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EAN : 9782264075628
Code sériel : 5687
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Jazz à l'âme

Éric MOREAU (Traducteur)
Date de parution : 19/08/2021
La vertigineuse ascension d'un génie du Jazz, contraint d'improviser la vie dans l'Amérique ségrégationniste.
Ludlow Washington est né différent. Abandonné à cinq ans aux mauvais traitements d'une institution pour aveugles, il endure les brimades jusqu'à ce que ses prodigieux talents de musicien lui offrent un ticket pour le monde. Un monde auquel il n'est pas préparé, et où il doit apprendre la vie à... Ludlow Washington est né différent. Abandonné à cinq ans aux mauvais traitements d'une institution pour aveugles, il endure les brimades jusqu'à ce que ses prodigieux talents de musicien lui offrent un ticket pour le monde. Un monde auquel il n'est pas préparé, et où il doit apprendre la vie à tâtons. Devenu un temps la propriété d'un orchestre d’une petite ville du Sud des Etats-Unis, Luddy emboîte bientôt le pas aux pionniers du Jazz et part à la conquête de la scène new-yorkaise, où il devient une icône de l'avant-garde de Harlem. Mais la musique ne suffit plus à adoucir ses démons intimes. Désorienté par la mémoire de son enfance volée, meurtri par les trahisons amoureuses, Ludlow est hanté au point de vaciller.

 « Ce roman, écrit en 1965, frappe fort. » Le Figaro Magazine

« Jazz à l’âme, récit poignant sur l’identité noire autant que sur la difficulté d’aimer quand on a vécu une enfance sans amour, est une surprise de taille. » Rollingstone

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Éric Moreau
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EAN : 9782264075628
Code sériel : 5687
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • charlene_bzh Posté le 2 Septembre 2021
    Ludlow, un petit garçon aveugle de 5 ans, est vendu par son père à une institution spécialisée. C'est là qu'il a appris la musique. De toute façon il n'avait pas le choix, c'était ça ou faire la manche. Et puis il a été à nouveau vendu à un orchestre. La musique, il est doué pour la musique et c'est ce qui le sauve. Mais la musique ne peut pas tout contre les blessures infligées par la société et par son enfance meurtrie. C'est le portrait d'un homme blessé que dresse William Melvin Kelley. On regarde grandir ce petit garçon, se construire, évoluer. La vie est rude, la chance lui sourit en musique, mais l'oubli en amour. Ses démons le rattrapent. Le roman est découpé en six parties. Chacune d'elle débute par un résumé sous forme d'extrait d'interview de quelques lignes de Ludlow. Je trouve ces résumés aussi important que le texte lui même. Ils permettent une certaine fluidité dans le texte. D'ou mon bémol, ce récit est court, trop court peut-être et donc pas assez approndie, à mon goût, sur des sujets important comme la ségrégation, la musique, le jazz, l'orphelinat. J'ai eu l'impression de tout survoler. J'aurai aimé plus, beaucoup plus.... Ludlow, un petit garçon aveugle de 5 ans, est vendu par son père à une institution spécialisée. C'est là qu'il a appris la musique. De toute façon il n'avait pas le choix, c'était ça ou faire la manche. Et puis il a été à nouveau vendu à un orchestre. La musique, il est doué pour la musique et c'est ce qui le sauve. Mais la musique ne peut pas tout contre les blessures infligées par la société et par son enfance meurtrie. C'est le portrait d'un homme blessé que dresse William Melvin Kelley. On regarde grandir ce petit garçon, se construire, évoluer. La vie est rude, la chance lui sourit en musique, mais l'oubli en amour. Ses démons le rattrapent. Le roman est découpé en six parties. Chacune d'elle débute par un résumé sous forme d'extrait d'interview de quelques lignes de Ludlow. Je trouve ces résumés aussi important que le texte lui même. Ils permettent une certaine fluidité dans le texte. D'ou mon bémol, ce récit est court, trop court peut-être et donc pas assez approndie, à mon goût, sur des sujets important comme la ségrégation, la musique, le jazz, l'orphelinat. J'ai eu l'impression de tout survoler. J'aurai aimé plus, beaucoup plus. Il m'a manqué un petit quelque chose pour être totalement conquise par ce roman. J'avoue être restée sur ma faim même si j'en ai beaucoup apprécié la lecture.
