoyer un foyer pour personnes âgées. Une journaliste avait alors porté à l'attention des juges le fait qu'à travers le pays des milliers de femmes étaient déjà "internées pour des durées plus ou moins longues" et exécutaient "cette nouvelle peine hautement dissuasive baptisée "ménage". Nombre d'entre elles "éprouvaient des difficultés croissantes à se rappeler de quel forfait elles s'étaient rendues coupables, au juste". Mona Chollet pense qu'il n'est pas acceptable de payer des gens pour faire le ménage. Ils sont mal payés et trop souvent méprisés. Aussi chacun devrait faire son propre ménage, au travail ou à la maison. Cela entraînerait la disparition des maisons trop grandes ou des surfaces trop salissantes. Je ne sais pas si c'est vraiment possible dans tous les milieux de travail mais je trouve ses arguments convaincants. Il est de nouveau question du revenu de base. Elle propose aussi de se tourner vers de nouvelles façons d'habiter: habitat groupé ou colocation. Il est finalement question d'architectes et d'architecture, un chapitre dont le contenu m'agace pour plusieurs raisons. D'abord parce que Mona Chollet n'est pas toujours objective. Par exemple, elle critique l'architecture post-moderne dont certains représentants se flattent de mettre les usagers mal à l'aise. Ainsi Peter Eisenma qui a placé dans une salle à manger une colonne destinée à frustrer la conversation autour de la table du dîner. Au contraire elle porte aux nues l'architecture traditionnelle japonaise et cite Terunobu Fujimori qui a construit une table découpée au ciseau à bois : "Lorsque vous posez une tasse dessus, elle ne tient pas, ce qui est entièrement de votre faute". Sur ce point précis, je ne vois pas bien la différence pour l'usager. Ensuite je trouve dommage qu'elle aille chercher de nombreux exemples hors de France : Japon, Etats-Unis. Certes, Mona Chollet est Suisse mais elle vit en France et édite en France. Quand elle traite du mouvement des squats à Zurich, c'est pertinent, mais à propos d'habitat auto-construit, on pouvait aussi évoquer Notre-Dames-des Landes ou la jungle de Calais. Enfin Mona Chollet professe des positions anticapitalistes radicales -sur lesquelles je ne la suis pas à tous les coups- et quand elle traite d'écologie, c'est un peu faible. Elle évoque l'imaginaire écologiste mais sa référence c'est Bambois ou la vie verte en 1973. Ca commence à dater. C'est donc un livre qui m'a intéressée, qui m'a appris des choses, qui m'a donné à réfléchir mais qui m'a aussi parfois agacée. J'y ai trouvé des faiblesses mais aussi des envies d'autres lectures pour approfondir le propos.
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  • mouvementsaberrants Posté le 12 Juin 2021
    La plume de Mona Chollet est vraiment très agréable ! A chaque fois on passe un moment de lecture très plaisant. Le sujet peu exploré est vraiment original et bien traité. Les casaniers vont vraiment apprécier cette lecture mais pas que, la nécessité d’avoir un espace à soi privé est en passe de devenir un luxe. C’est grave.
