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Pocket jeunesse
EAN : 9782266317030
Code sériel : 3454
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 120
Format : 108 x 177 mm

La Ferme des animaux

Charles Recoursé (traduit par)
Date de parution : 06/05/2021
Une fable politique drôle et cruelle sur les rouages du totalitarisme
À la ferme, la révolution est en marche. Les animaux exigent une société équitable, autonome et débarrassée de ses maîtres. L’heure de l’« animalisme » a sonné : les humains ne sont plus les bienvenus, à commencer par M. Jones et sa famille. Mais dans cette nouvelle organisation apparemment idéale,... À la ferme, la révolution est en marche. Les animaux exigent une société équitable, autonome et débarrassée de ses maîtres. L’heure de l’« animalisme » a sonné : les humains ne sont plus les bienvenus, à commencer par M. Jones et sa famille. Mais dans cette nouvelle organisation apparemment idéale, certains semblent plus égaux que d’autres… Un tyran en aurait-il remplacé un autre ?

Retrouvez en fin d’ouvrage un supplément pédagogique sur l’oeuvre et sa postérité.
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EAN : 9782266317030
Code sériel : 3454
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 120
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GalaxioN Posté le 10 Novembre 2021
    Avec le choix de l'auteur de faire parler des animaux de la ferme et de les utiliser pour faire une critique d'un certain système social humain, ce livre a toujours éveillé en moi une certaine curiosité. Curiosité que j'ai enfin décidé d'assouvir en lisant cet ouvrage. Sous des airs faussement naïfs et enfantins, en utilisant des noms d'animaux comme « Boule de neige », « Malabar » ou encore « Douce », l'auteur développe, en 150 pages, une véritable satire sociale. Tout au long du récit, on suit avidement la révolte surprenante de ces animaux et on espère, on encourage à travers notre lecture ces pauvres moutons, chevaux ou encore poules à construire leur micro-société idéale. L'auteur arrive à nous impliquer dans cette lutte, en rendant ces personnages attachant et alors qu'apparaissent certains cochons opportunistes et égoïstes, on les encourage à ne pas se laisser berner. Mais les perfidies de ceux qui ont pris le pouvoir sont bien maîtrisées et les malheureux animaux qui ne maîtrisent pas autant l'art de la parole que leurs bourreaux se laissent emporter par les mensonges. Ils replongent ainsi, sans même en avoir conscience (ou avec les années et les générations qui passent, l'oubli de la révolte originelle), dans le même système qu'ils... Avec le choix de l'auteur de faire parler des animaux de la ferme et de les utiliser pour faire une critique d'un certain système social humain, ce livre a toujours éveillé en moi une certaine curiosité. Curiosité que j'ai enfin décidé d'assouvir en lisant cet ouvrage. Sous des airs faussement naïfs et enfantins, en utilisant des noms d'animaux comme « Boule de neige », « Malabar » ou encore « Douce », l'auteur développe, en 150 pages, une véritable satire sociale. Tout au long du récit, on suit avidement la révolte surprenante de ces animaux et on espère, on encourage à travers notre lecture ces pauvres moutons, chevaux ou encore poules à construire leur micro-société idéale. L'auteur arrive à nous impliquer dans cette lutte, en rendant ces personnages attachant et alors qu'apparaissent certains cochons opportunistes et égoïstes, on les encourage à ne pas se laisser berner. Mais les perfidies de ceux qui ont pris le pouvoir sont bien maîtrisées et les malheureux animaux qui ne maîtrisent pas autant l'art de la parole que leurs bourreaux se laissent emporter par les mensonges. Ils replongent ainsi, sans même en avoir conscience (ou avec les années et les générations qui passent, l'oubli de la révolte originelle), dans le même système qu'ils avaient voulu renverser. C'est donc une petite histoire avec de grands messages et probablement des analogies historiques que je suis incapable de déceler. Néanmoins, le talent d'écriture de George Orwell permet de comprendre et d'interpréter facilement le fond de cette histoire surprenante. On comprend alors rapidement que les révoltes semblent vaines si les révolutionnaires ne sont pas assez attentifs et vigilants. Au risque de laisser des opportunistes malveillants profiter des fragilités qu'engendre une révolution pour rétablir à nouveau un système dictatorial. Ces systèmes que critiquent l'auteur semblent pris dans des rouages qui sont difficiles à faire bouger, et le cycle de l'histoire se répète car les générations oublient. Ce récit semble malheureusement transposable à beaucoup de sociétés et beaucoup d'époques, comme la notre. Mais alors, quelles sont les solutions pour défaire ces systèmes tyranniques et réussir des révolutions ? A l'image des chevaux qui tentent d'apprendre l'alphabet, la solution réside peut-être dans la culture, dans l'éveil et l'entretien de l'esprit critique et les livres en sont les meilleurs outils.
