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EAN : 9782266288095
Code sériel : 17372
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 528
Format : 108 x 177 mm

1793

Rémi Cassaigne (Traducteur)
Date de parution : 18/06/2020
1793. Alors qu’en France, l’ouragan révolutionnaire a semé la terreur dans les palais dorés, à Stockholm ce n’est pas une brise, ni même un courant d’air, qui traverse les taudis rongés de vermine et les maisons closes où agonise la misère la plus crasse…
À la surface du lac Fatburen, une...
1793. Alors qu’en France, l’ouragan révolutionnaire a semé la terreur dans les palais dorés, à Stockholm ce n’est pas une brise, ni même un courant d’air, qui traverse les taudis rongés de vermine et les maisons closes où agonise la misère la plus crasse…
À la surface du lac Fatburen, une charogne flotte. Un corps mutilé signe d’une lente et terrible torture. Mais qui s’en soucie ? Deux justes : Cardell, le vétéran manchot, et Winge, le juriste tuberculeux, déterminés à rendre la justice. Ils ne seront pas trop de deux pour élucider ce meurtre abominable qui indiffère les autorités et le commun des mortels, mais qui leur est  insupportable – l’honneur des oubliés…
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EAN : 9782266288095
Code sériel : 17372
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 528
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« L'écriture ultra-détaillée, quasi naturaliste, nous embarque immédiatement. Les odeurs de sang, de poudre de canon, les cris, les visages tristes, sales, marqués par la vie. C'est noir, fiévreux et puissant. » Sandrine Bajos – Le Parisien
Le Parisien

