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Le Désert des tartares
Michel Arnaud (traduit par)
Collection : Pavillons
Date de parution : 13/01/2022
Éditeurs :
Robert Laffont

Le Désert des tartares

Michel Arnaud (traduit par)
Collection : Pavillons
Date de parution : 13/01/2022
Le chef-d'œuvre de Dino Buzzati paru dans la collection « Pavillons » en 1949, réédité en grand format dans une édition vintage à l'occasion des 50 ans de la mort de l'auteur.
«Le monde de Buzzati, comme celui de Kafka, est plein de détours, à la manière des labyrinthes: ce carrefour d’espace et de temps où l’homme est placé et qu’il déplace... «Le monde de Buzzati, comme celui de Kafka, est plein de détours, à la manière des labyrinthes: ce carrefour d’espace et de temps où l’homme est placé et qu’il déplace avec lui, sans pouvoir le laisser derrière lui, univers mobile dont les dimensions sont celles d’une cellule de prison dont... «Le monde de Buzzati, comme celui de Kafka, est plein de détours, à la manière des labyrinthes: ce carrefour d’espace et de temps où l’homme est placé et qu’il déplace avec lui, sans pouvoir le laisser derrière lui, univers mobile dont les dimensions sont celles d’une cellule de prison dont on barbouille les murs aux couleurs de l’infini, c’est le bastion où l’on guette jour après jour l’invasion des Tartares, sans savoir s’il existe réellement des Tartares, ni s’il y en a eu autrefois, ni si le danger existe de les voir surgir, au galop, de ce désert où l’on use ses yeux et sa vie à scruter l’horizon.»
Marcel Brion
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EAN : 9782221157411
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 368
Format : 1 x 182 mm
EAN : 9782221157411
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 368
Format : 1 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • yuanc 11/02/2024
    Je viens de finir de lire ce fameux livre qualifié un des grands textes du XXème siècle. C’est un roman court, mais il faut avouer que j’ai l’impression de parcourir un marathon pénible. Pourtant, au début, les dialogues convaincants, percutants et même humoristiques m’ont séduit, mais très vite, plus avance les pages, plus ça paraît lent et ennuyeux. Bien que la monotonie, le vide, l’attente, la passivité…, ce sont les thèmes du livre, mais je ne m’habitue pas.
  • Fifrildi 10/02/2024
    Publié en 1940, ‘Le désert des Tartares’ est un roman que j’avais épinglé dans ‘Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie’. Dino Buzzati est un des auteurs à lire dans le cadre du Challenge solidaire, c’était l’occasion de découvrir sa plume. Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé son écriture et toutes ses façons de décrire la fuite du temps. La première affectation du lieutenant Giovanni Drogo le conduit au fort Bastiani. C’est un endroit qui n’augure rien de bon et Drogo n’a pas l’intention d’y rester plus de quatre mois. Le fort doit garder une frontière avec un désert qui reste... obstinément désert. [masquer] Il va finalement y rester 30 ans et sera évacué du fort lors de l’attaque qu’il avait attendue toute sa vie. [/masquer] Ce livre m’a paru parfois un peu long. J’ai cependant trouvé le personnage principal intéressant. Sa vie lui échappe. Il semble hors du temps, bloqué dans le fort alors qu’autour de lui la vie continue sans lui. Cela m'a fait penser à une citation de Jean-Michel Maulpoix : «Chacun voudrait se croire unique, pour se consoler du peu de poids que pèse sa vie quand elle se cogne par hasard contre une autre vie, et ne pas entendre le peu de silence qui se fera sur la terre le jour où son coeur cessera de battre. » La vie est trop courte pour passer son temps à attendre. « Cependant, le temps passait, toujours plus rapide ; son rythme silencieux scande la vie, on ne peut s’arrêter même un seul instant, même pas pour jeter un coup d’oeil en arrière. »Arrête ! Arrête ! » voudrait-on crier, mais on se rend compte que c’est inutile. Tout s’enfuit, les hommes, les saisons, les nuages ; et il est inutile de s’agripper aux pierres, de se cramponner au sommet d’un quelconque rocher, les doigts fatigués se desserrent, les bras retombent inertes, on est toujours entraîné dans ce fleuve qui semble lent, mais qui ne s’arrête jamais. » Challenge solidaire 2024 Challenge 20e siècle 2024 Challenge multi-défis 2024 (27)Publié en 1940, ‘Le désert des Tartares’ est un roman que j’avais épinglé dans ‘Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie’. Dino Buzzati est un des auteurs à lire dans le cadre du Challenge solidaire, c’était l’occasion de découvrir sa plume. Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé son écriture et toutes ses façons de décrire la fuite du temps. La première affectation du lieutenant Giovanni Drogo le conduit au fort Bastiani. C’est un endroit qui n’augure rien de bon et Drogo n’a pas l’intention d’y rester plus de quatre mois. Le fort doit garder une frontière avec un désert qui reste... obstinément désert. [masquer] Il va finalement y rester 30 ans et sera évacué du fort lors de l’attaque qu’il avait attendue toute sa vie. [/masquer] Ce livre m’a paru parfois un peu long. J’ai cependant trouvé le personnage principal intéressant. Sa vie lui échappe. Il semble hors du temps, bloqué dans le fort alors qu’autour de lui la vie continue sans lui. Cela m'a fait penser à une citation de Jean-Michel Maulpoix : «Chacun voudrait se croire unique, pour se consoler du peu de poids que pèse sa vie quand elle se cogne par hasard contre une autre...
