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EAN : 9782264077097
Code sériel : 5627
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm

Rumeur 1789

Collection : Grands Détectives
Date de parution : 15/10/2020
Une nouvelle aventure d'Augustin Duroch, par Anne Villemin : le renouveau de la série Le Floch
L'hiver 1788-1789 est si rude que la Moselle gèle à Metz. La misère désespère le peuple tandis que les privilégiés donnent des réceptions musicales, se livrent au libertinage et vivent dans l'insouciance.
Lors des élections aux états généraux, des factions rivales s'affrontent d'une manière préoccupante. Dans tout le pays, des rumeurs...
L'hiver 1788-1789 est si rude que la Moselle gèle à Metz. La misère désespère le peuple tandis que les privilégiés donnent des réceptions musicales, se livrent au libertinage et vivent dans l'insouciance.
Lors des élections aux états généraux, des factions rivales s'affrontent d'une manière préoccupante. Dans tout le pays, des rumeurs inquiétantes accusent des bandes de pillards d'attaquer les villages et laissent entendre que les Juifs se livrent à des trafics...
Alors que s'accumulent les menaces de troubles populaires, l'artiste vétérinaire Augustin Duroch découvre un cadavre pris dans les glaces : celui d'un vigneron employé par de grandes familles bourgeoises. Règlement de compte politique ? Implications des plus hautes personnalités ? Plus les pistes se précisent, plus Duroch voit les menaces s'accumuler.
 
