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À Paraître
Maman pour le dîner
Catherine Gibert (traduit par)
Date de parution : 19/01/2023
Éditeurs :
10/18
En savoir plus
8.20 €
Date de parution: 19/01/2023
À Paraître

Maman pour le dîner

Catherine Gibert (traduit par)
Date de parution : 19/01/2023
Le retour fracassant, drôle et iconoclaste, de l’auteur de La lamentation du prépuce.
New York, de nos jours.
Septième Seltzer est un américain bien tranquille. Editeur de son état, il coule des jours heureux à New York avec sa femme et sa fille, jusqu’au...
New York, de nos jours.
Septième Seltzer est un américain bien tranquille. Editeur de son état, il coule des jours heureux à New York avec sa femme et sa fille, jusqu’au jour où son frère aîné l’appelle pour lui annoncer la mort de leur mère qu’il n’a pas revue depuis des...
New York, de nos jours.
Septième Seltzer est un américain bien tranquille. Editeur de son état, il coule des jours heureux à New York avec sa femme et sa fille, jusqu’au jour où son frère aîné l’appelle pour lui annoncer la mort de leur mère qu’il n’a pas revue depuis des années.
Ce n’est pas tellement que Septième soit triste, - sa mère était un monstre d’égoïsme et de méchanceté -, c’est surtout que les Seltzer appartiennent à la communauté Cannibale des Etats-Unis et que selon une ancestrale tradition, les enfants doivent manger leur mère au cours d’un repas de fête.
Septième est catégorique : jamais il ne cèdera à des coutumes aussi archaïques et certainement pas pour honorer la mémoire d’une mère qu’il déteste et d’un passé qu’il n’a de cesse de vouloir laisser derrière lui. Pourtant, le doute et la culpabilité ne tardent pas à s’installer. Si lui et ses frères ne respectent pas ce rituel, que restera-t-il de l’histoire de leur peuple, jadis si glorieux ? Que restera-t-il de leur héritage et de leur famille ?
Au-delà de l’humour et du mauvais goût assumé, une méditation aussi bouleversante qu’actuelle sur le poids de l’histoire, sur ce que l’on doit aux siens et ce que l’on se doit à soi-même.

« Shalom Auslander cible des questions brûlantes. Magistral. » ELLE
« Toujours aussi désopilant » Le Figaro Littéraire
« Une satire mordante. » Libération
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EAN : 9782264081391
Code sériel : 5830
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
10/18
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8.20 €
Date de parution: 19/01/2023
EAN : 9782264081391
Code sériel : 5830
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • puchkina 13/05/2022
    Septième Seltzer s’appelle ainsi car il est le septième enfant d’une famille de cannibales américains. Cannibales qui ne mangent d’êtres humains que les membres de leur famille à leur mort pour qu’ils vivent éternellement. Justement Mudd, la mère de Septième, vient de mourir et celui-ci doit rejoindre ses frères de Premier à Douzième et leur sœur Zéro (zéro parce qu’une fille ne compte pas) pour décider de ce qu’il vont faire de leur génitrice. Pour cela ils appellent à l’aide Onclissime qui a déjà de l’expérience en la matière… Une famille sous le poids de traditions absurdes qui semblent inventées par une mère outrancière comme une critique d’une religion séculaire par ceux qui la vivent/subissent, l’éternel dilemme entre désir personnel d’émancipation et volonté de respecter ses parents (sa mère surtout) et les traditions familiales, autant de thèmes traités dans ce roman débordant, drôle et énervant, bavard et un peu too much.
