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10/18
EAN : 9782264024671
Code sériel : 3026
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

L'histoire de Bone

Michèle VALENCIA (Traducteur)
Date de parution : 21/01/1999

En Caroline du Sud, les étés sont étouffants. Les soirées se passent sur la véranda, à boire du thé glacé et à raconter des histoires. Ruth Anne Boatwright, surnommée Bone par sa famille et estampillée « bâtarde » par le comté de Greenville, se souvient. Elle revoit sa grand-mère édentée,...

En Caroline du Sud, les étés sont étouffants. Les soirées se passent sur la véranda, à boire du thé glacé et à raconter des histoires. Ruth Anne Boatwright, surnommée Bone par sa famille et estampillée « bâtarde » par le comté de Greenville, se souvient. Elle revoit sa grand-mère édentée, impertinente, ses tantes farouches, usées par leurs grossesses, ses oncles violents, ivrognes pris au piège de leur misère. Elle se souvient de l'amour qu'elle portait à sa mère et de la haine grandissante qu'elle éprouvait pour son beau-père. Elle se souvient et elle raconte, avec une brutale sincérité, les aspirations d'une petite fille, la violence insoutenable, l'amour obstiné. Ce premier roman largement autobiographique, écrit pour exorciser cette enfance brûlée, a été finaliste pour le National Book Award en 1992.

« Dorothy Allison sonne le retour de la littérature sociale aux États-Unis. Elle est devenue l'écrivain de l'Autre Amérique : celle des Blancs déshérités qui n'ont aucun espoir, aucune croyance, aucun avenir. Avec une force incroyable, Dorothy Allison décrit ce vide et cette violence. »
Bernard Géniès, Le Nouvel Observateur

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EAN : 9782264024671
Code sériel : 3026
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Dorothy Allison sonne le retour de la littérature sociale aux États-Unis. Elle est devenue l'écrivain de l'Autre Amérique : celle des Blancs déshérités qui n'ont aucun espoir, aucune croyance, aucun avenir. Avec cette force incroyable, Dorothy Allison décrit ce vide et cette violence. »
Bernard Géniès, Le Nouvel Observateur

« Bien qu'injuste, le monde est acceptable à condition de ne jamais transiger avec la vérité. Si vous en doutez, lisez Dorothy Allison. Ça secoue fort, mais ça aide à relever la tête. »
Marie-Caroline Aubert, Elle

« Les livres de Dorothy Allison appartiennent à cette littérature que l'on pourrait qualifier d'indispensable. Indispensable à la survie de l'auteur ; indispensable pour les lecteurs, qui ne ressortent évidemment pas indemnes de ces pages. »
Pascale Frey, Lire

