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10/18
EAN : 9782264075628
Code sériel : 5687
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Jazz à l'âme

Éric Moreau (traduit par)
Date de parution : 19/08/2021
La vertigineuse ascension d'un génie du Jazz, contraint d'improviser la vie dans l'Amérique ségrégationniste.
Ludlow Washington est né différent. Abandonné à cinq ans aux mauvais traitements d'une institution pour aveugles, il endure les brimades jusqu'à ce que ses prodigieux talents de musicien lui offrent un ticket pour le monde. Un monde auquel il n'est pas préparé, et où il doit apprendre la vie à... Ludlow Washington est né différent. Abandonné à cinq ans aux mauvais traitements d'une institution pour aveugles, il endure les brimades jusqu'à ce que ses prodigieux talents de musicien lui offrent un ticket pour le monde. Un monde auquel il n'est pas préparé, et où il doit apprendre la vie à tâtons. Devenu un temps la propriété d'un orchestre d’une petite ville du Sud des Etats-Unis, Luddy emboîte bientôt le pas aux pionniers du Jazz et part à la conquête de la scène new-yorkaise, où il devient une icône de l'avant-garde de Harlem. Mais la musique ne suffit plus à adoucir ses démons intimes. Désorienté par la mémoire de son enfance volée, meurtri par les trahisons amoureuses, Ludlow est hanté au point de vaciller.

 « Ce roman, écrit en 1965, frappe fort. » Le Figaro Magazine

« Jazz à l’âme, récit poignant sur l’identité noire autant que sur la difficulté d’aimer quand on a vécu une enfance sans amour, est une surprise de taille. » Rollingstone

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Éric Moreau
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EAN : 9782264075628
Code sériel : 5687
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mcd30 Posté le 30 Octobre 2021
    Dans l’excellent Jazz à l’âme de William Melvin Kelley, c’est une triple peine pour notre héros. Ludlow Washington est né aveugle, pauvre et noir dans le sud des États-Unis. Pour lui offrir une chance de survivre et d’avoir un métier son père va l’abandonner dans une institution. Il deviendra un pianiste talentueux. A seize ans, il est embauché dans un orchestre. William Melvin Kelley met toute son empathie à nous faire découvrir le monde à travers les sensations et les questionnements de Ludlow. D’un seul coup, après dix ans à l’écart de la société sans autre amie que sa musique. Il découvre les femmes, se demande ce qu’est un noir et porte en lui une peur du rejet et une colère latente qui finira par s’exprimer. Incapable de donner ce qu’il n’a pas reçu, il quittera sa première femme et sa petite fille pour jouer dans un orchestre à Harlem . Il deviendra célèbre, tombera amoureux d’une jeune femme blanche, qui n’assumera pas et le quittera. Complètement détruit, il finira par trouver sa voie. Ce roman offre un très beau portrait psychologique, une belle restitution d’Harlem, de ses orchestres de jazz et de cet amour de la musique que tous partageaient. Je tiens à remercier... Dans l’excellent Jazz à l’âme de William Melvin Kelley, c’est une triple peine pour notre héros. Ludlow Washington est né aveugle, pauvre et noir dans le sud des États-Unis. Pour lui offrir une chance de survivre et d’avoir un métier son père va l’abandonner dans une institution. Il deviendra un pianiste talentueux. A seize ans, il est embauché dans un orchestre. William Melvin Kelley met toute son empathie à nous faire découvrir le monde à travers les sensations et les questionnements de Ludlow. D’un seul coup, après dix ans à l’écart de la société sans autre amie que sa musique. Il découvre les femmes, se demande ce qu’est un noir et porte en lui une peur du rejet et une colère latente qui