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            Là où les lumières se perdent

            10/18
            EAN : 9782264066459
            Code sériel : 5235
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 108 x 177 mm
            Là où les lumières se perdent

            Collection : Domaine Policier
            Date de parution : 07/09/2017
            Dans un coin perdu des Appalaches, un jeune homme tente de transcender un héritage fait de crimes et de violence. Un roman noir crépusculaire.
            Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui ne laisse pas indifférent, un nom qui fait peur, qui fait baisser les yeux. Plus qu'un nom, c'est une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charles McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et... Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui ne laisse pas indifférent, un nom qui fait peur, qui fait baisser les yeux. Plus qu'un nom, c'est une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charles McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d'enfance, Maggie, Jacob n'a guère l'occasion de se montrer romantique. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve face à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer afin d'aller vers la lumière, ou bien s'enfoncer dans les ténèbres en suivant la voie paternelle ?

            « Avec Là où les lumières se perdent, longue et douloureuse quête d'un être déchiré, David Joy déroule un tragique et tumultueux polar, accessoirement mâtiné d'une bouleversante love story. Un modèle de ce "rural noir" qui enflamme actuellement le polar américain. »
            Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine
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            EAN : 9782264066459
            Code sériel : 5235
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            7.50 €
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            « David Joy déroule un tragique et tumultueux polar, accessoirement mâtiné d'une bouleversante love story. Un modèle de ce rural noir, qui enflamme actuellement le polar américain » Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine
            « Avec ce premier roman à la première personne et à l'écriture impressionniste, le trentenaire David Joy reprend le flambeau du country noir, le polar rural américain. » Abel Mestre, Le Monde des Livres
            « L'histoire déchirante et sauvage d’un jeune homme en quête de rédemption. » Le Progrès

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • vibrelivre Posté le 13 Décembre 2018
              Là où les lumières se perdent David Joy , premier roman traduit de l'angl (EU) par Fabrice Pointeau, 2015/16 Sonatine éditions, 296p La quatrième de couverture donne envie de lire le livre : c'est un chef-d'oeuvre, est-il dit -et pourtant c'est un premier roman- la prose est à vif, lyrique, et haletante, je confirme. Elle est au service d'une histoire sombre, déchirante et sauvage, celle d'un jeune homme, 18 ans, en quête de rédemption. 18 ans, l'âge où l'on termine ses études secondaires, le narrateur à la première personne, Jacob, a quitté le lycée à 16 ans, mais Maggie dont on, il, a toujours su qu'elle partirait, Maggie, sa meilleure amie depuis qu'ils sont tout petits, et qu'il a quittée pour lui permettre justement de partir, reçoit son diplôme. Le pick-up, l'alcool, la drogue aident ceux qui restent dans ce trou désespérant des Appalaches qui offrent malgré tout quelques beaux paysages éclairés par le soleil qui se couche. Jacob s'éprouve lâche de rester. Il se sent maudit d'être de la lignée des McNeely. Il a peur de porter les gênes du mal, de ressembler à son père qui tue sans scrupules et laisse une Bible auprès du cadavre, et dont il est... Là où les lumières se perdent David Joy , premier roman traduit de l'angl (EU) par Fabrice Pointeau, 2015/16 Sonatine éditions, 296p La quatrième de couverture donne envie de lire le livre : c'est un chef-d'oeuvre, est-il dit -et pourtant c'est un premier roman- la prose est à vif, lyrique, et haletante, je confirme. Elle est au service d'une histoire sombre, déchirante et sauvage, celle d'un jeune homme, 18 ans, en quête de rédemption. 