Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264068835
Code sériel : 5152
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Derniers témoins

Anne COLDEFY-FAUCARD (Traducteur)
Date de parution : 01/09/2016
Ouvrage polyphonique où des centaines de destins d’enfants de la Seconde Guerre Mondiale se croisent pour former un chœur tragique qui donne de la guerre, de toutes les guerres, une vision émouvante jusqu’à l’insoutenable.
 
De tous les textes de Svetlana Alexievitch, celui-ci est le plus déchirant. Car qu'y a-t-il de plus terrible que l'enfance dans la guerre, de plus tragique que l'innocence soumise à l'abjection de la  violence ?  Les personnages de ce livre ont entre trois et douze ans. Garçons et filles, ils... De tous les textes de Svetlana Alexievitch, celui-ci est le plus déchirant. Car qu'y a-t-il de plus terrible que l'enfance dans la guerre, de plus tragique que l'innocence soumise à l'abjection de la  violence ?  Les personnages de ce livre ont entre trois et douze ans. Garçons et filles, ils ont grandi au cœur des ténèbres du plus inhumain des conflits ; cette Seconde Guerre mondiale dont les plaies restent toujours béantes soixante ans après.  Il a fallu à Svetlana Alexievitch près d'un quart de siècle pour mettre un point final à ce monument de la littérature, dressé pour commémorer la plus injuste des souffrances.  Derniers témoins change notre regard sur l'histoire, sur le monde, sur la guerre, sur l'enfance, sur la vie.