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  • Lectrice_Allys Posté le 4 Novembre 2021
    George Orwell nous offre là une belle satire de certaines sociétés qui se veulent égalitaires. On veut chasser un dictateur, se libérer de l’esclavage. La révolution se met en place et réussit. C’est le bonheur. Mais, maintenant, il faut reconstruire. Et tout le monde s’y met… pas forcément de la même manière. Nous assistons à une manipulation insidieuse qui nous pousse à réfléchir sur notre société et sur le rôle que nous avons tous à jouer pour éviter de se retrouver enfermé dans une cage que nous avons nous-même bâtie.
  • LordPicsou Posté le 4 Novembre 2021
    “Surely none of you wishes to see Covi…Jones back ?” [Lu en anglais] Cette critique concerne donc “Animal Farm” de Georges Orwell (1945), à travers ce roman il aurait exploré un fait historique, mais ça personnellement, je m’en fiche. Passons également le fait que j’ai toujours trouvé les cochons sournois avec leurs petits yeux, les imaginer ne serait-ce qu’une seconde en train de marcher, les frissons garantis. L’histoire se passe dans “Manor Farm”, une ferme où les animaux se réunissent en secret pour écouter Sage-L'Ancien, un cochon qui a eu toute sa vie pour se rendre compte de l’injustice de l’ordre établi et rêver d’un avenir meilleur. “Man is the only creatures that consumes without producing.” Par la suite, ce rêve deviendra possible avec ses successeurs qui ont surfé sur le succès de son idéologie, sans réellement avoir un droit légitime de succession, le flambeau ne leur a jamais été donné, nous avons là un premier abîme colossal qui entraînera au fur et a mesure, la perversion de l’idéologie initiale, tel un poison qui s’infiltre petit à petit, accéléré par la propagande qui agit comme un baume. Le nouvel ordre ainsi créé se base sur un concept idéologique d'égalité : “Les animaux sont tous égaux” -... “Surely none of you wishes to see Covi…Jones back ?” [Lu en anglais] Cette critique concerne donc “Animal Farm” de Georges Orwell (1945), à travers ce roman il aurait exploré un fait historique, mais ça personnellement, je m’en fiche. Passons également le fait que j’ai toujours trouvé les cochons sournois avec leurs petits yeux, les imaginer ne serait-ce qu’une seconde en train de marcher, les frissons garantis. L’histoire se passe dans “Manor Farm”, une ferme où les animaux se réunissent en secret pour écouter Sage-L'Ancien, un cochon qui a eu toute sa vie pour se rendre compte de l’injustice de l’ordre établi et rêver d’un avenir meilleur. “Man is the only creatures that consumes without producing.” Par la suite, ce rêve deviendra possible avec ses successeurs qui ont surfé sur le succès de son idéologie, sans réellement avoir un droit légitime de succession, le flambeau ne leur a jamais été donné, nous avons là un premier abîme colossal qui entraînera au fur et a mesure, la perversion de l’idéologie initiale, tel un poison qui s’infiltre petit à petit, accéléré par la propagande qui agit comme un baume. Le nouvel ordre ainsi créé se base sur un concept idéologique d'égalité : “Les animaux sont tous égaux” - “Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non !”. Ce poison peut être communément appelé pouvoir. Ce dernier corrompt. Mais ce n’est pas tout, il serait trop facile de critiquer ce dernier, en effet, rien de cela ne pourrait arriver aussi facilement, sans le besoin qu’ont les individus d’être guidé. Ce besoin viscéral de croire que les choses sont faites dans un but précis, pour le bien du plus grand nombre. Appelez ça, espoir, foi ou encore crédulité. Le plus important est que lorsque l’on perd de vu ce que nous étions, nous sommes dès lors condamnés à reproduire nos erreurs passées. “Tous les animaux sont libres, mais certains le sont plus que d'autres.” Dans ce roman, Orwell nous décrit plus la création d’un nouvel ordre, qu’une réelle révolution, puisque celle-ci arrive finalement très rapidement. C’est une ode à l’esprit critique, à la prise de recul, et surtout à l’intelligence. J’ai trouvé cette lecture déprimante, ce qui peut être expliqué par l’intemporalité de cette vision de la société contemporaine. Imaginez une révolution en 2021, enfin… pas besoin d’aller jusque là, regardez ce qui se passe depuis la crise sanitaire : avec le pouvoir et la dichotomie entre discours et comportements, le rôle des médias dans la propagande qui est le véhicule de la terreur ambiante qui permet de faire taire les velléités de contestations de l’ordre établi ; mais également de la police qui agit tel un chien de berger envers les moutons. De Covid-19 à Snowball, il n’y a qu’un pas, celui d’un ennemi commun qui est là pour forcer les moutons à avancer dans la même direction. Si nous reprenons, cette idée de révolution, il y a de forte chance que malgré toute la bonne volonté du monde deux chemins s’offriront à vous, celui de Napoléon ou celui de Snowball. Cette vision pessimiste de l’humanité est-elle pour autant erronée ? “ Les créatures à l'extérieur passaient du cochon à l'homme, puis de l'homme au cochon, et de nouveau du cochon à l'homme ; mais il était déjà impossible de dire lequel était lequel.” Ne sommes-nous pas tous des animaux?
