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EAN : 9782264066480
Code sériel : 5046
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
Germania
Joël Falcoz (traduit par)
Collection : Polar
Date de parution : 03/03/2016
Éditeurs :
10/18

Germania

Joël Falcoz (traduit par)
Collection : Polar
Date de parution : 03/03/2016
L’enquête d’un détective juif sur les traces d’un criminel nazi dans le Berlin des derniers jours du Reich
Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel... Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, l'ancien enquêteur star. Pourtant Oppenheimer est juif et donc officiellement interdit d'exercer... Tiraillé entre son quotidien misérable... Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, l'ancien enquêteur star. Pourtant Oppenheimer est juif et donc officiellement interdit d'exercer... Tiraillé entre son quotidien misérable dans une " maison juive " et le confort que lui offre son nouveau statut, Oppenheimer est de plus en plus inquiet. Tous les indices pointent vers un assassin appartenant à l'élite nazie, si Oppenheimer échoue, son destin est scellé. Mais n'est-il pas encore plus dangereux de démasquer le coupable ?
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EAN : 9782264066480
Code sériel : 5046
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LuEtRelu Posté le 21 Mai 2022
    Printemps 1944 à Berlin, des femmes sauvagement assassinées sont retrouvées devant des monuments de la Première Guerre Mondiale. Oppenheimer, un ex-commissaire juif de la Kripo est tiré de sa retraite forcée par un officier SS chargé de résoudre l'enquête. Dans le cadre historique de cette période, l'auteur aborde le sujet des Lebesborn, des différents entre SS, SD et SA, des bordels berlinois et leurs prostituées agents secrets et c'est sans parler des ambitions architecturales du parti nazi. L'auteur nous informe aussi du quotidien des berlinois : la multiplication des raids aériens, les alertes, les petites feuilles punaisées sur les ruines pour les changements d'adresse et, surtout, le maintien d'un semblant de vie sociale malgré tout. Un thriller-policier historique très intéressant dont l'intrigue est complexe. le cadre historique est soigné et les personnages sont creusés. On pourrait croire que ce roman est dans la mouvance « Bernie Gunther » du regretté Philip Kerr. C'est faux! Ce roman a son identité propre. Germania est le premier de la série Richard Oppenheimer, je ne manquerai pas de lire la suite.
  • Lamifranz Posté le 13 Mai 2022
    La chute de Berlin en 1945 est un des épisodes les plus tragiques de la 2de guerre mondiale (et Dieu sait qu'il n'en manque pas !). Plusieurs écrivains l'ont évoqué, mais deux en particulier semblent sortir du lot , Philip Kerr et Harald Gilbers. Philip Kerr (1956-2018) est écossais. Il a écrit la série des enquêtes de Bernie (Bernhard) Gunther, un détective privé, dans le Berlin de la fin du nazisme et du début de l'ère communiste. Ces aventures couvrent 14 volumes, mais on retiendra avec beaucoup d'intérêt les trois premiers réunis sous le titre Trilogie berlinoise (L'Eté de cristal - 1989, La Pâle figure - 1990, Un requiem allemand - 1995). Harald Gilbers, lui, est allemand, né en 1969. Ses romans couvrent exactement la même époque, mais le protagoniste principal est radicalement différent : Bernie Gunther, chez Philip Kerr, traîne une certaine nonchalance, un certain cynisme et un certain désenchantement, qui l'apparentent plus aux personnages du "roman noir" américain. Richard Oppenheimer, au contraire, est un juif allemand, vivant dans une semi-clandestinité, attentif à ne pas attirer l'attention sur lui, sa femme ou ses amis. Germania raconte l'histoire d'une enquête : plusieurs femmes sont assassinées et mutilées dans un Berlin... La chute de Berlin en 1945 est un des épisodes les plus tragiques de la 2de guerre mondiale (et Dieu sait qu'il n'en manque pas !). Plusieurs écrivains l'ont évoqué, mais deux en particulier semblent sortir du lot , Philip Kerr et Harald Gilbers. Philip Kerr (1956-2018) est écossais. Il a écrit la série des enquêtes de Bernie (Bernhard) Gunther, un détective privé, dans le Berlin de la fin du nazisme et du début de l'ère communiste. Ces aventures