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Les heures rouges

10/18
EAN : 9782264074515
Code sériel : 5467
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm
Les heures rouges

Anne Rabinovitch (Traducteur)
Date de parution : 14/08/2019
Dans un futur très proche où les droits des femmes sont menacés, quatre destins croisés.
 
États-Unis, demain. L'avortement est interdit, l'adoption et la PMA pour les femmes seules ou en couple, sur le point de l'être aussi. Non loin de Salem, sur la côte Ouest, il y a Ro, célibataire, aux prises avec la biographie d'une exploratrice islandaise du xixe siècle, qui tente de concevoir... États-Unis, demain. L'avortement est interdit, l'adoption et la PMA pour les femmes seules ou en couple, sur le point de l'être aussi. Non loin de Salem, sur la côte Ouest, il y a Ro, célibataire, aux prises avec la biographie d'une exploratrice islandaise du xixe siècle, qui tente de concevoir un enfant grâce à un don de sperme ; Susan, lasse de sa vie de mère au foyer et de la banalité des jours qui passent ; la jeune Mattie, née sous X, qui se rêve scientifique, libre, brillante. Et il y a Gin. Gin la guérisseuse, la marginale, qui vit dans la forêt au milieu de ses animaux. Gin à laquelle les hommes ont décidé de tenir un procès en sorcellerie parce qu'elle a eu le malheur de vouloir venir en aide à ses semblables… À Salem, à l'aube d'une nouvelle ère, ces quatre femmes voient leur destin se lier.
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EAN : 9782264074515
Code sériel : 5467
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lildrille Posté le 27 Octobre 2019
    Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=38182 J'ai mis la note de : 14.5/20 Mon avis : Les heures rouges est un roman qui choque, qui perturbe et qui fascine à la fois. Le vocabulaire employé est cru, violent et parfois même humiliant. Rien n’est laissé au hasard. L’auteur veut marquer ses lecteurs et exprimer les choses telles qu’elles le sont et telles que la vie nous les donne. Le sujet du roman est lourd en lui-même : lourd en conséquence, en histoire, en révolution et en souffrance. Ce roman n’est pas à poser dans toutes les mains, et pas seulement à cause du vocabulaire employé. En effet, pour le comprendre et savoir y percevoir tous les messages cachés ou non, cela demande de la maturité et un esprit critique assuré. L’auteure a imaginé un univers où l’avortement est interdit et où il est même défendu à des femmes d’avoir des enfants via fécondation in vitro. Une des futures lois à venir n’améliore rien en empêchant aussi l’adoption par des parents célibataires. L’embryon est considéré comme ayant une conscience et donc des droits. Ce dernier a ainsi le choix de vivre... Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=38182 J'ai mis la note de : 14.5/20 Mon avis : Les heures rouges est un roman qui choque, qui perturbe et qui fascine à la fois. Le vocabulaire employé est cru, violent et parfois même humiliant. Rien n’est laissé au hasard. L’auteur veut marquer ses lecteurs et exprimer les choses telles qu’elles le sont et telles que la vie nous les donne. Le sujet du roman est lourd en lui-même : lourd en conséquence, en histoire, en révolution et en souffrance. Ce roman n’est pas à poser dans toutes les mains, et pas seulement à cause du vocabulaire employé. En effet, pour le comprendre et savoir y percevoir tous les messages cachés ou non, cela demande de la maturité et un esprit critique assuré. L’auteure a imaginé un univers où l’avortement est interdit et où il est même défendu à des femmes d’avoir des enfants via fécondation in vitro. Une des futures lois à venir n’améliore rien en empêchant aussi l’adoption par des parents célibataires. L’embryon est considéré comme ayant une conscience et donc des droits. Ce dernier a ainsi le choix de vivre ou non et avorter est un meurtre. Ce sujet, toujours à débat dans certains cercles aujourd’hui, est perturbant et bannit tout contrôle de leurs corps pour les femmes. L’auteure s’aventure sur de nombreux domaines politiques, religieux et existentiels, aux valeurs