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10/18
EAN : 9782264074379
Code sériel : 5466
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Réveiller les lions

Laurence SENDROWICZ (Traducteur)
Date de parution : 14/08/2019
Un huis clos politique, social et conjugal aux allures de thriller.
Une nuit, en sortant de sa garde à l'hôpital de Beer-Sheva, la ville la plus méridionale d'Israël, le Dr Ethan Green, marié et père de deux enfants, percute à mort un migrant érythréen qu'il abandonne sur la route en laissant tomber son portefeuille. Le lendemain, la femme de cet homme... Une nuit, en sortant de sa garde à l'hôpital de Beer-Sheva, la ville la plus méridionale d'Israël, le Dr Ethan Green, marié et père de deux enfants, percute à mort un migrant érythréen qu'il abandonne sur la route en laissant tomber son portefeuille. Le lendemain, la femme de cet homme vient le trouver dans sa coquette villa. En échange de son silence, elle exige d'Ethan qu'il prodigue chaque nuit, en cachette, ses soins aux réfugiés. Tandis que son épouse, commissaire de police, se voit confier l'enquête sur le mystérieux chauffard, Ethan Green s'engouffre aux côtés de Sirkitt dans une double vie qui menace l'intégrité de son couple et le confronte à une réalité clandestine et insalubre, sur fond de trafics, de violences – et de désirs inavouables.
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EAN : 9782264074379
Code sériel : 5466
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 11 Mars 2020
    Le docteur Ethan Green est un homme honnête, incorruptible. La preuve, il a refusé de toucher des pots-de-vin et menacé de dénoncer son moins scrupuleux chef de service, son mentor pourtant, auprès duquel il exerçait à l'hôpital de Tel-Aviv. Résultat, le voilà relégué dans un établissement de seconde zone à Soroka, ville de poussière et de médiocrité. Un drame, plus précisément un accident, le confronte aux limites de son intégrité... Lors d'une virée nocturne en 4x4 dans les dunes du désert proche de Soroka, il écrase un homme, un noir d'origine érythréenne, un clandestin. Après de vains efforts pour le réanimer, il fuit sans donner l'alerte. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'un témoin a assisté à toute la scène... assez vite, la veuve de l'individu se présente à sa porte. Sirkitt l'érythréenne est belle, et d'une dureté stoïque. Elle lui impose un marché : son silence contre son savoir médical. Ethan est ainsi réquisitionné pour soigner, en dehors de ses heures de service, de pauvres hères qui, illégalement présents sur le sol israélien, ne peuvent accéder aux soins. Dans un dispensaire de fortune aménagé au sein d'un vieux garage, approvisionné en médicaments et matériel qu'il a dû dérober à l'hôpital de... Le docteur Ethan Green est un homme honnête, incorruptible. La preuve, il a refusé de toucher des pots-de-vin et menacé de dénoncer son moins scrupuleux chef de service, son mentor pourtant, auprès duquel il exerçait à l'hôpital de Tel-Aviv. Résultat, le voilà relégué dans un établissement de seconde zone à Soroka, ville de poussière et de médiocrité. Un drame, plus précisément un accident, le confronte aux limites de son intégrité... Lors d'une virée nocturne en 4x4 dans les dunes du désert proche de Soroka, il écrase un homme, un noir d'origine érythréenne, un clandestin. Après de vains efforts pour le réanimer, il fuit sans donner l'alerte. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'un témoin a assisté à toute la scène... assez vite, la veuve de l'individu se présente à sa porte. Sirkitt l'érythréenne est belle, et d'une dureté stoïque. Elle lui impose un marché : son silence contre son savoir médical. Ethan est ainsi réquisitionné pour soigner, en dehors de ses heures de service, de pauvres hères qui, illégalement présents sur le sol israélien, ne peuvent accéder aux soins. Dans un dispensaire de fortune aménagé au sein d'un vieux garage, approvisionné en médicaments et matériel qu'il a dû dérober à l'hôpital de Sokora, il répare les factures de fatigue, désinfecte les plaies ulcérées, tente de