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  • Opuscules Posté le 28 Août 2021
    J’ai toujours eu un penchant tout particulier pour les vies de musiciens, pour les romans mélodiques et pour les damnés des caves obscures. Jazz à l’âme, le deuxième roman de l’écrivain afro-américain William Melvin Kelley (publié en 1965), avait tout pour me plaire : en retraçant le destin d’un musicien de jazz aveugle dans l’Amérique raciste des années 30 à 50, l’auteur s’empare de grandes problématiques sociales pour livrer un texte hors du temps, étonnamment contemporain. Étonnant et sensoriel, incisif et électrique, Jazz à l’âme laisse pourtant à mon sens un amer goût d’inachevé et de frustration. Malgré ses nombreuses qualités stylistiques, on pourra regretter un questionnement de surface, qui survole de nombreuses thématiques sans réellement s’y attarder. Abandonné à cinq ans par son père dans une institution pour déficients visuels, Ludlow Washington construit sa vie comme une succession d’accords mineurs. Le jeune garçon s’émancipe des humiliations qu’il subit au sein de son pensionnat en développant un talent inné pour le jazz. Cédé à seize ans à un orchestre local du Sud des Etats-Unis, il entame une ascension vertigineuse qui le mènera jusqu’aux clubs enfumés d’Harlem, où il sera porté aux nues par l’avant garde new yorkaise en mal d'idoles.... J’ai toujours eu un penchant tout particulier pour les vies de musiciens, pour les romans mélodiques et pour les damnés des caves obscures. Jazz à l’âme, le deuxième roman de l’écrivain afro-américain William Melvin Kelley (publié en 1965), avait tout pour me plaire : en retraçant le destin d’un musicien de jazz aveugle dans l’Amérique raciste des années 30 à 50, l’auteur s’empare de grandes problématiques sociales pour livrer un texte hors du temps, étonnamment contemporain. Étonnant et sensoriel, incisif et électrique, Jazz à l’âme laisse pourtant à mon sens un amer goût d’inachevé et de frustration. Malgré ses nombreuses qualités stylistiques, on pourra regretter un questionnement de surface, qui survole de nombreuses thématiques sans réellement s’y attarder. Abandonné à cinq ans par son père dans une institution pour déficients visuels, Ludlow Washington construit sa vie comme une succession d’accords mineurs. Le jeune garçon s’émancipe des humiliations qu’il subit au sein de son pensionnat en développant un talent inné pour le jazz. Cédé à seize ans à un orchestre local du Sud des Etats-Unis, il entame une ascension vertigineuse qui le mènera jusqu’aux clubs enfumés d’Harlem, où il sera porté aux nues par l’avant garde new yorkaise en mal d'idoles. Derrière ce succès fulgurant, les fêlures de sa jeunesse dérobée, les souffrances de l’Amérique ségrégationniste et les déconvenues amoureuses ont néanmoins marqué au fer rouge le jeune prodige, qui flirte avec les ténèbres comme un funambule au-dessus de l’abîme. Parce que Ludlow Washington est condamné à l’obscurité, William Melvin Kelley exacerbe les sens. L’écrivain déploie un talent rare pour réussir à se glisser sans accroc dans la peau de son protagoniste. Plutôt que de sombrer dans un pathos larmoyant, il préfère prendre le parti d’explorer la société américaine à travers un prisme unique et sensuel. La cécité de Ludlow permet à l’auteur de questionner frontalement les fondements du racisme, mais également d'asséner la difficulté d’exister lorsque l’on sort des carcans d’une société cloisonnée. Jazz à l’âme est le roman des premières fois, des découvertes - et donc des déceptions - sur lesquelles se construit Ludlow. C’est enfin le roman de l’exploration et de l’apprentissage amer de la vie, pour un homme en décalage perpétuel avec le monde, ses pairs, les femmes et les courants musicaux en vogue à l’époque. Vous l’aurez compris, ma lecture de Jazz à l’âme s’est achevée en demi-teinte. Avec ce récit qui promettait de s’attaquer à des thématiques aussi graves que complexes, du handicap à la question raciale en passant par la découverte de la sexualité, les stigmates de l’enfance ou encore la difficulté des rapports hommes/femmes, William Melvin Kelley s’est engagé dans l’écriture d’un roman complexe, aux multiples tiroirs. Malheureusement, à trop vouloir en faire, l’auteur effleure ces problématiques sans les confronter de plein fouet. En revanche, si j’ai eu quelques accrochages avec le style elliptique et très délié de William Melvin Kelley, ceux-ci se sont dissipés rapidement. Au départ laborieuse, la lecture s’avère percutante et fluide, faite de silences et respirations savamment entremêlés, de pugnacité et d’audace ; enfin d’amertume et de sensualité.
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  • LFbib Posté le 13 Juin 2021
    Un superbe roman, dans lequel il est question de passion et des concessions qu’un musicien est prêt à faire (ou pas) pour percer. Des concessions pas toujours faciles à gérer quand on est noir, aveugle et pauvre. Dit comme ça, j’avoue que ça ne donne pas vraiment envie, mais je vous assure qu’il n’y a pas une once de pathos dans ce roman. Bien au contraire. J’ai tellement été emportée par la tranche de vie de ce trompettiste que j’ai cherché à en savoir plus sur lui, voire j’aurais bien aimé écouter quelques-uns de ses morceaux… mais oups… il s’agit d’un roman et non d’une biographie !
