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10/18
EAN : 9782264068835
Code sériel : 5152
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Derniers témoins

Anne COLDEFY-FAUCARD (Traducteur)
Date de parution : 01/09/2016
Ouvrage polyphonique où des centaines de destins d’enfants de la Seconde Guerre Mondiale se croisent pour former un chœur tragique qui donne de la guerre, de toutes les guerres, une vision émouvante jusqu’à l’insoutenable.
 
De tous les textes de Svetlana Alexievitch, celui-ci est le plus déchirant. Car qu'y a-t-il de plus terrible que l'enfance dans la guerre, de plus tragique que l'innocence soumise à l'abjection de la  violence ?  Les personnages de ce livre ont entre trois et douze ans. Garçons et filles, ils... De tous les textes de Svetlana Alexievitch, celui-ci est le plus déchirant. Car qu'y a-t-il de plus terrible que l'enfance dans la guerre, de plus tragique que l'innocence soumise à l'abjection de la  violence ?  Les personnages de ce livre ont entre trois et douze ans. Garçons et filles, ils ont grandi au cœur des ténèbres du plus inhumain des conflits ; cette Seconde Guerre mondiale dont les plaies restent toujours béantes soixante ans après.  Il a fallu à Svetlana Alexievitch près d'un quart de siècle pour mettre un point final à ce monument de la littérature, dressé pour commémorer la plus injuste des souffrances.  Derniers témoins change notre regard sur l'histoire, sur le monde, sur la guerre, sur l'enfance, sur la vie.

« De ces récits d’une authenticité désarmante, Svetlana Alexievitch fait des livres, bouleversants, dérangeants, des livres de combat. » Télérama
 
