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Robert Laffont
EAN : 9782221216446
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 122 x 182 mm

Le Cher Disparu

Dominique AURY (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 15/02/2018

Hollywood, fin des années 1940. Lorsque Francis Hinsley, un employé modèle des studios Megalopolitan, apprend son licenciement en découvrant un inconnu assis à son bureau, il ne voit qu’une seule issue possible : la pendaison. Son jeune ami et poète, Dennis Barlow, est chargé par la communauté anglaise d’organiser les...

Hollywood, fin des années 1940. Lorsque Francis Hinsley, un employé modèle des studios Megalopolitan, apprend son licenciement en découvrant un inconnu assis à son bureau, il ne voit qu’une seule issue possible : la pendaison. Son jeune ami et poète, Dennis Barlow, est chargé par la communauté anglaise d’organiser les obsèques, qui devront être assez grandioses pour accueillir tout le gratin hollywoodien.
Bijou d’humour noir, Le Cher Disparu dépeint avec une certaine cruauté l’Amérique et ses travers, et donne le ton d’une oeuvre dédiée à la critique cynique de notre civilisation.

« Waugh donne ouvertement dans la caricature et la farce, comme si, laissant momentanément souffler ses compatriotes, il avait trouvé un meilleur emploi de ses dons satiriques dans la peinture des aspects outrageusement cocasses du Nouveau Monde. » Maurice Nadeau

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EAN : 9782221216446
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • PhilippeCastellain Posté le 8 Mai 2020
    On l'oublie souvent de ce côté du Channel, mais sous les liens pragmatiques unissant la Grande-Bretagne à son enfant rebelle qu'est les Etats-Unis, il existe des sentiments ambivalents, marqués par la conscience aigüe d'un gap culturelle entre deux peuples en apparence si proches. La perception en est variable, allant de l'attrait pour le léger exotisme au franc mépris. On se souvient de Sting Chantant « I'm a legal alien, I'm an englishmen in New-York », des GI en route pour le Débarquement décrits par les Britanniques comme « overpaid, oversexed and over-here », de l'attrait pour le chic et l'accent anglais dans les films américains. C'est ce de ce décalage dont traite ici Evelyn Waugh, avec tout son humour et son ironie subtile. Une jeune fille américaine bien sous tous rapports et légèrement cruche, travaillant dans un funérarium de grand standing, se trouve prise entre deux amours. D'un côté, il y a ce thanatopracteur du service d'à côté. Plus âgé qu'elle, mais un bon américain respectable, le genre futur bon père de famille, et qui donne de si beaux sourires à ses cadavres ! de l'autre, il y a ce jeune anglais, élégant,... On l'oublie souvent de ce côté du Channel, mais sous les liens pragmatiques unissant la Grande-Bretagne à son enfant rebelle qu'est les Etats-Unis, il existe des sentiments ambivalents, marqués par la conscience aigüe d'un gap culturelle entre deux peuples en apparence si proches. La perception en est variable, allant de l'attrait pour le léger exotisme au franc mépris. On se souvient de Sting Chantant « I'm a legal alien, I'm an englishmen in New-York », des GI en route pour le Débarquement décrits par les Britanniques comme « overpaid, oversexed and over-here », de l'attrait pour le chic et l'accent anglais dans les films américains. C'est ce de ce décalage dont traite ici Evelyn Waugh, avec tout son humour et son ironie subtile. Une jeune fille américaine bien sous tous rapports et légèrement cruche, travaillant dans un funérarium de grand standing, se trouve prise entre deux amours. D'un côté, il y a ce thanatopracteur du service d'à côté. Plus âgé qu'elle, mais un bon américain respectable, le genre futur bon père de famille, et qui donne de si beaux sourires à ses cadavres ! de l'autre, il y a ce jeune anglais, élégant, cultivé, irrévérencieux, qui lui écrit des poèmes et la désarçonne autant qu'il la fascine. Mais oh scandale ! Il travaille dans une entreprise de pompes funèbres pour animaux de compagnie ! Les enfants de l'oncle Sam se prennent quelques flèches de long-bow dans leurs parties charnues. Leur puritanisme, leur goût pour le blingbling et leur capacité à aseptiser tout ce qu'ils touchent, y compris la mort, sont autant de magnifiques cibles. Avoir placer l'histoire dans le monde on ne peut moins connu des thanatopracteurs accentue ces tendances jusqu'au ridicule, le macabre le disputant au grotesque involontaire. L'écriture d'Evelyn Waugh, célèbre pour son élégance, a cela de particulier qu'elle possède à la fois un charme suranné et une étrange jeunesse. Il n'est pas toujours aisé d'y rentrer, mais la visite vaut qu'on en cherche la clé.
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  • MarianeBib Posté le 18 Mai 2019
    J'ai adoré cet humour anglais grinçant… je voudrais bien voir le film
  • stcyr04 Posté le 6 Août 2017
    Dennis Barlow, jeune expatrié britannique, obscure poète, officie dans une entreprise de pompes funèbres pour animaux à Los Angeles. Il découvre un jour son colocataire pendu à une poutre de leur bungalow; l'homme âgé, - unique spécimen d'aristocrate anglais travaillant pour des studios hollywoodien, n'ayant pas supporté d'avoir été évincé de son job. La communauté britannique locale l'incitant à prendre en charge les formalités d’inhumation du cher disparu, Dennis est amené à découvrir l'univers paisible et enchanteur des Célestes Pourpris, paradis céleste de carton-pâte des défunts fortunés, et à faire la rencontre d'Aimée Thanatogenos, naïve jeune femme travaillant comme thanatopracteur dans ce cimetière de prestige. Dans cette comédie grinçante et satirique, Evelyn Waugh illustre l'aspect férocement mercantiliste de la société américaine avec sa standardisation et le côté factice des attitudes professionnelles. L'humour réside entre autre dans la litote permanente qui entoure l'univers particulier des pompes funèbres et dans le parti pris un peu sarcastique et cynique de la narration.
  • diablotin0 Posté le 13 Février 2017
    Je ne sais plus pour quelle raison, ce livre était dans ma bibliothèque mais maintenant qu'il est lu, il va quitter cette bibliothèque, je n'ai pas envie de le garder. Je m'étais sans doute fiée à la quatrième de couverture qui nous promet une irrésistible satire des rites funéraires américains mais s'il y a, il est vrai, un ou deux passages qui font sourire, on est loin d'une satire irrésistible. Les personnages sont toutefois hauts en couleur et je pense qu'une BD pourrait être sympa.
  • Malise Posté le 14 Octobre 2013
    Ce roman désenchanté, teinté de cynisme et de misanthropie, est une critique acerbe d'une société qui fonde ses valeurs sur les seules apparences. Cette critique, Evelyn Waugh la soutient dans un style humoristique très noir en plaçant avec audace et délectation sur le même plan, le monde du cinéma et celui de la thanatopraxie. Sans pitié aussi bien pour ses compatriotes expatriés que pour les californiens qui les accueillent, il dénonce l'hypocrisie, la lâcheté et la bêtise d'un univers qui ne laisse pas de place à la poésie, à la fantaisie et à l'amour. Un livre détonnant.
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