18 ans, l'âge où l'on termine ses études secondaires, le narrateur à la première personne, Jacob, a quitté le lycée à 16 ans, mais Maggie dont on, il, a toujours su qu'elle partirait, Maggie, sa meilleure amie depuis qu'ils sont tout petits, et qu'il a quittée pour lui permettre justement de partir, reçoit son diplôme. Le pick-up, l'alcool, la drogue aident ceux qui restent dans ce trou désespérant des Appalaches qui offrent malgré tout quelques beaux paysages éclairés par le soleil qui se couche. Jacob s'éprouve lâche de rester. Il se sent maudit d'être de la lignée des McNeely. Il a peur de porter les gênes du mal, de ressembler à son père qui tue sans scrupules et laisse une Bible auprès du cadavre, et dont il est le portrait craché. Il aime regarder la lumière qui se trouve dans les yeux des gens, il la voit quelquefois chez sa mère que la cristal meth a dévastée, il ne la voit pas du tout dans les yeux de son père, un dealer que le fait d'avoir à regarder toujours derrière lui pour voir si quelqu'un ne veut pas lui faire la peau fatigue à la fin, et pour qui il n'est que la fiotte de sa mère. Jacob est un tendre, et cependant il est capable d'une violence incontrôlable quand ceux qu'il aime sont mis en danger ou humiliés, pour qui la mort ou la cruauté sont insupportables. C'est un garçon qui a été élevé sans amour entre une mère junkie et un père hors-la-loi, sans considération pour la femme. Il a connu de belles années du vivant de son grand-père. C'est un gars qui se pose des questions, a des sentiments nobles, veut s'en sortir, mais Dieu, auquel il ne croit pas, n'est pas du côté des McNeely. On peut dire que son histoire est celle d'une tragédie puisque, quand une échappée semble possible, un amour heureux, une autre forme de vie, des obstacles s'interposent, la mainmise de son père, la trahison de quelqu'un qu'il admire pour sa dureté mêlée de compassion, un suicide. Son combat est de permettre à la fille qu'il aime et dont il se sait aimé de se sauver, elle avant tout, de cette désespérance. Lui peut au moins gagner le lieu où les lumières se perdent C'est un livre où les actions, les malheurs, s'enchaînent, qui rappelle par son intensité Sukkwann Island de David Vann. Le personnage du narrateur attire la sympathie. On souffre avec lui, pour qui la mort serait un apaisement, on aimerait qu'il s'en sorte. De temps en temps, on est proche du nature writing. Les touches poétiques sont également nombreuses. C'est un livre prenant, et on le sent dès les premières pages, et dont on gardera un souvenir net. David Joy est né à Charlotte, en Caroline du Nord, en 1983. Là où les lumières se perdent est son premier roman.
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            • manonlitaussi Posté le 17 Novembre 2018
              Dans la famille MCNeely la méth c'est une affaire de famille. Notre narrateur, Jacob, aidait son père a diviser de grands sacs de cristal à 10 ans et recevait une part pour argent de poche. Sa mère complètement camée qui n’a presque plus de moment de lucidité a été postée par son père dans une cabane. Jacob lui rend visite de temps en temps. Son père est un homme agressif, violent et misogyne. Une de ses plus belles répliques est celle grâce à laquelle il explique à son fils pourquoi il garde encore José près de lui alors qu’il ne lui accorde pas plus d’importance que ça à cette bonne à rien c’est “parce qu'un homme a besoin de se vider, Jacob, et je crois que les femmes servent à peu près qu'à ça. Gestion du stress”. Jacob est un personnage tiraillé entre le milieu dans lequel il a grandi et son grand défaut : son humanité. Au milieu de tout cela, son réconfort Maggie, son amour d’enfance à qui il s’est résolu à briser le coeur afin de la laisser libre de partir de cet environnement pourri car elle mérite mieux. Il se résout lui même à partir aevc... Dans la famille MCNeely la méth c'est une affaire de famille. Notre narrateur, Jacob, aidait son père a diviser de grands sacs de cristal à 10 ans et recevait une part pour argent de poche. Sa mère complètement camée qui n’a presque plus de moment de lucidité a été postée par