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10/18
EAN : 9782264079343
Code sériel : 5727
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

A l'autre bout de la mer

Lise Caillat (traduit par)
Date de parution : 06/01/2022
« Un roman qui fait l'effet d'une claque et résonne telle une clameur qui nous viendrait d'un lointain continent... » L'Express
Giovanni Ventimiglia est pêcheur. Il vend son poisson au marché de DF, une petite ville italienne accrochée à la côte comme beaucoup d'autres, avec un curé qui sermonne puis va au bordel, une chaîne d'actualité locale dont le présentateur grisonnant enflamme le cœur des ménagères et son afflux de touristes... Giovanni Ventimiglia est pêcheur. Il vend son poisson au marché de DF, une petite ville italienne accrochée à la côte comme beaucoup d'autres, avec un curé qui sermonne puis va au bordel, une chaîne d'actualité locale dont le présentateur grisonnant enflamme le cœur des ménagères et son afflux de touristes estival. Mais un matin de mars, en accostant au port, Giovanni découvre un cadavre, celui d'un jeune homme venu d'ailleurs. Après lui, les découvertes se succèdent sans que les autorités locales ne parviennent à trouver un fil conducteur, une raison logique à ces vagues mortifères. Désemparée, la petite ville finira par mettre au point une bien étrange stratégie pour venir à bout de cette malédiction... mais s'en relèvera-t-elle indemne ?

« Une claque... De la première à la dernière page, on est emporté par une vague de stupeur et d'effroi, dopée par un tsunami de phrases haletantes et de descriptions salées sur la nature humaine. » L'Express

« Giulio Cavalli, journaliste engagé dans la lutte anti-Mafia (il est sous protection policière), dénonce la facilité avec laquelle toute communauté confrontée au désastre peut sombrer dans la barbarie. » L'Obs

