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EAN : 9782266310796
Code sériel : 15590
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

La Vénus à la fourrure

Pierre MALHERBET (Traducteur)
Date de parution : 09/07/2020
Il vénérait une Vénus de jardin, sage idole de pierre : Wanda von Dunajew va lui donner le goût des femmes de chair.
De la déesse de l’amour, Wanda possède la rousse splendeur, le caractère, la frivolité. Mais Séverin, gentilhomme des Carpates, a d’autres rêves encore. Plus que son amant, il...
Il vénérait une Vénus de jardin, sage idole de pierre : Wanda von Dunajew va lui donner le goût des femmes de chair.
De la déesse de l’amour, Wanda possède la rousse splendeur, le caractère, la frivolité. Mais Séverin, gentilhomme des Carpates, a d’autres rêves encore. Plus que son amant, il désire être son esclave. Humiliations, violences, tortures de la jalousie : extase... D’un trait de plume sur un contrat, tous les abaissements lui sont promis. Jusqu’au tout dernier...
Ce chef-d’œuvre de Sacher-Masoch – dont le nom a donné naissance au terme « masochisme » – a inspiré le grand film de Roman Polanski, La Vénus à la fourrure.
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EAN : 9782266310796
Code sériel : 15590
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DRIANEMAYA Posté le 16 Juillet 2021
    Leopold von Sacher-Masoch a donné naissance au terme masochisme. Ce roman est là pour servir d'exemple. Séverin jouit uniquement par la souffrance En Wanda, il trouve la maîtresse parfaite, capable de manier le fouet. il finit par signer un contrat qui le lie par l'honneur à devenir l'esclave de Wanda. Quelques humiliations plus tard, la coupe est pleine et il s'en retourne à sa vie d'avant. Ce livre a été une source intarissable pour les psychiatres qui en ont relevé plein de perversions. Bien entendu, le style est ampoulé et poussiéreux. On n'écrit plus de nos jours comme on le faisait à l'époque. Un livre un peu creux ...
  • Sarahbelle789 Posté le 25 Avril 2021
    Avec ce roman, Leopold Sacher-Masoch a été à l’origine du terme masochisme, qui désigne la douleur comme vecteur de plaisir. Pourtant, il est ici question de l’amour éperdu de Léopold pour Wanda, une femme compliquée. Pour accéder à cet amour qui lui paraît impossible, il est prêt à devenir son esclave, à s’humilier comme jamais, à accéder au moindre désir de la belle. L’auteur rue dans les brancards et met à mal les conventions sociales en présentant un être fragile, qui accepte l’inacceptable par passion folle. L’image de la femme est ici mise à rude épreuve, ainsi que les codes puritains. Il ne faut pas oublier que ce roman a été publié en 1870. A travers ce livre, la femme est vue comme une mangeuse d’hommes », un objet sexuel sachant manier le fouet. De quoi faire hurler les féministes !
  • beberoots Posté le 21 Juin 2019
    Quand Séverin Kusienski rencontre Wanda von Dunajew, elle lui fait penser à la Vénus qu'il affectionne tant. Il ne manquerait plus qu'elle porte une fourrure ! C'est ainsi qu'il tombe amoureux de la jeune veuve. Mais le héros a des lubies un peu déconcertantes, il demande à sa nouvelle amante de se montrer cruelle. Elle doit utiliser le fouet, le ligoter, le faire souffrir. Elle se prête au jeu et devient sa maîtresse, lui propose un contrat et réalise son fantasme. Mais jusqu'où sont capables d'aller ces deux amants pour l'amour de l'autre ? Au vu du film, j'avais un peu peur d'ouvrir ce roman, et finalement l'adaptation en est assez éloignée. On est bien loin de l'oeuvre érotique, il n'y a aucune scène de sexe explicite, tout est dans le jeu psychologique. Tout au long du livre je me suis demandée qui mène et dirige l'autre. Même après lecture je n'ai pas cette réponse. Les personnages ne sont pas particulièrement attachant mais ont une personnalité intéressante. L'auteur va de plus en plus loin dans ce que peut supporter chacun, joue avec leur sentiments, joue avec les codes, entre leurs envies et la moral.
