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EAN : 9782266313742
Code sériel : 18090
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 120
Format : 108 x 177 mm

La Ferme des animaux

Charles RECOURSÉ (Traducteur)
Date de parution : 28/01/2021
Rumeurs dans la basse-cour… Le Capitaine, le vieux verrat, aurfait fait cette nuit le rêve d’une société plus juste : une ferme égalitaire, autonome et solidaire d’où l’Homme – cet accapareur cupide du fruit de leur labeur – serait chassé.
Aussitôt, M. Jones et sa famille sont boutés hors du domaine,...
Rumeurs dans la basse-cour… Le Capitaine, le vieux verrat, aurfait fait cette nuit le rêve d’une société plus juste : une ferme égalitaire, autonome et solidaire d’où l’Homme – cet accapareur cupide du fruit de leur labeur – serait chassé.
Aussitôt, M. Jones et sa famille sont boutés hors du domaine, de vertueux commandements, édictés, l’« animalisme », décrété… Mais une petite élite de cochons, parmi lesquels l’ambitieux Napoléon, réfléchit déjà à confisquer le pouvoir à son profit, dévoyer l’idéal révolutionnaire et étendre partout son contrôle.
Toute ressemblance avec des cochonneries existantes, ou ayant existé, n’étant évidemment que pure coïncidence…

