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10/18
EAN : 9782264075048
Code sériel : 5508
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm

L'empreinte

Héloïse ESQUIE (Traducteur)
Date de parution : 02/01/2020
La révélation choc de l’année 2019. Une œuvre de non fiction littéraire troublante sur la peine de mort mais aussi sur les abus dans le cadre familial.
Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l'épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit... Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l'épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien tout à fait inattendu entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n'aura alors cesse d'enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l'autobiographie et du journalisme d'investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d'éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l'on imagine. Aussi troublant que déchirant. 
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EAN : 9782264075048
Code sériel : 5508
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marilynzillah Posté le 15 Juillet 2020
    Malgré le thème très noir , je l'ai trouvé finalement lumineux; il aborde des notions tels que le pardon et la tentative de comprendre les choses, de les appréhender différemment. Ce sont donc deux récits qui vont s’entremêler. D’une part celui de la vie de Ricky, conditionnée en partie par une absence, celle d’Oscar, le frère mort avant sa naissance. D’autre part celui de la vie d’Alexandria elle-même, marquée par l’absence d’une sœur morte, mais aussi par les violences sexuelles que son grand-père leur a fait subir, à elle et ses sœurs, et du silence que sa famille a décidé de poser sur ces faits. À la fois narration et histoire personnelle et autobiographique , cela débouche sur un récit qui réussit toujours à conserver une certaine pudeur tout en disant clairement les choses sans esquiver la confrontation avec la crudité du réel. Une réalité par ailleurs complexe dans laquelle, s’il n’est pas forcément question de pardonner, il convient de chercher des explications, non seulement aux actes des coupables, mais aussi aux défaillances de ceux qui ont fermé les yeux (individus ou institutions). Ce livre offre une salutaire et nécessaire réflexion sur la complexité des comportements humains, sur la difficulté... Malgré le thème très noir , je l'ai trouvé finalement lumineux; il aborde des notions tels que le pardon et la tentative de comprendre les choses, de les appréhender différemment. Ce sont donc deux récits qui vont s’entremêler. D’une part celui de la vie de Ricky, conditionnée en partie par une absence, celle d’Oscar, le frère mort avant sa naissance. D’autre part celui de la vie d’Alexandria elle-même, marquée par l’absence d’une sœur morte, mais aussi par les violences sexuelles que son grand-père leur a fait subir, à elle et ses sœurs, et du silence que sa famille a décidé de poser sur ces faits. À la fois narration et histoire personnelle et autobiographique , cela débouche sur un récit qui réussit toujours à conserver une certaine pudeur tout en disant clairement les choses sans esquiver la confrontation avec la crudité du réel. Une réalité par ailleurs complexe dans laquelle, s’il n’est pas forcément question de pardonner, il convient de chercher des explications, non seulement aux actes des coupables, mais aussi aux défaillances de ceux qui ont fermé les yeux (individus ou institutions). Ce livre offre une salutaire et nécessaire réflexion sur la complexité des comportements humains, sur la difficulté du pardon, sur la nécessité de dire pour, si ce n’est tout expliquer, au moins faire entendre la voix de chacun et briser un silence qui emprisonne. J'ai beaucoup aimé ce livre qui a laissé son "Empreinte" sur moi ( sans mauvais jeux de mots).
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  • Halloween Posté le 13 Juillet 2020
    J'ai eu besoin de temps entre le moment où j'ai fini de lire cet ouvrage et le moment où j'ai eu envie de partager mon ressenti. Ce livre est très bien écrit. L'histoire est fluide et l'on navigue entre le récit sur un pédophile meurtrier et l'histoire personnelle de l'auteur qui nous raconte ce qu'elle a vécu avec un grand père incestueux. Visiblement pour l'auteur, l'enquête sur l'un est nécessaire pour comprendre l'acte du deuxième. J'ai beaucoup aimé mais elle a appuyé là où ça fait mal et j'ai souvent ressenti un grand malaise en lisant ces lignes. C'est souvent en lisant ce genre de livre que l'on se rend compte de la misère du monde et de la pauvreté de l'âme contrebalancées par l'empathie et une résilience hors du commun. A lire et à méditer.
