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Robert Laffont
EAN : 9782221240861
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 122 x 182 mm

Dieu, le temps, les hommes et les anges - Prix Nobel de littérature

Christophe GLOGOWSKI (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 21/03/2019

Antan a tout l’air de n’être qu’un paisible village polonais. L’existence y est ponctuée par le temps : le temps d’aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l’univers – coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l’histoire. Mais qui préside à son destin ?...

Antan a tout l’air de n’être qu’un paisible village polonais. L’existence y est ponctuée par le temps : le temps d’aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l’univers – coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l’histoire. Mais qui préside à son destin ? Dieu, qui du haut des cieux lui envoie les maux et les bonheurs dévolus aux humains, ou le châtelain Popielski, envoûté par le Jeu du labyrinthe que lui a offert le rabbin et qui, d’un coup de dés, renverse peut-être l’ordre des choses ? Un homme se transforme en bête, les âmes des morts errent dans le bourg jusqu’à se croire vivantes, des animaux parlent à une vieille folle… Au cours ordinaire de la vie se substitue brutalement la guerre avec son cortège d’événements diaboliques.
Un conte ponctué de purs moments d’émotion, de fragiles instants de vérité saisis au vol par une plume d’une fraîcheur et d’une originalité peu communes, celle d’Olga Tokarczuk, la romancière polonaise contemporaine la plus traduite dans le monde, récompensée du prix international Man Booker 2018.

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EAN : 9782221240861
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 122 x 182 mm

Ils en parlent

« Magnifiquement inspirée, Tokarczuk déroule un conte empli de gestes du quotidien, de bouts de vie, d'émotions, de fraîcheur et d'originalité. »
Serge Bressan / Le Quotidien