remédier aux maux que génèrent la malnutrition et le manque d'hygiène. Il est pris dans une spirale infernale, contraint de mentir à sa femme et à ses collègues de travail, s'épuisant à cumuler son emploi officiel et les nuits passées debout dans le garage, sous l'intraitable férule de Sirkitt qui devient de plus en plus exigeante. Une situation que complique encore le fait que Liath, l'épouse d'Ethan, est chargée, en tant qu'inspecteur de police, de l'enquête sur la mort de l'érythréen. Pourtant, au bout d'un certain temps, il se noue entre Ethan et la femme de l'homme qu'il a tué une étrange relation. Elle est la seule qui connait sa facette inavouable, et si le pouvoir qu'elle a sur lui suscite d'abord de la haine, tous deux éprouvent ensuite une attirance mutuelle qu'aucun ne veut admettre. Ayelet Gundar-Goshen explore avec minutie les impacts de son scénario sur son héros, décrivant toutes les étapes de ses réactions, de ses questionnements face à cette situation, et surtout face à sa propre attitude. A partir de l'accident, il n'est plus celui qu'il paraît, conscient d'être à l'opposé de l'image d'être probe qu'il renvoie à ses proches. Le pire est de réaliser qu'il n'est pas tant hanté par la culpabilité que par la crainte de se faire prendre et, surtout, de ne plus susciter le respect de celle qu'il aime. Et bien que conscient de sa lâcheté, il se trouve des excuses, tente pathétiquement de se dédouaner en invoquant les meurtres de masse perpétrées par la misère et l'indifférence du monde... Il reproche aux miséreux leur vulnérabilité, car c'est plus facile que de se reprocher sa propre cruauté, et d'assumer le fait d'être du bon côté et surtout de vouloir y rester... on veut bien payer, voter en s'illusionnant sur l'efficacité réelle de ses beaux principes, mais être directement confronté à l'injustice et à la pauvreté, c'est autre chose. Car c'est bien ce qui se passe : cet accident l'a en quelque sorte condamné à faire face à la réalité d'un monde à deux vitesses, dont il connaissait l'existence mais qu'il n'avait jamais vraiment expérimenté, éprouvé. Les clandestins s'immiscent dans ses pensées, il ne peut s'empêcher de comparer ses conditions de vie, basées sur le confort, l'ordre et la sécurité, à celles de ses patients nocturnes, dont les existences même sont fondamentalement malades. L'abstraite misère du monde est venue percuter sa vie, et la vampirise... devenue palpable, elle est laide et sordide, elle perd tout de l'éventuelle dimension romanesque dont la dotait la distance. Mais même cette prise de conscience a ses limites, si elle ne s'accompagne pas d'une volonté réelle d'engagement. Certes, Ethan, bientôt, éprouve de la fierté lorsqu'il opère, avec succès, un homme gravement blessé, ou qu'il procède à un accouchement. Seulement, les deux mondes ne se rejoindront jamais vraiment, tout comme Ethan et Siirkit ne peuvent se rapprocher. Ils vivent dans des univers incompatibles, ses actes à elle sont déterminés par l'impératif de survie, plombés par l'oubli de son foyer et des siens, indispensable pour supporter l'exil. Lui n'arrive pas à comprendre une parcelle de cette femme. Malgré de rares points communs qui par moments les rapprochent, leurs différences finissent par triompher. Au-delà du cheminement psychologique d'Ethan, Ayelet Gundar-Goshen s'attarde sur toutes les thématiques que son intrigue révèle, sur l'impossibilité de connaître vraiment l'autre, y compris au sein du couple, sur les préjugés et les antagonismes sociaux ou culturels qui en plaçant les hommes dans des camps différents, empêchent les rencontres et alimentent le rejet de l'autre, sur ce qui définit un homme et ce sur quoi il est pertinent de le juger (une faute a priori impardonnable doit-elle peser davantage que les actes de toute une vie ?)... "Réveiller les lions" est donc un récit riche, qui traite de ses sujets en profondeur, avec un côté parfois un peu didactique, l'auteur expliquant et commentant abondamment les faits plutôt que de laisser le lecteur en tirer ses propres réflexions. Un bon moment de lecture tout de même...