Traduit de l’anglais par Charles Recoursé
12/21
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EAN : 9782266313742
Code sériel : 18090
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 120
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lagrandeval Posté le 2 Octobre 2021
    Les animaux de la ferme du Manoir se rebellent et chassent les humains. Ils décident d’autogérer l’exploitation agricole. J’appréhendais beaucoup cette lecture et je me demande pourquoi j’avais cet a priori puisque j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Il est très abordable. George Orwell nous décrit la révolution, l’égalité entre les animaux, la montée en puissance des cochons jusqu’au leadership d’un seul cochon. A travers ce conte, l’auteur dénonce l’oppression, la mémoire collective qui s’étiole et enfin comment il est facile d’être berné.
  • Leponeynoir Posté le 26 Septembre 2021
    Je ne reprendrai que brièvement le parallèle maintes fois évoqué avec la révolution ratée de 1917 et ses suites désastreuses. Rappelons seulement qu'Orwell, en observateur de son temps, brosse un constat dépité des idéaux qui, comme toujours, aboutissent au retour inévitable à l'ancien état des choses. Il faut dire qu'au moment de l'écriture de ce livre, à peine au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, Staline, le petit père des peuples du « paradis socialiste », était encore en bons termes avec les « capitalistes-impérialistes » qui lui servirent d'alliés. Ceci explique le dénouement du livre, qui semble aussi être une anticipation de la guerre froide. Mais cette fable n'est pas purement historique : c'est un enseignement. Elle rend un écho beaucoup plus intemporel qu'on pourrait le croire de prime abord. Outre qu'elle est une condamnation de l'URSS et du socialisme de son temps, elle résonne aussi comme une mise en garde contre toutes les utopies qui, à travers des discours fallacieux, induisent les masses en erreur. Défions-nous des lendemains qui chantent ! Rappelons-nous les conséquences de la Révolution française avec son Thermidor, son Directoire et son Consulat napoléonien; la terreur révolutionnaire qui s'abattit sur la Russie exsangue pour aboutir au règne de la nomenklatura; les... Je ne reprendrai que brièvement le parallèle maintes fois évoqué avec la révolution ratée de 1917 et ses suites désastreuses. Rappelons seulement qu'Orwell, en observateur de son temps, brosse un constat dépité des idéaux qui, comme toujours, aboutissent au retour inévitable à l'ancien état des choses. Il faut dire qu'au moment de l'écriture de ce livre, à peine au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, Staline, le petit père des peuples du « paradis socialiste », était encore en bons termes avec les « capitalistes-impérialistes » qui lui servirent d'alliés. Ceci explique le dénouement du livre, qui semble aussi être une anticipation de la guerre froide. Mais cette fable n'est pas purement historique : c'est un enseignement. Elle rend un écho beaucoup plus intemporel qu'on pourrait le croire de prime abord. Outre qu'elle est une condamnation de l'URSS et du socialisme de son temps, elle résonne aussi comme une mise en garde contre toutes les utopies qui, à travers des discours fallacieux, induisent les masses en erreur. Défions-nous des lendemains qui chantent ! Rappelons-nous les conséquences de la Révolution française avec son Thermidor, son Directoire et son Consulat napoléonien; la terreur révolutionnaire qui s'abattit sur la Russie exsangue pour aboutir au règne de la nomenklatura; les exactions de Mao et Pol Pot... n'oublions pas non plus qu'à l'ombre des chimères utopistes, il y a toujours des profiteurs à l'affût. Je rappèlerai en outre que les idéologies socialisantes et révolutionnaires furent le plus souvent le fait d'intellectuels issus de milieux aisés, qui ne firent pas l'expérience sur le terrain de la mise en pratique de leurs schémas. Cette oeuvre a quelque chose d'intemporel, disais-je. On pourrait en effet l'illustrer sans peine à travers le rêve du «village planétaire», un nouvel avatar d'idéalisme qui s'est concrétisé dans les années 1990, avec son universalisme de pacotille et son cosmopolitisme informe et déraciné. Là encore, cette « mondialisation » dont pouvait rêver le plus échevelé des utopistes a abouti à une concentration de richesses dans les mains d'une minorité sous l'égide du capitalisme de laisser-faire (merci, Ayn Rand), et a conduit le monde à une banqueroute économique, culturelle et sociale. Conclusion : le communisme n'est pas la seule utopie dangereuse. Ce qui lui a suivi aussi. La suite, on la connaît. Orwell décrit le glissement d'une idéologie de libération vers l'extrême opposé de ce qu'elle prétend représenter; il dépeint les procédés par lesquels une minorité arrive à mettre sous coupe une majorité. Mais pas seulement. Par l'interaction entre puissants et assujettis, Il dépeint, à travers les victimes consentantes de la tyrannie qui s'installe, une populace résignée et inapte à se plaindre. Tous les animaux passés en revue dans ce livre ont leur pendant dans la société humaine. Napoléon, le parvenu sans talent mais calculateur accédant au pouvoir, représente les bonzes de la ploutocratie contemporaine; Brille-Babil, le politicien beau-parleur, est la figure du « philosophe » moderne, du psychologue amateur ou de l'animateur médiatique; les chiens de garde sont les voyous et les hooligans qui forment le bras armé des sous-cultures diverses et variées qui prédominent aujourd'hui ... quant aux moutons, ils incarnent le troupeau des adhérents et des supporters qui disent «oui» à tout, relaient la voix de la pensée unique, répètent à longueur de conversations les slogans à la mode et les nouvelles du jt, et qui applaudissent aux spectacles de la télévision-poubelle. Ou bien il ressassent les commandements de la philosophie new-age et de l'angélisme contemporain qui incitent à « accepter le monde comme il est ». Et ainsi de suite... Ces parallèles amènent à réfléchir. N'assistons-nous, comme dans « La ferme des animaux », à une entreprise insidieuse de soumission de la volonté à des intérêts privés (en l'occurrence purement économiques) ?
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  • Senna Posté le 19 Septembre 2021
    Quel visionnaire ce George Orwell et quel génie. Tandis que la Seconde Guerre Mondiale vient à peine de se terminer avec la capitulation du Japon, George Orwell paraît « La ferme des animaux », un pamphlet, une satire sur la politique du communisme, orienté vers le bloc de l’Est. Ici, au lieu d’un territoire qui fait des millions de mètres carrées en superficie, c’est ramené à l’échelle d’une ferme. L’être humain qui se comporte en roi se voit un jour renversé par les animaux. Ce sont les porcs qui sont à la tête du mouvement de récolte. Bien vite le mouvement de liberté, cette joie qui enivre les esclaves, se mue en une dictature. C’est perturbant de voir à quel point on peut se sentir mal à l’aise quand on assiste impuissant à des inégalités. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié la transportation d’un des plus grands démons du siècle passé (Staline) et le cochon Napoléon. On y assiste lentement à la paranoïa du despote et surtout de la manipulation du peuple (plus c’est gros, plus ça passe !). Le tout y est très bien décrit. Je suis peut-être un peu déçu par la fin. Que dire de plus dans ces quelques lignes qui soient aussi... Quel visionnaire ce George Orwell et quel génie. Tandis que la Seconde Guerre Mondiale vient à peine de se terminer avec la capitulation du Japon, George Orwell paraît « La ferme des animaux », un pamphlet, une satire sur la politique du communisme, orienté vers le bloc de l’Est. Ici, au lieu d’un territoire qui fait des millions de mètres carrées en superficie, c’est ramené à l’échelle d’une ferme. L’être humain qui se comporte en roi se voit un jour renversé par les animaux. Ce sont les porcs qui sont à la tête du mouvement de récolte. Bien vite le mouvement de liberté, cette joie qui enivre les esclaves, se mue en une dictature. C’est perturbant de voir à quel point on peut se sentir mal à l’aise quand on assiste impuissant à des inégalités. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié la transportation d’un des plus grands démons du siècle passé (Staline) et le cochon Napoléon. On y assiste lentement à la paranoïa du despote et surtout de la manipulation du peuple (plus c’est gros, plus ça passe !). Le tout y est très bien décrit. Je suis peut-être un peu déçu par la fin. Que dire de plus dans ces quelques lignes qui soient aussi complets et analytiques au vu des innombrables critiques postés sur le site.
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  • Croco85 Posté le 13 Septembre 2021
    Voici un grand classique que je souhaitais lire depuis un certain temps déjà! Je savais qu'il s'agissait d'une satyre sur le communisme, je n'ai donc pas été surpris. Tout le génie de cette oeuvre tient dans l'idée bien sûr de G. Orwell de faire jouer le rôle de nos semblables par des hommes mais aussi de la simplicité avec laquelle il décrit cette société. La ferme des animaux est un tout petit livre par la taille mais qui devrait être au programme de littérature au lycée à mon sens par la réflexion profonde qu'il amène. Certains livres valent bien plus qu'un long cours d'histoire ou de science politique et celui-ci en fait partie.
  • photomum01 Posté le 10 Septembre 2021
    A la ferme du Manoir, le vieux verrat Sage l'Ancien, juste avant de mourir, livre aux autres animaux de la ferme ses réflexions sur leurs conditions de vie misérables. Une révolte va bientôt éclater, dirigée par Boule de neige et Napoléon, le maitre Mr Jones ainsi que tous les humains vont être chassés du domaine, la ferme nommée Ferme des animaux. Mais le rêve d'un monde meilleur va bientôt fondre comme neige au soleil, le tyrannique Napoléon prenant le pouvoir, oubliant les préceptes de cette nouvelle société qu'il a crée, et imposant rapidement sa loi. Ce court roman, écrit en 1945, est une satyre toute en finesse de la société et l'utopie soviétique du XXème siècle. Le texte est plaisant à lire, les sujets de réflexion universels et profondément actuels. A lire ou relire sans faute.
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