« De ces récits d’une authenticité désarmante, Svetlana Alexievitch fait des livres, bouleversants, dérangeants, des livres de combat. » Télérama
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264068835
Code sériel : 5152
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Chestakova Posté le 16 Juin 2020
    Ils sont désignés par leur nom ils ont survécu, ils ont grandi, sont devenus des hommes et des femmes, ils ont un métier : instituteur, ouvrière, trayeuse, chauffeur, employée des postes, tisseuse, artiste peintre, photographe, ajusteur, musicien… L’âge qui leur est donné est celui qu’ils avaient en 1941 quand la guerre a éclaté, comme un temps suspendu, arrêté, un basculement soudain dans un monde inconnu. Certains disent la douleur d’avoir à se souvenir, ils évoquent le silence qu’ils ont construit après, ils disent les images gravées, hachées, cassées, plantées profond. Ce n’est pas un livre d’histoire, c’est un livre sur les vivants, sur la fragmentation du vivant devant ce qui échappe à l’humain, à hauteur d’enfant, quand l’innocence explose en plein vol. A travers les crimes de guerre perpétrés par l’armée allemande lors de l’invasion de l’URSS en 1941, notamment en Biélorussie, ce texte met en scène des bourreaux ordinaires, capables de caresser des chatons après avoir massacré des enfants. Publié en 1985, le livre de Svetlana Alexievitch place le lecteur face à 101 témoignages qui se succèdent sans transition, avec la dureté de la pierre. Elle ne propose pas d’analyse, elle expose dans les souvenirs racontés, les traces... Ils sont désignés par leur nom ils ont survécu, ils ont grandi, sont devenus des hommes et des femmes, ils ont un métier : instituteur, ouvrière, trayeuse, chauffeur, employée des postes, tisseuse, artiste peintre, photographe, ajusteur, musicien… L’âge qui leur est donné est celui qu’ils avaient en 1941 quand la guerre a éclaté, comme un temps suspendu, arrêté, un basculement soudain dans un monde inconnu. Certains disent la douleur d’avoir à se souvenir, ils évoquent le silence qu’ils ont construit après, ils disent les images gravées, hachées, cassées, plantées profond. Ce n’est pas un livre d’histoire, c’est un livre sur les vivants, sur la fragmentation du vivant devant ce qui échappe à l’humain, à hauteur d’enfant, quand l’innocence explose en plein vol. A travers les crimes de guerre perpétrés par l’armée allemande lors de l’invasion de l’URSS en 1941, notamment en Biélorussie, ce texte met en scène des bourreaux ordinaires, capables de caresser des chatons après avoir massacré des enfants. Publié en 1985, le livre de Svetlana Alexievitch place le lecteur face à 101 témoignages qui se succèdent sans transition, avec la dureté de la pierre. Elle ne propose pas d’analyse, elle expose dans les souvenirs racontés, les traces que la guerre a imprimé dans les corps et dans les têtes. Une guerre sans fin, qui survit à travers ces derniers témoins, les récits qu’elle recueille font de nous lecteurs, des passeurs de mémoire.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Lea25 Posté le 12 Janvier 2020
    J'avais déjà lu auparavant '' La guerre n'a pas un visage de femme ''. J'ai réitéré l'expérience avec Derniers témoins, et je suis toujours aussi admirative. Chaque témoignage me bouleverse et me rapproche un peu plus de la réalité terrible que les gens ont vécu durant la Seconde Guerre Mondiale. C'est par ce biais là que j'ai toujours préféré abordé la grande Histoire, à travers des histoires humaines individuelles et particulières. Durant 20 ans, Svetlana Alexievitch est allée à la recherche des survivants en Russie et en Biélorussie qui étaient alors des enfants pendant la guerre. Leurs témoignages sont précieux, ils sont à lire et à relire.
  • Tocca Posté le 31 Octobre 2019
    Difficile de dire s'il s'agit là d'un ouvrage d'histoire, de journalisme ou de littérature. Mais qu'importe. Il s'agit là de quelques dizaines de témoignages d'enfants biélorusses ayant vécu la Seconde Guerre Mondiale (si on peut parler de "vivre", compte tenu des conditions...) dans cette zone absolument ravagée par l'armée allemande pendant l'offensive de l'Est. Et à travers ces mots, impossible de ne pas s'émouvoir, et surtout de ne pas apprendre. Grâce à ce bouquin, j'ai ressorti mes livres d'Histoire (pour constater à quel point ce conflit n'y est traité que sous l'angle "occidental" et occulte presque les 20 millions de morts à l'Est) et passé des heures sur internet à m'informer sur tout ce pan de l'Histoire que j'ignorais. Je pense que l'objectif visé par l'auteure est atteint : son message est transmis, et l'humanité n'oubliera pas ce qui s'est déroulé. Bravo.
  • PtitVincent Posté le 22 Octobre 2019
    Durant plus de 20 ans, Svetlana Alexievitch a parcouru les routes de Biélorussie et d’Ukraine à la recherche de survivants, ayant connu la Seconde guerre mondiale alors qu’ils n’étaient que des enfants. 101 témoignages sont ainsi publiés dans la version définitive de cet ouvrage. 101 témoignages forts différents, les enfants étant d’un âge différent, d’origines sociales, culturelles et cultuelles différentes. 101 témoignages qui forment pourtant un ensemble cohérent. Avec comme premier point commun, une accumulation d’horreurs, celles de l’armée nazie face à une population civile. Combien nous parlent de rafles, d’exécutions sommaires, de plaisirs sadiques même dans la cruauté (enfants tués devant leurs mères, ou a contrario, parents assassinés devant leurs progénitures) ? Ensuite, les mots qui reviennent le plus souvent sont la fuite et la faim. La fuite car le front reculera jusqu’à Moscou et Leningrad (Saint-Pétersbourg aujourd’hui) et les populations sont appelées à fuir les exactions de l’ennemi (pour pratiquer également la politique de la terre brûlée, ce qui n’est pas précisé dans cet ouvrage, tous les villages incendiés étant attribués aux nazis). Mais aussi la faim donc, puisque toutes les régions entre la Pologne et le front seront les lieux de terribles famines durant les années de... Durant plus de 20 ans, Svetlana Alexievitch a parcouru les routes de Biélorussie et d’Ukraine à la recherche de survivants, ayant connu la Seconde guerre mondiale alors qu’ils n’étaient que des enfants. 101 témoignages sont ainsi publiés dans la version définitive de cet ouvrage. 101 témoignages forts différents, les enfants étant d’un âge différent, d’origines sociales, culturelles et cultuelles différentes. 101 témoignages qui forment pourtant un ensemble cohérent. Avec comme premier point commun, une accumulation d’horreurs, celles de l’armée nazie face à une population civile. Combien nous parlent de rafles, d’exécutions sommaires, de plaisirs sadiques même dans la cruauté (enfants tués devant leurs mères, ou a contrario, parents assassinés devant leurs progénitures) ? Ensuite, les mots qui reviennent le plus souvent sont la fuite et la faim. La fuite car le front reculera jusqu’à Moscou et Leningrad (Saint-Pétersbourg aujourd’hui) et les populations sont appelées à fuir les exactions de l’ennemi (pour pratiquer également la politique de la terre brûlée, ce qui n’est pas précisé dans cet ouvrage, tous les villages incendiés étant attribués aux nazis). Mais aussi la faim donc, puisque toutes les régions entre la Pologne et le front seront les lieux de terribles famines durant les années de guerre, faisant sans doute à elles seules des millions de morts. Mais ce qui frappe le plus dans ces récits est sans doute le choix des mots : chacun des intervenants, en plongeant dans ses souvenirs d’enfance retrouve également des mots et expressions de cette époque, ou du moins des mots simples et touchants (« On a enterré grand-père sous la fenêtre… », « Tout le monde voulait avoir un papa », « Je veux toujours ma maman »). Pas besoin de grands discours pour être marqués par ces témoignages qui expriment aussi l’amour et le courage des mères, l’absence des pères (au front ou avec les partisans pour une grande part d’entre eux) et les conséquences pour la vie d’après : les maisons des enfants pour ceux qui ne retrouveront pas leurs parents, mais également des peurs, des rejets, des blessures psychologiques qui jamais ne pourront être soignées. 101 témoignages forts sur les victimes premières d’un conflit, les enfants, et plus particulièrement sur le front de l’Est durant cette Seconde guerre mondiale. 101 témoignages indispensables.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Swanney Posté le 14 Juillet 2019
    Une collection de récits d'adultes qui ont connu la seconde guerre mondiale dans leur enfance.#8232; Tous semblent venir viennent de la région de Minsk, ou de la Bielorussie en général. Comme souvent chez cette autrice (qui avait eu le Prix Nobel pour La fin de l'homme rouge), le livre est un choeur de voix de témoins de l'époque. La seule limite que je trouve à l'exercice dans ce cas précis est le fait qu'il y a moins de diversité géographique que dans ces autres ouvrages. Cependant, pour quiconque veut découvrir le vécu des enfants dans ce lieu et cette époque, ou pour quiconque réfléchit sur le sens de la guerre et l'impact sur les jeunes générations, voici un ouvrage magnifique.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…