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Robert Laffont
EAN : 9782221197516
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 122 x 182 mm

Nouvelles

Sébastien JAPRISOT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 27/04/2017
Ce recueil contient :
« Un jour rêvé pour le poisson-banane », « Oncle déglingué au Connecticut », « Juste avant la guerre avec les Esquimaux », « L'Homme hilare », « En bas, sur le canot », « Pour Esmé, avec amour et abjection », « Jolie ma bouche et verts mes yeux », « L'époque bleue de Daumier-Smith », « Teddy »....
Ce recueil contient :
« Un jour rêvé pour le poisson-banane », « Oncle déglingué au Connecticut », « Juste avant la guerre avec les Esquimaux », « L'Homme hilare », « En bas, sur le canot », « Pour Esmé, avec amour et abjection », « Jolie ma bouche et verts mes yeux », « L'époque bleue de Daumier-Smith », « Teddy ».
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EAN : 9782221197516
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • antigoneCH Posté le 29 Juin 2019
    Découvrir la première nouvelle de ce recueil a été un choc esthétique assez moderne et étonnant. En effet, dans Un jour rêvé pour le poisson-banane, la première nouvelle du recueil, nous assistons d’emblée à une scène équivoque qui met tout de suite le lecteur dans l’ambiance. Je dois dire que cela m’a mise un peu mal à l’aise, ne sachant ce que j’allais trouver dans les écrits suivants… Et j’ai trouvé en effet une deuxième couche de perversion latente au fond de chaque récit. En lisant ces nouvelles de Salinger, j’ai assez vite pensé à Nabokov, à son roman Lolita, puis à Gatsby le magnifique. Je pense que je cherchais des repères, histoire d’appréhender au mieux le drôle d’objet littéraire qui m’était tombé dans les mains. Salinger, connu principalement pour son roman l’Attrape coeur (que je n’ai pas encore lu), est en réalité un nouvelliste hors pair, qui n’a pas besoin de comparaisons, tant il semble se faire fi des contraintes liées au genre, tout en les respectant, et en nous laissant à chaque fois perplexes et un brin admiratifs aussi en fin de lecture. J’ai surtout beaucoup aimé deux de ses nouvelles, celles qui mettent en scène des enfants... Découvrir la première nouvelle de ce recueil a été un choc esthétique assez moderne et étonnant. En effet, dans Un jour rêvé pour le poisson-banane, la première nouvelle du recueil, nous assistons d’emblée à une scène équivoque qui met tout de suite le lecteur dans l’ambiance. Je dois dire que cela m’a mise un peu mal à l’aise, ne sachant ce que j’allais trouver dans les écrits suivants… Et j’ai trouvé en effet une deuxième couche de perversion latente au fond de chaque récit. En lisant ces nouvelles de Salinger, j’ai assez vite pensé à Nabokov, à son roman Lolita, puis à Gatsby le magnifique. Je pense que je cherchais des repères, histoire d’appréhender au mieux le drôle d’objet littéraire qui m’était tombé dans les mains. Salinger, connu principalement pour son roman l’Attrape coeur (que je n’ai pas encore lu), est en réalité un nouvelliste hors pair, qui n’a pas besoin de comparaisons, tant il semble se faire fi des contraintes liées au genre, tout en les respectant, et en nous laissant à chaque fois perplexes et un brin admiratifs aussi en fin de lecture. J’ai surtout beaucoup aimé deux de ses nouvelles, celles qui mettent en scène des enfants particuliers, le premier frappé d’autisme et le second de précocité, En bas sur le canot et Teddy. Ces deux nouvelles, à la fois douces et impressionnantes, sont bouleversantes et d’une grande qualité. Elles donnent à ces enfants une présence brûlante qui dépasse les adultes et ces derniers ne peuvent ressortir que fracassés par les échanges étranges qu’ils pensent partager avec eux. Finalement, les premières hésitations passées, lire Salinger s’est avéré une aventure que je ne suis pas prête d’oublier.
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  • karmax211 Posté le 10 Juin 2019
    Inutile de se creuser les méninges pour intituler un recueil de nouvelles, il suffit de l'appeler - Nouvelles - C'est ce qu'a fait J.D. Salinger l'auteur de - L'attrape-coeurs - et parmi ces neuf textes, quelques perles rares comme - Un jour rêvé pour le poisson-banane - et - Jolie ma bouche et verts mes yeux -, sans oublier - La période bleue de Daumier-Smith - ainsi que l'excellentissime - Teddy - Je sais qu'en France la nouvelle est le parent pauvre de la littérature, mais faisant exception… je me suis régalé à lire ce petit recueil de moins de 260 pages, que je conseille vivement aux amateurs et à ceux qui pourraient le devenir.
