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10/18
EAN : 9782264071163
Code sériel : 5296
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

La faim blanche

Claire Saint-Germain (traduit par)
Date de parution : 15/02/2018
Un voyage poétique au cœur de l’hiver 1867, pendant la grande famine qui frappa la Finlande.
Hiver 1867, la famine frappe la Finlande. Marja abandonne ferme et mari avec Mataleena et Juho, ses deux enfants, pour tenter de rejoindre Saint-Pétersbourg et ses promesses de vivres. Mais la route est longue jusqu’à la capitale de l’Empire russe et nombreux sont ceux qui, poussés par la faim, se... Hiver 1867, la famine frappe la Finlande. Marja abandonne ferme et mari avec Mataleena et Juho, ses deux enfants, pour tenter de rejoindre Saint-Pétersbourg et ses promesses de vivres. Mais la route est longue jusqu’à la capitale de l’Empire russe et nombreux sont ceux qui, poussés par la faim, se dirigent vers le sud. Le froid mordant, la fatigue et la peur tentent d’avoir raison de l’humanité de ceux qui se battent pour leur survie, réduits à des spectres faméliques parmi les ombres. Alors que partager revient à se condamner, Marja mendie et se prive pour nourrir ses enfants. La limite qui séparait les morts des vivants s’amenuise à mesure que les affamés progressent au cœur de l’implacable hiver.

« Un récit poétique, une ode à la détermination de l’être humain, prêt à tout pour continuer à vivre et rester debout, même au prix de son humanité. »
Anne-Françoise Hivert – Libération