  • lafilledepassage Posté le 13 Décembre 2018
    Ce roman était tout récemment mis en évidence dans la bibliothèque de ma commune, à l’occasion d’un spectacle de lectures érotiques. Et je dois bien avouer que je ne comprends pas pourquoi. Je n’y ai personnellement rien trouvé d’érotique. Mais non, mais non, je ne suis pas déçue … Non, point d’érotisme dans cette Vénus à la fourrure. Et ce malgré, je le reconnais, un titre très prometteur. D’ailleurs il n’y a aucune scène de sexe. Et au bout de compte, je ne sais même pas si les deux amants auront ou non consommé, s’ils auront goûté au fruit défendu. Au lieu d’érotisme, j’y verrai une once de romantisme, une belle histoire d’amour … Mais qu’est-ce qu’une belle histoire d’amour ? Vaste sujet. En tout cas, je pense qu’il s’agit bien d’amour, car Wanda, cette chère Wanda, est prête à tout pour satisfaire les caprices masochistes de son amant, même si elle en éprouve d’abord un dégoût. Et si elle le fait, c’est uniquement pour le libérer de ce « travers », pour lui apprendre à rester « libre » et lui-même dans ses relations amoureuses, et à ne pas devenir l’esclave de l’autre. Cet amour d’ailleurs se transformera en... Ce roman était tout récemment mis en évidence dans la bibliothèque de ma commune, à l’occasion d’un spectacle de lectures érotiques. Et je dois bien avouer que je ne comprends pas pourquoi. Je n’y ai personnellement rien trouvé d’érotique. Mais non, mais non, je ne suis pas déçue … Non, point d’érotisme dans cette Vénus à la fourrure. Et ce malgré, je le reconnais, un titre très prometteur. D’ailleurs il n’y a aucune scène de sexe. Et au bout de compte, je ne sais même pas si les deux amants auront ou non consommé, s’ils auront goûté au fruit défendu. Au lieu d’érotisme, j’y verrai une once de romantisme, une belle histoire d’amour … Mais qu’est-ce qu’une belle histoire d’amour ? Vaste sujet. En tout cas, je pense qu’il s’agit bien d’amour, car Wanda, cette chère Wanda, est prête à tout pour satisfaire les caprices masochistes de son amant, même si elle en éprouve d’abord un dégoût. Et si elle le fait, c’est uniquement pour le libérer de ce « travers », pour lui apprendre à rester « libre » et lui-même dans ses relations amoureuses, et à ne pas devenir l’esclave de l’autre. Cet amour d’ailleurs se transformera en haine quand elle se rendra compte qu’il est prêt à tout pour elle. Amour et haine, deux sentiments si proches… L’amour, ce sentiment ambigu et déséquilibré, car l’un aime toujours plus que l’autre. L’un est toujours plus dépendant que l’autre. L’on ne peut véritablement aimer que ce qui nous est supérieur. Et donc, même s’il est flatté de l’intérêt que l’autre lui porte, il se sent plus petit, plus minable, pas à la hauteur. Dans ce roman, c’est la femme qui est en position de force, ce qui est assez révolutionnaire. Et tellement éloigné des sociétés patriarcales et paternalistes de 1870, où la femme est soumise à l’homme, inférieure à lui sociologiquement, économiquement et même politiquement. Alors forcément, voir un homme soumis à une femme, ça a dû faire jaser, heurter les bonnes mœurs à l’époque. Le roman de Leopold von Sacher-Masoch est aussi résolument moderne. Pour preuve, l’auteur appelle à l’amour libre, opposé au mariage chrétien. Il convie les femmes, ces trésors que les hommes veulent voir enterrés, au bonheur, loin du respect hypocrite, du mensonge et du conformisme social. Il les encourage à écouter leurs pulsions, leurs désirs et à rechercher la jouissance là où il n’y a bien souvent, pour elles, que devoirs et don de soi sans plaisir. Et surtout il considère que « la femme ne pourra être la compagne de l’homme que lorsqu’elle sera son égale en droit, lorsqu’elle sera son égale par l’éducation et le travail ». Vibrant appel à l’égalité homme-femme. Evidemment, c’est ma lecture, mon interprétation. Celle d’une femme du XXIème siècle, qui veut voir ici l’un des premiers romans féministes écrit par un homme …
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  • M_a_r_c Posté le 4 Novembre 2017
    La Vénus A La Fourrure s’articule autour d’un rêve de soumission du narrateur que celui-ci conte à son ami Séverin, un jeune dilettante ukrainien. Ce que le narrateur a rêvé, Séverin affirme l’avoir vécu et, pour le lui prouver, lui confie la lecture de ses Confessions D’Un Suprasensuel, le récit de la relation qu’il a eue avec Wanda Von Dunajew. Alors qu’il n’avait jusque là jamais aimé que des femmes de pierre, des Vénus de marbre et d’albâtre, Sévérin, dilettante patenté, va découvrir avec Wanda Von Dunajew les plaisirs et les tourments de la chair. Fasciné tant par sa beauté que par son caractère, incapable de l’aimer normalement, il se propose alors non pas de devenir son mari, ni son amant, mais son esclave. D’une signature au bas d’un contrat qu’il lui laisse rédiger du premier au dernier mot, il s’oblige à lui appartenir, à se soumettre à ses moindres désirs et caprices et à n’exister que par et pour la domination qu’elle voudra bien exercer sur lui. D’abord réticente, Wanda se laissera progressivement