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SisteroftheMoon Posté le 12 Mars 2021
    Je savais déjà à la page une que j'allais lire du viscéral, du vrai, du brut. Mais j'ignorais qu'elle allait me toucher encore jusque dans ma chair. Dorothy Allison écrit sa vérité sans filtre ni rallonge. Et sa vérité est pleine de désespoir, de cruauté, de violence et de haine. Ce qui fait de cette autobiographie poignante un bijou de sincérité raconté à fleur de peau et de sang. Le récit d'une enfance abîmée, impudique, insoumise et lumineuse de noirceur. On est en Caroline du Sud, fin 50's. Bone, gamine blessée qui jamais n'agit en victime, se déchire entre l'amour de sa mère et la haine-peur de son beau-père. Ses oncles et tantes sont les seuls piliers de son existence. C'est aussi simple et aussi compliqué que ça. Dorothy Allison y dit la couleur de ce venin qui peut couler avec les liens du sang, et par conséquent, fait agréablement voler en éclats le mythe de la famille nourricière et salvatrice. Juste une vérité à forte résonance personnelle, entre autres vérités que je trouve bien trop peu exhumées. Une lecture douloureuse dont je suis sortie avec la fureur de vivre et d'écrire, et avec plus d'amour encore pour l'autrice. Je l'aimais déjà depuis... Je savais déjà à la page une que j'allais lire du viscéral, du vrai, du brut. Mais j'ignorais qu'elle allait me toucher encore jusque dans ma chair. Dorothy Allison écrit sa vérité sans filtre ni rallonge. Et sa vérité est pleine de désespoir, de cruauté, de violence et de haine. Ce qui fait de cette autobiographie poignante un bijou de sincérité raconté à fleur de peau et de sang. Le récit d'une enfance abîmée, impudique, insoumise et lumineuse de noirceur. On est en Caroline du Sud, fin 50's. Bone, gamine blessée qui jamais n'agit en victime, se déchire entre l'amour de sa mère et la haine-peur de son beau-père. Ses oncles et tantes sont les seuls piliers de son existence. C'est aussi simple et aussi compliqué que ça. Dorothy Allison y dit la couleur de ce venin qui peut couler avec les liens du sang, et par conséquent, fait agréablement voler en éclats le mythe de la famille nourricière et salvatrice. Juste une vérité à forte résonance personnelle, entre autres vérités que je trouve bien trop peu exhumées. Une lecture douloureuse dont je suis sortie avec la fureur de vivre et d'écrire, et avec plus d'amour encore pour l'autrice. Je l'aimais déjà depuis PEAU (en majuscules très voulues!) et je l'aime encore plus depuis ce récit de son enfance.
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  • majolo Posté le 24 Mai 2020
    Bone, petite fille d'une douzaine d'année, nous raconte son enfance au sein d'une famille très pauvre de Caroline du Sud: sa mère, très jeune femme qui se bat sans cesse pour survivre, essuyant tous les coups du sort, ses tantes et oncles plus déjantés les uns que les autres, la misère, l'alcoolisme…Un quotidien fait de violence, de rage, de souffrance mais aussi d'humour ravageur et d'amour, beaucoup d'amour. Très beau roman, qui bouleverse et qu'on n'oublie pas. J'y ai personnellement retrouvé l'ambiance des romans de Pat Conroy, et dans le personnage de Bone, un peu de la jeune Frankie Addams de Carson McCullers. Magnifique.
  • OphelieC Posté le 6 Mai 2020
    "L'histoire de Bone" de Dorothy Allison, est un roman autobiographique poignant, émouvant, traumatisant et marquant ! Dans la lignée de tous ces romans qui parlent de l'Amérique profonde, de ces familles consanguines, de ces filles-mères, de la violence et de la misère (Joyce Maynard, Tupelo Hassman, ou encore Nell Zink), l'auteure braque un coup de projecteur aveuglant sur une réalité qu'elle ne connaît que trop bien. La frontière entre fiction et réalité est si mince, que l'histoire peut déranger le lecteur, qui, tantôt n'ose poursuivre sa lecture, tantôt veut en savoir plus ! Le portrait de la jeune Bone, que nous prenons tantôt en compassion et en pitié, comme une petite sœur que l'on désire plus que tout voir s'en sortir, tantôt qui nous choque, nous répugne et que l'on finit par détester, n'est pas prêt de quitter l'esprit du lecteur ! Un personnage forcément complexe, au caractère dur et à l'énergie de vivre qui fait d'elle une force de la nature ! Un roman américain typique, qui dérange, bouleverse et instruit, à dévorer pour l'exemple !
  • visages Posté le 29 Avril 2020
    Comment ne pas être touchée par une histoire qui dépeint une enfance broyée par la violence d'un beau père et l'incapacité d'une mère à l'en protéger ? Celle de Bone est d'autant plus poignante que le lecteur sait qu'il s'agit de l'enfance de l'auteure. Dans une Amérique de pauvreté, prisonnière de ses préjugés, de son racisme,ses jalousies, Bone petite " bâtarde" au grand désespoir de sa maman, grandit dans une famille qui, malgré les multiples problèmes, aurait pu être riche de ses différences et chaleureuse par la personnalité bien trempée des tantes,grand mère, oncles tous bienveillants et aimants . Seulement sa maman, après deux amours malheureux se laisse tomber dans les filets de Glen qui l'épouse en lui promettant de l'aimer,elle et ses deux filles,plus qu'elle ne peut l'imaginer...cet homme est lui même ravagé par le regard négatif de son père qui lui renvoit sans cesse qu'il ne vaut rien. Il accumule une rancoeur,une haine qui trouveront un exutoire avec Bone. Vivant alors dans le secret et la honte " je vivais dans un monde de honte. Je cachais mes bleus comme s'ils étaient là preuve des crimes que j'avais commis"; elle va s'efforcer de se couper de ses... Comment ne pas être touchée par une histoire qui dépeint une enfance broyée par la violence d'un beau père et l'incapacité d'une mère à l'en protéger ? Celle de Bone est d'autant plus poignante que le lecteur sait qu'il s'agit de l'enfance de l'auteure. Dans une Amérique de pauvreté, prisonnière de ses préjugés, de son racisme,ses jalousies, Bone petite " bâtarde" au grand désespoir de sa maman, grandit dans une famille qui, malgré les multiples problèmes, aurait pu être riche de ses différences et chaleureuse par la personnalité bien trempée des tantes,grand mère, oncles tous bienveillants et aimants . Seulement sa maman, après deux amours malheureux se laisse tomber dans les filets de Glen qui l'épouse en lui promettant de l'aimer,elle et ses deux filles,plus qu'elle ne peut l'imaginer...cet homme est lui même ravagé par le regard négatif de son père qui lui renvoit sans cesse qu'il ne vaut rien. Il accumule une rancoeur,une haine qui trouveront un exutoire avec Bone. Vivant alors dans le secret et la honte " je vivais dans un monde de honte. Je cachais mes bleus comme s'ils étaient là preuve des crimes que j'avais commis"; elle va s'efforcer de se couper de ses émotions, se réfugiant un temps dans la quête d'un idéal salvateur qu'elle pense avoir trouvé dans la religion et le gospel. Cependant, la violence de plus en plus forte qu'elle doit affronter, finit par la convaincre qu'elle ne vaut rien, qu'elle n'est rien! Dès lors qu'attendre d'un monde dans lequel la personne la plus aimée vous a tourné le dos? Bien que le décors soit différent ce roman m'a beaucoup rappelé la trilogie Tora de la norvégienne Wassmo Herbjorg que j'avais également beaucoup aimée. Ces deux ouvrages m'ont provoqué de la colère, l'envie de débarquer dans le monde de ces fillettes pour casser la g..... à ces hommes ignobles!
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  • Courrielle Posté le 18 Octobre 2019
    Bone, je ne t’oublierai pas. Ce roman est une merveille de justesse et de profondeur, un peu dans la lignée de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur « .On est aussi dans le Sud de l’Amerique profonde et c’est une petite fille attentive, sensible, forte, intelligente mais en colère qui raconte son enfance au sein d’une famille non seulement déshéritée mais aussi totalement déglinguée et cette enfance là est fracassée. Bone vit au milieu de gens endurcis, violents, alcooliques mais aussi solidaires et aimant, et finalement ce roman est un espoir au moins pour elle. Le talent de l’auteure dont le récit est en partie autobiographie est d’avoir su choisir les mots et le ton pour décrire les émotions. Tout est tellement vivant que ça en devient visuel. On pourrait en faire un grand film. A noter que le photo de la petite fille sur la couverture est la même que celle sur la couverture du roman « Le bruit et la fureur «  de William Faulkner. Ce roman pourrait d’ailleurs avoir ce titre. Je vous engage à le lire.
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