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EAN : 9782264068835
Code sériel : 5152
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lea25 Posté le 12 Janvier 2020
    J'avais déjà lu auparavant '' La guerre n'a pas un visage de femme ''. J'ai réitéré l'expérience avec Derniers témoins, et je suis toujours aussi admirative. Chaque témoignage me bouleverse et me rapproche un peu plus de la réalité terrible que les gens ont vécu durant la Seconde Guerre Mondiale. C'est par ce biais là que j'ai toujours préféré abordé la grande Histoire, à travers des histoires humaines individuelles et particulières. Durant 20 ans, Svetlana Alexievitch est allée à la recherche des survivants en Russie et en Biélorussie qui étaient alors des enfants pendant la guerre. Leurs témoignages sont précieux, ils sont à lire et à relire.
  • Tocca Posté le 31 Octobre 2019
    Difficile de dire s'il s'agit là d'un ouvrage d'histoire, de journalisme ou de littérature. Mais qu'importe. Il s'agit là de quelques dizaines de témoignages d'enfants biélorusses ayant vécu la Seconde Guerre Mondiale (si on peut parler de "vivre", compte tenu des conditions...) dans cette zone absolument ravagée par l'armée allemande pendant l'offensive de l'Est. Et à travers ces mots, impossible de ne pas s'émouvoir, et surtout de ne pas apprendre. Grâce à ce bouquin, j'ai ressorti mes livres d'Histoire (pour constater à quel point ce conflit n'y est traité que sous l'angle "occidental" et occulte presque les 20 millions de morts à l'Est) et passé des heures sur internet à m'informer sur tout ce pan de l'Histoire que j'ignorais. Je pense que l'objectif visé par l'auteure est atteint : son message est transmis, et l'humanité n'oubliera pas ce qui s'est déroulé. Bravo.
  • PtitVincent Posté le 22 Octobre 2019
    Durant plus de 20 ans, Svetlana Alexievitch a parcouru les routes de Biélorussie et d’Ukraine à la recherche de survivants, ayant connu la Seconde guerre mondiale alors qu’ils n’étaient que des enfants. 101 témoignages sont ainsi publiés dans la version définitive de cet ouvrage. 101 témoignages forts différents, les enfants étant d’un âge différent, d’origines sociales, culturelles et cultuelles différentes. 101 témoignages qui forment pourtant un ensemble cohérent. Avec comme premier point commun, une accumulation d’horreurs, celles de l’armée nazie face à une population civile. Combien nous parlent de rafles, d’exécutions sommaires, de plaisirs sadiques même dans la cruauté (enfants tués devant leurs mères, ou a contrario, parents assassinés devant leurs progénitures) ? Ensuite, les mots qui reviennent le plus souvent sont la fuite et la faim. La fuite car le front reculera jusqu’à Moscou et Leningrad (Saint-Pétersbourg aujourd’hui) et les populations sont appelées à fuir les exactions de l’ennemi (pour pratiquer également la politique de la terre brûlée, ce qui n’est pas précisé dans cet ouvrage, tous les villages incendiés étant attribués aux nazis). Mais aussi la faim donc, puisque toutes les régions entre la Pologne et le front seront les lieux de terribles famines durant les années de... Durant plus de 20 ans, Svetlana Alexievitch a parcouru les routes de Biélorussie et d’Ukraine à la recherche de survivants, ayant connu la Seconde guerre mondiale alors qu’ils n’étaient que des enfants. 101 témoignages sont ainsi publiés dans la version définitive de cet ouvrage. 101 témoignages forts différents, les enfants étant d’un âge différent, d’origines sociales, culturelles et cultuelles différentes. 101 témoignages qui forment pourtant un ensemble cohérent. Avec comme premier point commun, une accumulation d’horreurs, celles de l’armée nazie face à une population civile. Combien nous parlent de rafles, d’exécutions sommaires, de plaisirs sadiques même dans la cruauté (enfants tués devant leurs mères, ou a contrario, parents assassinés devant leurs progénitures) ? Ensuite, les mots qui reviennent le plus souvent sont la fuite et la faim. La fuite car le front reculera jusqu’à Moscou et Leningrad (Saint-Pétersbourg aujourd’hui) et les populations sont appelées à fuir les exactions de l’ennemi (pour pratiquer également la politique de la terre brûlée, ce qui n’est pas précisé dans cet ouvrage, tous les villages incendiés étant attribués aux nazis). Mais aussi la faim donc, puisque toutes les régions entre la Pologne et le front seront les lieux de terribles famines durant les années de guerre, faisant sans doute à elles seules des millions de morts. Mais ce qui frappe le plus dans ces récits est sans doute le choix des mots : chacun des intervenants, en plongeant dans ses souvenirs d’enfance retrouve également des mots et expressions de cette époque, ou du moins des mots simples et touchants (« On a enterré grand-père sous la fenêtre… », « Tout le monde voulait avoir un papa », « Je veux toujours ma maman »). Pas besoin de grands discours pour être marqués par ces témoignages qui expriment aussi l’amour et le courage des mères, l’absence des pères (au front ou avec les partisans pour une grande part d’entre eux) et les conséquences pour la vie d’après : les maisons des enfants pour ceux qui ne retrouveront pas leurs parents, mais également des peurs, des rejets, des blessures psychologiques qui jamais ne pourront être soignées. 101 témoignages forts sur les victimes premières d’un conflit, les enfants, et plus particulièrement sur le front de l’Est durant cette Seconde guerre mondiale. 101 témoignages indispensables.
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  • Swanney Posté le 14 Juillet 2019
    Une collection de récits d'adultes qui ont connu la seconde guerre mondiale dans leur enfance.#8232; Tous semblent venir viennent de la région de Minsk, ou de la Bielorussie en général. Comme souvent chez cette autrice (qui avait eu le Prix Nobel pour La fin de l'homme rouge), le livre est un choeur de voix de témoins de l'époque. La seule limite que je trouve à l'exercice dans ce cas précis est le fait qu'il y a moins de diversité géographique que dans ces autres ouvrages. Cependant, pour quiconque veut découvrir le vécu des enfants dans ce lieu et cette époque, ou pour quiconque réfléchit sur le sens de la guerre et l'impact sur les jeunes générations, voici un ouvrage magnifique.
  • BartMacondo Posté le 9 Juillet 2019
    "Oeuvre polyphonique qui est un monument à la souffrance et au courage à notre époque", selon le comité Nobel pour la littérature en 2015. C'est grâce au Prix Nobel que j'ai découvert Svetlana Alexievitch. Et de nouveau cette lecture m'a bouleversé, après La fin de l'homme rouge et La supplication sur la catastrophe à Tchernobyl. Je n'ai pas lu ces témoignages de personnes qui étaient enfant pendant la Seconde Guerre mondiale en une seule fois. Ce n'est d'ailleurs pas recommandable, comme sa lecture est très dure. La plus grande qualité des récits de Alexievitch c'est de donner une voix, sans y ajouter ses propres commentaires, à tous ces gens anonymes qui ont dû subir les conséquences des responsables des Etats de l'époque. Des enfants de 4 ans qui se rappellent, 40 ans après le fait qu'ils avaient été séparés de leur mère, qu'ils étaient accueillis et sauvés par des gens, qui, eux aussi, étaient des victimes de la guerre. Et je n'oublierai jamais le témoignage de Vera Jdan, une jeune fille de 14 ans, qui devait assister, avec sa mère, au meurtre du père et du frère par les soldats allemands, avec l'interdiction de pleurer sous menace de mort.... "Oeuvre polyphonique qui est un monument à la souffrance et au courage à notre époque", selon le comité Nobel pour la littérature en 2015. C'est grâce au Prix Nobel que j'ai découvert Svetlana Alexievitch. Et de nouveau cette lecture m'a bouleversé, après La fin de l'homme rouge et La supplication sur la catastrophe à Tchernobyl. Je n'ai pas lu ces témoignages de personnes qui étaient enfant pendant la Seconde Guerre mondiale en une seule fois. Ce n'est d'ailleurs pas recommandable, comme sa lecture est très dure. La plus grande qualité des récits de Alexievitch c'est de donner une voix, sans y ajouter ses propres commentaires, à tous ces gens anonymes qui ont dû subir les conséquences des responsables des Etats de l'époque. Des enfants de 4 ans qui se rappellent, 40 ans après le fait qu'ils avaient été séparés de leur mère, qu'ils étaient accueillis et sauvés par des gens, qui, eux aussi, étaient des victimes de la guerre. Et je n'oublierai jamais le témoignage de Vera Jdan, une jeune fille de 14 ans, qui devait assister, avec sa mère, au meurtre du père et du frère par les soldats allemands, avec l'interdiction de pleurer sous menace de mort. Jusqu'au jour du témoignage elle n'avait pas eu de relation, incapable de faire confiance à un homme.
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