couvrent 14 volumes, mais on retiendra avec beaucoup d'intérêt les trois premiers réunis sous le titre Trilogie berlinoise (L'Eté de cristal - 1989, La Pâle figure - 1990, Un requiem allemand - 1995). Harald Gilbers, lui, est allemand, né en 1969. Ses romans couvrent exactement la même époque, mais le protagoniste principal est radicalement différent : Bernie Gunther, chez Philip Kerr, traîne une certaine nonchalance, un certain cynisme et un certain désenchantement, qui l'apparentent plus aux personnages du "roman noir" américain. Richard Oppenheimer, au contraire, est un juif allemand, vivant dans une semi-clandestinité, attentif à ne pas attirer l'attention sur lui, sa femme ou ses amis. Germania raconte l'histoire d'une enquête : plusieurs femmes sont assassinées et mutilées dans un Berlin au bord du chaos (on est fin 44). Le commandant SS Vogel fait appel à Richard Oppenheimer, ex-enquêteur vedette de la police, mais démis de ses fonctions parce que juif. La coopération de ces deux personnages que tout oppose finira quand même par payer, car la vérité au bout du compte éclatera. Germania raconte une histoire, mais surtout Germania raconte l'Histoire : avec une précision quasi documentaire, l'auteur nous fait vivre au quotidien le calvaire des Allemands, les bombardements, la misère, l'aveuglement des dirigeants, le combat pour la survie... L'approche des Russes hante tous les esprits, la psychose règne, une forme de folie s'empare des esprits. Le lecteur, happé par cette ambiance, cette atmosphère et le rythme imposé par l'auteur , ne peut échapper à l'emprise de ce livre particulièrement captivant. Les aventures de Richard Oppenheimer continuent, avec la même force et la même intensité dans les volumes suivants : Les Fils d'Odin (2016), Derniers jours à Berlin (2017), La Vengeance des cendres (2018) et Les Exfiltrés de Berlin (2021) tous parus aux éditions 10-18. Pour ceux qui voudraient connaître le fond historique des romans : deux ouvrages incontournables : Cornelius Ryan, La Dernière Bataille : La chute de Berlin (1966), et Antony Beevor, La chute de Berlin (2004)
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  • didier_paris Posté le 22 Février 2022
    7 mai 1944, Le troisième Reich s'effondre, mais Hitler veux toujours reconstruire Berlin et en faire sa cité grandiose Germania. Berlin se noie sous les pluies de bombes des alliés, le régime est de plus en plus paranoïaque, et comme toujours Goebbels hurle que ces heures sont décisives pour le 3eme Reich. Le peuple de Berlin vit au rythme des bombardements, terré dans les abris souterrains. Tout s'effondre, tout brûle, et les Berlinois en ont marre, sont découragés et à part les jeunesses hitlériennes fanatisées et le pouvoir nazis jusqu'auboutiste, personne ne croit plus en la victoire du national socialisme. Voilà le contexte. Alors quand des meurtres de femmes au lieu sur des sites rendant hommage aux combattants de la Première guerre mondiale, le pouvoir hitlérien pense qu'il faut résoudre l'enquête rapidement pour ne pas affoler les Berlinois déjà harassés, épuisés par les destructions qu'ils subissent. Cela pourrait se retourner contre le Reich. Alors, Vogler, SS hauptsturmfuhrer, fait appel à Richard Oppenheimer, enquêteur star et démis de ses fonctions parce qu'il est juif. Celui-ci ne peut refuser l'enquête sous peine de mort. Mais pourquoi la SS le charge t-elle donc une telle enquête ? Pourquoi utilise-t-elle un juif... 7 mai 1944, Le troisième Reich s'effondre, mais Hitler veux toujours reconstruire Berlin et en faire sa cité grandiose Germania. Berlin se noie sous les pluies de bombes des alliés, le régime est de plus en plus paranoïaque, et comme toujours Goebbels hurle que ces heures sont décisives pour le 3eme Reich. Le peuple de Berlin vit au rythme des bombardements, terré dans les abris souterrains. Tout s'effondre, tout brûle, et les Berlinois en ont marre, sont découragés et à part les jeunesses hitlériennes fanatisées et le pouvoir nazis jusqu'auboutiste, personne ne croit plus en la victoire du national socialisme. Voilà le contexte. Alors quand des meurtres de femmes au lieu sur des sites rendant hommage aux combattants de la Première guerre mondiale, le pouvoir hitlérien pense qu'il