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Pocket jeunesse
EAN : 9782266305914
Code sériel : J3347
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

#Bleue

Date de parution : 12/03/2020
Imaginez un monde où la loi oblige à être heureux...
Silas vit dans une société qui est venue à bout de la souffrance. Chaque jour, la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle efface les souvenirs douloureux, ne laissant de l’opération qu’une trace : un point bleu au poignet. Le jour où sa petite amie Astrid se fait renverser par une... Silas vit dans une société qui est venue à bout de la souffrance. Chaque jour, la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle efface les souvenirs douloureux, ne laissant de l’opération qu’une trace : un point bleu au poignet. Le jour où sa petite amie Astrid se fait renverser par une voiture, Silas est aussitôt emmené par des agents en combinaison jaune. Le lendemain, le garçon se sent bien. Tout n’est-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ?
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EAN : 9782266305914
Code sériel : J3347
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ameliero Posté le 28 Août 2020
    Pendant le confinement, j’ai énormément craqué pour des achats livresques. « #Bleue » en fait partie, et je l’ai surtout acheté pour sa couverture. Tout commence avec l’accident d’Astrid, sous les yeux de Silas. Elle se fait renverser par un camion, un garçon a essayé de la sauver et se retrouve dans le coma, et un gamin meurt durant l’accident. Astrid subira le même sort que ce dernier. Directement après l’accident, Silas se retrouve à l’hôpital. Au début, il ne comprend pas très bien pourquoi, puis le sou tombe : on doit l’oblitérer, c’est-à-dire qu’on va lui administrer un « produit » pour qu’il ne ressente plus de douleur émotionnelle due à la mort d’Astrid. Pourquoi ? Parce que désormais, la société refuse de laisser les jeunes souffrir. Ces derniers n’ont pas le choix de passer par-là, parce qu’à leur âge, ils ne savent pas ce qu’ils veulent. En vérité, Silas n’a pas trop d’opinion concernant l’oblitération, mais quand il apprend qu’il va devoir y passer, il ne veut pas. Il a trop peur d’oublier Astrid, mais les médecins le rassurent : il n’oubliera rien. Maintenant que j’y pense, les jeunes sont obligés de passer sur le billard, mais je trouve qu’ils dépendent... Pendant le confinement, j’ai énormément craqué pour des achats livresques. « #Bleue » en fait partie, et je l’ai surtout acheté pour sa couverture. Tout commence avec l’accident d’Astrid, sous les yeux de Silas. Elle se fait renverser par un camion, un garçon a essayé de la sauver et se retrouve dans le coma, et un gamin meurt durant l’accident. Astrid subira le même sort que ce dernier. Directement après l’accident, Silas se retrouve à l’hôpital. Au début, il ne comprend pas très bien pourquoi, puis le sou tombe : on doit l’oblitérer, c’est-à-dire qu’on va lui administrer un « produit » pour qu’il ne ressente plus de douleur émotionnelle due à la mort d’Astrid. Pourquoi ? Parce que désormais, la société refuse de laisser les jeunes souffrir. Ces derniers n’ont pas le choix de passer par-là, parce qu’à leur âge, ils ne savent pas ce qu’ils veulent. En vérité, Silas n’a pas trop d’opinion concernant l’oblitération, mais quand il apprend qu’il va devoir y passer, il ne veut pas. Il a trop peur d’oublier Astrid, mais les médecins le rassurent : il n’oubliera rien. Maintenant que j’y pense, les jeunes sont obligés de passer sur le billard, mais je trouve qu’ils dépendent encore de leurs parents et qu’on devrait demander à ces derniers si c’est ok pour eux que leur enfant y passe. Or, dans le roman, les parents sont là juste pour visiter Silas, lui dire que tout ira bien, et ils n’ont pas leur mot à dire. C’est seulement en vous écrivant cette critique que je percute que ça me dérange un peu. Bref. Suite à cela, on découvre les effets de l’oblitération sur Silas. Et en fait, comme il n’éprouve plus aucune douleur émotionnelle, il oublie très vite Astrid. Ses parents lui disent de rendre visite à la famille de son ex copine et d’assister à l’enterrement, mais il ne comprend pas pourquoi il devrait y aller. Elle est morte, c’est bon, faut passer à autre chose maintenant. Mais son amour pour Astrid étant plus fort que tout, l’oblitération va atténuer ses effets sur Silas. Il va reprendre conscience et découvrir des choses qu’il ne savait pas sur sa petite amie… Je ne vous en dis pas plus pour ne pas tout vous raconter 😉 J’ai beaucoup aimé cette sorte de dystopie parce qu’elle