finira par s’exprimer. Incapable de donner ce qu’il n’a pas reçu, il quittera sa première femme et sa petite fille pour jouer dans un orchestre à Harlem . Il deviendra célèbre, tombera amoureux d’une jeune femme blanche, qui n’assumera pas et le quittera. Complètement détruit, il finira par trouver sa voie. Ce roman offre un très beau portrait psychologique, une belle restitution d’Harlem, de ses orchestres de jazz et de cet amour de la musique que tous partageaient. Je tiens à remercier les éditions 10/18 pour ce roman qui me tentait tant. #Jazz à l’âme#NetGalleyFrance
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  • Flaubauski Posté le 19 Septembre 2021
    Non voyant de naissance, Ludlow Washington est confié dès son plus jeune âge à un foyer spécialisé dans lequel, entre brimades et humiliations, de ses camarades comme des adultes, il apprend à jouer, avec virtuosité, de la musique. Dès ses 16 ans, il est engagé pour ses talents par Bud Rodney, enfin « engagé » est un grand mot : le chef d’orchestre l’achète au foyer, et le jeune homme sera sa propriété jusqu’à ses 18 ans. Ludlow découvre ainsi le monde dans le Sud ségrégationniste des Etats-Unis, le jazz et l’amour devenant les deux moteurs de son existence. Jusqu’à sa liberté accordée à l’âge dévolu, grâce à laquelle son univers, fait de voyages et de rencontres déterminantes, va encore s’étoffer, humainement comme musicalement, pour le meilleur comme pour le pire. Alors qu’il raconte l’histoire d’un homme qui connaît une double exclusion, empreinte, forcément de pathos – au sens originel -, William Melvin Kelley fait le choix, bienvenu, de la sincérité, plus que de l’empathie, pour son personnage. Ainsi, Ludlow nous est décrit dans toute son humanité, avec ses nombreux défauts, comme ses nombreuses qualités, au-delà de sa condition première. Il est un personnage riche, dont l’on suit l’existence avec beaucoup... Non voyant de naissance, Ludlow Washington est confié dès son plus jeune âge à un foyer spécialisé dans lequel, entre brimades et humiliations, de ses camarades comme des adultes, il apprend à jouer, avec virtuosité, de la musique. Dès ses 16 ans, il est engagé pour ses talents par Bud Rodney, enfin « engagé » est un grand mot : le chef d’orchestre l’achète au foyer, et le jeune homme sera sa propriété jusqu’à ses 18 ans. Ludlow découvre ainsi le monde dans le Sud ségrégationniste des Etats-Unis, le jazz et l’amour devenant les deux moteurs de son existence. Jusqu’à sa liberté accordée à l’âge dévolu, grâce à laquelle son univers, fait de voyages et de rencontres déterminantes, va encore s’étoffer, humainement comme musicalement, pour le meilleur comme pour le pire. Alors qu’il raconte l’histoire d’un homme qui connaît une double exclusion, empreinte, forcément de pathos – au sens originel -, William Melvin Kelley fait le choix, bienvenu, de la sincérité, plus que de l’empathie, pour son personnage. Ainsi, Ludlow nous est décrit dans toute son humanité, avec ses nombreux défauts, comme ses nombreuses qualités, au-delà de sa condition première. Il est un personnage riche, dont l’on suit l’existence avec beaucoup d’intérêt, de ses débuts tonitruants dans le Sud, jusqu’au dénouement, inattendu, de sa carrière, en passant par l’acmé new-yorkais, chaque étape de cette existence donnant lieu à une rencontre amoureuse décisive, qui aura, à chaque fois, une influence, bénéfique ou néfaste, sur notre personnage. Et l’on suit, dans le sillage de Ludlow, avec tout autant d’intérêt, l’évolution du jazz dans les années 30-40, à travers une galerie de personnages, parfois tout aussi décisifs pour lui. Je remercie les éditions 10/18 et NetGalley de m’avoir permis de découvrir la version poche de ce roman.