souvent inégales selon les traditions et les cultures. L’histoire nous conte la vie de pas moins de 5 femmes : une exploratrice, une guérisseuse, une épouse, une adolescente et une biographe. Les chapitres reprennent ces quatre derniers descriptifs comme si l’identité légale des protagonistes importait peu. Et c’est en fait le cas. Concernant l’exploratrice, sa vie nous est narrée via des passages du prochain livre de la biographe qui s’échine à retracer la vie d’Eivør, une exploratrice islandaise du XIXe siècle qui mériterait d’être davantage connue. La biographe est incontestablement celle dont les chapitres s’intéressent le plus de par ses liens avec tous les autres personnages et de par les conséquences de ses envies. Ce lien qui existe entre toutes ces femmes ne nous saute pas de suite aux yeux et c’est là que l’on voit le talent indéniable de l’auteure. Au fur et à mesure des chapitres, on comprend et visualise les différentes relations en identifiant les rôles de chacune. La meilleure élève de la biographe, aussi professeure, est en fait l’adolescente ; la femme d’un des amis professeurs de la biographe est celle qui est appelée l’épouse ; etc. Certains liens sont plus vicieux et feront l’objet de révélations qui n’étonneront pas les plus futés d’entre vous. On se laisse malgré tout prendre au jeu avec facilité. Le ton est dur, sombre, tout comme le quotidien des protagonistes qui évoluent dans une petite ville de pêcheurs. Le lecteur se sent happé par cette atmosphère malsaine et les premières pages ne sont clairement pas faciles à lire. Les héroïnes ne semblent pas heureuses dans leur vie, pour des raisons différentes, et ce malaise nous atteint en plein cœur. Il est dur de s’attacher à toutes ces femmes et cette proximité dépendra beaucoup de l’esprit du lecteur et de sa propre empathie. L’adolescente est certainement celle que l’on finit par le plus apprécier de par sa naïveté et sa grandeur d’âme. Chaque histoire porte sur un sujet différent et est en lien avec le fait d’avoir des enfants. L’une en voudrait absolument un par exemple, alors qu’une autre n’en veut surtout pas ; l’une d’elles a des petits mais n’en est pas heureuse, etc. Chaque femme nous livre un message de vie intéressant et complexe à la fois qui évolue tout au long de chacun de leur récit. Les fins de ces 5 tranches de vie sont plutôt positives et cela fait du bien. Le lecteur essoufflé peut enfin respirer tranquillement et se réjouir. Etant donné la divergence de certains points de vue dans le livre, il est difficile d’y lire un message clair de la part de l’auteure qui donnerait son propre avis et c’est tant mieux. Le livre nous permet de modeler notre propre opinion et d’interpréter les différents éléments comme bon nous semble. La féminité est le sujet central de ce roman qui, en plus de parler d’avortement, parle de sorcières d’une manière qui n’est pas anodine, dans une ville proche de Salem. Un hasard ? La guérisseuse est d’ailleurs traitée de sorcière simplement parce qu’elle sait soigner par les plantes. Longtemps, des massacres ont été perpétués pour empêcher les femmes de connaissance de partager leur savoir. L’auteure nous donne des repères, des signes et des alertes, d’une manière intelligente et souvent détournée sur la cause féminine et finalement sur l’histoire de notre civilisation. L’écriture est élaborée et soignée. Le vocabulaire cru ne plaira pas forcément à tout le monde et enlèvera son charme à l’histoire. L’auteure est talentueuse dans l’expression de ses propos, dans la narration de personnalités bien différentes et dans son utilisation de divers moyens écrits pour faire avancer son histoire (extraits de livres, de journaux, passages biographiques, …). Certains flashbacks ne sont pas toujours faciles à identifier au premier abord et les pensées endiablées de plusieurs personnages ne sont pas toujours aisées à suivre. Le rythme obtenu est original et captivant, bien que par moment décousu. Les heures rouges est un roman d’actualités qui fait réfléchir tout en finesse spirituelle et ambition littéraire. Il fera certainement parler de lui !