Traduit de l'italien par Lise Caillat
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EAN : 9782264079343
Code sériel : 5727
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Manonlitetvadrouilleaussi Posté le 21 Juillet 2021
    DF est une petite ville de la côte italienne. Les habitants y vivent au rythme de la pêche, de l’agriculture et des flux de touristes. Une ville comme il y en a tant d’autres en Italie. Mais DF, c’est également son maire corrompu, son curé qui va au bordel et sa chaîne d’informations locales en quête de sensationnel. Un jour de mars, lorsqu’il revient au port, Giovanni Ventimiglia découvre un cadavre. « Ce n’est pas un cadavre de notre monde, monsieur le commissaire ». Point de départ du récit, ce premier homme retrouvé ne sera malheureusement pas le dernier. Difficile de vous en dire plus sans spoiler ! Si vous souhaitez lire un roman dérangeant et malaisant, vous l’avez trouvé. Giulio Cavalli signe ici un récit des plus noirs, où l’humain y révèle son côté le plus sombre. Divisé en trois parties, vous y retrouvez une population totalement déshumanisée, en colère contre les changements dans leur petite vie jusqu’alors tranquille, et qui se renferme sur elle-même, jusqu’à devenir un état indépendant, où les pires atrocités seront réalisées… Manipulation de masse, politiques corrompus et incompétents, égoïsme et aveuglement, ennemi commun à combattre, l’auteur est-il finalement si loin de la réalité ? Un roman... DF est une petite ville de la côte italienne. Les habitants y vivent au rythme de la pêche, de l’agriculture et des flux de touristes. Une ville comme il y en a tant d’autres en Italie. Mais DF, c’est également son maire corrompu, son curé qui va au bordel et sa chaîne d’informations locales en quête de sensationnel. Un jour de mars, lorsqu’il revient au port, Giovanni Ventimiglia découvre un cadavre. « Ce n’est pas un cadavre de notre monde, monsieur le commissaire ». Point de départ du récit, ce premier homme retrouvé ne sera malheureusement pas le dernier. Difficile de vous en dire plus sans spoiler ! Si vous souhaitez lire un roman dérangeant et malaisant, vous l’avez trouvé. Giulio Cavalli signe ici un récit des plus noirs, où l’humain y révèle son côté le plus sombre. Divisé en trois parties, vous y retrouvez une population totalement déshumanisée, en colère contre les changements dans leur petite vie jusqu’alors tranquille, et qui se renferme sur elle-même, jusqu’à devenir un état indépendant, où les pires atrocités seront réalisées… Manipulation de masse, politiques corrompus et incompétents, égoïsme et aveuglement, ennemi commun à combattre, l’auteur est-il finalement si loin de la réalité ? Un roman que j’ai aimé même si j’ai eu quelques difficultés avec le style aux phrases assez longues et peu ponctuées. Deuxième roman de l’auteur, premier paru en France, Giulio Cavalli est journaliste et dramaturge, engagé dans la vie politique et anti-mafia, et est depuis 2007 sous protection policière.
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  • tatastar Posté le 6 Juin 2021
    Qu attendons nous de nos lectures? Qu' elles nous transportent, qu elles nous émeuvent, qu elles nous surprennent, nous choquent parfois... A l autre bout de la mer, C est tout cela. Insolence de poésie, de cynisme, d ironie. Magistralement écrit, ce roman déstabilise par le fond (quelle histoire!), par la forme (longueur des phrases, dialogues dans le corps du texte etc...) mais c est ce qui le rend magnifique. Une lecture atypique qui vous questionne. Le sujet est difficile. Aucune réponse n est clairement donnée. Un roman qui fleure bon la liberté
  • missk_paris Posté le 17 Février 2021
    DF est une petite ville côtière italienne qui vit de la pêche. Quand échoue un cadavre, la ville s’émeut mais reprend vite le cours de sa vie. Quand plusieurs cadavres déferlent, la ville s’affole et les journalistes débarquent. Impossible de ne pas faire le rapprochement avec les vagues de migrants qui arrivent de l’autre côté de la Méditerranée. Impossible de ne pas comparer l’attitude de certains habitants de DF avec les pires discours racistes. Impossible de ne pas opposer l’inaction du pouvoir central italien avec l’attitude de l’Europe qui laissent se débrouiller les grecs et les italiens avec « leurs migrants. » Ce livre, cette dystopie, c’est tout cela à la fois. Il ne s’agit pas d’apporter une réponse, mais de façon bien cynique, de trouver une solution pour lutter contre l’invasion de ces « méchants » ? Car pourquoi s’interroger sur l’origine de ces « cadavres qui ne figurent dans aucune statistique » et qui viennent continuer à se fracasser contre le mur édifié pour protéger cette cité. Oui un grand mur en plexiglass a été installé ... toute ressemblance avec une quelconque réalité serait-elle vraiment fortuite !? Je vous laisserai juger par vous mêmes ... Le livre est divisé en trois parties : la première partie... DF est une petite ville côtière italienne qui vit de la pêche. Quand échoue un cadavre, la ville s’émeut mais reprend vite le cours de sa vie. Quand plusieurs cadavres déferlent, la ville s’affole et les journalistes débarquent. Impossible de ne pas faire le rapprochement avec les vagues de migrants qui arrivent de l’autre côté de la Méditerranée. Impossible de ne pas comparer l’attitude de certains habitants de DF avec les pires discours racistes. Impossible de ne pas opposer l’inaction du pouvoir central italien avec l’attitude de l’Europe qui laissent se débrouiller les grecs et les italiens avec « leurs migrants. » Ce livre, cette dystopie, c’est tout cela à la fois. Il ne s’agit pas d’apporter une réponse, mais