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  • charlene_bzh Posté le 2 Septembre 2021
    Ludlow, un petit garçon aveugle de 5 ans, est vendu par son père à une institution spécialisée. C'est là qu'il a appris la musique. De toute façon il n'avait pas le choix, c'était ça ou faire la manche. Et puis il a été à nouveau vendu à un orchestre. La musique, il est doué pour la musique et c'est ce qui le sauve. Mais la musique ne peut pas tout contre les blessures infligées par la société et par son enfance meurtrie. C'est le portrait d'un homme blessé que dresse William Melvin Kelley. On regarde grandir ce petit garçon, se construire, évoluer. La vie est rude, la chance lui sourit en musique, mais l'oubli en amour. Ses démons le rattrapent. Le roman est découpé en six parties. Chacune d'elle débute par un résumé sous forme d'extrait d'interview de quelques lignes de Ludlow. Je trouve ces résumés aussi important que le texte lui même. Ils permettent une certaine fluidité dans le texte. D'ou mon bémol, ce récit est court, trop court peut-être et donc pas assez approndie, à mon goût, sur des sujets important comme la ségrégation, la musique, le jazz, l'orphelinat. J'ai eu l'impression de tout survoler. J'aurai aimé plus, beaucoup plus.... Ludlow, un petit garçon aveugle de 5 ans, est vendu par son père à une institution spécialisée. C'est là qu'il a appris la musique. De toute façon il n'avait pas le choix, c'était ça ou faire la manche. Et puis il a été à nouveau vendu à un orchestre. La musique, il est doué pour la musique et c'est ce qui le sauve. Mais la musique ne peut pas tout contre les blessures infligées par la société et par son enfance meurtrie. C'est le portrait d'un homme blessé que dresse William Melvin Kelley. On regarde grandir ce petit garçon, se construire, évoluer. La vie est rude, la chance lui sourit en musique, mais l'oubli en amour. Ses démons le rattrapent. Le roman est découpé en six parties. Chacune d'elle débute par un résumé sous forme d'extrait d'interview de quelques lignes de Ludlow. Je trouve ces résumés aussi important que le texte lui même. Ils permettent une certaine fluidité dans le texte. D'ou mon bémol, ce récit est court, trop court peut-être et donc pas assez approndie, à mon goût, sur des sujets important comme la ségrégation, la musique, le jazz, l'orphelinat. J'ai eu l'impression de tout survoler. J'aurai aimé plus, beaucoup plus. Il m'a manqué un petit quelque chose pour être totalement conquise par ce roman. J'avoue être restée sur ma faim même si j'en ai beaucoup apprécié la lecture.
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  • Opuscules Posté le 28 Août 2021
    J’ai toujours eu un penchant tout particulier pour les vies de musiciens, pour les romans mélodiques et pour les damnés des caves obscures. Jazz à l’âme, le deuxième roman de l’écrivain afro-américain William Melvin Kelley (publié en 1965), avait tout pour me plaire : en retraçant le destin d’un musicien de jazz aveugle dans l’Amérique raciste des années 30 à 50, l’auteur s’empare de grandes problématiques sociales pour livrer un texte hors du temps, étonnamment contemporain. Étonnant et sensoriel, incisif et électrique, Jazz à l’âme laisse pourtant à mon sens un amer goût d’inachevé et de frustration. Malgré ses nombreuses qualités stylistiques, on pourra regretter un questionnement de surface, qui survole de nombreuses thématiques sans réellement s’y attarder. Abandonné à cinq ans par son père dans une institution pour déficients visuels, Ludlow Washington construit sa vie comme une succession d’accords mineurs. Le jeune garçon s’émancipe des humiliations qu’il subit au sein de son pensionnat en développant un talent inné pour le jazz. Cédé à seize ans à un orchestre local du Sud des Etats-Unis, il entame une ascension vertigineuse qui le mènera jusqu’aux clubs enfumés d’Harlem, où il sera porté aux nues par l’avant garde new yorkaise en mal d'idoles.... J’ai toujours eu un penchant