  • Christw Posté le 21 Décembre 2018
    Traduction de Jean-Baptiste Rossi (anagramme de Sébastien Japrisot). Il me vient le même regret pour J. D. Salinger (1919-2010) que pour Truman Capote (1924-1984), dommage que nous soyons réduits à trop peu de textes. L'un dévalorisé trop jeune par les drogues, l'autre volontairement muet, possédaient parfaitement cette culture de la nouvelle, typiquement américaine. Il y a quelque chose de la photographie dans le genre court, une image une idée, raconter en peu de mots. Un art du joyau, recherche de pureté, d'unité. Ces neuf-ci (1953) sont de cette finesse. Prenez "Un jour rêvé pour le poisson-banane" : à la chute, d'abord interloqué, on relit un ou deux paragraphes – puisque la bonne nouvelle veut un lecteur efficient et intelligent – et on se repasse le film, on précise le contour des personnages, on fait remonter le non-dit, ajustage, puzzle et remue-méninges et on mesure : la perle ! Le savoir-faire de l'auteur ? Dans "L'homme hilare", le narrateur adolescent fait partie d'une organisation connue sous le nom de Club Comanche. À la sortie de l'école, leur chef, un étudiant de vingt-trois ans, doux et timide, emmène les garçons dans un vieil autobus pour aller à Central Park, au musée ou faire du... Traduction de Jean-Baptiste Rossi (anagramme de Sébastien Japrisot). Il me vient le même regret pour J. D. Salinger (1919-2010) que pour Truman Capote (1924-1984), dommage que nous soyons réduits à trop peu de textes. L'un dévalorisé trop jeune par les drogues, l'autre volontairement muet, possédaient parfaitement cette culture de la nouvelle, typiquement américaine. Il y a quelque chose de la photographie dans le genre court, une image une idée, raconter en peu de mots. Un art du joyau, recherche de pureté, d'unité. Ces neuf-ci (1953) sont de cette finesse. Prenez "Un jour rêvé pour le poisson-banane" : à la chute, d'abord interloqué, on relit un ou deux paragraphes – puisque la bonne nouvelle veut un lecteur efficient et intelligent – et on se repasse le film, on précise le contour des personnages, on fait remonter le non-dit, ajustage, puzzle et remue-méninges et on mesure : la perle ! Le savoir-faire de l'auteur ? Dans "L'homme hilare", le narrateur adolescent fait partie d'une organisation connue sous le nom de Club Comanche. À la sortie de l'école, leur chef, un étudiant de vingt-trois ans, doux et timide, emmène les garçons dans un vieil autobus pour aller à Central Park, au musée ou faire du base-ball. Cette fois-là, l'autobus s'arrête en chemin pour charger une fille d'une beauté incomparable. On devine qu'il s'agit de la copine du chauffeur. Un peu nerveux, le chef fait signe à deux garçons, dont le narrateur, de se pousser pour faire place. Là, je m'arrête et prends la place de l'écrivain, plume en suspens, qu'aurais-je écrit ? Quelle phrase pour marquer la charnière ? Embarras, sensualité, potacherie ? Je m'interroge quelques secondes et la suite est à la mesure du grand Salinger : "Mary Hudson s'assit entre moi et un garçon nommé Edgar [.etc..]. Nous lui laissâmes toute la place du monde." Chapeau bas: c'est pour ce genre de phrase qu'on aime lire. Beaucoup de dialogues dans ces nouvelles, l'impression est parfois celle d'un babillage pour voiler un malaise sous-jacent, voire un drame. Deux petits prodiges s'illustrent dans "Teddy" et surtout l'incroyable fillette de "Pour Esmé, avec toute mon abjection" aux accents antimilitaristes. L'atmosphère d'un New York déprimant manifesté dans "L'attrape-cœurs" (qui fit de Salinger un gourou de la révolution adolescente) trouve un écho dans ce recueil où l'on côtoie des jeunes gens bizarres et désespérés, des petits surdoués désarmants, une inquiétude permanente, discrète mais prégnante. Ces récits qui paraissent délicats, parfois ironiques, sont aussi terribles. Reclus dans un village du New Hampshire aux États-Unis, Jerome David Salinger est mort en 2010 sans jamais avoir fait d’apparition publique. Ses proches affirment qu’il a continué à écrire jusqu'à sa mort. Perfectionniste, il aurait développé progressivement une véritable phobie des éditeurs. Le tout récent "Salinger intime" (Denis Demonpion - Robert Laffont, 2018) apporte peut-être quelque éclairage sur la vivifiante marginalité de ce misanthrope. Une simple lecture de ces histoires, aussi bonnes soient-elles sur le plan de la forme, ne saurait en rendre toutes les dimensions ni leur contexte. Elles ont été l'objet d'analyses, lectures et critiques en version originale. Ainsi le Reader's guide des "Nine stories". Voir aussi le site salingerincontext.org. [Après achat numérique et consultation, le Reader's Guide mentionné ci-dessus, condensé de lectures pour étudiants paresseux, ne présente guère d'intérêt.]
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  • Mondidi Posté le 15 Juin 2017
    Assez inégal comme souvent dans un recueille de nouvelle, Sallinger n'est jamais aussi bon que quand il nous parle du monde de l'enfance qu'il aborde comme des adultes d’ailleurs dans "Teedy" ou dans la première parti de "pour Esmé avec toute mon abjection" et là bien sùr on pense à Holden Caulfield dans "l'attrape-cœur" J'aime aussi beaucoup la nouvelle qui ouvre le livre "Un jour révé pour le poisson banane" son titre magnifique et sa fin brutal.
  • camilleroque Posté le 3 Janvier 2017
    Il nous offre des scènes fugaces de la vie quotidienne. On surprend les personnages au grès de leurs conversations intimes. Des personnages toujours un peu bancals, en proie au désarroi, à l’ennui. Désenchantés, c’est bien le mot. De banalités affligeantes, J.D Salinger parvient à transformer ces minis scénarios en dialogues à l’humour ravageur et transmet ses messages subliminaux sur une société qu’il juge totalement décadente. Bien entendu, la fin des nouvelles reste toujours en suspens et l’écriture innée de l’écrivain nous agace autant qu’elle nous fait sourire. J’adhère (encore) !
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