  • UntitledMag 01/05/2022
    Shalom Auslander, l’auteur du très remarqué La Lamentation du prépuce en 2008 revient sur le devant de la scène littéraire avec un quatrième ouvrage coup de poing, tout en nuances et contrastes, prenant avec dérision et discernement le poids des traditions à perpétuer et le conflit du soi entre ces deux choix. Rattrapé par ses origines et les traditions de la communauté à laquelle il appartient, Septième se retrouve devant un choix compliqué et éthique. Celui de s’écouter soi-même et ses convictions, ou celui de suivre machinalement la tradition et son devoir envers les siens. Un choix en apparence simple et conciliable, mais en réalité bien plus compliqué et délicat lorsque l’on est l’un des derniers Cannibales-Américains de sa communauté et qu’il faut perpétuer les traditions, au-delà de soi-même. Septième Seltzer est issu d’une famille particulière appartenant à la communauté minoritaire des Cannibales-Américains, les Can-Am. Bercé par une mère à l’identité clivée depuis la mort de son frère, Sixième, Septième s’est construit dans l’ombre de son chagrin. Ses frères aînés la détestent pour son côté, jadis, autoritaire que Septième n’a jamais connu, alors que ses frères cadets la trouvent pitoyable à se morfondre depuis la mort de Sixième qu’elle adorait. Septième a subi... Shalom Auslander, l’auteur du très remarqué La Lamentation du prépuce en 2008 revient sur le devant de la scène littéraire avec un quatrième ouvrage coup de poing, tout en nuances et contrastes, prenant avec dérision et discernement le poids des traditions à perpétuer et le conflit du soi entre ces deux choix. Rattrapé par ses origines et les traditions de la communauté à laquelle il appartient, Septième se retrouve devant un choix compliqué et éthique. Celui de s’écouter soi-même et ses convictions, ou celui de suivre machinalement la tradition et son devoir envers les siens. Un choix en apparence simple et conciliable, mais en réalité bien plus compliqué et délicat lorsque l’on est l’un des derniers Cannibales-Américains de sa communauté et qu’il faut perpétuer les traditions, au-delà de soi-même. Septième Seltzer est issu d’une famille particulière appartenant à la communauté minoritaire des Cannibales-Américains, les Can-Am. Bercé par une mère à l’identité clivée depuis la mort de son frère, Sixième, Septième s’est construit dans l’ombre de son chagrin. Ses frères aînés la détestent pour son côté, jadis, autoritaire que Septième n’a jamais connu, alors que ses frères cadets la trouvent pitoyable à se morfondre depuis la mort de Sixième qu’elle adorait. Septième a subi la lourde conséquence de naître après Sixième. En voulant protéger sa mère et la rendre fière, il n’a pas réussi à lier de liens forts avec ses frères, que ce soient ses aînés ou ses cadets. Coincé entre deux chaises, il prendra ses distances avec sa famille et sa communauté, volant de ses propres ailes, adulte, à New York avec sa femme et sa fille, en mettant sous clé son passé et ses origines. Cependant, malgré tous ses efforts pour se détacher des Can-Am, l’appel soudain de son frère pour lui annoncer la mort de sa mère va tout remettre en question et le chambouler. Car, il est un Can-Am, et il se doit de perpétuer la tradition pour honorer la défunte, qu’importe ses convictions, on ne le lui laisse pas le choix. Ce soir, en compagnie de ses frères, il devra manger sa mère : « Les Cannibales vivent pour l’éternité, a répété Onclissime. Quand nous Consommons nos proches, ceux-ci continuent de vivre en nous. Ils nous guident, nous informent, nous réconfortent, nous motivent. Ils deviennent nous et nous devenons eux. De cette façon, mes enfants, le passé se produit et ne meurt jamais. Mais n’oubliez pas : de même que la Consommation nous garantit la vie éternelle, l’enterrement nous garantit la mort éternelle ? »
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  • Little_stranger 19/03/2022