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Livresovore Posté le 25 Septembre 2021
    C’est une belle découverte pour moi : l’auteur innove avec un roman unique et atypique. On nous plonge dans le passé de l'histoire suédoise, qui est très loin de l’image que renvoie les polars nordiques contemporains. Ça sent la crasse, c’est étouffant et malsain. Ce roman est noir, pas de doute là-dessus : les lueurs d'espoir sont infimes et l'on se retrouve à baigner dans la boue et à se sentir parfois mal à l'aise dans la lecture. Ce qui reste déroutant dans ce livre est probablement le rythme très inégal des 4 parties qui le compose. La 1re est compliquée car l’auteur introduit l’intrigue et le lecteur doit se familiariser avec l'environnement, les personnages et l’époque. La 2de (ma préférée) lance une dynamique incroyable avec une intrigue prenante qui va crescendo. On y croise notamment l’un des personnages centraux de l’intrigue. La 3e fait presque complètement retomber l’addiction avec une héroïne moins atypique et une histoire plus "plate" (bien que nécessaire et déstabilisante). La dernière partie présente la conclusion : si j’ai aimé le final (certain.e.s diront “trop banal” et je dirais “cruellement crédible”), j’ai eu plus de mal avec la vie des deux enquêteurs (enfin Cardell). me sensible s’abstenir, on... C’est une belle découverte pour moi : l’auteur innove avec un roman unique et atypique. On nous plonge dans le passé de l'histoire suédoise, qui est très loin de l’image que renvoie les polars nordiques contemporains. Ça sent la crasse, c’est étouffant et malsain. Ce roman est noir, pas de doute là-dessus : les lueurs d'espoir sont infimes et l'on se retrouve à baigner dans la boue et à se sentir parfois mal à l'aise dans la lecture. Ce qui reste déroutant dans ce livre est probablement le rythme très inégal des 4 parties qui le compose. La 1re est compliquée car l’auteur introduit l’intrigue et le lecteur doit se familiariser avec l'environnement, les personnages et l’époque. La 2de (ma préférée) lance une dynamique incroyable avec une intrigue prenante qui va crescendo. On y croise notamment l’un des personnages centraux de l’intrigue. La 3e fait presque complètement retomber l’addiction avec une héroïne moins atypique et une histoire plus "plate" (bien que nécessaire et déstabilisante). La dernière partie présente la conclusion : si j’ai aimé le final (certain.e.s diront “trop banal” et je dirais “cruellement crédible”), j’ai eu plus de mal avec la vie des deux enquêteurs (enfin Cardell). me sensible s’abstenir, on est dans un roman assez crasseux et parfois malsain et malaisant avec des scènes parfois assez lourdes à supporter mais, l’auteur ne fait pas du trash pour du trash : tout à une finalité et un sens. Natt och Dag fait également le choix audacieux de prendre l’intrigue à rebours sur les trois premières parties : cet effet permet de bien recontextualiser et mettre l’accent sur le final. Beau choix narratif ! Malgré des petits défauts, j'ai passé un très bon moment de lecture avec une histoire intrigante. Je lirais la suite avec plaisir et intérêt même si j’ai peur de perdre mon personnage favori !
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  • l_ecrivailleuse_toquee Posté le 18 Septembre 2021
    Dans un lac de Stockholm, Jean Michael Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise, sort de l'eau un cadavre méticuleusement mutilée. L'enquête est confiée à Cécil Winge. L'homme, tuberculeux, demande à Cardell son aide afin de démasquer l'auteur de ce crime horrible. L'histoire se déroule en 1793, sur fond de révolution française que les Suédois ont peur de voir arriver chez eux. Tout le côté historique est, je trouve, bien amené au travers des récits des différents personnages et de l'intrigue elle-même. Le Stockholm de l'époque y est décrit avec beaucoup de noirceur : corruption, violence, pauvreté, décadence, vices, dépravation… on déambule avec les protagonistes dans les bas-fonds la ville pour élucider ce meurtre. On découvre d'autres personnages et leurs histoires, toutes sordides. Certains passages pourraient apparaître à des lecteurs comme étant des longueurs. Personnellement, même si je les aurais préférés plus courts, j'ai quand même été tenue en haleine : j'avais envie de savoir où l'auteur voulait m'emmener. En bref, de mon point de vue, un bon thriller !
  • cballatore Posté le 11 Septembre 2021
    Ce polar historique foisonnant nous immerge dans les bas-fonds et la misère de la Stockholm de la fin dix-huitième siècle. La reconstitution minutieuse de la ville avec ses odeurs nauséabondes, sa boue, sa crasse, ses maisons de bois misérables plongent le lecteur dans une époque bien sombre pour les pauvres. En haut lieux, la corruption et les combines écrasent encore plus le petit peuple. Des taudis aux maisons closes où toutes les transgressions sont permises, des filatures pour jeunes filles en perdition aux cercles de jeux louches, l’auteur nous transporte dans cette société corrompue qui menace de s’écrouler. Les personnages très travaillés sont tous attachants en particulier Cecil Winge, un esprit à la Sherlock Holmes, mais un corps rongé par la tuberculose, et Anna Stina, jeune fille courageuse prise dans les filets de la société bien pensante. L’intrigue en revanche m’a laissé sur ma faim. Elle avance lentement, sans beaucoup d’originalité, très loin d’un James Ellroy par exemple dont l’auteur a été comparé. Le roman tient sur son souffle puissant, noir et fiévreux.
  • Mamy_Poppins Posté le 10 Septembre 2021
    Il faut s'accrocher pour venir à bout de ce polar historique, pour des raisons positives et négatives. Commençons par les positives. Portée par une écriture très distanciée, froide et crue, l'intrigue se déroule sur quatre parties qui semblent complètement étrangères les unes aux autres, mais qui finissent par se retrouver pour un final grinçant. On patauge dans tout ce que l'humanité peut produire d'horreur, certaines scènes sont vraiment terribles. L'auteur nous plonge dans la réalité sans fard d'une époque où l'homme du peuple n'était rien, où chacun cherchait à survivre au mieux, où l'emprise de la religion et de la noblesse étouffait toute possibilité de vie décente. Assez semblable aux autres capitales, Stockholm est un cloaque nauséabond gangrené par la corruption, la misère, le sadisme d'une aristocratie blasée, la violence faite aux femmes... On est à mille lieues de l'imagerie romantique des fastes royaux où de lumineuses jeunes femmes badinent avec des messieurs courtois. La fange et le désespoir collent à la semelle des passants et personne ne s'intéresse à la justice ou la vérité, hormis Winge et Cardell. Cette noirceur générale hante les pages et insuffle un climat délétère presque palpable. Là où tout se complique, c'est dans l'aspect... Il faut s'accrocher pour venir à bout de ce polar historique, pour des raisons positives et négatives. Commençons par les positives. Portée par une écriture très distanciée, froide et crue, l'intrigue se déroule sur quatre parties qui semblent complètement étrangères les unes aux autres, mais qui finissent par se retrouver pour un final grinçant. On patauge dans tout ce que l'humanité peut produire d'horreur, certaines scènes sont vraiment terribles. L'auteur nous plonge dans la réalité sans fard d'une époque où l'homme du peuple n'était rien, où chacun cherchait à survivre au mieux, où l'emprise de la religion et de la noblesse étouffait toute possibilité de vie décente. Assez semblable aux autres capitales, Stockholm est un cloaque nauséabond gangrené par la corruption, la misère, le sadisme d'une aristocratie blasée, la violence faite aux femmes... On est à mille lieues de l'imagerie romantique des fastes royaux où de lumineuses jeunes femmes badinent avec des messieurs courtois. La fange et le désespoir collent à la semelle des passants et personne ne s'intéresse à la justice ou la vérité, hormis Winge et Cardell. Cette noirceur générale hante les pages et insuffle un climat délétère presque palpable. Là où tout se complique, c'est dans l'aspect historique pur. En effet, il est régulièrement fait allusion à des évènements de l'histoire suédoise que le lecteur français lambda a peu de chances de connaître et de maîtriser. L'absence totale de notes de bas de pages fait qu'on est obligé d'interrompre la lecture pour aller chercher les réponses. C'est vraiment dommage. De plus, certaines façons de parler déconcertent (des personnages qui s'adressent à d'autres à la troisième personne), elles correspondent sans doute à des usages de la langue suédoise, mais auraient gagné à être explicitées par une petite note. Malgré tout, 1793 reste un roman passionnant, qui laisse comme un goût de vomi âcre dans la gorge, une sensation de dégoût face à cette période abominable. Il faut une sacrée force narrative pour en arriver là ! Une suite est sortie, 1794, que je compte bien lire.
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  • aliasdam Posté le 26 Août 2021
    Quel roman dense! Entre polar historique et peinture suédoise du 18ème siècle, 1793 est un beau pavé bien rempli, aux ruptures de ton, aux changements de personnages d’une partie à l’autre. Voici une époque sale, pauvre, qui sent le soufre, le malsain côtoie l’entraide et l’appât de l’argent. Un crime odieux est découvert. Le tronc d’un homme surnage dans les déchets d’un lac de Stockholm. Plusieurs personnages gravitent autour de ce corps démembré retrouvé. Deux enquêteurs s’occupent de remonter à l’origine de cet homme. Sur leurs routes, ils vont croiser le danger, la mort et un amour brisé. Un roman très violent, très vicieux dans sa représentation du mal qui présente certaines scènes très dures. De nombreuses longueurs épuisent le récit, des digressions d’un personnage à l’autre affaiblissent le roman, mais lui permettent aussi de présenter d’autres facettes de la société avec différents personnages non cantonnés à Stockholm. On part explorer les campagnes, les relations entre villageois. Peinture d’une époque, 1793 fournit un travail énorme de reconstitution. Captivant, fatigant, redondant, fantasmant, 1793 nous fait passer par différents états d’âme.
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