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EAN : 9782266308489
Code sériel : 16463
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Derrière les panneaux, il y a des hommes

Date de parution : 16/01/2020
Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l’autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.
Il observe, il surveille, il est patient.
Parmi tous ceux qu’il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s’agite dans un monde clos, quelqu’un sait, forcément.
Week-end...
Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l’autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.
Il observe, il surveille, il est patient.
Parmi tous ceux qu’il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s’agite dans un monde clos, quelqu’un sait, forcément.
Week-end du 15 août, caniculaire, les vacanciers se pressent, s’agacent, se disputent. Sous l’asphalte, lisse et rassurant, la terre est chaude, comme les désirs des hommes.
Soudain ça recommence, les sirènes, les uniformes. L’urgence.
Pierre n’a jamais été aussi proche de celui qu’il cherche.

Cet ouvrage a reçu le Grand Prix de littérature policière
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EAN : 9782266308489
Code sériel : 16463
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Ce roman haletant, ambitieux, au style nerveux, incantatoire, est une peinture sans concession d’un microcosme où «la tragédie est plus fréquente que le bonheur». » Emmanuel Romer, La Croix

« A la fois roman noir et tragédie contemporaine. […] L’écriture poétique, le rythme sans cesse en mouvement ajoutent encore de la puissance à cette œuvre sombre. » Christine Ferniot, Télérama

« C’est du beau roman noir, du très très noir, du très grand noir. » Alexandra Schwartzbrod, Libération

« Du grand roman noir, de la tragédie poétique. » Pop Fiction (France Inter)

« L’écriture de J. Incardona est tranchante et rapide, elle a le don de faire surgir des images, des odeurs, un malaise palpable. On pense à certains romans de Michel Houellebecq. » Anne Pitteloud, Le Courrier