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • luocine Posté le 20 Avril 2020
    Il m’a fallu cette période de confinement pour venir à bout de ce livre. Autant j’ai été conquise tout de suite et totalement emportée par la lecture « Sur les Ossements des morts », autant je me suis contrainte pour lire ce roman au moins pour le premier tiers.( Pourtant je savais qu’Athalie avait beaucoup aimé, ce qui est pour moi une bonne référence.) Il faut dire que ce roman est étrange, constitué de courts chapitres qui sont consacrés à un seul personnage intitulés « au temps de … ». Ces chapitres finissent tel un puzzle à raconter l’histoire d’un village et au delà l’histoire de la Pologne. Dieu et les Anges sont aussi de la partie et ce mélange de métaphysique de nature et d’humain n’est pas si facile à accepter pour une rationaliste comme moi. Seulement voilà, cette écrivaine a un talent incroyable et quand peu à peu j’ai lâché mes réflexes habituels de cartésienne, j’ai aimé cette lecture. En touches successives, c’est bien l’histoire d’une famille polonaise jusqu’à aujourd’hui dont il s’agit et à travers leurs relations individuelles on comprend mieux que jamais l’histoire et les malheurs de la Pologne marquée à tout jamais par l’extermination des... Il m’a fallu cette période de confinement pour venir à bout de ce livre. Autant j’ai été conquise tout de suite et totalement emportée par la lecture « Sur les Ossements des morts », autant je me suis contrainte pour lire ce roman au moins pour le premier tiers.( Pourtant je savais qu’Athalie avait beaucoup aimé, ce qui est pour moi une bonne référence.) Il faut dire que ce roman est étrange, constitué de courts chapitres qui sont consacrés à un seul personnage intitulés « au temps de … ». Ces chapitres finissent tel un puzzle à raconter l’histoire d’un village et au delà l’histoire de la Pologne. Dieu et les Anges sont aussi de la partie et ce mélange de métaphysique de nature et d’humain n’est pas si facile à accepter pour une rationaliste comme moi. Seulement voilà, cette écrivaine a un talent incroyable et quand peu à peu j’ai lâché mes réflexes habituels de cartésienne, j’ai aimé cette lecture. En touches successives, c’est bien l’histoire d’une famille polonaise jusqu’à aujourd’hui dont il s’agit et à travers leurs relations individuelles on comprend mieux que jamais l’histoire et les malheurs de la Pologne marquée à tout jamais par l’extermination des juifs. Cette nation a perdu à ce moment là une partie importante de son fondement culturel, une telle barbarie sur son propre sol devant les yeux de ses habitants ne pouvaient que laisser des traces. Ce livre est aussi un hymne à la nature qui est, et sera toujours, la grande gagnante surtout si les hommes ne veulent pas l’écouter. L’histoire actuelle d’un petit Virus si petit mais si malin que personne ne peut l’empêcher d’infecter l’humanité entière, n’est-il pas une preuve que la nature est plus forte que toutes les constructions humaine et que certains progrès même extraordinaires fragilisent l’humanité. Je pense donc que ce livre s’inscrit dans la réflexion que nous pouvons avoir à propos de la pandémie actuelle et en plus permet de passer un long moment avec une écrivaine remarquable qui a un sens de l’humour qui rend ses récits très attachants.
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  • Jennie92 Posté le 12 Avril 2020
    Un livre bouleversant où les personnages vous pénètrent. Exceptionnel d’humanité, d’amour pour les gens différents, les laissés pour compte, ceux qui sont seuls.
  • PtitVincent Posté le 11 Avril 2020
    Antan, petit village polonais qui semble loin de tout, de la ville et des désordres du monde. Et pourtant, Michel doit partir à la guerre, celle qu’on appellera la Première guerre mondiale. Laissant Geneviève, sa femme, seule pour attendre leur premier enfant. Revenu du conflit, il tombe sous le charme de sa fille, Misia, et lui offre son trésor de guerre, un moulin à café. Ainsi va la vie dans ce bourg, au fil des saisons, au fil des générations. Durant une cinquantaine d’années, les personnages verront le monde extérieur s’inviter dans leur quotidien et pourtant leur univers semble hors du temps. Olga Tokarczuk, prix Nobel 2018 décerné en 2019, apporte une sorte de réalisme magique dans le quotidien d’un village polonais ordinaire. Les nombreux personnages sont-ils modelés par Dieu et protégés par les anges ou est-ce eux qui façonnent Dieu à leur image ? Si ce questionnement trouble certains personnages, à l’image du châtelain, obnubilé par le jeu du Labyrinthe, ou de Misia qui voit le temps passer et lui filer tel du sable à travers la main, d’autres préfèrent privilégier le présent et s’adapter aux évolutions de la société polonaise. L’auteure multiplie les personnages tout comme les points... Antan, petit village polonais qui semble loin de tout, de la ville et des désordres du monde. Et pourtant, Michel doit partir à la guerre, celle qu’on appellera la Première guerre mondiale. Laissant Geneviève, sa femme, seule pour attendre leur premier enfant. Revenu du conflit, il tombe sous le charme de sa fille, Misia, et lui offre son trésor de guerre, un moulin à café. Ainsi va la vie dans ce bourg, au fil des saisons, au fil des générations. Durant une cinquantaine d’années, les personnages verront le monde extérieur s’inviter dans leur quotidien et pourtant leur univers semble hors du temps. Olga Tokarczuk, prix Nobel 2018 décerné en 2019, apporte une sorte de réalisme magique dans le quotidien d’un village polonais ordinaire. Les nombreux personnages sont-ils modelés par Dieu et protégés par les anges ou est-ce eux qui façonnent Dieu à leur image ? Si ce questionnement trouble certains personnages, à l’image du châtelain, obnubilé par le jeu du Labyrinthe, ou de Misia qui voit le temps passer et lui filer tel du sable à travers la main, d’autres préfèrent privilégier le présent et s’adapter aux évolutions de la société polonaise. L’auteure multiplie les personnages tout comme les points de vue et n’oublie pas, en décor, de nous présenter l’évolution d’un pays, mais n’hésite pas à apporter une touche de fantastique au milieu du quotidien. Des personnages qui nous touchent, nous émeuvent, nous marquent, à l'image d'Isidor, un homme-enfant différent et sensible. Un roman remarquable, une véritable découverte en ce qui me concerne.
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  • Coyotetired Posté le 10 Avril 2020
    Littérature fantastique et polonaise. À la fois ironique et désabusé. De la vodka en abondance, pour une vie dépourvue de sens. Et un dieu gateux qui ne goûte plus à son jeu. Poésie aussi douce-amère que le café de Misia.
  • rosulien Posté le 3 Avril 2020
    Dans ce livre au titre magnifique, Olga Tokarczuk nous raconte la histoire d’ un moulin à café à travers plusieurs générations dans un petit village polonais. On pense à Proust et à sa madeleine L’ histoire débute en 1914 Il faut se laisser emporter par l’ écriture originale, inventive et poétique Il faut entrer dans ce village rempli de personnages assez fantastiques, écouter les légendes, laisser le temps passer , le temps paisible des saisons , mais aussi le temps de la violence des hommes et de la guerre Dieu est là, en filigrane La magie et le mystère aussi Peu importe que le lecteur ne retienne pas tous les épisodes de ce récit , qu’ il oublie certains des nombreux personnages Il faut se laisser bercer , suivre, avec simplicité et émotion , l’ histoire surprenante de cette vie villageoise en Pologne , une vie qui semblerait banale et monotone que Olga Tokarczuk transformé en un magnifique roman Et le moulin à café, me direz-vous ?Mystère.
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