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  • autempsdeslivres Posté le 20 Octobre 2019
    Les heures rouges était un roman qui tentait énormément par son sujet très actuel, un contexte où le droit des femmes, la place des femmes dans la société moderne est de plus en plus sujet à débat. Je remercie donc Babelio et les éditions 10/18 pour cet envoi. Si j’ai trouvé Mattie et Gin très intéressantes et posant de véritables questions sur le droit des femmes à disposer de leurs corps que se soit pour refuser de devenir mère ou pour le devenir. J’ai eu plus de mal avec Roberta et Susan car je n’ai pas réussi à accrocher à ces deux personnages ce qui rendait difficile mon envie de prendre part à leurs problèmes. Bien que je trouve très intéressante leur incapacité de se comprendre mutuellement et qu’elles restent figées sur leurs idées concernant l’autre, et même si elles évoluent dans leur cheminement personnels il est dommage qu’elles ne parviennent pas ou ne veulent pas comprendre ce que chacune vit. Ainsi, si Les heures rouges posent de très bonnes questions sur la place, le rôle des femmes dans la société, je trouve que certains aspects ne sont pas suffisamment bien traités ou mal abordés. C’est donc un bon roman sur... Les heures rouges était un roman qui tentait énormément par son sujet très actuel, un contexte où le droit des femmes, la place des femmes dans la société moderne est de plus en plus sujet à débat. Je remercie donc Babelio et les éditions 10/18 pour cet envoi. Si j’ai trouvé Mattie et Gin très intéressantes et posant de véritables questions sur le droit des femmes à disposer de leurs corps que se soit pour refuser de devenir mère ou pour le devenir. J’ai eu plus de mal avec Roberta et Susan car je n’ai pas réussi à accrocher à ces deux personnages ce qui rendait difficile mon envie de prendre part à leurs problèmes. Bien que je trouve très intéressante leur incapacité de se comprendre mutuellement et qu’elles restent figées sur leurs idées concernant l’autre, et même si elles évoluent dans leur cheminement personnels il est dommage qu’elles ne parviennent pas ou ne veulent pas comprendre ce que chacune vit. Ainsi, si Les heures rouges posent de très bonnes questions sur la place, le rôle des femmes dans la société, je trouve que certains aspects ne sont pas suffisamment bien traités ou mal abordés. C’est donc un bon roman sur un sujet brulant mais pas assez poussé mais qui apparait comme une bonne entrée en matière. Ce n’est pas un coup de coeur mais une découverte que je suis ravie d’avoir fait.
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  • lizlovelvet Posté le 17 Octobre 2019
    Comme une alerte, comme une couleur : rouge. Ecoutez la voix intime et politique de la romancière Leni Zumas, qui nous met une claque subtile à la figure. L’air de rien, comme on entre en lecture dans une nouvelle. Dystopie, un livre si nécessaire que l’émotion viendrait presque contraindre et enfermer l’élan « critique ». Des chapitres qu’on lit à travers 5 personnages de femmes : la biographe, la guérisseuse, la fille, l’épouse et l’exploratrice. Toutes cinq si attachantes, tour à tour brillantes, brumeuses, hardies ou bien encore pâles et froides, toutes confrontées à des difficultés dont on mesure pour chacune l’importance. Il y a tant du Réel dans ce récit : les tables de cuisine, les téléphones qui sonnent, les invités et les courants d’air. Il y a tant de magie dans les histoires, mais un enchantement viscéral aussi, on parle de « tisane pour l’utérus », de saignements, de procès en sorcellerie. On est au cœur de la maternité ou non-maternité avec au centre la question du droit à disposer de ce corps : le nôtre. La poésie, enfin, d’abord parce que c’est beau, un coup de plume assez singulier (tout en étant accessible, simple) et... Comme une alerte, comme une couleur : rouge. Ecoutez la voix intime et politique de la romancière Leni Zumas, qui nous met une claque subtile à la figure. L’air de rien, comme on entre en lecture dans une nouvelle. Dystopie, un livre si nécessaire que l’émotion viendrait presque contraindre et enfermer l’élan « critique ». Des chapitres qu’on lit à travers 5 personnages de femmes : la biographe, la guérisseuse, la fille, l’épouse et l’exploratrice. Toutes cinq si attachantes, tour à tour brillantes, brumeuses, hardies ou bien encore pâles et froides, toutes confrontées à des difficultés dont on mesure pour chacune l’importance. Il y a tant du Réel dans ce récit : les tables de cuisine, les téléphones qui sonnent, les invités et les courants d’air. Il y a tant de magie dans les histoires, mais un enchantement viscéral aussi, on parle de « tisane pour l’utérus », de saignements, de procès en sorcellerie. On est au cœur de la maternité ou non-maternité avec au centre la question du droit à disposer de ce corps : le nôtre. La poésie, enfin, d’abord parce que c’est beau, un coup de plume assez singulier (tout en étant accessible, simple) et puis ensuite pour le sujet avec sa colère, juste ; avec ses Espoirs. Ça m’évoque la solidarité des femmes, guidées par un chœur sombre, puissant et enchanteur.
