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Robert Laffont
EAN : 9782221251782
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm

Lady Oracle

Marlyse PICCAND (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 12/05/2021

L'un des premiers romans de Margaret Atwood.

Adolescente obèse, auteure de romans à l’eau de rose, épouse effacée, pseudo-terroriste…, Joan Foster mène des existences multiples sans parvenir à les harmoniser. À bout de souffle, elle décide de prendre un nouveau départ en Italie. Mais auparavant, elle doit mettre en scène sa propre mort…
Cavale littéraire, roman d’une fuite...

Adolescente obèse, auteure de romans à l’eau de rose, épouse effacée, pseudo-terroriste…, Joan Foster mène des existences multiples sans parvenir à les harmoniser. À bout de souffle, elle décide de prendre un nouveau départ en Italie. Mais auparavant, elle doit mettre en scène sa propre mort…
Cavale littéraire, roman d’une fuite en avant, d’une quête d’identité désespérée, Lady Oracle retrace le parcours et les rêves d’une héroïne lucide et drôle, tour à tour perdue et pleine d’audace, au regard ironique sur son propre sort. Un beau portrait de femme par la grande dame des lettres canadiennes, auteure du roman culte La Servante écarlate.

« Diva des lettres à l’humour décapant, la Canadienne Margaret Atwood a tissé au fil des ans une œuvre magistrale, mêlant polar, fantastique, science-fiction et critique sociale, avec une imagination débordante et une grande inventivité d’écriture. » Le Point