faut résoudre l'enquête rapidement pour ne pas affoler les Berlinois déjà harassés, épuisés par les destructions qu'ils subissent. Cela pourrait se retourner contre le Reich. Alors, Vogler, SS hauptsturmfuhrer, fait appel à Richard Oppenheimer, enquêteur star et démis de ses fonctions parce qu'il est juif. Celui-ci ne peut refuser l'enquête sous peine de mort. Mais pourquoi la SS le charge t-elle donc une telle enquête ? Pourquoi utilise-t-elle un juif ? Richard Oppenheimer comprend tout de suite qu'il va devoir faire très attention à ce qu'il fait. Lors de cette enquête sur le fil du rasoir, il traverse le Berlin en flammes, on pénètre dans l'hôtel Adlon, siège de la Gestapo, on voit les logements réservés aux nazis, et les conflits entre les services nazis et ceux de la Wehrmacht. On y cotoie Goebbels, pantin menaçant... Lors de l'enquête, on comprend les liens entre le psychopathe, avec une recherche sur les milices de SA, le patriotisme très répandu dans cette période et la folie guerrière du système. C'est une vision sociologique de l'Allemagne de cette époque, avec ses restrictions, ses rationnements et ses privations de droits, de nourritures, de logements pour les Allemands juifs, les menaces de déportations, les spoliation de biens. Oppenheimer aidé par un amie Hilde, psy, devra ménager ses opinions pour résoudre ces meurtres abominables. Et le couperet n'est jamais loin. C'est un très bon polar, social, vision de la fin d'un règne Hitlérien dans le chaos.
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  • Mavic_lit Posté le 3 Février 2022
    J’ai découvert cette série il y un an et demi avec La vengeance des cendres que j’avais beaucoup aimé malgré certaines longueurs lié au besoin de nous fournir des informations historiques les plus précises possibles. Mais j’avais complètement adhéré à l’intrigue et au personnage principal. J’ai donc décidé de reprendre par le début et de découvrir le premier tome mettant en avant le commissaire Richard Oppenheimer. Je vous parle aujourd’hui de Germania de Harald Gilbers paru aux éditions 10/18. Et j’ai adoré cette lecture, encore plus que La vengeance des cendres. Sûrement parce qu’il y a un subtil équilibre entre l’intrigue et les informations historiques qui parsèment le roman. En effet, l’histoire se déroule un an avant la fin de la seconde guerre mondiale, au coeur d’une Allemagne nazie souffrant des bombardements alliés. Mais cela n’empêche pas des crimes de se commettre bien au contraire. C’est même la période propice à toutes les atrocités je dirais même. Alors, lorsque le corps d’une femme est retrouvé face à un monument aux morts, c’est le début de grands ennuis. En effet, très vite on se rend compte que la victime aurait plus ou moins un lien direct avec certains membres du parti nazi et que cette... J’ai découvert cette série il y un an et demi avec La vengeance des cendres que j’avais beaucoup aimé malgré certaines longueurs lié au besoin de nous fournir des informations historiques les plus précises possibles. Mais j’avais complètement adhéré à l’intrigue et au personnage principal. J’ai donc décidé de reprendre par le début et de découvrir le premier tome mettant en avant le commissaire Richard Oppenheimer. Je vous parle aujourd’hui de Germania de Harald Gilbers paru aux éditions 10/18. Et j’ai adoré cette lecture, encore plus que La vengeance des cendres. Sûrement parce qu’il y a un subtil équilibre entre l’intrigue et les informations historiques qui parsèment le roman. En effet, l’histoire se déroule un an avant la fin de la seconde guerre mondiale, au coeur d’une Allemagne nazie souffrant des bombardements alliés. Mais cela n’empêche pas des crimes de se commettre bien au contraire. C’est même la période propice à toutes les atrocités je dirais même. Alors, lorsque le corps d’une femme est retrouvé face à un monument aux morts, c’est le début de grands ennuis. En effet, très vite on se rend compte que la victime aurait plus ou moins un lien direct avec certains membres du parti nazi et que cette affaire prend donc un tournant politique. Rien de plus fâcheux que mêler crime et politique. Surtout qu’ici, il ne faut pas que l’affaire s’ébruite et qu’elle soit résolue dans la plus grande discrétion. Autant