  • tantquilyauradeslivres Posté le 11 Juillet 2020
    Dans ce récit très personnel, l’autrice aborde les thèmes douloureux de la pédophilie et de la peine de mort. Victime dans son enfance d’abus sexuels de la part de son grand-père, le meurtre de Jeremy Guillory et la condamnation de Ricky Langley font écho à son histoire personnelle. Avec ce genre de thèmes, le récit ne peut laisser indifférent et la lecture est parfois très difficile. Alexandria Marzano-Lesnevich nous raconte ces deux histoires en parallèle, entremêlant les époques, revenant aux origines de ses blessures personnelles et de celles de Ricky Langley, elle décortique et analyse intelligemment ses propres sentiments et l’affaire criminelle. En lisant le résumé de l’éditeur, j’ai craint que le récit ne parle de souvenirs refoulés. Mais les souvenirs d’Alexandria ne sont absolument pas enfouis. Elle se souvient parfaitement des abus sexuels que son grand-père lui a fait subir dans sa petite enfance. Plus encore elle les a dénoncés à ses parents qui ont choisi… de ne rien faire. S’ils ont tout de même fait en sorte que le grand-père n’ait plus l’occasion d’être seul avec les petites, la vie de famille s’est poursuivie comme avant. Là sincèrement, je ne peux pas comprendre. Comment ont-ils pu laisser cet... Dans ce récit très personnel, l’autrice aborde les thèmes douloureux de la pédophilie et de la peine de mort. Victime dans son enfance d’abus sexuels de la part de son grand-père, le meurtre de Jeremy Guillory et la condamnation de Ricky Langley font écho à son histoire personnelle. Avec ce genre de thèmes, le récit ne peut laisser indifférent et la lecture est parfois très difficile. Alexandria Marzano-Lesnevich nous raconte ces deux histoires en parallèle, entremêlant les époques, revenant aux origines de ses blessures personnelles et de celles de Ricky Langley, elle décortique et analyse intelligemment ses propres sentiments et l’affaire criminelle. En lisant le résumé de l’éditeur, j’ai craint que le récit ne parle de souvenirs refoulés. Mais les souvenirs d’Alexandria ne sont absolument pas enfouis. Elle se souvient parfaitement des abus sexuels que son grand-père lui a fait subir dans sa petite enfance. Plus encore elle les a dénoncés à ses parents qui ont choisi… de ne rien faire. S’ils ont tout de même fait en sorte que le grand-père n’ait plus l’occasion d’être seul avec les petites, la vie de famille s’est poursuivie comme avant. Là sincèrement, je ne peux pas comprendre. Comment ont-ils pu laisser cet homme s’en tirer ? Comment ont-ils pu imposer sa présence à leurs enfants lors des fêtes de famille ? Ils n’ont pas nié la souffrance de leurs filles, ils ont juste choisi de l’ignorer, comme si imposer le silence allait faire oublier le traumatisme subi. Récompensé par le Grand Prix des Lectrices de Elle dans la catégorie documents en 2019, L’empreinte est une lecture difficile, souvent révoltante mais qui donne à réfléchir.
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  • Magrek Posté le 29 Juin 2020
    Dans ce livre, l'auteure met en parallèle l'histoire de Ricky Langley, meurtrier et pédophile avec sa propre histoire. Elle cherche dans le parcours de cet homme à comprendre les événements traumatisants qu'elle a vécus dans son enfance et (peut-être) à les surmonter. L'analyse des processus psychologiques des différents protagonistes est assez fine et soulève des questions tout au long de la lecture : une enfance difficile peut-elle expliquer (à défaut de justifier) des actes répréhensibles ? Où commence la culpabilité face à un fait ? Un témoin silencieux est-il coupable ? Qu'est-ce-que le pardon ? Quelles traces laisse un traumatisme sur la construction d'un individu ? Pourquoi un appel au secours n'est-il pas toujours entendu et quel enchaînement de conséquences cet acte manqué peut-il déclencher ? Comment exister avec des blessures indélébiles ? Ce livre questionne aussi la justice qui doit trancher sur ces questions insolubles. De la matière à penser qui incite à lâcher le livre de temps à autre pour élaborer une pensée sur ces thèmes. Vertigineux et passionnant. Concernant la forme, je suis moins emballée, le côté un peu “technique”, la description très factuelle des dossiers, des procès, des témoignages met de la distance avec le lecteur. Je me suis perdue... Dans ce livre, l'auteure met en parallèle l'histoire de Ricky Langley, meurtrier et pédophile avec sa propre histoire. Elle cherche dans le parcours de cet homme à comprendre les événements traumatisants qu'elle a vécus dans son enfance et (peut-être) à les surmonter. L'analyse des processus psychologiques des différents protagonistes est assez fine et soulève des questions tout au long de la lecture : une enfance difficile peut-elle expliquer (à défaut de justifier) des actes répréhensibles ? Où commence la culpabilité face à un fait ? Un témoin silencieux est-il coupable ? Qu'est-ce-que le pardon ? Quelles traces laisse un traumatisme sur la construction d'un individu ? Pourquoi un appel au secours n'est-il pas toujours entendu et quel enchaînement de conséquences cet acte manqué peut-il déclencher ? Comment exister avec des blessures indélébiles ? Ce livre questionne aussi la justice qui doit trancher sur ces questions insolubles. De la matière à penser qui incite à lâcher le livre de temps à autre pour élaborer une pensée sur ces thèmes. Vertigineux et passionnant. Concernant la forme, je suis moins emballée, le côté un peu “technique”, la description très factuelle des dossiers, des procès, des témoignages met de la distance avec le lecteur. Je me suis perdue dans les dates des procès, le déroulé du jugement… Reste que c'est un livre important qui m'a marquée par sa gravité.