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  • Zexiop 05/02/2024
    Bon...Le sujet est intéressant, mais je me suis un peu ennuyée... Tout comme le héros du bouquin, le lieutenant Drogo passe à côté de sa vie dans l'hypothétique espoir de voir un jour une guerre débouler dans son fort isolé... Après, ce qui est intéressant dans ce roman, c'est de toucher du doigt la futilité de la vie, la rapidité avec laquelle elle se déroule, et les buts que nous sommes prêts ou non à poursuivre au cours de celle-ci. Le renoncement est-il un choix légitime ? Ou une sorte de facilité à ne pas faire de choix justement ? Merci challenge solidaire pour cet auteur, mais lecture mitigée pour moi...
  • Cricri08 04/02/2024
    Le roman met en scène l'étrange destin du lieutenant Giovanni Drogo, nommé au fort Bastiani, sur la frontière du Nord ... le début de la vraie vie selon lui! "Ce fut un matin de septembre que Giovanni Drogo, qui venait d’être promu officier, quitta la ville pour se rendre au fort Bastiani, sa première affectation. C’était là le jour qu’il attendait depuis des années, le commencement de sa vraie vie. Maintenant, enfin, les chambrées glaciales et le cauchemar des punitions étaient du passé. Oui, maintenant il était officier, il allait avoir de l’argent, de jolies femmes le regarderaient peut-être, mais au fond, il s’en rendit compte, ses plus belles années, sa première jeunesse, étaient complètement terminées. Et, considérant fixement le miroir, il voyait un sourire forcé sur le visage qu’il avait en vain cherché à aimer." Ce fort est perdu dans le cadre effrayant et fascinant du désert des Tartares et les militaires en poste paraissent veiller sur une région abandonnée. Un grand espoir guide leur vie : connaître un jour la gloire d'un combat héroïque contre leurs invisibles voisins. Alors ils guettent inlassablement les moindres bruits et les ombres mouvantes de la vaste plaine : "C'est du désert du Nord que devait leur venir leur chance, l'aventure, l'heure miraculeuse qui sonne une fois au moins pour chacun. À cause de cette vague éventualité, qui, avec le temps, semblait se faire toujours plus incertaine, des hommes faits consumaient ici la meilleure part de leur vie." Car le vrai sujet du roman n’est pas la vie de garnison, mais le passage inexorable du temps, avec son cortège de désillusions. Ce n'était qu'un cheval; ce n'était qu'une troupe de cartographes ... D'abord désireux de partir, Drogo, comme sous l'effet d'un enchantement, reste et continue d'effectuer ses manœuvres répétitives. Se coupant toujours davantage du monde extérieur, incapable de renouer avec ses amis lors de ses permissions, il devient peu à peu l'esclave de ses habitudes et demeure au fort presque désaffecté parmi les derniers, jusqu'au jour où se produit l'attaque. Récit de guerre sans bataille, récit d’aventure sans action, le roman est une œuvre singulière, d’autant plus passionnante qu’il ne s’y passe rien ! Etrange mais envoutant! Le roman met en scène l'étrange destin du lieutenant Giovanni Drogo, nommé au fort Bastiani, sur la frontière du Nord ... le début de la vraie vie selon lui! "Ce fut un matin de septembre que Giovanni Drogo, qui venait d’être promu officier, quitta la ville pour se rendre au fort Bastiani, sa première affectation. C’était là le jour qu’il attendait depuis des années, le commencement de sa vraie vie. Maintenant, enfin, les chambrées glaciales et le cauchemar des punitions étaient du passé. Oui, maintenant il était officier, il allait avoir de l’argent, de jolies femmes le regarderaient peut-être, mais au fond, il s’en rendit compte, ses plus belles années, sa première jeunesse, étaient complètement terminées. Et, considérant fixement le miroir, il voyait un sourire forcé sur le visage qu’il avait en vain cherché à aimer." Ce fort est perdu dans le cadre effrayant et fascinant du désert des Tartares et les militaires en poste paraissent veiller sur une région abandonnée. Un grand espoir guide leur vie : connaître un jour la gloire d'un combat héroïque contre leurs invisibles voisins. Alors ils guettent inlassablement les moindres bruits et les ombres mouvantes de la vaste plaine : "C'est du désert du...