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EAN : 9782221251782
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • OnceuponatimeinLondon Posté le 18 Août 2021
    "Lady Oracle" est le premier roman de Margaret Atwood que j'ai lu... et qui m'a donné envie d'en lire d'autres. L'autrice dépeint magistralement sur 550 pages une vie, une femme, une disparition, le souhait d'une nouvelle existence, la désillusion. J'ai employé dans toute cette phrase le déterminant "une", mais j'ai eu tort, et c'est d'ailleurs, à mon sens, le véritable sujet de ce roman : Joan Foster, le personnage principal n'est pas une mais plusieurs. "Lady Oracle" est donc le récit de plusieurs vies ; vies que le personnage ne parvient pas à réunir, à harmoniser, et elle ne se sent bien dans aucune. Margaret Atwood nous tend ainsi un miroir et nous invite, à travers son héroïne à considérer nos personnages/personnalités multiples de compagne/compagnon, d'employé/employeur, de père/mère de famille. Avec cette question en suspens durant tout le livre de qui somme nous vraiment parmi tout ces rôles que nous nous donnons en permanence. Le dernier tiers du roman fait oublier les quelques longueurs et errances du milieu qui m'ont un peu ennuyé. Le tout est très bien maitrisé et le fond pertinent et bien traité. Je conseille !
  • Nyuka Posté le 27 Mai 2021
    Je connais cette auteur grâce à la série La servante écarlate puis par la découverte de son livre les 9 contes que j'ai bien aimé d'ailleurs. En allant à la bibliothèque, je suis tombée sur cet autre titre et je suis repartie avec. J'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire. J'ai ramé lors de la première partie, puis au fur et à mesure, je me suis attachée à cette enfant, à sa tante et à sa vie complètement loufoque. J'ai aimé la voir rebondir de mensonge en mensonge en se dépatouillant à chaque fois pour s'en sortir. Plus les pages défilaient, plus elle s'enlissait dans ses différentes vies jusqu'à se laisser dépasser par les événements. Toutefois, j'ai été déçue par la fin. Je m'attendais à en savoir plus. Sam ? Arthur ? Allait-elle se défiler une fois de plus ? Allait-elle faire face à tous ses mensonges ? Une proposition est suggérée, mais ce personnage étant capable de tout, nous ne pouvons pas en être sûrs. J'ai eu cette désagréable impression de lecture inachevée, qu'il manquait des pages à ce livre. Un livre que je conseille tout de même, peut-être aurez-vous un autre ressenti que le mien pour cette fin non... Je connais cette auteur grâce à la série La servante écarlate puis par la découverte de son livre les 9 contes que j'ai bien aimé d'ailleurs. En allant à la bibliothèque, je suis tombée sur cet autre titre et je suis repartie avec. J'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire. J'ai ramé lors de la première partie, puis au fur et à mesure, je me suis attachée à cette enfant, à sa tante et à sa vie complètement loufoque. J'ai aimé la voir rebondir de mensonge en mensonge en se dépatouillant à chaque fois pour s'en sortir. Plus les pages défilaient, plus elle s'enlissait dans ses différentes vies jusqu'à se laisser dépasser par les événements. Toutefois, j'ai été déçue par la fin. Je m'attendais à en savoir plus. Sam ? Arthur ? Allait-elle se défiler une fois de plus ? Allait-elle faire face à tous ses mensonges ? Une proposition est suggérée, mais ce personnage étant capable de tout, nous ne pouvons pas en être sûrs. J'ai eu cette désagréable impression de lecture inachevée, qu'il manquait des pages à ce livre. Un livre que je conseille tout de même, peut-être aurez-vous un autre ressenti que le mien pour cette fin non couchée sur le papier.
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  • Ingannmic Posté le 8 Novembre 2014
    Je crois que je ne m'attendais pas à ça... N'ayant lu de Margaret Atwood que "La servante écarlate", sans doute m'imaginais-je -bêtement- retrouver un récit dans la même veine, oscillant entre roman d'anticipation et chronique intime... Bon, si "Lady Oracle" n'a rien d'un roman d'anticipation, l'intime, en revanche, y tient une bonne place. Autre point commun -oui, cela fait tout de même déjà deux- avec "La servante écarlate", c'est que nous y sommes guidés par la voix d'une femme, personnage central du récit. L'histoire commence en quelque sorte par sa fin : la narratrice, Joan Foster, une quadragénaire canadienne, s'est exilée dans un petit village italien après avoir mis en scène sa soi-disant mort par noyade, pour des raisons qui ne nous sont pas explicitées d'emblée. Elle y loue une maison qu'elle a déjà occupée lors d'un séjour touristique effectué avec Arthur, qu'elle évoque souvent, qui semble avoir été son compagnon. Voilà pour le présent. Car ensuite, Joan nous emmène plusieurs décennies en arrière, à l'époque où elle n'était encore qu'une petite fille, puis se remémore les différentes étapes de son existence, éprouvant un besoin désespéré de comprendre comment et pourquoi elle se retrouve seule, à des milliers de kilomètres de son pays (le Canada)... Je crois que je ne m'attendais pas à ça... N'ayant lu de Margaret Atwood que "La servante écarlate", sans doute m'imaginais-je -bêtement- retrouver un récit dans la même veine, oscillant entre roman d'anticipation et chronique intime... Bon, si "Lady Oracle" n'a rien d'un roman d'anticipation, l'intime, en revanche, y tient une bonne place. Autre point commun -oui, cela fait tout de même déjà deux- avec "La servante écarlate", c'est que nous y sommes guidés par la voix d'une femme, personnage central du récit. L'histoire commence en quelque sorte par sa fin : la narratrice, Joan Foster, une quadragénaire canadienne, s'est exilée dans un petit village italien après avoir mis en scène sa soi-disant mort par noyade, pour des raisons qui ne nous sont pas explicitées d'emblée. Elle y loue une maison qu'elle a déjà occupée lors d'un séjour touristique effectué avec Arthur, qu'elle évoque souvent, qui semble avoir été son compagnon. Voilà pour le présent. Car ensuite, Joan nous emmène plusieurs décennies en arrière, à l'époque où elle n'était encore qu'une petite fille, puis se remémore les différentes étapes de son existence, éprouvant un besoin désespéré de comprendre comment et pourquoi elle se retrouve seule, à des milliers de kilomètres de son pays (le Canada) et de ses proches, dont la plupart la croient morte. Enfant obèse et maladroite, Joan a, dès son plus jeune âge, subi une guerre sournoise l'opposant à une mère qui la considérait comme un "accident". Une guerre menée à coups de kilos, la fillette comprenant intuitivement qu'il s'agissait là d'une arme efficace pour faire honte à sa mère (qui a tenté par tous les subterfuges imaginables de la faire maigrir), de la mettre face à un échec. A moins que son surpoids n'ait représenté une forme de protection, un moyen de se faire trop imposante pour qu'on puisse l'oublier ? Quant au père, absent jusqu'au cinq ans de sa fille car engagé en Europe dans la seconde guerre mondiale, il brillera dès son retour par sa morne indifférence. Les seuls moments de joie et de réconfort de son enfance furent ceux passés avec sa tante Lou, que son indépendance et son exubérance faisaient passer pour une originale. Joan gardera toute sa vie des séquelles de son obésité et de ses relations violentes avec sa mère. Parvenue à l'âge adulte, pourtant amincie, elle continue d'être hantée par une image d'elle-même humiliante, inspirée de son apparence antérieure, qu'elle ne parviendra jamais à refouler totalement. Sa vie de femme ne sera jamais réellement épanouissante, plombée par le secret dont elle entoure le cauchemar de ses jeunes années. A ce secret s'en ajoute un autre : elle écrit sous un nom de plume et en toute confidentialité une série de romans mêlant suspense et eau de rose, fait qu'elle préfère cacher à son compagnon, et à leur entourage, composé d'activistes intellectuels de gauche, par crainte de leur probable condescendance. Elle mène ainsi plusieurs existences parallèles, chacune étant respectivement peuplée de personnages différents. Joan Foster est en somme une femme qui cultive de multiples facettes parce qu'elle ne parvient pas à s'accepter dans son "entièreté". L'isolement qui fait suite à sa disparition est l'occasion, non pas de s'interroger sur celle qu'elle est vraiment, mais d'essayer de rassembler ces différentes facettes pour les faire coexister et les assumer toutes ensemble. J'ai beaucoup aimé l'écriture de Margaret Atwood, juste dosage d'efficacité et d'élégance. La complexité de son héroïne, la justesse et la précision avec lesquelles elle évoque ses failles, rendent le récit touchant. En revanche, je n'ai pas bien compris l'intérêt d'intégrer dans cette histoire la fuite de Joan et son pseudo décès, ainsi que d'autres éléments qui ont probablement pour but d'enrichir la trame romanesque de l'intrigue (je pense notamment, pour ceux qui auraient lu "Lady Oracle", à l'épisode de la bombe), mais qui à mon avis étaient dispensables, dans la mesure où ils apportent plus de confusion que de densité au roman. Ce point a quelque peu gâché mon plaisir, et j'avoue avoir du coup trouvé ce titre moins passionnant que "La servante écarlate".
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