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Le vieux nègre et la médaille
Collection : Domaine Français
Date de parution : 15/03/2005
Éditeurs :
10/18

Le vieux nègre et la médaille

Collection : Domaine Français
Date de parution : 15/03/2005

Dans une langue chaleureuse et piquante, Ferdinand Oyono brosse le portrait de Meka, un « vieux nègre » que l’administration a décidé de récompenser pour son dévouement pour la France....

Dans une langue chaleureuse et piquante, Ferdinand Oyono brosse le portrait de Meka, un « vieux nègre » que l’administration a décidé de récompenser pour son dévouement pour la France. Les truculentes aventures de cet homme, humble, mais non dépourvu de malice, sont un régal pour les sens et une...

Dans une langue chaleureuse et piquante, Ferdinand Oyono brosse le portrait de Meka, un « vieux nègre » que l’administration a décidé de récompenser pour son dévouement pour la France. Les truculentes aventures de cet homme, humble, mais non dépourvu de malice, sont un régal pour les sens et une subtile critique de la domination coloniale. Une pépite de la littérature africaine, réquisitoire et dénonciatrice.

« Ferdinand Oyono s'attaque au bon vieux contraste noir et blanc avec une vigueur sympathique et un sourire intelligemment désinvolte. »
Le Canard enchaîné

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EAN : 9782264038340
Code sériel : 695
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264038340
Code sériel : 695
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ANCELESTE 26/11/2022
    Ce livre se situe dans un contexte post-colonial. L’histoire suit le vieux Méka, un homme intègre, pieux et respecté dans sa communauté. Pendant la guerre, Méka avait contribué à faciliter l’œuvre de la France dans son pays, en donnant ses terres aux missionnaires, ainsi que deux fils qui sont mort sur le champ de bataille pour la France. Ayant tout perdu, l’administration coloniale pour le remercier, lui promet une médaille. Cette médaille devait symboliser "une amitié entre lui et l’homme blanc, faisant d’eux des égaux". Cette promesse aussi inattendue qu’improbable força l’admiration de l’entourage de Méka. Mais cette promesse marquera également le début des péripéties de Méka, qui va passer de la joie, à une désillusion totale. Le tout est raconté avec humour, et sans langue de bois afin de dénoncer la réalité des liens qui existaient à cette époque entre le peuple et l’administration coloniale. L’histoire nous surprend, on rit de Méka, et on pleure avec lui. L’écriture est fluide, et nous livre des paroles sages. Pour ma part, je pense qu’il est nécessaire de replonger dans ces récits historiques non pas pour attiser la colère. Mais c’est en connaissant le passée, son histoire, et les erreurs commises que l’on peut appréhender l’avenir... Ce livre se situe dans un contexte post-colonial. L’histoire suit le vieux Méka, un homme intègre, pieux et respecté dans sa communauté. Pendant la guerre, Méka avait contribué à faciliter l’œuvre de la France dans son pays, en donnant ses terres aux missionnaires, ainsi que deux fils qui sont mort sur le champ de bataille pour la France. Ayant tout perdu, l’administration coloniale pour le remercier, lui promet une médaille. Cette médaille devait symboliser "une amitié entre lui et l’homme blanc, faisant d’eux des égaux". Cette promesse aussi inattendue qu’improbable força l’admiration de l’entourage de Méka. Mais cette promesse marquera également le début des péripéties de Méka, qui va passer de la joie, à une désillusion totale. Le tout est raconté avec humour, et sans langue de bois afin de dénoncer la réalité des liens qui existaient à cette époque entre le peuple et l’administration coloniale. L’histoire nous surprend, on rit de Méka, et on pleure avec lui. L’écriture est fluide, et nous livre des paroles sages. Pour ma part, je pense qu’il est nécessaire de replonger dans ces récits historiques non pas pour attiser la colère. Mais c’est en connaissant le passée, son histoire, et les erreurs commises que l’on peut appréhender l’avenir avec plus de clairvoyance.
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  • TiboLexie 02/10/2020
    Une médaille pour Meka. Au nom de quoi ? Peu importe l'objet dans ce récit qui s'attache à narrer ce que cela représente (ou ce qu'il imagine) pour le récipiendaire. En effet, Meka est un vieil indigène qui reçoit ce geste de reconnaissance d'un colon, d'un Blanc. Ainsi, il devient quelqu'un, un grand homme pour les siens, mais est-ce assez pour être perçu comme l'ami des Blancs, et se croire l'ami des Blancs ? Assez pour "trainer" dans le quartier de ces Blancs sans être inquiété, notamment par les gardes, jeunes et indigènes, comme lui ? C'est l'enjeu principal de ce roman qui brosse le portrait biaisé de deux communautés qui se tiennent à distance. Ferdinand Oyono pointe également du doigt les travers de ces indigènes qui accordent une importance démesurée à cette " valorisation" du puissant du moment. Dommage que la description des manifestations y afférentes alourdisse le propos.
  • Pringles 02/07/2020
    Prendre conscience de la signification du colonialisme voilà tout l'enjeu du roman d'Oyono. A l'instar de son protagoniste qui reçoit une médaille pour services rendus à la France et comprend que les discours des colons et du missionnaire blanc ne visent qu'à le maintenir soumis pour mieux l'exploiter. Le vieux nègre finira par rejeter le monde des blancs pour effectuer un retour aux sources de sa propre culture. C'est un ouvrage précieux, drôle et impitoyable qui marque la naissance de la littérature camerounaise en langue française et transmet le récit d'un moment peu glorieux de notre histoire nationale.
  • kouassijoel 05/02/2020
    C'est très riche
  • _easterpink 10/08/2019
    Meka est converti au christianisme par des missionnaires du "pays des Blancs" a.k.a. la France. Oyono dépeint un homme aliéné dans sa chair et dans son esprit. Il a tout perdu. Et pourtant l'insipide consolation que lui accordent les français en l'appelant "ami", qui n'est que piètre récompense aux yeux du lecteur, est source d'admiration de la part des badauds... Ce court récit rend compte de la réalité de l'ère coloniale. L'Indirect Rule, la désorganisation des sociétés africaines (transformation des institutions politiques traditionnelles au profit de chefs de cantons souvent roturiers ou anciens esclaves, opposition à la passation héréditaire du pouvoir et destruction du caractère sacro-saint du pouvoir traditionnel)... L'auteur nous propose une comédie quasi burlesque. Une autodérision intelligente et une critique évidente de l'occupant.
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