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  • Ptitgateau 27/01/2024
    J’ai profité de la proposition du challenge solidaire pour me plonger dans un classique que je n’avais pas lu. Je suis à présent heureuse de l’avoir lue bien que je me sois sentie mitigée durant une bonne moitié de cette œuvre. Le sujet ne me passionnait pas, le milieu militaire ne faisant pas partie de mes sujets favoris, mais pourquoi pas ? Certains passages m’ont paru longs, très longs, toutefois, l’écriture de Dino Buzzati est si fluide que je l’ai lu comme on lit un conte. Et c’est en grande partie cette agréable narration qui m’a permis d’aller au bout de l’histoire. Je me suis ensuite aperçue que le sujet, cette histoire d’un jeune officier envoyé au fort Bastiani, en bordure de désert, est à reléguer au second plan et que le choix du sujet permettait d’aborder de grands thèmes philosophiques. Le héros, Giovanni Drogo commence sa carrière militaire, il est envoyé dans ce fort, long est le chemin, une route vers une sorte de naissance qui gomme sa vie antérieure, la vie facile d’un citadin bien que les classes lui aient parues bien difficiles. Puis il arrive dans un lieu austère et saisissant, un lieu qui renferme ses secrets et ses mystères, un fort énigmatique dont on peut probablement sortir un jour pour s’ouvrir à la vie ou un lieu dans lequel l’on reste pour devenir un héros… Mais la vie est courte… Ce roman, c’est l’histoire de chacun de nous, c’est le grand thème de la fuite du temps, celui de l’attente et des questions que l’on est amené à se poser au bout du chemin : qu’ai-je fait de ma vie ? J’aurais donc pu refermer ce roman qui ne m’aurait laissé alors, que peu de souvenir, mais ce ne fut pas le cas. Même dans mes moments de doute, je ne pouvais arrêter ma lecture tout en ignorant ce qui me fascinait dans cet écrit. Je l’ai compris à la fin. On nourrit de grands espoirs, dans le cas de Drogo, l’espoir d’exercer ses fonctions de soldat : l’arrivée de la guerre et le combat, et chez nous autres humains, l’espoir d’une vie remplie, de plaisir, de plénitude, espoir qui peut laisser place à bien des regrets. C’est en frissonnant à présent que j’écoute la chanson de Brel : Zangra. J’ignorais que cette chanson était inspirée du roman. J’ai beaucoup appris grâce à cet écrit philosophique que je recommande !J’ai profité de la proposition du challenge solidaire pour me plonger dans un classique que je n’avais pas lu. Je suis à présent heureuse de l’avoir lue bien que je me sois sentie mitigée durant une bonne moitié de cette œuvre. Le sujet ne me passionnait pas, le milieu militaire ne faisant pas partie de mes sujets favoris, mais pourquoi pas ? Certains passages m’ont paru longs, très longs, toutefois, l’écriture de Dino Buzzati est si fluide que je l’ai lu comme on lit un conte. Et c’est en grande partie cette agréable narration qui m’a permis d’aller au bout de l’histoire. Je me suis ensuite aperçue que le sujet, cette histoire d’un jeune officier envoyé au fort Bastiani, en bordure de désert, est à reléguer au second plan et que le choix du sujet permettait d’aborder de grands thèmes philosophiques. Le héros, Giovanni Drogo commence sa carrière militaire, il est envoyé dans ce fort, long est le chemin, une route vers une sorte de naissance qui gomme sa vie antérieure, la vie facile d’un citadin bien que les classes lui aient parues bien difficiles. Puis il arrive dans un lieu austère et saisissant, un lieu qui renferme ses secrets et ses...
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