  • delphineste Posté le 12 Mars 2021
    William Melvin Kelley est un écrivain redécouvert et remis en lumière aux États-Unis et en France. Publié en 1965 aux États-Unis, traduit en 2020 en France, Jazz à l'âme paraît tellement contemporain ! Cette façon d'aborder la question raciale m'a paru aussi cruelle que franche et réelle. L'auteur nous parle ainsi des représentations que les Blancs ont des Noirs dans le contexte des années 1930 à 1950, et finalement le comportement que ceux-ci doivent adopter comme quelque chose qui va de soi. Tout est en subtilité : les inégalités raciales, le handicap, les relations familiales et amoureuses à une époque où la ségrégation et la pauvreté des minorités (noires) sont ancrées aux États-Unis, l'acceptation de soi, la tolérance, pour finalement essayer de trouver sa place. Tout ça sur fond de musique jazz. Ce texte est écrit avec une justesse qui m'a bluffée. Aucune fioriture. C'est un auteur à découvrir lire absolument !
  • jostein Posté le 29 Novembre 2020
    Enfant aveugle, Ludlow Washington est confié à une institution dès l’âge de cinq ans. Abandonné par sa famille, il grandit en apprenant que l’on est toujours l’esclave de quelqu’un. Mais les dirigeants blancs de l’école lui apprennent aussi la musique. C’est à grâce à son don musical qu’il peut quitter l’institut à seize ans tout en restant obligé de jouer pour l’orchestre de Bud Rodney jusqu’à sa majorité. Jeune homme doué et ambitieux, son chemin est jalonné de belles rencontres. Tout d’abord, Hardie, le tromboniste de l’orchestre qui restera son meilleur ami, puis Etta-Sue, la fille de sa logeuse qui lui donnera son premier enfant et surtout, Inès Cunnigham, la grande chanteuse de jazz qui lancera sa carrière. La cécité de Ludlow accentue son questionnement sur ce que cela représente physiquement d’être noir. » La vie hors du foyer était en tout point la même que dedans. Les gens au-dessus de vous s’acharnaient à vous rabaisser, et les gens au-dessous de vous s’évertuaient à vous tirer vers le bas. » Ludlow a l’arrogance des génies. Il refuse la condition qu’on lui attribue. En musique, il ne peut s’astreindre à jouer les standards et préfère improviser, inspiré par son idole, Norman spencer. Il invente... Enfant aveugle, Ludlow Washington est confié à une institution dès l’âge de cinq ans. Abandonné par sa famille, il grandit en apprenant que l’on est toujours l’esclave de quelqu’un. Mais les dirigeants blancs de l’école lui apprennent aussi la musique. C’est à grâce à son don musical qu’il peut quitter l’institut à seize ans tout en restant obligé de jouer pour l’orchestre de Bud Rodney jusqu’à sa majorité. Jeune homme doué et ambitieux, son chemin est jalonné de belles rencontres. Tout d’abord, Hardie, le tromboniste de l’orchestre qui restera son meilleur ami, puis Etta-Sue, la fille de sa logeuse qui lui donnera son premier enfant et surtout, Inès Cunnigham, la grande chanteuse de jazz qui lancera sa carrière. La cécité de Ludlow accentue son questionnement sur ce que cela représente physiquement d’être noir. » La vie hors du foyer était en tout point la même que dedans. Les gens au-dessus de vous s’acharnaient à vous rabaisser, et les gens au-dessous de vous s’évertuaient à vous tirer vers le bas. » Ludlow a l’arrogance des génies. Il refuse la condition qu’on lui attribue. En musique, il ne peut s’astreindre à jouer les standards et préfère improviser, inspiré par son idole, Norman spencer. Il invente le jazz moderne. » il s’était mis à suggérer aux musiciens pendant les jam sessions, comment interpréter certains morceaux. Mais jamais il n’avait considéré cela comme la recherche d’un nouveau style, il tentait seulement de capter le son qu’il aimait. » Il n’est pas homme à accepter de rentrer dans une case, celle qu’on lui attribue en fonction de sa couleur ou de son handicap. En amour aussi, il se démarque en tombant amoureux de Ragan, la fille d’un colonel. » S’il venait à comprendre un jour pourquoi il était tombé amoureux de Ragan, il ferait une découverte majeure sur lui-même. » Mais le chemin qui mène à la compréhension de soi est parfois long et épineux, surtout quand l’enfance ne vous a pas permis de saisir les bonnes bases. Pour avoir lu plusieurs romans sur la vie tortueuse de musiciens de jazz, j’ai eu moins d’affinités avec celui-ci. Je l’ai trouvé trop centré sur le personnage, pour lequel j’ai eu peu d’empathie, au détriment de la musique et de la cause noire. Né en 1937, William Melvin Kelley est mort à New York, en 2017.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…