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  • sandrine68 Posté le 14 Juin 2020
    J’ai vraiment apprécié la lecture de ce roman, ou plutôt de ce témoignage, très bien construit et écrit. Par le style de l’auteure, nous vivons les scènes qu’elle raconte ; il y a juste assez de détails pour qu’on s’en fasse une représentation très précise dans notre tête. Elle nous donne à réfléchir sans verser dans le pathos, sans développer à outrance, sans pointer du doigt les ressemblances… c’est quelqu’un qui mise sur l’intelligence et la sensibilité du lecteur pour qu’il accomplisse une part du travail. Le récit est double mais tout et lié et les deux parties finissent par se rejoindre. D’abord, Alex est étudiante en droit quand, au cour d’un stage, elle prend connaissance du volumineux dossier de Ricky Langley. Après sa condamnation à mort, il a eu droit à deux procès en révision qui ont abouti à la perpétuité. Ricky a tué, et peut-être violé, un petit garçon de 6 ans. Alex va mener une enquête pour connaître le mieux possible cette personne. Puisque pour elle, la justice est une manière de raconter une histoire, elle va chercher à raconter l’histoire de Ricky de manière à se rapprocher le plus possible de la vérité. A la fin du... J’ai vraiment apprécié la lecture de ce roman, ou plutôt de ce témoignage, très bien construit et écrit. Par le style de l’auteure, nous vivons les scènes qu’elle raconte ; il y a juste assez de détails pour qu’on s’en fasse une représentation très précise dans notre tête. Elle nous donne à réfléchir sans verser dans le pathos, sans développer à outrance, sans pointer du doigt les ressemblances… c’est quelqu’un qui mise sur l’intelligence et la sensibilité du lecteur pour qu’il accomplisse une part du travail. Le récit est double mais tout et lié et les deux parties finissent par se rejoindre. D’abord, Alex est étudiante en droit quand, au cour d’un stage, elle prend connaissance du volumineux dossier de Ricky Langley. Après sa condamnation à mort, il a eu droit à deux procès en révision qui ont abouti à la perpétuité. Ricky a tué, et peut-être violé, un petit garçon de 6 ans. Alex va mener une enquête pour connaître le mieux possible cette personne. Puisque pour elle, la justice est une manière de raconter une histoire, elle va chercher à raconter l’histoire de Ricky de manière à se rapprocher le plus possible de la vérité. A la fin du livre, l’indication de toutes ses sources montre le travail phénoménal qu’elle a accompli. Parallèlement, elle nous raconte sa vie : un couple parental aimant mais un père colérique et alcoolique, une mère qui alterne dépression et reprise d’études de droit, un secret de famille… et surtout un grand-père qui lui a fait subir, ainsi qu’à sa sœur, des attouchements et sans doute des viols, pendant toute leur enfance. Devant l’absence de réaction de ses parents et le déni de sa soeur, Alex doit se construire quand même. Qui est Ricky ? Un monstre pervers, qui tue, peut-être viole, puis s’en vante ? Ou un enfant perdu issu d’une histoire familiale désastreuse ? Sans doute les deux ; il peut être à la fois un double du grand-père, le bourreau et d’Alex elle-même, la victime, et c’est troublant. Sans donner de solution toute faite, Alex attire surtout notre attention sur la complexité de la vérité et de la personnalité. Rien n’est tout bon ou tout mauvais. On peut, comme la mère de l’enfant de 6 ans, ne pas pardonner au tueur et se battre pour qu’il ne soit pas condamné à mort. On peut, comme la grand-mère, prier chaque soir avec son image religieuse en main et ne pas réagir quand son mari va rejoindre les petites filles dans leur chambre. On peut, comme la mère, refuser de voir la réalité et détruire toutes les images du père dans les albums de famille… On termine sur une sacrée note d’espoir : le passé désastreux, rien ne sert de le nier. On peut le regarder en face, lui donner un sens, et continuer à avancer.
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    "L'Empreinte" : enquête intime sur un condamné à mort

    Lorsqu’une enquête sur la peine de mort – à laquelle elle est farouchement opposée – réveille des traumatismes de l’enfance, Alex Marzano-Lesnevich s’engage dans une lutte avec elle-même. À la lumière de sa propre histoire, la doctorante en droit et auteure américaine s’interroge sur un sujet qui dit si bien le morcellement actuel des États-Unis et questionne la place à donner au passé dans sa vie intime. À la croisée des genres, L’Empreinte est un récit haletant qui mêle thriller et introspection avec un style remarquable.

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