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  • gyselinck_dominique Posté le 21 Octobre 2021
    J'étais déjà fan du livre de George Orwell, mais cet album paru chez Mijade et agrémenté des dessins de Quentin Gréban est juste une tuerie !! Un livre grand format, qui me paraissait un peu encombrant au début, est au final, d'une justesse infinie car il donne tout leur sens aux superbes illustrations. La relecture m'a replongé dans cette univers avec beaucoup de plaisir, mais en plus, j'ai profité des dessins pour raconter l'histoire à ma petite fille de manière un peu plus ludique (et souvent en ne respectant pas vraiment le texte, voir... pas du tout, je l'avoue). Pour le coup, il mériterait même l'étiquette "Jeunesse", si on fait abstraction du texte. Bref, un succès familial à au moins deux niveaux, et là je suis bon pour encore feuilleter les pages et lui montrer... La ferme des Animaux !!
  • Arimbo Posté le 18 Octobre 2021
    Dans la suite du formidable et pessimiste 1984, toujours d’actualité, je me suis mis à la lecture de cette fable ironique et cruelle d’Orwell, pleine d’humour mais au final tout aussi pessimiste. En choisissant le mode de la fable animalière, Orwell choisit comme notre La Fontaine de dénoncer les travers humains, en l’occurrence la dictature du prolétariat dans l’Union Soviétique de Staline, une des pires dictatures du 20 ème siècle. Dans cette fable d’une ferme dont le fermier sera chassé par les bêtes qui l’occupent, tout y est, depuis les harangues de sage l’Ancien un cochon bien vieux (où l’on reconnaît Lénine) qui meurt peu de temps après la révolte des animaux, les lendemains qui chantent, l’enthousiasme imaginatif et la volonté d’égalité entre toutes et tous de Boule de Neige(Snowball, dans lequel on peut reconnaître Trotski), puis l’éviction de ce dernier et la prise de pouvoir du cochon Napoléon, l’avatar du terrible Staline. Tous les méfaits de la politique conduite par ce dernier sont transposés dans ce récit, au point de faire sourire un temps avant de nous faire frémir. Entre autres, la propagande menée par BrilleBabil (faut-il y reconnaître Molotov?), la déformation des faits, le culte du leader, l’installation... Dans la suite du formidable et pessimiste 1984, toujours d’actualité, je me suis mis à la lecture de cette fable ironique et cruelle d’Orwell, pleine d’humour mais au final tout aussi pessimiste. En choisissant le mode de la fable animalière, Orwell choisit comme notre La Fontaine de dénoncer les travers humains, en l’occurrence la dictature du prolétariat dans l’Union Soviétique de Staline, une des pires dictatures du 20 ème siècle. Dans cette fable d’une ferme dont le fermier sera chassé par les bêtes qui l’occupent, tout y est, depuis les harangues de sage l’Ancien un cochon bien vieux (où l’on reconnaît Lénine) qui meurt peu de temps après la révolte des animaux, les lendemains qui chantent, l’enthousiasme imaginatif et la volonté d’égalité entre toutes et tous de Boule de Neige(Snowball, dans lequel on peut reconnaître Trotski), puis l’éviction de ce dernier et la prise de pouvoir du cochon Napoléon, l’avatar du terrible Staline. Tous les méfaits de la politique conduite par ce dernier sont transposés dans ce récit, au point de faire sourire un temps avant de nous faire frémir. Entre autres, la propagande menée par BrilleBabil (faut-il y reconnaître Molotov?), la déformation des faits, le culte du leader, l’installation d’une caste dirigeante, la politique du bouc émissaire, les procès et les aveux publics, l’exécution des opposants, la misère et la faim de tous les animaux laborieux, les accords avec l’ennemi qui ne sont pas sans rappeler le pacte germano- soviétique conclu par Staline avec l’Allemagne nazie….. Cette fable nous montre avec une prodigieuse acuité et autant qu’un récit historique, toutes les dérives terribles et les méfaits des pouvoirs totalitaires. Et finalement, sous les apparences trompeuses de la dérision, ce court récit est presqu’aussi percutant que 1984. Et l’écriture est remarquable, pleine de verve et d’ironie grinçante. Petite réflexion hors cadre à propos de ce récit. Je me suis dit, une fois de plus, que tous ces ressorts du totalitarisme, c’est à dire d’un pouvoir qui régente les esprits et interdit la libre expression, sont encore à l’œuvre un peu partout dans le monde, d’une façon ouverte et évidente en Corée du Nord et dans les théocraties, mais aussi dans la Chine de Xi-jinping, la Russie de Poutine, la Biélorussie de Loukachenko qui emprisonnent ou assassinent leurs opposants, et bien d’autres. Mais la manipulation des esprits est aussi à l’œuvre d’une façon plus pernicieuse dans les démocraties, avec le pouvoir des médias souvent aux mains des puissants, les fake-news alimentées sur les réseaux sociaux, aux mains de n’importe quels extrémistes ou abrutis, ainsi, on a pu le voir pendant 4 ans, le président de la plus grande puissance mondiale.
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