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EAN : 9782264077097
Code sériel : 5627
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • CamilleBook Posté le 10 Octobre 2021
    Lecture d’une nouvelle aventure d’Augustin Duroch terminée. Quel plaisir de retrouver l’artiste vétérinaire ! Et quel plaisir de replonger dans cette délicieuse ambiance de la fin du XVIIIe, si joliment retranscrite. Je l’avais dit dans ma critique de ‘L’abbé Grégoire s’en mêle', le précédent opus qui m’avait pris au dépourvu, le charme de cette série ne réside pas dans son enquête et son caractère policier qui servent ici presque de prétexte, mais dans son exquise retranscription de la France pré-révolutionnaire, en Moselle et dans la ville de Metz plus précisément. Je me suis plongé dedans sans, cette fois, m’attendre à tourner les pages frénétiquement à la recherche d’une avancée sur l’enquête, et je me suis laissé bercer par l’ambiance, les descriptions, le vocabulaire pointu et délicieusement désuet, les caractères bien trempés des différents personnages que l’auteure croque avec une minutie toute particulière et qui sont tous aussi attachants les uns que les autres, et le contexte social et historique ultra fouillé. Tout ou presque y est passé au crible. La famine qui a suivi le rude hiver 1788-89, la contestation du tiers état qui gronde et s’étend aux quatre coins du pays, la noblesse consciente de la nécessité de changements, et plus ou... Lecture d’une nouvelle aventure d’Augustin Duroch terminée. Quel plaisir de retrouver l’artiste vétérinaire ! Et quel plaisir de replonger dans cette délicieuse ambiance de la fin du XVIIIe, si joliment retranscrite. Je l’avais dit dans ma critique de ‘L’abbé Grégoire s’en mêle', le précédent opus qui m’avait pris au dépourvu, le charme de cette série ne réside pas dans son enquête et son caractère policier qui servent ici presque de prétexte, mais dans son exquise retranscription de la France pré-révolutionnaire, en Moselle et dans la ville de Metz plus précisément. Je me suis plongé dedans sans, cette fois, m’attendre à tourner les pages frénétiquement à la recherche d’une avancée sur l’enquête, et je me suis laissé bercer par l’ambiance, les descriptions, le vocabulaire pointu et délicieusement désuet, les caractères bien trempés des différents personnages que l’auteure croque avec une minutie toute particulière et qui sont tous aussi attachants les uns que les autres, et le contexte social et historique ultra fouillé. Tout ou presque y est passé au crible. La famine qui a suivi le rude hiver 1788-89, la contestation du tiers état qui gronde et s’étend aux quatre coins du pays, la noblesse consciente de la nécessité de changements, et plus ou moins désireuse d’y parvenir, la communauté juive écrasée par le poids des impôts spécifiques, la tenue prochaine des États généraux, promesse d’un possible rééquilibre, voire d’une abolition totale des privilèges. Toute la société est en ébullition et c’est tout à fait passionnant à lire. L’enquête d’Augustin Duroch est, comme dans le précédent opus, à la fois classique et bien menée. Elle sert de fil conducteur à un sujet parfaitement maîtrisé. Si je n’ai pas été renversé par des révélations ou des twists finaux, en y étant préparé, j’ai tout de même été embarqué dans cette intrigue et ai pris plaisir à observer Duroch décrypter chaque élément, ou mot ou mimique, de potentiels suspects, lui permettant d’approcher de la vérité. L’auteure nous gratifie en outre de quelques scènes d’action tourbillonnante dont un duel à l’épée qui fera jaser toute la société messine. C’est extrêmement vivant et suffisamment rythmé, c’est écrit avec justesse et l’immersion est totale. Je lirai avec plaisir la suite, 'Retour à Varennes', et le tout dernier, récemment sorti, '1792, la femme rouge'.
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  • melonivalentine Posté le 13 Septembre 2021
    Encore un très beau roman mélangeant à la perfection les faits historique et la fiction ! Nous sommes transportés par le personnage principal. La dynamique du livre est parfaite. À cela se rajoute une pointe de romance que l'on attendait impatiemment ! Et comme toujours une belle écriture, facile à lire. Bref j'ai adoré ! Hâte de lire les aventure de ce bon Augustin Duroch
  • nadinelouis001 Posté le 5 Septembre 2021
    Totalement emportée par ce deuxième roman historique sur les 8 écrits par la talentueuse messine Anne Villemin-Sicherman. J'ai hâte de pouvoir lire "l'argent des farines". L'idéal étant de les lire dans leur ordre de publication car on y retrouve les mêmes héros et plus précisément le vétérinaire Augustin Duroch (et sa joyeuse maisonnée) sollicité pour déterminer si la mort d'un homme retrouvé dans les glaces de la Moselle est accidentelle ou criminelle. Louis XVI est toujours roi de France durant l'hiver 1788-1789, les gens meurent de faim en plus d'être totalement dépouillés par les taxes, les tensions apparaissent, tout est bon pour survivre, mêlant politique à la misère pour manipuler les foules. L'auteur décrit bien les conditions de (sur)vie des Français à cette période de l'histoire mêlant romanesque et polar. Addictif.
  • Bigmammy Posté le 17 Août 2021
    J'avais laissé le héros de cette série en pleine spéculation sur les grains en 1770, je le retrouve marié à Célia, mais avec 19 années de plus. Sa réputation est toujours aussi bonne, et il continue à être sollicité par les autorités locales pour ses talents d'investigateur, surtout lorsqu'il s'agit de pratiquer des autopsies. Novembre 1770. L'hiver est particulièrement rude dans la région de Metz. Les rivières sont complètement prises dans les glaces, on manque de farine car les moulins sont à l'arrêt, la disette s'étend dans les campagnes. Une ambiance propice à la propagation de fausses nouvelles, alors que tout le monde se prépare à envoyer des députés aux Etats-généraux convoqués par Louis 16 et dont la séance inaugurale est prévue pour le 5 mai. On s'affaire à rédiger les cahiers de doléances. le Tiers-Etat a obtenu son doublement pour être aussi nombreux que la Noblesse et le Clergé, mais la question est de savoir si le vote se fera par tête ou par ordre. La revendication principale concerne l'égalité de tous devant l'impôt … Le roman combine judicieusement une trame policière – la découverte d'un noyé pris dans la glace au soir de la Saint Nicolas – et la description de... J'avais laissé le héros de cette série en pleine spéculation sur les grains en 1770, je le retrouve marié à Célia, mais avec 19 années de plus. Sa réputation est toujours aussi bonne, et il continue à être sollicité par les autorités locales pour ses talents d'investigateur, surtout lorsqu'il s'agit de pratiquer des autopsies. Novembre 1770. L'hiver est particulièrement rude dans la région de Metz. Les rivières sont complètement prises dans les glaces, on manque de farine car les moulins sont à l'arrêt, la disette s'étend dans les campagnes. Une ambiance propice à la propagation de fausses nouvelles, alors que tout le monde se prépare à envoyer des députés aux Etats-généraux convoqués par Louis 16 et dont la séance inaugurale est prévue pour le 5 mai. On s'affaire à rédiger les cahiers de doléances. le Tiers-Etat a obtenu son doublement pour être aussi nombreux que la Noblesse et le Clergé, mais la question est de savoir si le vote se fera par tête ou par ordre. La revendication principale concerne l'égalité de tous devant l'impôt … Le roman combine judicieusement une trame policière – la découverte d'un noyé pris dans la glace au soir de la Saint Nicolas – et la description de l'ambiance délétère qui règne dans les campagnes où des agitateurs manipulent les paysans et les abreuvent de fausses nouvelles, les incitent à piller les châteaux et à brûles les registre des redevances. Les membres de la noblesse – de robe ou d'épée – sont partagés entre leur souhait de voir évoluer la société selon les principes des Lumières et l'angoisse de perdre leur revenu en même temps que leurs privilèges. La communauté juive réclame des droits équivalents alors qu'elle est soumise à une taxe spécifique exorbitante. Sans compter les intrigues amoureuses qui agitent le microcosme local. Les portraits de femmes sont savoureux, y compris, comme toujours dans les romans de l'auteure, la noirceur d'une des protagonistes, particulièrement toxique. Les belles amours d'Augustin et de son épouse ont pris un peu de plomb dans l'aile, sans compter l'amitié amoureuse qui le lie à la douce Eléonore, qui rédige son journal et ne nous cache rien de ses émois. Un complément éclairant à la remarquable étude historique : Sept jours : 17 – 23 juin 1789 d'Emmanuel de Waresquiel qui décrit comment et dans quel contexte socio-économique la France est entrée en Révolution. Et des correspondances troublantes avec les mouvements de foule contemporains.
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  • JPLaporte Posté le 29 Juillet 2021
    Très bon ouvrage historique. Cependant,le thème principal « policier historique » n’y est pas. Rien à voir avec les livres de JF Parot, O Barde-Cabuçon ou même JC Portes pour ne parler que des policiers historiques qui traitent de la même période. L’intrigue policière ne prend pas. Par contre, ce livre est agréable à lire. L’ambiance qui devait régner à cette époque est bien retranscrite et on prend plaisir à enchaîner les chapitres. Je reprendrai volontiers un livre d’Anne Sicherman mais pas pour lire un policier historique!!
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