sort du lot. Les jeunes sont obligés d’être oblitérés, mais si un adulte veut y passer, lui, il a le choix. Et personne ne forcera un adulte à y passer ou non, on ne vous met pas un fusil dans le dos pour vous obliger à vous y soumettre. Par contre, si quelqu’un vous soupçonne d’être malheureux, il peut faire appel au CEDE (c’est l’organisation qui gère l’oblitération) pour leur en faire part, et que vous soyez limite forcés à être oblitérés. On fait croire aux gens qu’ils vivent en démocratie, mais les sujets qui dérangent ne sont pas repris au journal télévisé. Chacun doit faire part de ses états d’âme sur le Réseau, sous peine « d’inquiéter vos amis » si vous restez trop longtemps inactifs. J’aime beaucoup cette dénonciation de l’auteure par rapport au temps que l’on peut consacrer aux réseaux sociaux. Cette question d’oblitération m’a aussi fait réfléchir. J’ai trouvé le concept vraiment intéressant. Si mon conjoint venait à mourir, je pense que je mourrais intérieurement, et ça ne me serait pas supportable de vivre sans lui. Être opérée pour atténuer la douleur, ça me plairait bien. Mais l’auteure va plus loin que ça : si on vous enlève une douleur, on vous retire tout un tas d’autres choses en même temps : vos souvenirs, votre humanité. Et ça, ça ne me plairait pas. De plus, souffrir fait partie du processus humain, ça nous aide à évoluer. Et voir comment les personnages prennent tout à la légère après avoir été oblitéré, ça m’a pas mal choquée parce que tout sentiment est parti. Il n’y a plus aucune compassion. On devient des robots, en quelque sorte… Enfin voilà, j’ai trouvé ce roman vraiment intéressant, avec des sujets qui font réfléchir. On ne s’ennuie pas, même s’il n’y a pas vraiment d’action haletante en soi.
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  • Lesperanza Posté le 10 Août 2020
    Nous suivons Silas (puis par la suite le point de vue d'Astrid), adolescent vivant dans un monde où il existe la possibilité d'effacer des souvenirs, des faits, des émotions douloureux/ses. Plus de douleur, de tristesse, de dépression, tout cela effacé à jamais par la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle. On ne garde qu'un point bleu au poignet, comme seul souvenir d'être passé par la CEDE. Alors le jour où sa petite amie, Astrid, se fait renverser par une voiture, Silas se fait aussitôt emmener... pour oublier. J'aimais beaucoup le concept de départ, qui est très intéressant. Après tout, qui n'a jamais voulu effacer certaines douleurs intérieures que l'on a déjà tous eues ? Pourtant, dès le début du livre, on a directement une impression négative de cette CEDE... Alors que tout le monde aimerait être 100% heureux, non ? Et bien justement, ce livre nous fait nous remettre en question. Au final, est-ce vraiment une bonne chose de ne plus ressentir de tristesse, de sentiment de deuil, de dépression ?... L'idée de base de vouloir effacer les douleurs émotionnelles partait d'un "bon geste", pourtant... De quelque chose de positif. Mais ce livre nous fait prendre conscience que, peut-être, finalement, ces sentiments... Nous suivons Silas (puis par la suite le point de vue d'Astrid), adolescent vivant dans un monde où il existe la possibilité d'effacer des souvenirs, des faits, des émotions douloureux/ses. Plus de douleur, de tristesse, de dépression, tout cela effacé à jamais par la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle. On ne garde qu'un point bleu au poignet, comme seul souvenir d'être passé par la CEDE. Alors le jour où sa petite amie, Astrid, se fait renverser par une voiture, Silas se fait aussitôt emmener... pour oublier. J'aimais beaucoup le concept de départ, qui est très intéressant. Après tout, qui n'a jamais voulu effacer certaines douleurs intérieures que l'on a déjà tous eues ? Pourtant, dès le début du livre, on a directement une impression négative de cette CEDE... Alors que tout le monde aimerait être 100% heureux, non ? Et bien justement, ce livre nous fait nous remettre en question. Au final, est-ce vraiment une bonne chose de ne plus ressentir de tristesse, de sentiment de deuil, de dépression ?... L'idée de base de vouloir effacer les douleurs émotionnelles partait d'un "bon geste", pourtant... De quelque chose de positif. Mais ce livre nous fait prendre conscience que, peut-être, finalement, ces sentiments négatifs font ce que l'on est, font que l'on VIT et que nous sommes des êtres vivants. Tout simplement. Et qu'il faut savoir vivre des périodes difficiles pour ainsi savourer les meilleurs moments... Ressentir de la souffrance dans notre vie permet de nous