« Une œuvre brulante. » Michel Abescat, Le Cercle Polar

« Du grand roman noir. » La Liberté
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • micheleranklsherpa Posté le 6 Septembre 2020
    Dénouement logique. Logiquement très sombre. Un déchaînement et un enchaînement. Entropie. Pourtant on se dit que tout est bien qui finit bien. Mais cela ne suffira quand même pas. Logiquement. Car même cette justice-là ne peut rien effacer... L’histoire reste en mémoire. Et je me demande ce que deviennent les mères.
  • Alexmotamots Posté le 19 Août 2020
    On suit avec passion Pierre, mais aussi Pascal le cuisinier du resto-route ; Julie en charge de l’enquête et son subordonné qui se comprennent à demi-mot ; Lola la prostitué avec encore son pénis du temps où elle était un garçon ; le gérant de la franchise de 4 resto-routes qui démantèle un trafic de viande pour mieux cacher ses propres faux en écriture. J’ai aimé découvrir en fin de volume que l’auteur s’était inspiré de certains personnages d’autres auteurs. Des personnages haut en couleur sur ces aires d’autoroute grises où l’on ne fait que passer et manger et pisser (parfois même pas dans les toilettes). On sait dès les premières pages qui est le coupable, puis on découvre petit à petit comment il opère, comment il a détruit des familles et l’on attend les dénouement avec impatience car tous les personnages se croisent sans cesse. Un auteur découvert il y a peu et que je trouve passionnant. L’image que je retiendrai : Celle des kilos de gras servis aux clients, si bien décrit par l’auteur.
  • natn Posté le 1 Août 2020
    Ouvrez ce livre et vous ne vous arrêterez plus sur une aire d’autoroute avec le même regard. Un coup de poing que ce roman noir à l’écriture rapide, prenante, stressante grâce au rythme imposé par des retours à la ligne, des phrases assez courtes. Autant vous dire que je déteste les polars avec la traque d’un tueur en série psychopathe. Là rien à voir. Oui, nous avons un tueur que nous suivons dès le départ, Pascal, accusé de viol en tournante et victime d’un accident de voiture si violent qu’il en est resté sourd… et impuissant. Alors, si nombre de pages sont trash, très trash, tout ce qui concerne l’enlèvement ou ce qu’il a pu faire aux enfants est passé pudiquement sous silence. Ce n’est pas ce qui intéresse l’auteur. Non, c’est cette douleur inimaginable qui pousse Pierre à vivre dans sa voiture pour traquer une piste sur les aires d’autoroute où Lucie sa fille a disparu. Et sa femme qui sombre dans le sexe, couple qui s’aime mais ne peut plus s’approcher et Marc et Sylvie… Et puis tous ces personnages forts qui hantent les aires de stationnement, les 2 policiers aussi sont faits de chair et de sang... Ouvrez ce livre et vous ne vous arrêterez plus sur une aire d’autoroute avec le même regard. Un coup de poing que ce roman noir à l’écriture rapide, prenante, stressante grâce au rythme imposé par des retours à la ligne, des phrases assez courtes. Autant vous dire que je déteste les polars avec la traque d’un tueur en série psychopathe. Là rien à voir. Oui, nous avons un tueur que nous suivons dès le départ, Pascal, accusé de viol en tournante et victime d’un accident de voiture si violent qu’il en est resté sourd… et impuissant. Alors, si nombre de pages sont trash, très trash, tout ce qui concerne l’enlèvement ou ce qu’il a pu faire aux enfants est passé pudiquement sous silence. Ce n’est pas ce qui intéresse l’auteur. Non, c’est cette douleur inimaginable qui pousse Pierre à vivre dans sa voiture pour traquer une piste sur les aires d’autoroute où Lucie sa fille a disparu. Et sa femme qui sombre dans le sexe, couple qui s’aime mais ne peut plus s’approcher et Marc et Sylvie… Et puis tous ces personnages forts qui hantent les aires de stationnement, les 2 policiers aussi sont faits de chair et de sang et c’est haletant, marquant. L’auteur frappe fort mais on y croit totalement, parce que c’est sans concession. Quand Pierre se rend compte qu’il a commencé la traque quand il a vu la photo de sa fille d’alerte enlèvement, taguée avec un sexe d’homme. Comment accepter cela effectivement ? Comment juguler sa haine, sa volonté de faire sa propre vengeance ou celle de sombrer et de ne plus se relever ? En fait, je l’ai lu presque comme un documentaire sur le sujet. Un éclairage qui va bien plus loin qu’un simple roman noir.
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  • Carolivra Posté le 30 Juillet 2020
    Derrière les panneaux il y a des hommes est un roman d’une noirceur extrême, peut-être le roman le plus noir que j’ai pu lire à ce jour. On suit Pierre, médecin légiste, qui erre sur l’autoroute à la recherche de sa fille, Lucie, enlevée sur une aire. Enfin, Pierre cherche plutôt celui qui a pu faire ça car il n’a plus guère d’illusion sur le sort de sa fille. Seule la vengeance l’anime à présent. Faire payer le salopard qui s’en est pris à sa fille. Pierre en est persuadé, il a affaire à un pervers qui va récidiver. Ce 15 week-end du 15 août, Pierre obtient enfin ce qu’il veut. Une autre jeune fille, Marie, est enlevée… Ce roman concentre à lui tout seul la noirceur la plus crasse: la violence, le sexe, la misère sociale et culturelle. Dès le départ, on sait qui a enlevé et tué Lucie. L’auteur n’en fait aucun mystère. Le lecteur va suivre l’enquête de Pierre qui ne cherche qu’à se venger et l’enquête des gendarmes. On aperçoit aussi la vie de ceux qui ont perdu un enfant dans cette histoire: Ingrid, la femme de Pierre, qui noie son chagrin dans l’alcool et le sexe;... Derrière les panneaux il y a des hommes est un roman d’une noirceur extrême, peut-être le roman le plus noir que