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Pocket
EAN : 9782266244831
Code sériel : 15815
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 832
Format : 108 x 177 mm

Bloody Miami

Odile DEMANGE (Traducteur)
Date de parution : 06/03/2014
Miami. En moins d’une génération, les Cubains s’y sont taillé la part du lion.
Noirs, Haïtiens et « gringos » bon teint sont out, emportés par la vague latino. Toutes ces communautés sont à couteaux tirés et gare à qui s’en écarte ! Ainsi, pour s’être distingué de son clan, le policier cubain Nestor...
Miami. En moins d’une génération, les Cubains s’y sont taillé la part du lion.
Noirs, Haïtiens et « gringos » bon teint sont out, emportés par la vague latino. Toutes ces communautés sont à couteaux tirés et gare à qui s’en écarte ! Ainsi, pour s’être distingué de son clan, le policier cubain Nestor Camacho ne passe plus que pour un traître, aux yeux des uns, ou un indésirable, aux yeux des autres. Le chaos appelant le chaos, sa sublime petite-amie, qui a des rêves de grandeur, vient de le quitter…
Descente aux enfers ou élévation sociale, faites vos jeux… à Miami, rien ne va plus !
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EAN : 9782266244831
Code sériel : 15815
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 832
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

« Vous allez l'avaler d'une traite et l'adorer sans doute... Bloody Miami, le nouveau roman choc de Tom Wolfe, est un coktail d'Amérique bien frappé. » Les Echos
« Mêlant après une longue enquête des narrations précises et factuelles à des dialogues ciselés, Tom Wolfe réussit l'implacable roman du Miami des années 2010. » RollingStone
« Wolfe est un Balzac post-mondialisation. » Le Point

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AmericaLatinaLover Posté le 30 Septembre 2019
    Un roman entraînant, très journalistique dont l'auteur utilise un langage familier, populaire, parfois vulgaire qui donne un style puissant, dont Tom Wolfe n'avale pas ses mots. J'ai beaucoup aimé le style d'écriture, surtout cette façon d'écrire des mots en langues étrangères pour renforcer le multiculturalisme qui compose Miami, " Cette ville est tellement fragmenté en nationalités, en races et en ethniques" (p.454). On remarque aussi que l'utilisation de l'espagnol accentue davantage le fait que Miami est un Etat des Etats-Unis le plus hispanophone, qui rassemble toute l'Amérique Latine, et où l'espagnol est la langue dominante. J'ai vécu cette expérience lors de mon court séjour miamien où je parlais majoritairement l'espagnol au lieu de l'anglais. Ainsi, aussi, on apprend de nombreuses choses au sujet de l'espagnol cubain, de l'Amérique Latine en général qui nous permettent d'observer un grand travail de recherche de la part de l'écrivain, pas seulement journalistique, mais aussi social et même ethnique. Il a étudié différentes communautés à Miami, leurs nationalités, leurs vies sociales et parfois même au niveau géopolitique. Dans le livre, le policier Nestor Camacho me fait penser au policier Pena dans la série télévisée Narcos. La même personnalité, le même travail, je l'identifie... Un roman entraînant, très journalistique dont l'auteur utilise un langage familier, populaire, parfois vulgaire qui donne un style puissant, dont Tom Wolfe n'avale pas ses mots. J'ai beaucoup aimé le style d'écriture, surtout cette façon d'écrire des mots en langues étrangères pour renforcer le multiculturalisme qui compose Miami, " Cette ville est tellement fragmenté en nationalités, en races et en ethniques" (p.454). On remarque aussi que l'utilisation de l'espagnol accentue davantage le fait que Miami est un Etat des Etats-Unis le plus hispanophone, qui rassemble toute l'Amérique Latine, et où l'espagnol est la langue dominante. J'ai vécu cette expérience lors de mon court séjour miamien où je parlais majoritairement l'espagnol au lieu de l'anglais. Ainsi, aussi, on apprend de nombreuses choses au sujet de l'espagnol cubain, de l'Amérique Latine en général qui nous permettent d'observer un grand travail de recherche de la part de l'écrivain, pas seulement journalistique, mais aussi social et même ethnique. Il a étudié différentes communautés à Miami, leurs nationalités, leurs vies sociales et parfois même au niveau géopolitique. Dans le livre, le policier Nestor Camacho me fait penser au policier Pena dans la série télévisée Narcos. La même personnalité, le même travail, je l'identifie très bien. Ensuite, j'étais choquée et à la même fois j'ai apprécié la métaphore que l'auteur décrit sur le sexe en comparant avec une course de chevaux (p.726). Par contre, j'ai moins apprécié la chute à la fin. Je m'attendais à une autre fin. Cette dernière donne l'impression que le livre n'est pas encore fini ou qu'il y a une suite, genre tel un tome ou une saga.