construire en tant que personne. Et il vaut mieux avoir une vie pleine d'émotions positives et moins positives, plutôt que d'avoir vécue une vie entièrement heureuse. Mais d'un bonheur forcé. Ce roman nous fait prendre conscience de ça. De l'importance de ressentir toutes ces émotions, même en passant par des phases de douleur. J'ai donc beaucoup aimé le sujet abordé de ce livre ! De plus, l'histoire est très addictive, je ne peux le nier ! Après... je n'ai pas trop accroché au style d'écriture. A certains moments, j'avais un peu l'impression que le récit sonnait 'creux'. Et des moments ne me paraissaient pas vraiment crédibles. Pour moi, le style d'écriture manquait de profondeur. J'ai un peu de mal, parfois, avec les romans où ça s'enchaine aussi vite, les actions etc. Ça va si vite, et souvent j'aurais bien aimé avoir un peu plus d'adjectifs, un peu plus de détails, plus de descriptions des sentiments des personnages, etc. Je ne demande pas des pages et des pages, mais juste un peu plus... Pour pouvoir mieux m'attacher aux personnages, par exemple. Après je les ai bien appréciés, mais sans avoir de gros coup de cœur pour eux. M'enfin voilà ! Ça reste une lecture très sympa au sujet fort intéressant ! Malgré tout, je pense que le sujet abordé m'aura marqué davantage bien plus que le récit, l'histoire et les personnages en eux-même... Je vous le conseille malgré tout, de plus il se lit très vite !
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  • Maliae Posté le 22 Juin 2020
    J’étais hyper intriguée par le titre, la couverture et le résumé. Ça faisait pas mal de temps que je voulais le lire et voilà c’est chose faite. Silas vit dans un monde où souffrir est interdit, on efface les souvenirs douloureux pour que les gens ne vivent que dans le bonheur. Jusqu’au jour où la petite amie de Silas meurt et qu’il se retrouve obligé d’effacer sa douleur, ce qui va le changer lui. Du moins au début. Ce monde est terrifiant, on oblitère les gens, on les empêche d’éprouver la souffrance, ou un quelconque sentiment négatif. C’est une course poursuite aux amis et si on a le malheur de se débrancher du Réseau, alors on se retrouve souvent poursuivit pour se faire éradiquer d’une quelconque douleur. Les gens croient vivre en démocratie, mais tout est fait pour qu’ils n’aient pas besoin de penser, ni réfléchir. Aucun problème ne sont réglé. Après tout quelle importance de s’occuper de la crise économique ou des personnes pauvres, il suffit juste d’oblitérer la douleur et de les laisser dans la rue, puisque de toute façon ils ne souffrent plus. C’est horrifiant. L’histoire se centre sur Silas et Astrid sa petite amie, sur leur histoire d’amour, sur... J’étais hyper intriguée par le titre, la couverture et le résumé. Ça faisait pas mal de temps que je voulais le lire et voilà c’est chose faite. Silas vit dans un monde où souffrir est interdit, on efface les souvenirs douloureux pour que les gens ne vivent que dans le bonheur. Jusqu’au jour où la petite amie de Silas meurt et qu’il se retrouve obligé d’effacer sa douleur, ce qui va le changer lui. Du moins au début. Ce monde est terrifiant, on oblitère les gens, on les empêche d’éprouver la souffrance, ou un quelconque sentiment négatif. C’est une course poursuite aux amis et si on a le malheur de se débrancher du Réseau, alors on se retrouve souvent poursuivit pour se faire éradiquer d’une quelconque douleur. Les gens croient vivre en démocratie, mais tout est fait pour qu’ils n’aient pas besoin de penser, ni réfléchir. Aucun problème ne sont réglé. Après tout quelle importance de s’occuper de la crise économique ou des personnes pauvres, il suffit juste d’oblitérer la douleur et de les laisser dans la rue, puisque de toute façon ils ne souffrent plus. C’est horrifiant. L’histoire se centre sur Silas et Astrid sa petite amie, sur leur histoire d’amour, sur ce qu’ils ont ressenti avant et après qu’Astrid ne soit fauché par un camion. Les sentiments entre eux sont très forts, mais l’histoire d’amour ne m’a rien fait. Par contre j’ai compris la raison de sa présence, et le lien entre Silas et Astrid reste très beau. Certain personnages essayent de changer la société mais très peu sont entendu, jusqu’à ce que tout bascule. J’ai aimé la fin même si je la trouve un petit peu trop rapide et facile, mais ça reste une histoire très sympa, sur une société inquiétante qui empêche les gens de penser par eux-même et d’apprendre du négatif comme du positif. En bref, c’était une bonne lecture intéressante avec des personnages attachants et de belles relations et des questionnements importants.