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  • marggaux Posté le 1 Mars 2020
    L’histoire se situe en Israël. Un 4x4 heurte un homme. Le propriétaire de cette voiture, c’est le docteur Ethan Green, neurochirurgien à l’hôpital de Soroka. Il vit avec sa femme Liath et ses enfants Yali et Itamar. Après sa journée, Ethan prend sa voiture et au bout de quelques kilomètres, c’est l’accident, il heurte un homme... un migrant érythréen. Il est médecin... il sait, il voit que cet homme n’a aucun chance de survivre... il agonise. Une tonne de questions défilent dans sa tête en une fraction de seconde : appeler les secours? Ne pas les appeler? Se dénoncer? Se livrer? Se taire? Parfois, le choc et la sidération embrument l’esprit et l’on fait des choix... sa décision est prise, il s’enfuit... il laisse l’homme sur le bord du chemin, agonisant. Quelles vont être les conséquences de cet acte et comment vivre avec cette culpabilité? Dès le lendemain, une femme se présente à sa porte, c’est l’épouse de la victime, elle a tout vu... En échange de son silence, elle va obliger Ethan à faire quelque chose pour elle... La plume de l’auteur est belle, sobre, efficace. Son récit fait écho à nos valeurs et remet en questions nos vérités... L’histoire se situe en Israël. Un 4x4 heurte un homme. Le propriétaire de cette voiture, c’est le docteur Ethan Green, neurochirurgien à l’hôpital de Soroka. Il vit avec sa femme Liath et ses enfants Yali et Itamar. Après sa journée, Ethan prend sa voiture et au bout de quelques kilomètres, c’est l’accident, il heurte un homme... un migrant érythréen. Il est médecin... il sait, il voit que cet homme n’a aucun chance de survivre... il agonise. Une tonne de questions défilent dans sa tête en une fraction de seconde : appeler les secours? Ne pas les appeler? Se dénoncer? Se livrer? Se taire? Parfois, le choc et la sidération embrument l’esprit et l’on fait des choix... sa décision est prise, il s’enfuit... il laisse l’homme sur le bord du chemin, agonisant. Quelles vont être les conséquences de cet acte et comment vivre avec cette culpabilité? Dès le lendemain, une femme se présente à sa porte, c’est l’épouse de la victime, elle a tout vu... En échange de son silence, elle va obliger Ethan à faire quelque chose pour elle... La plume de l’auteur est belle, sobre, efficace. Son récit fait écho à nos valeurs et remet en questions nos vérités : Et si un accident comme celui là nous arrivait, assumerions nous? Serions nous dans le déni? Comment vivrions nous ensuite? J’aime beaucoup cette manière de retourner des situations : la victime devient bourrreau et vice versa... et finalement le hasard existe t’il? Je pense que le style d’écriture pourrait surprendre... il y a très peu de dialogue, on est dans quelque chose de très introspectif voire oppressant. L’auteur aborde des thématiques dures : le contexte sociopolitique en Israël, le quotidien des populations de ce pays et des migrants.