de façon bien cynique, de trouver une solution pour lutter contre l’invasion de ces « méchants » ? Car pourquoi s’interroger sur l’origine de ces « cadavres qui ne figurent dans aucune statistique » et qui viennent continuer à se fracasser contre le mur édifié pour protéger cette cité. Oui un grand mur en plexiglass a été installé ... toute ressemblance avec une quelconque réalité serait-elle vraiment fortuite !? Je vous laisserai juger par vous mêmes ... Le livre est divisé en trois parties : la première partie évoque les morts. C’est celle où j’avoue avoir eu beaucoup de mal. Les phrases sont d’une longueur infinie, on a du mal à reprendre notre souffle, comme étouffés par ces corps inertes et semblables qui se déversent sur nous lecteurs. Mais certainement est-ce volontaire ! La seconde partie aborde les vivants, et on reprend notre souffle mais avec un sentiment de malaise, comme une nausée qui monte doucement mais sûrement, porté par une écriture beaucoup plus fluide. Et enfin la troisième partie : et bien je vous laisse la découvrir par vous-mêmes si vous vous sentez assez fort pour entreprendre cette lecture parfois ardue. Livre lu dans le cadre de l’opération masse critique.
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  • horline Posté le 15 Février 2021
    À l'autre bout de la mer dégage une forte odeur de putréfaction et de mort. A l'excès. Non seulement parce qu'il met en scène un petit port d'Italie frappé par des vagues démesurées de cadavres de migrants. Mais aussi parce qu'il illustre, jusqu'à l'absurde certes, le discours de ceux qui en tirent profit. Présentée ainsi, l'histoire pourrait prêter au dégoût, et l'auteur ne s'interdit rien en ce sens. Mais Giulio Cavalli donne une touche surréaliste à ses extrapolations, si bien que l'on progresse dans la lecture avec l'impression d'avoir sous les yeux une vision totalement hallucinée de la réalité. Mais est-ce une vision hallucinée ou le réel qui dérape ? La question se pose. Dans cette littérature qui puise dans les maux du présent, l'auteur y insère des perceptions et des éléments de langage devenus communs aujourd'hui. Malgré les allures spéculatives qui donnent un aspect grotesque, Giulio Cavalli a décidé de reprendre dans cette fiction les ressorts et les codes du discours populiste. On y retrouve ainsi la construction d'un ennemi commun ou l'amplification d'une menace (ici les corps sans vie des migrants sont présentés comme «une lame de chair», «une hydre avec ses têtes», un fléau qui vient «souiller... À l'autre bout de la mer dégage une forte odeur de putréfaction et de mort. A l'excès. Non seulement parce qu'il met en scène un petit port d'Italie frappé par des vagues démesurées de cadavres de migrants. Mais aussi parce qu'il illustre, jusqu'à l'absurde certes, le discours de ceux qui en tirent profit. Présentée ainsi, l'histoire pourrait prêter au dégoût, et l'auteur ne s'interdit rien en ce sens. Mais Giulio Cavalli donne une touche surréaliste à ses extrapolations, si bien que l'on progresse dans la lecture avec l'impression d'avoir sous les yeux une vision totalement hallucinée de la réalité. Mais est-ce une vision hallucinée ou le réel qui dérape ? La question se pose. Dans cette littérature qui puise dans les maux du présent, l'auteur y insère des perceptions et des éléments de langage devenus communs aujourd'hui. Malgré les allures spéculatives qui donnent un aspect grotesque, Giulio Cavalli a décidé de reprendre dans cette fiction les ressorts et les codes du discours populiste. On y retrouve ainsi la construction d'un ennemi commun ou l'amplification d'une menace (ici les corps sans vie des migrants sont présentés comme «une lame de chair», «une hydre avec ses têtes», un fléau qui vient «souiller la ville»), un gouvernement central dans l'impossibilité de proposer des solutions efficaces et immédiates (Rome recommande de manière ubuesque de ne pas déplacer les cadavres), et un agitateur qui fait siennes les doléances de la population et revendique une cohésion pour s'affranchir de l'autorité étatique (personne n'est mieux placé que le maire pour recenser et exploiter la crainte de ses administrés). C'est une tragédie véritablement italienne avec un drame suscitant de la colère outrageuse et des réactions politiques qui ont certainement des ramifications profondes dans le passé fasciste du pays. Mais elle a le mérite de nous montrer le glissement qui se produit lorsque les émotions et l'effet de groupe diluent les consciences, repoussant la frontière entre l'acceptable et l'inacceptable. Roman féroce et dérangeant.
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  • Alixx Posté le 10 Février 2021
    Quel livre déroutant ! Tout commence normalement : un pecheur d'une petite ville italienne, découvre un mort proche du rivage. N'ayant aucune indication sur cette personne, la police classe rapidement le dossier. Puis un autre cadavre est découvert, puis d'autres ... énormément d'autres. Et là, tout s'emballe. Devant le peu de réaction de l'Etat, ou pas comme ils le voudraient, les habitants s'enferment et décident de prendre leurs propres décisions, pour se protéger contre/avec ces déferlantes de morts, sans plus se poser de questions que cela. D'un récit apparemment anodin au départ l'auteur nous entraine (avec des phrases très longues au départ, puis disparaissent ensuite) dans un monde de plus en plus fermé, raciste ... Assez déroutant comme je le disais au départ. En adoptant seulement le point de vue des villageois, on a une vision toute autre sur ce phénomène de repli sur soi. Perturbant mais interessant
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…