dire que ça sent le sapin à plein nez cette histoire. Et contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à un juif pour résoudre ce crime. Mais attention, pas n’importe quel juif puisqu’il s’agit de l’ancien commissaire Richard Oppenheimer, condamné à vivre une vie de misère et maintenu en vie grâce au statut aryen de sa femme. Oppenheimer était une pointure dans son métier, et c’est entre autre pour cette raison que Vogler décide d’exploiter ses compétences pour tenter de résoudre l’enquête sans faire trop de vagues. Il se voit dans l’obligation d’accepter (en même temps peut-on vraiment refuser quoi que ce soit à cette époque ?) et le voilà avec un « cadeau » empoisonné entre les mains. On se doute bien que si une affaire comme celle-ci est mise entre les mains d’un juif, d’un paria de l’Allemagne nazie c’est qu’il y a anguille sous roche et que le tout va se révéler plus compliqué qu’il n’y paraît de premier abord. Ainsi, Oppenheimer va retrouver son quotidien bouleversé d’une part à cause de son enquête qui lui fait côtoyer la SS d’un peu trop près. Et d’autre part, les bombardements qui ne cessent de s’accentuer et plante un décor d’apocalypse en plein coeur de Berlin. D’ailleurs, on ressent cette atmosphère lourde teintée d’angoisse. Une angoisse de se faire déporter à tout moment, une angoisse de se faire tuer en pleine rue par une bombe, une angoisse de ne pas savoir si vous allez retrouver vos proches vivants en rentrant le soir. Les descriptions sont efficaces de ce côte-là et je ne peux que m’imaginer l’horreur que certains ont du vivre à cette époque, juifs comme allemands qui étaient contre la barbarie du régime nazie. Concernant l’enquête, je trouve qu’elle passe quelque peu au second plan. Ou plutôt, elle est un prétexte pour nous dépeindre la vie des allemands et des juifs en mai 1944. L’enquête prend le temps de se développer et de mettre ses rouages en place. En même temps, il est difficile pour Oppenheimer d’avancer avec son statut de juif mais aussi parce qu’il est confronté à des obstacles d’ordre politique. Heureusement, il est amené à enquêter avec le SS Vogler qui lui permettra d’enfoncer quelques portes tout en préservant le bien-être des hauts partis nazis. Ensemble, il forme un duo improbable mais efficace. Même si on se doute bien que cela n’est que temporaire et que chacun redeviendront ennemi de par leurs idéaux. L’affaire ne sera pas de tout repos et ils se verront confrontés à pas mal d’horreur, parce que le premier cadavre rencontré ne sera malheureusement pas le dernier. Le tueur joue avec eux et on ressent le plaisir qu’il prend à les mener en balade. Dans Germania, il y a toujours autant de descriptions et surtout d’explications historiques qui nous permettent de mieux appréhender l’intrigue et l’époque à laquelle évoluent nos protagonistes. De plus, cela permet de faire connaissance avec ces derniers et d’avoir un aperçu de ce qu’ils vivent au quotidien. Le meilleur comme le pire. Il soulève également des faits de société et la façon qu’a le régime nazi d’imposer son idéologie et comment il prévoit la future descendance aryenne de l’Allemagne nazie… assez horrifiant je dois dire. C’est percutant et avec les autres thèmes qu’il peut aborder dans son intrigue j’avoue que j’ai été transporté tout au long de ma lecture. En bref, Alors oui, ça peut toujours paraître long pour certains parce qu’on est pas au coeur d’une enquête pure et dure. Il y a un contexte tout autour et qui est tout aussi important. L’histoire prend le temps de se mettre en place mais elle nous enrichit de faits historiques et nous dépeint des personnages charismatiques et inoubliables. Lorsque l’enquête prend de la vitesse, je n’ai eu qu’une envie, savoir comment cela allait se terminer et quel serait le devenir de certains protagonistes. Je suis passée par pas mal d’émotions durant ma lecture et j’ai trouvé intéressant de situer l’intrigue au coeur de Berlin, au plus proche du régime nazie, proche de leur défaite aussi. Je vous le conseille si vous aimez la période de la Seconde Guerre Mondiale et que vous aimez les enquêtes qui prennent le temps de se développer. Pour ma part, j’ai adoré ce tome et il me tarde de lire le deuxième tome de cette série.