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  • GeorgesSmiley Posté le 25 Janvier 2020
    Brillant, subtil, profond. Je referme ce récit aussi surprenant que passionnant et j'observe la photo de cette jeune écrivaine dont je viens de découvrir le second roman. Une épaule plus haute que l'autre, une légère esquisse de sourire au coin des lèvres et deux yeux, braqués sur l'objectif, qui semblent vous observer et guetter votre réaction (ça vous a plu ? vous êtes surpris ?). On n'y lit aucun doute, ils semblent fiers et sûrs d'eux… ils ont bien raison. D'abord, il y a une introduction magistrale, une de celles qui vous happe immédiatement et vous laisse à penser que vous allez lire une histoire de culpabilité et de remords à la suite d'un accident de la route avec délit de fuite. « L'homme, il le percute précisément au moment où il songe que c'est la plus belle lune qu'il a vue de sa vie. » Un peu plus loin, quand vous apprenez que l'épouse du chauffard est chargée de l'enquête, vous dites alors que le suspens psychologique va se doubler d'une enquête policière et de graves problèmes conjugaux… Mais ce n'est pas tout : « La femme qui se tient sur le seuil est grande, mince et très belle, mais Ethan... Brillant, subtil, profond. Je referme ce récit aussi surprenant que passionnant et j'observe la photo de cette jeune écrivaine dont je viens de découvrir le second roman. Une épaule plus haute que l'autre, une légère esquisse de sourire au coin des lèvres et deux yeux, braqués sur l'objectif, qui semblent vous observer et guetter votre réaction (ça vous a plu ? vous êtes surpris ?). On n'y lit aucun doute, ils semblent fiers et sûrs d'eux… ils ont bien raison. D'abord, il y a une introduction magistrale, une de celles qui vous happe immédiatement et vous laisse à penser que vous allez lire une histoire de culpabilité et de remords à la suite d'un accident de la route avec délit de fuite. « L'homme, il le percute précisément au moment où il songe que c'est la plus belle lune qu'il a vue de sa vie. » Un peu plus loin, quand vous apprenez que l'épouse du chauffard est chargée de l'enquête, vous dites alors que le suspens psychologique va se doubler d'une enquête policière et de graves problèmes conjugaux… Mais ce n'est pas tout : « La femme qui se tient sur le seuil est grande, mince et très belle, mais Ethan ne remarque aucune de ces qualités, focalisé qu'il est sur deux autres éléments : elle est noire et, dans sa main, il y a un portefeuille qu'il connait bien puisque c'est le sien… » Pas de chance ! La victime n'était pas seule et lorsque sa veuve vient faire chanter le médecin, tout se complique encore un peu plus. Pour acheter son silence, il lui offre de l'argent, elle n'en veut pas, mais lui impose de … Je n'en dis pas plus, le lecteur a le droit de soulever les unes après les autres les poupées russes de cette passionnante histoire. Mais nous aurions tort d'en rester là, car au-delà d'un scénario tellement bien agencé, il y a la profondeur des personnages, et, au fur et à mesure que leurs motivations nous sont dévoilées, on découvre l'autre richesse de ce roman. Qu'il nous parle du doute qui s'insinue dans le couple au fil des mensonges, des rapports parents enfants ou du lien qui unissait l'épouse à sa grand-mère, c'est d'une justesse et d'une profondeur remarquable. Je garde en mémoire la scène pleine d'émotion où, après la mort de la grand-mère, fille, fils et petite-fille se partagent comme objet transitionnel au deuil un bocal de cornichons. Je pense aussi à une scène à la piscine, une autre dans le désert où deux bédouins, père et fils, savourent leur café du matin devant leur cahutte. Empathie et culpabilité vis-à-vis des clandestins, femme battue émancipée, barrière raciale entre déshérités, incommunicabilité entre nantis et démunis : «La distance entre l'homme affamé et l'homme rassasié est bien plus grande que celle de la Terre à la Lune » ou dans un couple : « On ne connait jamais vraiment l'autre. Reste toujours un angle mort. », les thèmes nombreux, se succèdent, s'entremêlent. On pensait avoir affaire à un roman sur la culpabilité et le remords et puis, savamment sans crier gare, l'histoire a évolué et rebondi… Est-ce une histoire d'amour hors norme ? Un reportage sur l'immigration clandestine et le sort misérable de ceux qui ont tout quitté parce qu'ils n'avaient plus rien, ou bien une annexe de médecins du monde, peut-être bien également un bel exemple d'émancipation féminine ou bien simplement un manuel de survie familiale: comment ne pas détruire ceux qu'on aime quand apparaît la lune rouge et que les lions se réveillent… C'est tout cela, très finement analysé, tout particulièrement la psychologie des personnages dans (j'allais oublier de le préciser) un thriller avec du suspens, des rebondissements et une fin étonnante. Ne passez pas à côté !