son père dans une cabane. Jacob lui rend visite de temps en temps. Son père est un homme agressif, violent et misogyne. Une de ses plus belles répliques est celle grâce à laquelle il explique à son fils pourquoi il garde encore José près de lui alors qu’il ne lui accorde pas plus d’importance que ça à cette bonne à rien c’est “parce qu'un homme a besoin de se vider, Jacob, et je crois que les femmes servent à peu près qu'à ça. Gestion du stress”. Jacob est un personnage tiraillé entre le milieu dans lequel il a grandi et son grand défaut : son humanité. Au milieu de tout cela, son réconfort Maggie, son amour d’enfance à qui il s’est résolu à briser le coeur afin de la laisser libre de partir de cet environnement pourri car elle mérite mieux. Il se résout lui même à partir aevc elle mais avec un père et un passé comme le sien tout ne se passe pas comme prévu. Malgré son milieu, sa capacité à tuer, son agressivité, Jacob est un personnage attachant qu’on a envie de voir réussir, sortir, se détacher de son père. C’est un roman très noir et quel style, quel travail sur les personnages, cette mère accro, ce père infecte, cet avocat véreux. C’est un bel enchaînement de scènes avec certaines pimentée de suspense bien élaborées. Un coup de coeur pour ce style, ce récit et pour Jacob qui aurait mieux fait de ne pas être si humain.
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            • Frederic524 Posté le 27 Octobre 2018
              « Là où les lumières se perdent« , un titre aussi beau ne pouvait qu’offrir un grand roman porté par la plume incandescente de David Joy dont c’était le tout premier roman. Un polar âpre et crépusculaire, vertigineux de par son éclatante maîtrise. On est saisi, bouleversé par le récit de cette (sur)vie, celle de Jacob, fils de Charles McNeely. Ce dernier est l’incarnation du mal dans cette localité perdue des Appalaches où la drogue et l’alcool coulent dans les veines avec ce sentiment de désespoir consubstantiel à ce trou perdu au milieu de nulle part. On y perd son temps, on y perd souvent la vie mais le plus sûrement son âme. Ce mal-être ronge tout et Jacob va devoir faire un choix dans cette quête existentielle qui l’anime : être le fils de son père, son héritier, avec ce même sang coulant dans ses veines, signifiant le plus souvent d’être la grande faucheuse, où bien sauver ce qui peut l’être : Maggie qui est sa lumière en cette nuit, la seule qui le retient à la vie. David Joy a bâti une véritable tragédie où l’âme des hommes ressemblent aux ténèbres où gisent les épaves impassibles s’élançant en... « Là où les lumières se perdent« , un titre aussi beau ne pouvait qu’offrir un grand roman porté par la plume incandescente de David Joy dont c’était le tout premier roman. Un polar âpre et crépusculaire, vertigineux de par son éclatante maîtrise. On est saisi, bouleversé par le récit de cette (sur)vie, celle de Jacob, fils de Charles McNeely. Ce dernier est l’incarnation du mal dans cette localité perdue des Appalaches où la drogue et l’alcool coulent dans les veines avec ce sentiment de désespoir consubstantiel à ce trou perdu au milieu de nulle part. On y perd son temps, on y perd souvent la vie mais le plus sûrement son âme. Ce mal-être ronge tout et Jacob va devoir faire un choix dans cette quête existentielle qui l’anime : être le fils de son père, son héritier, avec ce même sang coulant dans ses veines, signifiant le plus souvent d’être la grande faucheuse, où bien sauver ce qui peut l’être : Maggie qui est sa lumière en cette nuit, la seule qui le retient à la vie. David Joy a bâti une véritable tragédie où l’âme des hommes ressemblent aux ténèbres où gisent les épaves impassibles s’élançant en cortèges funèbres. De pauvres hères dont la drogue, les médicaments, l’alcool sont le seul échappatoire face à la vie qui s’offre à eux. D’une grande noirceur, ce roman de David Joy nous saisit à la gorge pour ne plus nous lâcher. Véritable plongée cathartique dans la psyché du jeune Jacob, c’est peu dire qu’on sort sonné par ce coup de poing que représente « Là où les lumières se perdent », plongée abyssale dans les méandres de l’âme humaine. C’est assurément un très grand livre !