j’ai pu lire à ce jour. On suit Pierre, médecin légiste, qui erre sur l’autoroute à la recherche de sa fille, Lucie, enlevée sur une aire. Enfin, Pierre cherche plutôt celui qui a pu faire ça car il n’a plus guère d’illusion sur le sort de sa fille. Seule la vengeance l’anime à présent. Faire payer le salopard qui s’en est pris à sa fille. Pierre en est persuadé, il a affaire à un pervers qui va récidiver. Ce 15 week-end du 15 août, Pierre obtient enfin ce qu’il veut. Une autre jeune fille, Marie, est enlevée… Ce roman concentre à lui tout seul la noirceur la plus crasse: la violence, le sexe, la misère sociale et culturelle. Dès le départ, on sait qui a enlevé et tué Lucie. L’auteur n’en fait aucun mystère. Le lecteur va suivre l’enquête de Pierre qui ne cherche qu’à se venger et l’enquête des gendarmes. On aperçoit aussi la vie de ceux qui ont perdu un enfant dans cette histoire: Ingrid, la femme de Pierre, qui noie son chagrin dans l’alcool et le sexe; les parents de Marie, un couple qui explose en plein vol; les errances de Pierre sur l’autoroute. L’autoroute est un des personnages du roman. C’est un microcosme de notre société dans lequel nous ne sommes que de passage. L’auteur y montre un monde sale et crasse: les prostituées, les employés, les vacanciers qui se côtoient sans jamais vraiment se regarder. Le roman n’y va pas avec le dos de la cuillère et n’épargne pas son lecteur mais il montre la vie dans ce qu’elle a de plus crue: le sexe y apparaît très souvent; la cupidité des hommes; la violence partout, tout le temps. L’écriture de Joseph Incardona est très resserrée, économe et efficace. Les phrases sont courtes, percutantes, lapidaires, souvent sans verbe conjugué mais elles vont parfaitement avec les thèmes abordés par l’auteur et mettent en exergue la violence par les mots et les tournures. Les personnages sont tous très forts et percutants. Il y a Pascal, le serveur du restoroute que personne ne voit, un pauvre type échoué là; Lola, la prostituée qui offre ses services aux camionneurs le long de l’autoroute, une façon d’échapper à une vie à laquelle elle a tourné le dos; Julie, la capitaine de gendarmerie, déterminée, peut-être froide par certains aspects. Toute cette galerie de personnages est d’un réalisme cru, sans fard et donne du poids au roman. Il y a enfin cette intrigue. Derrière les panneaux il y a des hommes se lit comme un thriller et il m’a été difficile de le lâcher malgré sa violence qui nous éclabousse au passage. On a envie de savoir su Pierre réussira à se venger. Si le kidnappeur sera enfin arrêté. Le rythme est soutenu et nous embarque sans ménagement. « Derrière les panneaux il y a des hommes » est un roman d’une crudité et d’une violence extrêmes avec un style particulier qui passe ou qui casse. Joseph Incardona nous offre un joyau sombre et sans éclat d’une intensité forte.
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  • paroles Posté le 1 Juin 2020
    Une autoroute. Rien de plus banale qu’une autoroute. De l’asphalte, des kilomètres d’asphalte. Des aires de repos. Des stations services. Rien à voir. Rien à signaler. Comme un no man’s land. Un passage obligé vers l’ailleurs. Et pourtant... C’est là que Pierre a élu domicile. Il vit dans sa voiture. Il attend. Il attend que le salopard qui lui a pris sa fille il y a six mois, fasse une erreur, une petite erreur et c’est lui, à son tour, qui le fera disparaître. Car il sait, il sent que c’est là que tout se joue, sur cette autoroute. Quelle claque que ce roman ! Une écriture acérée qui vous lacère le coeur et les entrailles car perdre un enfant et ne pas savoir ce qu’il est devenu est un calvaire, une épreuve insurmontable. Une écriture rapide et puissante qui vous livre immédiatement les images, les sons et les odeurs : on baigne dans ce marasme autant psychologiquement que physiquement (la canicule de ce mois d’août joue à part entière dans ce drame). On découvre l’envers du décor (c’est glauque, c’est sale, ça pue la merde et la pisse) et tous les habitants qui peuplent les autoroutes (employés des restaurants, stations services, et... Une autoroute. Rien de plus banale qu’une autoroute. De l’asphalte, des kilomètres d’asphalte. Des aires de repos. Des stations services. Rien à voir. Rien à signaler. Comme un no man’s land. Un passage obligé vers l’ailleurs. Et pourtant... C’est là que Pierre a élu domicile. Il vit dans sa voiture. Il attend. Il attend que le salopard qui lui a pris sa fille il y a six mois, fasse une erreur, une petite erreur et c’est lui, à son tour, qui le fera disparaître. Car il sait, il sent que c’est là que tout se joue, sur cette autoroute. Quelle claque que ce roman ! Une écriture acérée qui vous lacère le coeur et les entrailles car perdre un enfant et ne pas savoir ce qu’il est devenu est un calvaire, une épreuve insurmontable. Une écriture rapide et puissante qui vous livre immédiatement les images, les sons et les odeurs : on baigne dans ce marasme autant psychologiquement que physiquement (la canicule de ce mois d’août joue à part entière dans ce drame). On découvre l’envers du décor (c’est glauque, c’est sale, ça pue la merde et la pisse) et tous les habitants qui peuplent les autoroutes (employés des restaurants, stations services, et autres péages, prostitués, routiers, gardiens). C’est férocement inhumain et humain en même temps. C’est cru, violent et paradoxalement très pudique quand il s’agit des enfants. On s’englue dans cette crasse comme dans le désespoir sans fin de ces parents orphelins de leurs petits. C’est noir... mais du très beau noir qui touche à l’éblouissement !
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