  • indithepotatoreads Posté le 19 Mars 2021
    Très difficile de faire une review de cet essai. Tout d'abord, je m'attendais à un essai strictement sur le chez-soi d'un point de vue des casaniers. Mais Mona Chollet aborde des thèmes différents et super intéressants. Quelques thèmes qui m'ont particulièrement touchée : - les casaniers : ça fait toujours plaisir quand quelqu'un arrive à mettre les mots justes sur ce que vous ressentez. Mona Chollet, elle-même casanière, y arrive avec brio et nous montre que ce n'est pas toujours facile d'assumer ce côté de nous. C'est particulièrement flagrant pour elle en tant que journaliste. - l'arrivée d'internet : internet a chamboulé nos vies. Désormais, quand on reste soi disant seul à la maison, on a en fait à notre portée des millions de personnes prêtes à échanger avec vous sur tous les sujets possibles. Est-on vraiment seul alors ? Ce n'est certainement plus la même solitude. - la gestion du temps : le point qui m'a le plus marquée et qui me fait encore aujourd'hui beaucoup réfléchir. Mona Chollet nous montre à quel point notre société actuelle (pour la majorité d'entre nous) nous laisse très peu de contrôle sur le temps. Nous passons tellement de temps au travail que notre temps personnel en... Très difficile de faire une review de cet essai. Tout d'abord, je m'attendais à un essai strictement sur le chez-soi d'un point de vue des casaniers. Mais Mona Chollet aborde des thèmes différents et super intéressants. Quelques thèmes qui m'ont particulièrement touchée : - les casaniers : ça fait toujours plaisir quand quelqu'un arrive à mettre les mots justes sur ce que vous ressentez. Mona Chollet, elle-même casanière, y arrive avec brio et nous montre que ce n'est pas toujours facile d'assumer ce côté de nous. C'est particulièrement flagrant pour elle en tant que journaliste. - l'arrivée d'internet : internet a chamboulé nos vies. Désormais, quand on reste soi disant seul à la maison, on a en fait à notre portée des millions de personnes prêtes à échanger avec vous sur tous les sujets possibles. Est-on vraiment seul alors ? Ce n'est certainement plus la même solitude. - la gestion du temps : le point qui m'a le plus marquée et qui me fait encore aujourd'hui beaucoup réfléchir. Mona Chollet nous montre à quel point notre société actuelle (pour la majorité d'entre nous) nous laisse très peu de contrôle sur le temps. Nous passons tellement de temps au travail que notre temps personnel en est presque ridicule. Ajoutez à ça toutes les tâches à effectuer pour maintenir son logement en état et se faire à manger, il reste vraiment pas grand chose... Cette partie de son essai m'a permis de réaliser à quel point je comptais le temps. Je ne parviens pas à profiter pleinement de mes soirées/weekends/vacances car j'ai constamment en tête un compte à rebours. Et quand vous couplez ce ridicule temps personnel avec un casanier bah ça donne que je rechigne à "sacrifier" mon temps pour du social. Et je déteste que mes plans du weekend soient perturbés. Cette partie a également remis en question mes choix en terme de vie professionnelle... Pendant quelques jours, je me suis sentie très déprimée et démotivée. Mais j'essaye maintenant de prendre en compte cette nouvelle perspective afin d'orienter ma vie différemment. - la crise du logement : je dois avouer que je m'intéresse très peu à ce qui se passe autour de moi. Cet essai m'a permis d'avoir une idée de la situation terrible dans laquelle on se trouve. Je trouve que Mona Chollet a entièrement raison. le logement ne devrait pas être un but mais un point de départ. Et je réalise à quel point ce but est ancré en nous. J'ai récemment fait l'acquisition d'un logement et ça me parait tout à fait normal d'avoir un crédit à payer tous les mois. Mais est-ce vraiment le cas ??? Est-ce que je devrais vraiment dédier 1/3 de mon salaire à ça...? - le principe du revenu garanti : une idée que j'aime beaucoup mais qui me parait très utopique - famille et féminisme : le féminisme a évidemment bien sa place dans cet essai. Mona Chollet fait un point historique sur la famille, sur l'évolution de la place de la femme dans la famille, notamment par rapport au travail. Et j'ai été surprise de voir en fait que le principe de "la femme à la maison et l'homme au travail" est en réalité plutôt "récent" et lié en partie à l'industrialisation. J'ai aussi beaucoup aimé la partie sur la parentalité et le fait qu'elle n'oublie pas le rôle des pères. - les maisons : j'ai peut-être moins accroché à la dernière partie du bouquin mais j'ai quand même bien aimé ce point sur l'architecture. La petite référence à Claude Ponti m'a rendue nostalgique :') Clairement un essai que je recommande à tout le monde. Je ne suis pas toujours d'accord avec les idées de Mona Chollet (comme ça avait été le cas dans Sorcières) mais elle soulève des problèmes très intéressants qui donnent matière à réfléchir.
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  • nml_allergene Posté le 10 Février 2021
    Les thèmes abordés sont nombreux et tous avec beaucoup de justesse, un essai qui me donne envie d'en lire plus de cette autrice que je dois remerciée pour cette réflexion et révolte qu'elle a fait naître en moi. La documentation est riche, le sujet décortiqué avec finesse, et si j'avais initialement peur en voyant le thème et le nombre de page que cet essai soit redondant, c'était sans compter la diversité des pistes de réflexions que Mona Chollet nous donne Une lecture qui me marquera encore longtemps
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