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            • Rebka Posté le 7 Septembre 2018
              Alors on va se la jouer comment aujourd'hui ? du genre bandeau de couverture avec trois ou quatre mots racoleurs ? “Hérédité Libre-arbitre Destinée”. Par exemple. Ouais ça, tout un programme déjà, juste ces trois mots posés là comme sur un tapis rouge style festival de Cannes (mais euh… posés par hasard ? bonne question, on verra ça plus tard si vous le permettez). Mais franchement, parfois je me dis que ça suffit. Largement. Normalement avec ça, avec juste ça, chacun peut aisément se construire un petit film dans sa tête, imaginer ce qui se trame derrière les mots. Moi par exemple au moment où je vous parle, je me fais tout un film avec en bande son Sweetest perfection qui résonne tellement parfaitement avec mon film que ça me fait presque peur. Eh ouais, je suis comme ça moi, une vraie poule mouillée. Et en même temps ça tricote dans ma tête. Oui, ça tricote et je me dis : Ou alors on peut se la jouer autrement, donner une version de ce qu'on pourrait mettre - si on était ce livre - derrière ces mots. Ok dak, comme vous voulez, on peut jouer à ça. [Début d'un exposé en trois... Alors on va se la jouer comment aujourd'hui ? du genre bandeau de couverture avec trois ou quatre mots racoleurs ? “Hérédité Libre-arbitre Destinée”. Par exemple. Ouais ça, tout un programme déjà, juste ces trois mots posés là comme sur un tapis rouge style festival de Cannes (mais euh… posés par hasard ? bonne question, on verra ça plus tard si vous le permettez). Mais franchement, parfois je me dis que ça suffit. Largement. Normalement avec ça, avec juste ça, chacun peut aisément se construire un petit film dans sa tête, imaginer ce qui se trame derrière les mots. Moi par exemple au moment où je vous parle, je me fais tout un film avec en bande son Sweetest perfection qui résonne tellement parfaitement avec mon film que ça me fait presque peur. Eh ouais, je suis comme ça moi, une vraie poule mouillée. Et en même temps ça tricote dans ma tête. Oui, ça tricote et je me dis : Ou alors on peut se la jouer autrement, donner une version de ce qu'on pourrait mettre - si on était ce livre - derrière ces mots. Ok dak, comme vous voulez, on peut jouer à ça. [Début d'un exposé en trois points, ceux qui suivent l'auront compris avant moi, yeah ^^] Mot N°1 : Hérédité. HuUuum pas facile ça. D'emblée, cash, direct, un mot comme ça. A sec. Vous me gâtez, et j'ai envie de dire wahoOou ça promet pour la suite ! Alors vous savez quoi ? Je vais abréger, regardez : L'hérédité c'est pas seulement avoir chopé les beaux yeux de maman ou la barbe implantée bizarre comme celle de papa. Naaaan, c'est pas seulement ça, tout le monde le sait bordel ! Ne soyez pas stupides. L'hérédité c'est bien plus compliqué, ça peut être par exemple tout bêtement un nom, un nom qui fait peur. Un nom comme McNeely si on veut se resituer dans le contexte, ce qui fait du bien de temps en temps (parce que je sais que j'ai parfois l'air de m'éloigner du sujet mais en vrai pas tant que ça, c'est juste un peu alambiqué, accrochez-vous). Et alors quoi ? Moi ? Peur d'un nom ? Foutaise ! Donc hérédité, ça fait peur et en même temps on peut nier son existence et faire comme si. Comme si quoi ? Ben comme si on avait le choix pardi ! Et ça, ça nous donne pile la transition idéale vers notre mot N°2. C'est pas beau ça ? … fantastique comme parfois tout se goupille bien, si seulement tout pouvait toujours glisser comme ça...