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  • GeorgesSmiley Posté le 10 Août 2019
    « Balzac sous amphétamines !» Tom Wolfe poursuit sa propre Comédie Humaine à Miami. Après le golden boy new-yorkais, le promoteur d’Atlanta, voici le petit flic de Miami. Nestor Camacho est un bon gars, cubain de seconde génération (il faut dire Américain d’origine cubaine), parfaitement intégré, même s’il se sent parfois ostracisé par ses collègues Blancs (à Miami, on dit Americanos) lorsqu’ils le traitent, lui et les siens, de « Canadiens ». Il frime un peu, du haut de son mètre soixante-dix, sous son crâne rasé, derrière ses lunettes de soleil, au-dessus de son cou de taureau, dans son T-shirt une taille trop petit, prêt à exploser sous la pression de « formations massives et lisses, de vrais Gibraltar, trapèzes, deltoïdes, dorsaux, pectoraux, biceps, triceps, obliques, abdos, fessiers, quadriceps d’acier » forgés en « grimpant à la corde de huit mètres sans les jambes ! . Le meilleur moyen de faire craquer toutes les jebitas dans la rue. C’était exactement comme ça qu’il avait fait la connaissance de Magdalena! » Ah, Magdalena… Reprenons ! Nestor est vraiment un bon gars, bon fils, bon petit-fils (il habite encore chez ses parents et grands-parents parce que la paye n’est pas épaisse et... « Balzac sous amphétamines !» Tom Wolfe poursuit sa propre Comédie Humaine à Miami. Après le golden boy new-yorkais, le promoteur d’Atlanta, voici le petit flic de Miami. Nestor Camacho est un bon gars, cubain de seconde génération (il faut dire Américain d’origine cubaine), parfaitement intégré, même s’il se sent parfois ostracisé par ses collègues Blancs (à Miami, on dit Americanos) lorsqu’ils le traitent, lui et les siens, de « Canadiens ». Il frime un peu, du haut de son mètre soixante-dix, sous son crâne rasé, derrière ses lunettes de soleil, au-dessus de son cou de taureau, dans son T-shirt une taille trop petit, prêt à exploser sous la pression de « formations massives et lisses, de vrais Gibraltar, trapèzes, deltoïdes, dorsaux, pectoraux, biceps, triceps, obliques, abdos, fessiers, quadriceps d’acier » forgés en « grimpant à la corde de huit mètres sans les jambes ! . Le meilleur moyen de faire craquer toutes les jebitas dans la rue. C’était exactement comme ça qu’il avait fait la connaissance de Magdalena! » Ah, Magdalena… Reprenons ! Nestor est vraiment un bon gars, bon fils, bon petit-fils (il habite encore chez ses parents et grands-parents parce que la paye n’est pas épaisse et parce que la famille, c’est sacré), bon…, enfin, voyez … avec Magdalena (« une nana plus canon, plus vive, plus brillante que… que… qu’une vedette de la télé »), bon flic de la Patrouille Maritime, courageux, ambitieux, obéissant et efficace ! Quand l’occasion se présente, Nestor ne recule pas, Nestor fonce, Nestor réussit, Nestor devient un héros avec sa photo à la une de la presse. Il savoure et va pouvoir retrouver Magdalena « qu’il n’avait pas tenue comme ça depuis presque deux semaines. Quand ce n’était pas ses horaires de travail à lui, c’étaient les siens à elle. Il n’aurait jamais cru que les infirmières en psychiatrie avaient des journées de travail aussi longues » Mais Nestor comprend les choses, décide et agit : « J’y ai pensé toute la journée. Tu sais bien, on dit toujours « Ce n’est pas le bon moment », on dit ça, hein ? Eh bien, Manena, je te le jure, je sais que ça y est ! C’est le bon moment ! Ce moment-ci !... Manena… marions-nous, maintenant, tout de suite ! » … Pendant un instant, Magdalena se contenta de le dévisager… d’un regard vide. Elle finit par murmurer « Ce n’est pas si simple, Nestor. Pas si simple ? » Il lui adressa son sourire le plus doux, le plus amoureux… Elle ne le regardait pas quand elle dit « Nous ne pouvons pas penser qu’à nous. _ Tu veux parler de nos parents ? Ils ne vont pas tomber des nues, tu sais. Ca fait trois ans qu’on est ensemble… » Cette fois, Magdalena le regarda dans les yeux. « Il n’y a pas qu’eux… Je vois quelqu’un d’autre… aussi ». Aie, aie, aie ! Pauvre Nestor ! Ca ne fait que commencer, les ennuis vont s’enchainer, s’acharner sur le sympathique mais malheureux Nestor. Tom Wolfe le jette en pâture un peu partout dans un Miami qui ne manque pas de chausse-trappes, tandis que Magdalena poursuit son ascension sociale à marche forcée, « assise à ça d’un homme trop chic, trop beau gosse, trop riche, trop célèbre pour avoir pu lui téléphoner et l’inviter à sortir avec lui – et pourtant, il l’avait fait ! Lui, l’oligarque russe qui avait fait don de tableaux à soixante-dix millions de dollars au Musée des beaux-arts de Miami. » Le rêve américain, non ? Dangereux dealers de crack, petits caïds haïtiens, escrocs, faussaires et hommes de main russes, psychiatre fou, milliardaires vulgaires, jusqu’au maire prêt à tout pour « apaiser les communautés », vont rivaliser d’énergie pour causer tous les ennuis qu’ils peuvent à ce petit gars qui essaye juste de bien faire. Paradoxalement, et une fois n’est pas coutume chez Tom Wolfe habituel pourfendeur de la presse manipulatrice, le héros déchu trouvera un peu d’aide auprès d’un Rouletabille débutant, Tintin au visage pâle mais déterminé, lui-même en but aux tentatives d’étouffement de son rédacteur en chef. Wolfe découpe au scalpel les dérives de la société américaine (ségrégations racistes assumées des différentes communautés entre elles, disparition de la notion de bien commun, appétits féroces pour l’argent, les drogues, le sexe, le pouvoir et les passe-droits), dans un roman épais mais fluide comme le polar qu’il est, très enlevé avec des scènes très cinématographiques et un humour toujours en arrière-plan. On ne s’ennuie jamais avec Tom Wolfe et comme le dit un des personnages clés de l’intrigue : « C’est un plaisir de vous retrouver, Camacho ».
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  • lehibook Posté le 25 Juillet 2019
    J'ai aimé ce gros roman qui nous introduit dans cette ville très étrange qu'est Miami avec ses communautés , son cosmopolitisme et sa vie trépidante . Nestor et Magdalena les deux personnages centraux sont volcaniques , jetés comme des fusées dans la course à la réussite . Le langage des personnages est aussi un régal comme l'humour acide de l'auteur.
  • NinaPdv13 Posté le 9 Novembre 2018
    Bon livre avec une histoire qui nous maintient en haleine. Cependant fin très décevante de mon point de vue
  • BOVILI Posté le 24 Juillet 2018
    Chacun des personnages de ce livre n'est que le prétexte magnifique à une plongée en apnée dans l'un des innombrables micro-mondes de la Miami du XXIème siècle. Aussi réels et puissamment construits soient-ils, leurs médiocres désirs, qu'ils soient contrariés ou assouvis, ne sont aucunement le ressort qui pousse les pages de ce grand roman à être dévorées. Petits culs latinos, oligarques russes, journalistes WASP, flics cubains, collectionneurs d'art juifs, membres de gangs haïtiens, stars ingénues de la télé-réalité... faibles ou forts, ils sont tous aussi foireux les uns que les autres. Le Wolfe démiurge aime plus que tout les faire jouer autour de la trinité de sa religion très personnelle (origine ethnique, classe sociale, potentiel sexuel) qui règne sans partage sur les comportements et trajectoires de personnages malmenés avec une jouissance tangible. On ressort de cette plongée dans les tréfonds de l'âme humaine amusé, dégoûté, intrigué - mais en tout cas reconnaissant à l'égard du conducteur de train.
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