    Vous connaissez peut être la transsubstantiation (mot qui n'est pas facile à placer au scrabble) : c'est la conversion d'une substance en une autre. Pour les chrétiens, c'est le vin qui incarne le sang du Christ et l'ostie qui incarne le corps du Christ. De là à dire que les chrétiens sont cannibales ou vampire ... Shalom Auslander nous fait pénétrer dans une famille réjouissante où les enfants s'appellent premier, deuxième, troisième, tous mâles .... jusqu'à Zéro qui est une fille. Ils font partie de la fière tribu des can-am à savoir cannibale américain, tribu pas piquée des vers où à la différence de la psychanalyse où l'on doit tuer le père et forniquer avec sa mère (symboliquement, ouf !), ici, il se faut manger le membre de la famille qui décède selon un rituel qui fait honneur à la boucherie/charcuterie. Septième, qui bosse dans l'édition, a que de nombreux membres de sa famille, fuit celle-ci, mais la mère (Mudd, j'ai fait le lien avec la boue en anglais et d'une certaine façon le limon originel dont nous sommes issus) décède (après s'être transformée en montagne de graisse, histoire de pourrir encore plus la vie de ses enfants après sa... Vous connaissez peut être la transsubstantiation (mot qui n'est pas facile à placer au scrabble) : c'est la conversion d'une substance en une autre. Pour les chrétiens, c'est le vin qui incarne le sang du Christ et l'ostie qui incarne le corps du Christ. De là à dire que les chrétiens sont cannibales ou vampire ... Shalom Auslander nous fait pénétrer dans une famille réjouissante où les enfants s'appellent premier, deuxième, troisième, tous mâles .... jusqu'à Zéro qui est une fille. Ils font partie de la fière tribu des can-am à savoir cannibale américain, tribu pas piquée des vers où à la différence de la psychanalyse où l'on doit tuer le père et forniquer avec sa mère (symboliquement, ouf !), ici, il se faut manger le membre de la famille qui décède selon un rituel qui fait honneur à la boucherie/charcuterie. Septième, qui bosse dans l'édition, a que de nombreux membres de sa famille, fuit celle-ci, mais la mère (Mudd, j'ai fait le lien avec la boue en anglais et d'une certaine façon le limon originel dont nous sommes issus) décède (après s'être transformée en montagne de graisse, histoire de pourrir encore plus la vie de ses enfants après sa mort). Les frangins et la soeur se retrouvent dans la maison familiale et doivent ... trancher sur le sujet. Voici un roman insolent, pas bien élevé, tendre et caustique, de l'auteur de "Les lamentations du prépuce" entre autres. J'ai vraiment beaucoup apprécié ce texte, qui m'a fait rire et pleurer, moi qui vient de perdre mon père, 2 ans après ma mère, moi qui ait enterré mes parents simplement sans passage à l'église, dans le cadre d'une cérémonie civile. Auslander ne lâche rien, il renâcle sur les règles, les obstacles, revient, négocie. Il s'interroge et trouver Michel de Montaigne dans un roman américain, ce n'est pas si courant pour y trouver beaucoup de plaisir.
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  • Nathv 12/03/2022
    J’avais adoré Shalom Auslander avec « La Lamentation du prépuce » en son temps mais suis moins convaincue par ce dernier roman. Shalom Auslander y décrit une famille de can-am – canibales américains – qui, face au décès de la mère de famille, doit affronter les traditions du passé afin de perpétuer l’identité de ce peuple. Le récit est complètement déjanté, incroyablement décalé… voire un peu trop, ce qui tue toute velléité de crédibilité, même si le lecteur comprend bien vite que Shalom Auslander dépeint ici l’absurdité de la société américaine en tant que telle et la difficulté de certaines minorités à y trouver une place. Certains passages sont cocasses, certains prêtent à sourire mais on est loin de l’atmosphère de « La Lamentation du prépuce », en cause, sans doute, le caractère complètement fictif de ce peuple aux traditions assez gore et répugnantes à nos yeux. Une lecture en demi-teinte qui reste, néanmoins, plaisante et intéressante.
  • bdelhausse 10/03/2022
    La famille Seltzer possède un lourd passé... Pur produit de l'immigration au début du XXè siècle, elle s'est "américanisée" en rejetant ses racines. Ou du moins, c'est ce que croient les enfants de Humphrey et Mudd. Soit dit en passant, Mudd est le surnom peu aimable donné à la mère, ce qui donne assez vite le ton. Humphrey est le petit-fils de Julius, venu en Amérique avec sa soeur Julia, au début du XXè siècle. Ils ont quitté le Vieux Pays pour le Nouveau Monde. le récit familial, selon qu'il est conté par Humphrey ou par Mudd, fait jouer à Julius et Julia des rôles assez différents. Humphrey et Mudd on eu 13 enfants, numérotés en guise de prénom. 