(mais là faudrait juste dégainer un autre mot : utopie, et pour aujourd'hui on va dire que c'est hors sujet d'accord ?) Mot N°2 : Libre-arbitre (on sort l'artillerie lourde dites donc, je savais bien que la suite allait pas être simple, mon petit doigt m'en avait touché deux mots l'air de rien). Alors ok oui d'accord j'en vois déjà des qui comme moi plissent les yeux l'air de se dire ouais ouais vas-y triche, libre-arbitre c'est un mot en deux mots. Y'a libre, et y'a arbitre. Ben oui ok c'est vrai, je triche, je veux bien l'admettre. Alors admettons. Sauf que si vous y pensez aussi, c'est que vous trichez aussi, donc tout le monde triche ce qui a le mérite de remettre les pendules à l'heure. Et c'est pas plus mal au final. Mais bon. Sale bled quand même faut dire, merci alcool pétards et cachets pour s'échapper vite fait bien fait, et la meth bien sûr qu'on vend ou qu'on consomme selon qu'on s'appelle papa ou maman dans le cas de Jacob (Jacob c'est le mec du livre hein, faut quand même se rappeler de quoi on parle). Alors le libre-arbitre, il se résume à quoi dans tout ça ? A un truc pas plus gros qu'un poil de cul. Amen. Mot N°3 : Destinée. Hé beh nous y voilà, le pompon final ! Bien sûr ça pouvait pas finir autrement. Autrement que quoi ? Ben autrement que comme une quête de rédemption, what else ? Sauf que pour voir la lumière au bout du tunnel, encore faut-il marcher dans la bonne direction. J'dis ça, j'dis rien. Mais bon quand même, pensez-y. Vous voulez une preuve ? Ok en voici une : si vous écrivez mentalement (ça veut dire dans vos têtes hein) les trois mots en question, rappelez-vous, “Hérédité Libre-arbitre Destinée”, ben vous verrez que ça s'écrit en forme de croix, comme si le libre-arbitre était crucifié là, entre cette putain d'hérédité et cette chimère de destinée. Et ça, direct, ça calme, parce que merde c'est trop vrai. Amen une fois encore. Je préfère couper court, car avec Destinée on peut s'embarquer loin, mais loOooin, tellement loin qu'on risquerait de se perdre. Avec Destinée, on peut par exemple décider de tuer son père pour enfin vivre sa vie (selon une théorie très intéressante de monsieur F.), on peut aussi développer un méchant petit syndrome de Stockholm et finir par se persuader qu'on aime ça (si si, ça marche je vous assure), ou alors on peut tout simplement se contenter de rêver à une autre vie tout en se laissant glisser dans le sens de la pente. Bref, on a l'embarras du choix (et quelques choix embarrassants, bon courage à toi Jacob). Alors oui assez ! Assez de blabla, il est temps de laisser l'intéressé conclure car lui seul - après tout - est capable de nous faire comprendre de quoi parle ce livre : “J'avais laissé l'environnement dans lequel j'étais né contrôler ce que j'étais devenu. Ma mère sniffait de la cristal meth, mon père la lui vendait, et je n'avais jamais eu les couilles de partir. C'était ma vie en résumé”. Que dire de plus ? En résumé, c'est la vie d'un pauvre type comme il en existe des milliers, ouais c'est vrai vu comme ça, mais on pourrait se dire aussi que cette pauvre vie - ou plutôt ces pauvres vies - vues autrement, sous un autre éclairage, sont toutes des petites lumières qui se perdent dans la nuit… Et ça, merde, c'est beau non ? Donc voilà, le titre de ce bouquin est merveilleusement bien trouvé, il peut servir de boussole et nous aider à y voir plus clair, un court instant certes, puisque les lumières se perdent, mais un instant tout de même. ... Euh… toc toc toc ... coucou c'est moi, désolée je reprends quand même le mot de la fin (pas moyen de t'en empêcher, hein vilaine ? Ben nan - extrait du dialogue qui se joue actuellement dans ma tête, si, si, je vous jure c'est vrai). Ce que je veux dire c'est juste que ouf youpi on a su éviter le happy-end et welcome la bitchitude de la vie, cette bonne vieille amie qui nous fait un retour fracassant (car au final elle reprend toujours du poil de la bête, elle...) [Bon voilà, démerdez-vous avec ça - mais simplement je vous rappelle que c'est vous qui avez voulu jouer]. Si y'en a qui trouvent que je parle beaucoup pour pas dire grand chose, sachez que je refuse d'en débattre. Par contre je peux vous la faire courte : ce bouquin ? pas transcendant, quelques maladresses mais aussi quelques petites lucioles qu'on a envie de suivre un instant dans la nuit, et ça c'est déjà pas mal. On verra ce qui suivra ce premier roman, David Joy a peut-être encore des choses à dire...