tout particulier pour les vies de musiciens, pour les romans mélodiques et pour les damnés des caves obscures. Jazz à l’âme, le deuxième roman de l’écrivain afro-américain William Melvin Kelley (publié en 1965), avait tout pour me plaire : en retraçant le destin d’un musicien de jazz aveugle dans l’Amérique raciste des années 30 à 50, l’auteur s’empare de grandes problématiques sociales pour livrer un texte hors du temps, étonnamment contemporain. Étonnant et sensoriel, incisif et électrique, Jazz à l’âme laisse pourtant à mon sens un amer goût d’inachevé et de frustration. Malgré ses nombreuses qualités stylistiques, on pourra regretter un questionnement de surface, qui survole de nombreuses thématiques sans réellement s’y attarder. Abandonné à cinq ans par son père dans une institution pour déficients visuels, Ludlow Washington construit sa vie comme une succession d’accords mineurs. Le jeune garçon s’émancipe des humiliations qu’il subit au sein de son pensionnat en développant un talent inné pour le jazz. Cédé à seize ans à un orchestre local du Sud des Etats-Unis, il entame une ascension vertigineuse qui le mènera jusqu’aux clubs enfumés d’Harlem, où il sera porté aux nues par l’avant garde new yorkaise en mal d'idoles. Derrière ce succès fulgurant, les fêlures de sa jeunesse dérobée, les souffrances de l’Amérique ségrégationniste et les déconvenues amoureuses ont néanmoins marqué au fer rouge le jeune prodige, qui flirte avec les ténèbres comme un funambule au-dessus de l’abîme. Parce que Ludlow Washington est condamné à l’obscurité, William Melvin Kelley exacerbe les sens. L’écrivain déploie un talent rare pour réussir à se glisser sans accroc dans la peau de son protagoniste. Plutôt que de sombrer dans un pathos larmoyant, il préfère prendre le parti d’explorer la société américaine à travers un prisme unique et sensuel. La cécité de Ludlow permet à l’auteur de questionner frontalement les fondements du racisme, mais également d'asséner la difficulté d’exister lorsque l’on sort des carcans d’une société cloisonnée. Jazz à l’âme est le roman des premières fois, des découvertes - et donc des déceptions - sur lesquelles se construit Ludlow. C’est enfin le roman de l’exploration et de l’apprentissage amer de la vie, pour un homme en décalage perpétuel avec le monde, ses pairs, les femmes et les courants musicaux en vogue à l’époque. Vous l’aurez compris, ma lecture de Jazz à l’âme s’est achevée en demi-teinte. Avec ce récit qui promettait de s’attaquer à des thématiques aussi graves que complexes, du handicap à la question raciale en passant par la découverte de la sexualité, les stigmates de l’enfance ou encore la difficulté des rapports hommes/femmes, William Melvin Kelley s’est engagé dans l’écriture d’un roman complexe, aux multiples tiroirs. Malheureusement, à trop vouloir en faire, l’auteur effleure ces problématiques sans les confronter de plein fouet. En revanche, si j’ai eu quelques accrochages avec le style elliptique et très délié de William Melvin Kelley, ceux-ci se sont dissipés rapidement. Au départ laborieuse, la lecture s’avère percutante et fluide, faite de silences et respirations savamment entremêlés, de pugnacité et d’audace ; enfin d’amertume et de sensualité.
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  • LFbib Posté le 13 Juin 2021
    Un superbe roman, dans lequel il est question de passion et des concessions qu’un musicien est prêt à faire (ou pas) pour percer. Des concessions pas toujours faciles à gérer quand on est noir, aveugle et pauvre. Dit comme ça, j’avoue que ça ne donne pas vraiment envie, mais je vous assure qu’il n’y a pas une once de pathos dans ce roman. Bien au contraire. J’ai tellement été emportée par la tranche de vie de ce trompettiste que j’ai cherché à en savoir plus sur lui, voire j’aurais bien aimé écouter quelques-uns de ses morceaux… mais oups… il s’agit d’un roman et non d’une biographie !
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