12 garçons, de Premier à Douzième, et un fille, prénommée Zéro pour d'évidentes raisons. Ajoutons que Sixième est mort enfant, et que sa présence plane toujours sur tout le monde. Finalement, la famille Seltzer est à l'image de toutes les familles. Il y a les chouchous, les préférences, les enfants en opposition, ceux qui aiment leur père ou leur mère... Prévoyant (ou accélérant) sa mort prochaine, Mudd avale depuis 3 ans des Whoppers (une variété de hamburgers). La raison est évidente... comme... La famille Seltzer possède un lourd passé... Pur produit de l'immigration au début du XXè siècle, elle s'est "américanisée" en rejetant ses racines. Ou du moins, c'est ce que croient les enfants de Humphrey et Mudd. Soit dit en passant, Mudd est le surnom peu aimable donné à la mère, ce qui donne assez vite le ton. Humphrey est le petit-fils de Julius, venu en Amérique avec sa soeur Julia, au début du XXè siècle. Ils ont quitté le Vieux Pays pour le Nouveau Monde. le récit familial, selon qu'il est conté par Humphrey ou par Mudd, fait jouer à Julius et Julia des rôles assez différents. Humphrey et Mudd on eu 13 enfants, numérotés en guise de prénom. 12 garçons, de Premier à Douzième, et un fille, prénommée Zéro pour d'évidentes raisons. Ajoutons que Sixième est mort enfant, et que sa présence plane toujours sur tout le monde. Finalement, la famille Seltzer est à l'image de toutes les familles. Il y a les chouchous, les préférences, les enfants en opposition, ceux qui aiment leur père ou leur mère... Prévoyant (ou accélérant) sa mort prochaine, Mudd avale depuis 3 ans des Whoppers (une variété de hamburgers). La raison est évidente... comme tant de choses chez les Seltzer... les Seltzer sont des Can-Am... des Cannibales-Américains. Au décès d'un des leurs, ils le mange selon un rituel très codifié, enseigné par l'Onclissime, autre petit-fils de Julius, beau-frère de Mudd. Le roman démarre donc à la mort de Mudd et nous raconte le long et pénible cheminement vers le rituel de cannibalisme qui doit conduire les enfants (sauf Zéro) de Mudd à la manger afin qu'elle acquière la vie éternelle... Car Shalom Auslander entend régler ses comptes avec la religion. Ou plutôt LES religions. On a des bouts de plein de religions qui s'entrechoquent chez les Can-Am. Mais en même temps Shalom Auslander taille un costard de premier ordre à l'Amérique et son rêve américain. En témoigne une photo de 1917 en exergue du roman, et montrant la cérémonie dite de "l'Américanisation" inventée par Henri Ford... et que les Can-Am vont s'approprier (car Julius l'a subie) lors du passage à l'âge adulte. Shalom Auslander passe le racisme et la xénophobie à la moulinette de sa plume acide. Il vitriolise Henri Ford, nazi et fervent admirateur d'Hitler. Il revisite les mythes fondateurs de l'Amérique. On est presque dans une atmosphère comparable aux films "The Purge"... L'auteur montre à quoi peuvent mener les dérives de la société. D'ailleurs, les enfants Seltzer sont tous différents et représentent chacun une facette des USA. Un d'entre eux s'est converti au judaïsme ,un autre est devenu Vegan... ils ne peuvent donc manger leur mère. Il y a un gay. Un bas du front. Les jumeaux Onzième et Douzième veulent changer de sexe. Et on va suivre le récit tel que raconté par Septième, finalement le chouchou de Mudd et qui va se révéler digne (ou pas...) de ses racines. Mentionnons le boulot de Septième, qui est éditeur, et classe les manuscrits reçus selon des classifications ethnico-sexuello-philosophiques, mâtinées de tares sociétales, mentales ou physiques. Ainsi on a une Nigériano-Irlando-Ukraino-Egyptienne-productrice-poétesse-comptable ou un christiano-Américano-toxico-autiste-diabétique, ou encore un Croato-Américano-lesbiano-pro-avortement... Ensuite, Michel de Montaigne s'invite dans les réflexions de Septième... c'est dire si on déconne ! Un roman déroutant mais qui remet beaucoup de choses en question et fait s'interroger le lecteur sur ses racines, les traditions, l'acceptation de soi et des autres... Malgré le sujet, on rit énormément. le sujet est lourd et sérieux, mais le traitement est leste et désinvolte. Je surkiffe. J'ai vu dans ce roman une quête de sens d'abord. En filigrane, il pose la question de "peut-on aller quelque part quand on ne sait pas d'où on vient?". Il répond à sa manière, mais je vous laisse le soin de découvrir la position d'Auslander. Ensuite, Shalom Auslander s'attaque aux dogmes des religions. Je l'ai dit, toutes les religions en prennent pour leur grade. Puis vient sa critique des travers de la société. D'ailleurs, il s'en moque lui-même quand il fait état de commentaires émis sur le livre que Septième finit par écrire sur ses racines. Tour à tour le livre est qualifié de défense de la bobosphère, de brûlot fasciste, de défense honteuse des principes républicains... Jouissif. J'avais adoré Shalom Auslander dans les Lamentations du Prépuce. Je l'adore de nouveau dans Maman pour le dîner.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…