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            • Fanou87 Posté le 27 Juillet 2018
              On ne choisit pas sa famille. Cette formule usitée à souhait représente ce que Jacob a dû subir toute sa vie: un père escroc et redouté, une mère accro à la cristal meth et une solitude désespérante. Suite à une mission chaotique ordonnée par son père, le jeune garçon de dix-huit ans va devoir choisir sa voie. Continuer sur la lancée partenelle ou s’aventurer vers la lumière en compagnie de son amour de jeunesse? Déchiré entre ces deux choix, Jacob erre dans sa vie et redoute de terminer comme ses parents. La noirceur de ce roman se ressent dès les premières pages et ne cesse de nous envelopper jusqu’au dernier mot. Comme Jacob, j’ai recherché la clarté et des étincelles pour espérer y voir un soupçon d’espoir. Mais telle une tragédie qui s’est écrite avant sa naissance, la vie de Jacob est ainsi faite. Quoi qu’il veuille, quoi qu’il désire, son destin n’est pas entre ses mains, à moins qu’il écoute enfin ses désirs les plus profonds. Ce roman propose une histoire faite de désirs avortés et de rêves trop grands. C’est donc noir et sombre. Mais de la poésie se dégage des pages et elle donne au récit un tout autre... On ne choisit pas sa famille. Cette formule usitée à souhait représente ce que Jacob a dû subir toute sa vie: un père escroc et redouté, une mère accro à la cristal meth et une solitude désespérante. Suite à une mission chaotique ordonnée par son père, le jeune garçon de dix-huit ans va devoir choisir sa voie. Continuer sur la lancée partenelle ou s’aventurer vers la lumière en compagnie de son amour de jeunesse? Déchiré entre ces deux choix, Jacob erre dans sa vie et redoute de terminer comme ses parents. La noirceur de ce roman se ressent dès les premières pages et ne cesse de nous envelopper jusqu’au dernier mot. Comme Jacob, j’ai recherché la clarté et des étincelles pour espérer y voir un soupçon d’espoir. Mais telle une tragédie qui s’est écrite avant sa naissance, la vie de Jacob est ainsi faite. Quoi qu’il veuille, quoi qu’il désire, son destin n’est pas entre ses mains, à moins qu’il écoute enfin ses désirs les plus profonds. Ce roman propose une histoire faite de désirs avortés et de rêves trop grands. C’est donc noir et sombre. Mais de la poésie se dégage des pages et elle donne au récit un tout autre aspect, plus qu’une simple avalanche de détresse. Le personnage de Jacob est de celui qu’on a envie d’accompagner où qu’il aille, au Paradis, comme en Enfer. Il est de ceux qui ont une belle âme malgré les décisions hasardeuses auxquelles il ne peut pas déroger.
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