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  • Lornaric Posté le 22 Juin 2020
    Silas, 16 ans vit dans un monde où il est de bon ton d'étaler tous ses moindres faits et gestes sur le « Réseau » tout en baignant obligatoirement dans le bonheur. Là-bas, on se doit d'être heureux ! D'ailleurs, la Cellule d'Éradication de la Douleur Émotionnelle (C.E.D.E) y veille scrupuleusement. Aucun mineur ne peut souffrir. En cas de choc, il doit se faire oblitérer afin de gommer de sa mémoire l'émotion liée au traumatisme. Une marque bleue laissée sur le poignet en atteste. Pour Silas, tout se passe pour le mieux, dans le meilleur des mondes, jusqu'au jour où Astrid, sa petite amie meurt, renversée par un camion … Se lit vite. Assez classique dans le genre, mais sympa. Challenge multi-auteures SFFF 2020
  • Nikouette Posté le 16 Avril 2020
    Dans ce roman on assiste à un véritable endoctrinement de la population. En effet, les gens sont enjoints à être heureux, à être en quasi permanence connectés et à avoir une vie sociale très active. Ils doivent donc repousser toutes les pensées négatives et s’ils ne se contrôlent pas ils peuvent être « oblitérés » (= un point bleu sur le poignet signifiant qu’une souffrance a été éradiquée chirurgicalement). Mais les mineurs, les SDF ou les personnes condamnées n’ont pas le choix de subir l’opération ou non. Montrer une émotion négative ou encore rêvasser est considéré comme de la faiblesse. Cela fait un peu penser au roman La vie étonnante d’Ellis Spencer. D’autant plus que dans ce roman aussi nous découvrons qu’un groupe de résistants tente de lutter contre cet état des choses. Le récit est en deux parties : la première contée par Silas et la seconde par Astrid, un couple d’adolescents amoureux. Astrid meurt dès le début, Silas est donc obligé d’être « oblitéré », mais il y a comme un bug avec le processus, il se remet à penser à elle et il va enquêter pour découvrir ce qu’Astrid lui cachait. Une bonne idée. Encore une fois la... Dans ce roman on assiste à un véritable endoctrinement de la population. En effet, les gens sont enjoints à être heureux, à être en quasi permanence connectés et à avoir une vie sociale très active. Ils doivent donc repousser toutes les pensées négatives et s’ils ne se contrôlent pas ils peuvent être « oblitérés » (= un point bleu sur le poignet signifiant qu’une souffrance a été éradiquée chirurgicalement). Mais les mineurs, les SDF ou les personnes condamnées n’ont pas le choix de subir l’opération ou non. Montrer une émotion négative ou encore rêvasser est considéré comme de la faiblesse. Cela fait un peu penser au roman La vie étonnante d’Ellis Spencer. D’autant plus que dans ce roman aussi nous découvrons qu’un groupe de résistants tente de lutter contre cet état des choses. Le récit est en deux parties : la première contée par Silas et la seconde par Astrid, un couple d’adolescents amoureux. Astrid meurt dès le début, Silas est donc obligé d’être « oblitéré », mais il y a comme un bug avec le processus, il se remet à penser à elle et il va enquêter pour découvrir ce qu’Astrid lui cachait. Une bonne idée. Encore une fois la SF est un prétexte pour critiquer les dérives de notre société : publicité omniprésente, consommation censée rendre heureux, dureté monde du travail, médias occultant certaines informations, importance des réseaux sociaux, etc. L’autrice montre que pour douloureuse qu’elle soit, la souffrance est normale, voire utile. Elle permet d’éprouver de la compassion et de l’empathie, mais aussi de garder nos souvenirs fortement liés à nos émotions. C’est ce qui fait notre humanité.
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