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  • Bill Posté le 19 Janvier 2020
    Le docteur est un homme bien, dont l'intégrité lui a imposé un poste aux frontières d'Israël puisqu'il ne voulait pas participer à la corruption généralisée de son premier service. Il est entouré de son épouse, qui vient de prendre un poste d'inspectrice dans la police et de ses deux fils qu'il adore.  Après une garde compliquée qui s'est étirée jusqu'au milieu de la nuit, il percute un Erythréen, qu'il abandonne mourant au bord de la route dans le désert.  ... sauf qu'il a laissé tomber son portefeuille ... ... et que la femme de la victime vient sonner à sa porte ... Elle a tout vu.  Et, pour prix de son silence, elle lui demande de venir assurer des soins pour les réfugiés du camp où elle habite ...  S'en suit une double vie, épuisante, des mensonges, des non-dits, des trafics, une enquête que la femme d'Ethan veut mener à son terme ...  Un roman passionnant bourré de revirements inattendus, de révélations sur les agissements des uns et des autres, des violences, des silences ...  Un roman qui malgré quelques longueurs, m'a tenue en haleine !  Une auteur que je découvre mais une auteur à suivre !  
  • DucalmeLucette Posté le 8 Janvier 2020
    Après Une nuit, Markovitch, j'ai retrouvé la plume délicate d'Ayelet Gundar-Goshen. Comme pour le précédent roman, même si j'apprécie de lire cette auteure, c'est lentement que les 413 pages se sont tournées. En effet, les chapitres sont assez longs et j'ai parfois ressenti quelques petites longueurs. Les histoires d'Ayelet Gundar-Goshen se lisent en prenant le temps. On entre dans le quotidien des personnages mais aussi dans le paysage. Une véritable ambiance se met en place au fil des chapitres. Ici, c'est un désert en proie au trafic et à la violence qui est dépeint. Mais c'est aussi la relation d'un couple qui est mise à mal. Même s'il on sent qu'il n'y a pas vraiment de risque de rupture. Ce sont plutôt les doutes qui planent au quotidien et qui s'aggravent quand Ethan brille crescendo par son absence. Alors sa femme est en droit de se poser des questions, même si elle est loin d'imaginer ce qu'il se passe réellement. Puis il y a Sirkitt, qui fait chanter le médecin suite à un terrible accident. Commence alors une relation particulière entre eux qui ne fera qu'évoluer jusqu'à la toute fin. de la peur à la colère, de la haine au désir, il n'y... Après Une nuit, Markovitch, j'ai retrouvé la plume délicate d'Ayelet Gundar-Goshen. Comme pour le précédent roman, même si j'apprécie de lire cette auteure, c'est lentement que les 413 pages se sont tournées. En effet, les chapitres sont assez longs et j'ai parfois ressenti quelques petites longueurs. Les histoires d'Ayelet Gundar-Goshen se lisent en prenant le temps. On entre dans le quotidien des personnages mais aussi dans le paysage. Une véritable ambiance se met en place au fil des chapitres. Ici, c'est un désert en proie au trafic et à la violence qui est dépeint. Mais c'est aussi la relation d'un couple qui est mise à mal. Même s'il on sent qu'il n'y a pas vraiment de risque de rupture. Ce sont plutôt les doutes qui planent au quotidien et qui s'aggravent quand Ethan brille crescendo par son absence. Alors sa femme est en droit de se poser des questions, même si elle est loin d'imaginer ce qu'il se passe réellement. Puis il y a Sirkitt, qui fait chanter le médecin suite à un terrible accident. Commence alors une relation particulière entre eux qui ne fera qu'évoluer jusqu'à la toute fin. de la peur à la colère, de la haine au désir, il n'y a qu'un pas. Vous l'aurez compris, ce n'est pas, une fois encore, un roman ultra fluide qui se lit vite. Il plaira à celles et ceux qui aiment contempler, et moins aux fans de page-turner. L'intrigue est molle mais méditative. La poussière des terres africaines salit tout, ou presque. Jusqu'aux dernières pages, on ne sait pas à quelle sauce sera mangé le Docteur Ethan Green, homme blanc aux ordres d'une femme noire. Mais rien ne prédit que la place de chacun ne puisse être bousculée un jour. C'est ce qu'il se passe quand on réveille les lions…
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