Traduit du finnois par Claire Saint-Germain
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EAN : 9782264071163
Code sériel : 5296
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cherryblossoms Posté le 28 Février 2021
    J'ai été assez émue par ce petit roman. En effet, ici en France, nous ne connaissons plus la faim. On se retrouve en Finlande, au coeur d'un hiver rude, durant lequel la nourriture se fait rare. On suit alors une famille, pauvre, qui cherche à survivre et à rejoindre Saint-Pétersbourg, car d'après la mère, on ne peut manquer de nourriture dans une telle ville. On va suivre l'exode de cette famille, et ses difficultés. L'ambiance était très particulière, puisqu'on a des impressions de fin du monde. On est vraiment plongé dans cette famine et ses conséquences. Si je pouvais faire un reproche à ce roman, ce serait qu'il ne développe pas suffisamment les histoires des personnages. On connaît finalement très peu leur vie et leur passé. Mais je recommande ce roman à ceux qui seraient intéressés !
  • saphoo Posté le 16 Novembre 2019
    Un auteur que je découvre, je suis mitigée à cette lecture, autant j'ai apprécié par moments le côté "onirique-poétique" autant j'ai été parfois déçue par le peu de contenu sur le sujet, les personnages, etc... j'ai comme l'impression qu'il n'est pas abouti, ou est - ce la traduction qui est trop terre à terre. Ceci dit, le sujet de la famine et la survie sont traités suffisamment pour nous faire ressentir ce sentiment de fin du monde pour les habitants qui fuient, prennent la route en espérant trouver un bout de pain à se mettre sous la dent. La désolation des paysages, le désespoir des personnages, la douleur de voir partir ses proches font de ce roman, noir et glacial.
  • Manika Posté le 29 Juillet 2019
    Marja décide à la mort de son mari de quitter son domicile pour essayer de trouver un meilleur ailleurs. Avec elle et ses 2 enfants nous traversons des contrées où règnent le froid et la faim. La dureté de ce voyage, l'accueil de ces mendiants par les populations soumises elles aussi à la dure réalité, la mort qui rode, rien en nous est épargné. La souffrance engendrée par la faim ou par la nourriture avalée trop vite, la violence sociale et physique, la mort, tout est décrit avec détail mais poésie. L'écriture est belle et épouvante, le voyage laborieux mais émouvant.
  • ondelune Posté le 31 Janvier 2018
    Le récit de la Faim Blanche dévoile un pan d’histoire de la fin du 19ème siècle au sein d’une Finlande broyée par les bises glaciales et la neige, mais surtout la famine qui s’incise, ronge et tue après de mauvaises récoltes, tandis que la politique s’oriente dans une quête d’autonomie du pays. Notamment via la construction d’un chemin de fer pour rallier Saint-Pétersbourg et la création d’une monnaie. Histoire classique s’il en est d’une mère, jetée sur les routes avec ses enfants, souhaitant à tout prix rejoindre la capitale russe d’alors, car symbole d’un avenir plus serein. Sur ces fameuses routes pourtant, nombreux sont les pauvres erres cherchant refuges et de quoi se sustenter, de village en village et de porte en porte sous le mépris des uns ou la pitié des autres, comptant sur la générosité de ceux qui sont restés. Bouillon clair assaisonné de sciure jusqu’aux rumeurs de cannibalisme… Tout est bon pour refréner cette faim qui tenaille et rend fou, tenir debout alors même que les forces s’amenuisent et que la maladie s’en mêle. Nous suivons également quelques autres personnages dont des mieux lotis, observant le tout d’un regard lointain quand d’autres décident d’aider les plus démunis, jusqu’au croisement... Le récit de la Faim Blanche dévoile un pan d’histoire de la fin du 19ème siècle au sein d’une Finlande broyée par les bises glaciales et la neige, mais surtout la famine qui s’incise, ronge et tue après de mauvaises récoltes, tandis que la politique s’oriente dans une quête d’autonomie du pays. Notamment via la construction d’un chemin de fer pour rallier Saint-Pétersbourg et la création d’une monnaie. Histoire classique s’il en est d’une mère, jetée sur les routes avec ses enfants, souhaitant à tout prix rejoindre la capitale russe d’alors, car symbole d’un avenir plus serein. Sur ces fameuses routes pourtant, nombreux sont les pauvres erres cherchant refuges et de quoi se sustenter, de village en village et de porte en porte sous le mépris des uns ou la pitié des autres, comptant sur la générosité de ceux qui sont restés. Bouillon clair assaisonné de sciure jusqu’aux rumeurs de cannibalisme… Tout est bon pour refréner cette faim qui tenaille et rend fou, tenir debout alors même que les forces s’amenuisent et que la maladie s’en mêle. Nous suivons également quelques autres personnages dont des mieux lotis, observant le tout d’un regard lointain quand d’autres décident d’aider les plus démunis, jusqu’au croisement et dénouement final, qui amènera un brin de lumière et d’espoir quand cette famine aura éradiqué un tiers de la population finlandaise. Effet d’empathie ou non, on a vite froid et faim tout autant que les protagonistes durant la lecture, pitié d’eux et ce, jusqu’à se rendre compte à quel point nous sommes chanceux dans un monde contemporain où la surproduction et le gâchis alimentaire sont de mise. On finit par transposer cette faim qui touche encore tant de pays à une époque où elle devrait être éradiquée et, même à certains coins de rue juste à côté de chez nous, où certains crèvent encore la dalle et n’ont même pas de quoi se loger. Enfin, face à de semblables circonstances, la lectrice que je suis s’est mise à trembler intérieurement en se disant qu’elle ne survivrait ou n’aurait pas survécu bien longtemps. Comme quoi, le pouvoir et la force de certains livres…
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  • LadyDoubleH Posté le 3 Décembre 2017
    Je ne suis pas passée loin du coup de cœur. La Faim blanche a été en tous cas un coup à l’estomac. Un récit dur, très dur même par moments. La beauté scintillante aux contours oniriques d’une gemme taillée dans le vif, dans laquelle l’âme humaine se reflèterait, peut-être. Finlande, octobre 1867. L’hiver vient et une terrible famine s’abat sur le pays. Je savais déjà que ce milieu du dix-neuvième siècle avait été effroyable pour l’Irlande, pour la Suède aussi (je conseille la lecture de la magnifique Saga des émigrants du suédois Vilhem Moberg, à ce sujet). Mais la Finlande a également payé un bien lourd tribut à ce fléau. Dans ce premier roman d’Aki Ollikainen, on va suivre les pas de Marja, obligée de quitter leur métairie de Korpela et de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, Mataleena et Juho. Pas à pas dans la neige avec la faim, la peur et l’épuisement physique et moral au ventre ; de porte en porte, ouverte sur un bout de pain à la farine coupée d’écorce d’arbre, ou fermée avec agressivité au nez des mendiants ; de village en village, parfois dans un coin de traineau tiré par un cheval, souvent... Je ne suis pas passée loin du coup de cœur. La Faim blanche a été en tous cas un coup à l’estomac. Un récit dur, très dur même par moments. La beauté scintillante aux contours oniriques d’une gemme taillée dans le vif, dans laquelle l’âme humaine se reflèterait, peut-être. Finlande, octobre 1867. L’hiver vient et une terrible famine s’abat sur le pays. Je savais déjà que ce milieu du dix-neuvième siècle avait été effroyable pour l’Irlande, pour la Suède aussi (je conseille la lecture de la magnifique Saga des émigrants du suédois Vilhem Moberg, à ce sujet). Mais la Finlande a également payé un bien lourd tribut à ce fléau. Dans ce premier roman d’Aki Ollikainen, on va suivre les pas de Marja, obligée de quitter leur métairie de Korpela et de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, Mataleena et Juho. Pas à pas dans la neige avec la faim, la peur et l’épuisement physique et moral au ventre ; de porte en porte, ouverte sur un bout de pain à la farine coupée d’écorce d’arbre, ou fermée avec agressivité au nez des mendiants ; de village en village, parfois dans un coin de traineau tiré par un cheval, souvent au milieu des congères. D’embûches en épreuves, Marja est portée par un espoir, celui de permettre à ses enfants de rejoindre Saint Pétersbourg, la ville du tsar où sûrement on ne connait pas la faim. « Son rire trace un chemin dans le désespoir gris. Au bout ne se trouve pas la mort blanche, mais le vert tendre du printemps pétersbourgeois. » Le grand talent de l’auteur est d’alterner des chapitres sur Marja, Mataleena, Juho, la vie, la survie dans les campagnes, avec d’autres, plus courts, où parle « le sénateur », l’homme politique de la ville, le médecin. Ces apartés rythment le récit et lui donnent une profondeur frappante, rappelant à chaque fois au lecteur qu’il n’est pas dans un conte de Grimm, mais bien dans la vraie vie. Rappelant aussi que la faim n’est pas la même pour tous, et à quels débordements mènent une telle pénurie : brigandage, ferveur religieuse, folie ; à une prise de conscience des riches, même parfois. L’être humain, capable du pire comme du meilleur. Un style très fort, sec mais souvent lyrique. Un roman marquant, très bien construit, où les visions et les cauchemars ont autant de corps que la réalité physique. Une grande tendresse sous-jacente, malgré tout. Une petite lumière à laquelle s’accrocher quand l’histoire est trop dure. Pour tout cela, c’est une lecture que je conseille. « Quel mal t’avait-il fait, cet homme-là ? Je te crèverai les yeux, Satan, car c’est la seule façon pour que tu voies notre malheur ! »
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…