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  • Milllie Posté le 27 Novembre 2021
    Berlin, 1944. Quand un SS frappe à la porte de Richard Oppenheimer, ancien commissaire juif démis de ses fonctions, celui-ci pense forcément au pire. Mais c'est heureusement ses états de service passés qui intéressent la SS et il se voit confier une enquête sur de mystérieux assassinats de jeunes femmes. Germania nous plonge avec beaucoup de détails et de réalisme dans l'Allemagne nazie au bord du chaos : les bombardements alliés s'intensifient, les nazis perdent des batailles sur le front est et bientôt ouest avec le débarquement, la SS est aux abois mais la propagande fait de son mieux pour masquer la réalité et tout continue comme si de rien n'était. Pour Oppenheimer, juif condamné à enquêter en binôme avec un commandant SS, l'angoisse est donc permanente : le moindre faux pas pourrait lui être fatal, son sort sera sans doute scellé dès l'enquête terminée et surtout le simple fait de sortir dans la rue en portant l'étoile jaune ou d'interroger des témoins lui fait prendre des risques énormes. Le grand point fort de ce roman est de nous faire partager son quotidien et toute l'horreur de la situation dans laquelle il est plongée. On découvre de l'intérieur le régime nazi,... Berlin, 1944. Quand un SS frappe à la porte de Richard Oppenheimer, ancien commissaire juif démis de ses fonctions, celui-ci pense forcément au pire. Mais c'est heureusement ses états de service passés qui intéressent la SS et il se voit confier une enquête sur de mystérieux assassinats de jeunes femmes. Germania nous plonge avec beaucoup de détails et de réalisme dans l'Allemagne nazie au bord du chaos : les bombardements alliés s'intensifient, les nazis perdent des batailles sur le front est et bientôt ouest avec le débarquement, la SS est aux abois mais la propagande fait de son mieux pour masquer la réalité et tout continue comme si de rien n'était. Pour Oppenheimer, juif condamné à enquêter en binôme avec un commandant SS, l'angoisse est donc permanente : le moindre faux pas pourrait lui être fatal, son sort sera sans doute scellé dès l'enquête terminée et surtout le simple fait de sortir dans la rue en portant l'étoile jaune ou d'interroger des témoins lui fait prendre des risques énormes. Le grand point fort de ce roman est de nous faire partager son quotidien et toute l'horreur de la situation dans laquelle il est plongée. On découvre de l'intérieur le régime nazi, l'endoctrinement des jeunes, la propagande omniprésente et cette folie jusqu'au-boutiste d'un règne qui s'écroule tout en proclamant encore la victoire. Même si on a déjà beaucoup lu et vu sur le sujet, l'auteur restitue avec beaucoup de détails cette période et ce roman est un témoignage intéressant, qui plus est vu de l'intérieur. L'enquête elle-même m'a moins enthousiasmée. On est dans un roman policier classique, au rythme un peu lent, avec un scénario bien ficelé mais qui n'a rien de particulièrement original. J'ai eu du mal à me passionner vraiment pour l'énigme de ce serial-killer s'en prenant aux femmes et aux symboles du régime et ai trouvé que le roman souffrait de quelques longueurs. Heureusement l'enquête est aussi l'occasion pour l'auteur de nous faire partager les moments en commun de ces 2 personnages si opposés, Oppenheimer et Vogel, le commandant nazi chargé de l'enquête. Loin du manichéisme que la situation pourrait permettre, nous découvrons deux personnalités complexes, plongées malgré elles dans une époque terrible et qui peut être auraient pu s'apprécier et travailler ensemble sans la folie guerrière. Un roman qui pour moi vaut donc plus pour la description historique et les beaux portraits de personnages que pour le côté policier pur et dur. J'ai vu qu'il existait un autre ouvrage consacré à Oppenheimer, je m'y plongerai peut être à l'occasion.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…