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  • Heleniah Posté le 16 Octobre 2019
    Merci à Babelio et aux éditions 10/18 pour m’avoir permis de lire ce livre qui me faisait de l’œil depuis la parution grand format l’année dernière. Aux USA, dans un futur proche, l’avortement est totalement interdit et toute l’aide à la procréation et même à l’adoption pour les femmes célibataires, interdit. Roberta, Ro, la « biographe » est professeur au lycée, a 42 ans et essaye désespérément d’avoir un enfant toute seule, même si elle sait que ses chances sont minces. Susan, l’ »épouse », a deux enfants, trois en comptant son mari qui ne l’aide jamais. Et de cette vie de femme au foyer, elle n’en peut plus. Mattie, la « fille », est une brillante lycéenne. Mais elle se découvre enceinte et ne souhaite pas devenir mère si tôt. Gin est la « guérisseuse ». A 32 ans, elle vit recluse dans une maison au fond des bois avec ses animaux, et aide les femmes qui ont des soucis gynécologiques. En filigrane, la vie d’une 5ème femme se dessine, Eivor, une exploratrice du XIXème siècle dont la biographe écrit la vie. Ce roman est une dystopie ou une anticipation très proche. De plus en plus de livres sont écrits sur le sujet, on pense évidemment... Merci à Babelio et aux éditions 10/18 pour m’avoir permis de lire ce livre qui me faisait de l’œil depuis la parution grand format l’année dernière. Aux USA, dans un futur proche, l’avortement est totalement interdit et toute l’aide à la procréation et même à l’adoption pour les femmes célibataires, interdit. Roberta, Ro, la « biographe » est professeur au lycée, a 42 ans et essaye désespérément d’avoir un enfant toute seule, même si elle sait que ses chances sont minces. Susan, l’ »épouse », a deux enfants, trois en comptant son mari qui ne l’aide jamais. Et de cette vie de femme au foyer, elle n’en peut plus. Mattie, la « fille », est une brillante lycéenne. Mais elle se découvre enceinte et ne souhaite pas devenir mère si tôt. Gin est la « guérisseuse ». A 32 ans, elle vit recluse dans une maison au fond des bois avec ses animaux, et aide les femmes qui ont des soucis gynécologiques. En filigrane, la vie d’une 5ème femme se dessine, Eivor, une exploratrice du XIXème siècle dont la biographe écrit la vie. Ce roman est une dystopie ou une anticipation très proche. De plus en plus de livres sont écrits sur le sujet, on pense évidemment à la Servante écarlate d’Atwood, mais avec une trame totalement contemporaine, le dernier Jodi Picoult est aussi sur le sujet. En effet, on a l’impression que depuis quelques années, en particulier aux USA il y a un recul de la condition féminine et de la façon dont elles sont autorisées ou non à gérer leur fertilité et leurs envies d’enfants. Même si le début est un peu laborieux, pour situer les personnages et comprendre leurs motivations, plus on avance, plus c’est fluide et on lit vite. L’écriture est soignée et nous fait bien ressentir les points de vue des différents personnages. Je me suis sentie assez proche de la biographe, c’est celle, je trouve, dont on ressent le plus les émotions. J’ai trouvé que la guérisseuse était un personnage vraiment intéressant, mais pas assez approfondi. Avec Mattie, ça allait, en revanche, je n’ai pas du tout accroché au personnage de Susan, qui m’a plutôt agacé (comme en fait une partie des personnages secondaires et entre autre des hommes). Donc un sujet intéressant, des personnages également, mais quelques défauts qui empêchent ce roman d’être un véritable coup de cœur.
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  • aliasdam Posté le 11 Octobre 2019
    Dans un petit village des USA, suivons les pas de quatre femmes aux âges différents. Des chamboulements politiques ont fait que la loi envers l’avortement PMA ne sont plus autorisés. Il y a du Margaret Atwood dans ce roman inégal (hommage à La servante Ecarlate), où chaque chapitre donne la voix (un cri?) à une femme. Un combat pour chacune d’entre elles à exprimer sa volonté, son choix d’indépendance, d’avorter, d’enfanter… On aura compris que ce livre sort à point nommé vu la situation actuelle, une société qui semble régresser au vu de nos dirigeants actuels (#Trump). Rien de bien innovant malgré tout.

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