enivrer par ce jeu, tandis que Séverin, lui, ne cessera d’essayer d’en modifier les règles dès que le cours des événements ne correspondra plus à son rêve de soumission... La Vénus A La Fourrure s’articule autour d’un rêve de soumission du narrateur que celui-ci conte à son ami Séverin, un jeune dilettante ukrainien. Ce que le narrateur a rêvé, Séverin affirme l’avoir vécu et, pour le lui prouver, lui confie la lecture de ses Confessions D’Un Suprasensuel, le récit de la relation qu’il a eue avec Wanda Von Dunajew. Alors qu’il n’avait jusque là jamais aimé que des femmes de pierre, des Vénus de marbre et d’albâtre, Sévérin, dilettante patenté, va découvrir avec Wanda Von Dunajew les plaisirs et les tourments de la chair. Fasciné tant par sa beauté que par son caractère, incapable de l’aimer normalement, il se propose alors non pas de devenir son mari, ni son amant, mais son esclave. D’une signature au bas d’un contrat qu’il lui laisse rédiger du premier au dernier mot, il s’oblige à lui appartenir, à se soumettre à ses moindres désirs et caprices et à n’exister que par et pour la domination qu’elle voudra bien exercer sur lui. D’abord réticente, Wanda se laissera progressivement enivrer par ce jeu, tandis que Séverin, lui, ne cessera d’essayer d’en modifier les règles dès que le cours des événements ne correspondra plus à son rêve de soumission à la femme qu’il ne peut aimer qu’ainsi. Tout cela jusqu’au dernier acte de ce qui n’était – au début du moins – qu’une pièce de théâtre ou plutôt un jeu de dupes… De l’analyse de cette œuvre fondatrice du masochisme au sens courant du terme (autrement dit la recherche du plaisir dans la douleur), il ressort que la demande de Séverin ne peut être satisfaite telle quelle par Wanda. Il recherche son plaisir dans sa soumission à Wanda, dans les outrages qu’il lui demande de lui infliger, mais qu’il ne tolère que tant qu’ils correspondent à l’idée qu’il s’en fait. N’y voyant au départ qu’un jeu, Wanda, maladroite dans son rôle de maîtresse, tente à plusieurs reprises de ramener Séverin à un amour plus raisonnable, à chaque fois en vain… Jusqu’à ce que la maladresse et les remords laissent place à l’agacement et au goût du sang et qu’elle se décide, ce qui constituera le dénouement du récit, à donner à celui qui se prétend son esclave mais qui ne cesse jamais, en réalité, de vouloir rester le maître du jeu, une leçon d’humiliation destinée à le guérir. Le masochisme de Séverin n’est qu’un masochisme de façade. Quoi qu’il prétende, quoi qu’il signe comme contrat, son désir n’est pas d’être humilié par la femme qu’il aime, mais bien d’imposer à celle-ci les gestes et la conduite, strictement encadrés, qui lui donneront à lui et uniquement à lui, du plaisir. Le masochisme ainsi entendu fait de son acteur, même s’il se refuse à l’admettre, le véritable dominant dans la relation, l’autre n’ayant finalement comme seule possibilité que de se soumettre à ses demandes de l’humilier. Ainsi entendu, le masochisme n’est pas en tant que tel l’opposé, sur un même plan, du sadisme (tel que mis en scène, notamment, par le Marquis De Sade dans son œuvre), mais bien, en fin de compte, son identique sur un plan inversé. Tout sonne donc « faux » dans le comportement de Séverin. Il n’accepte rien que ce dont il a envie. Il n’y a jamais dans son chef de soumission ni de consentement à l’humiliation si ce n’est lorsque cela lui agrée et que, de facto, soumission et humiliation cessent d’en être. Un élément plus vrai réside probablement dans l’évolution du comportement de Wanda. Au départ réticente à humilier, même à sa demande explicite, un homme qui ne lui est pas indifférent, le goût du sang, auquel elle s’habitue, et l’agacement, que la conduite de Séverin lui cause, la pousseront progressivement hors du cadre de ce que ce dernier ne voyait que comme un jeu, rendant possible cette humiliation finale qui aura pour mérite de guérir le héros de ses vices de pacotille. Parallèlement à cette question du masochisme au sens « érotique » du terme (le qualifier de « sexuel » serait trivial autant que réducteur), le livre de Von Sacher-Masoch pose peut-être également en filigrane celle de la relation dominant/dominé qui existe nécessairement lorsque deux individus – leur sexe important peu – entrent en contact. Avec à mes yeux ce constat, paradoxal mais souvent vérifié, qu’il est préférable de dominer les gens dont on souhaite être tenu en estime que d’être trop conciliant (sans même parler de soumission) à leur égard. Ou, pour résumer de façon un peu provocatrice : respecte ton prochain et il aura tôt fait de te dominer, domine-le et tu en seras respecté… Vaste question, dont il n’est peut-être pas le lieu de débattre ici… Pour en revenir au livre et conclure, La Vénus A La Fourrure est à lire. Parce qu’elle aborde un thème éternel, celui des rapports humains, parce que l’ouvrage est bien écrit et aisé à appréhender et parce que la traduction de Pierre Malherbet chez Pocket et les nombreuses notes de l’éditeur sont de très bonne qualité.
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