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À Paraître
Si le geste est beau
Date de parution : 07/03/2024
Éditeurs :
10/18
9.20 €
Date de parution: 07/03/2024
À Paraître

Si le geste est beau

Date de parution : 07/03/2024
En pleine Première Guerre mondiale, un page turner d’espionnage aux multiples rebondissements
1914. Un petit groupe d’anarchistes se disperse pour jeter des bombes contre plusieurs bâtiments publics parisiens, revendiquant la libération d’un des leurs. Mais à la dernière minute, Arthur dit L’Alchimiste... 1914. Un petit groupe d’anarchistes se disperse pour jeter des bombes contre plusieurs bâtiments publics parisiens, revendiquant la libération d’un des leurs. Mais à la dernière minute, Arthur dit L’Alchimiste change de cible et un restaurant bourgeois explose. L’attentat fait sept victimes. Au sein de la cellule anarchiste, cette initiative... 1914. Un petit groupe d’anarchistes se disperse pour jeter des bombes contre plusieurs bâtiments publics parisiens, revendiquant la libération d’un des leurs. Mais à la dernière minute, Arthur dit L’Alchimiste change de cible et un restaurant bourgeois explose. L’attentat fait sept victimes. Au sein de la cellule anarchiste, cette initiative a un goût de trahison. L’opinion publique s’embrase, le gouvernement est sous pression. Fabre, commissaire de police, est tenu de trouver des coupables. Jeune journaliste aux rêves de grandeur, Eugène entend mener son enquête parallèle, quitte à prendre des risques inconsidérés. Mais bientôt, les deux hommes perçoivent derrière l’affaire des influences qui dépassent les anarchistes. Et si ces derniers n’étaient que des hommes de paille, manipulés par bien plus puissants qu’eux ? Vers quel bourbier ces deux enquêteurs s’avancent-ils ?
Entre traque, complot, manigances et agents doubles, ce premier roman mené de main de maître nous fait respirer le parfum d’une époque qui vacille au bord du gouffre.
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EAN : 9782264081575
Code sériel : 5935
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm
10/18
9.20 €
Date de parution: 07/03/2024
EAN : 9782264081575
Code sériel : 5935
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Rainette35 17/09/2023
    Dans ce roman trèsbien documenté, l'auteur nous emmène en 1914. Quelques mois avant le début de la grande guerre. Elle est proche, mais personne ne semble vraiment s'en préoccuper. Les guerres intestines entre les brigades et la sécurité, les anarchistes qui rêvent d'un monde égalitaire, la bourgeoisie et le prolétariat, la révolution russe qui se prépare sont la toile de fonds de ce roman. Les personnages ont de l'épaisseur. Rien n'est inutile dans l'écriture. On comprend leur désarroi. Tout semble hors de contrôle. Un livre à lire absolument. Le titre fait référence à la citation de Laurent Tailhade : Qu’importent les victimes, si le geste est beau ! Qu’importe la mort de vagues humanités, si par elle s’affirme l’individu ! 
  • LudivineBon 18/08/2023
    Une bombe au café de Flandres a fait 7 victimes. D’autres bombes ont explosé dans Paris, mais elles n’ont touché que des murs. Pourquoi celle-ci a-t-elle fait le plus de dégâts ? Rapidement la police soupçonne un groupe d’anarchistes près à tout. Mais pourquoi deux modes opératoires si différents. Et si l’un des membres du groupe était un agent provocateur, nécessaire à la mise en place d’un plan bien plus important qu’une simple revendication. L’aide à une puissance étrangère ? Le commissaire Fabre, aidé de l’inspecteur Cerruti n’en n’ont pas fini avec cette affaire, ils en sont convaincus. Les ennuis et les fausses pistes ne font que commencer. Mais l’horloge tourne et ils ne sont pas à l’abris d’un nouvel attentat ! De nombreuses pistes sont proposées dans ce roman intense et dont l’intrigue est vraiment palpitante. Les policiers bien sûr d’un côté. Un jeune journaliste Eugène, qui souhaiterait percer dans le métier, aidé (ou pas…?) par sa chère et tendre Gwen. Une bande d’anarchistes qui va devenir petit à petit incontrôlable. Ils ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. Libérer l’un des leurs ? Obtenir plus ? Eux-mêmes sont perdus. Enfin les espions qui tentent par tous les moyens de mener à bien leur mission pour l’état auquel ils se sont ralliés. Nous sommes en 1914, l’avenir du monde va bientôt changer, mais une simple bombe va rendre la situation déjà très explosive. Entre enquête, trahison, agent double, agent triple, presse et complot le lecteur a de quoi se régaler. Une écriture incisive, des personnages déterminés, de l’action, l’auteur nous propose un roman abouti dans un contexte déjà très compliqué politiquement. Une réussite. « Qu’importe la mort de vagues humanités, si le geste est beau ». Est-ce que le geste est si beau que cela ? Est-ce que seul le geste compte ? Cette provocation de fin de roman résume parfaitement cette histoire passionnante.Une bombe au café de Flandres a fait 7 victimes. D’autres bombes ont explosé dans Paris, mais elles n’ont touché que des murs. Pourquoi celle-ci a-t-elle fait le plus de dégâts ? Rapidement la police soupçonne un groupe d’anarchistes près à tout. Mais pourquoi deux modes opératoires si différents. Et si l’un des membres du groupe était un agent provocateur, nécessaire à la mise en place d’un plan bien plus important qu’une simple revendication. L’aide à une puissance étrangère ? Le commissaire Fabre, aidé de l’inspecteur Cerruti n’en n’ont pas fini avec cette affaire, ils en sont convaincus. Les ennuis et les fausses pistes ne font que commencer. Mais l’horloge tourne et ils ne sont pas à l’abris d’un nouvel attentat ! De nombreuses pistes sont proposées dans ce roman intense et dont l’intrigue est vraiment palpitante. Les policiers bien sûr d’un côté. Un jeune journaliste Eugène, qui souhaiterait percer dans le métier, aidé (ou pas…?) par sa chère et tendre Gwen. Une bande d’anarchistes qui va devenir petit à petit incontrôlable. Ils ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. Libérer l’un des leurs ? Obtenir plus ? Eux-mêmes sont perdus. Enfin les espions qui tentent par tous les moyens...
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  • clesbibliofeel 05/06/2023
    Benjamin Franceschetti a eu l'excellente idée d'ancrer son récit dans l'année 1914, au coeur de la troisième république, juste avant la grande guerre. Intenses luttes politiques en interne, calculs d'alliances entre les grandes nations en prélude aux grands conflits à venir, tout est réuni pour la mainmise des services d'espionnages sur un pouvoir politique aux abois. J'y ai trouvé un excellent polar, un roman d'espionnage à multiples rebondissements. Je l'ai lu avec la satisfaction de voir ramener à la mémoire des faits qui nous semblent lointains – à peine plus d'un siècle – à la fin de la seconde révolution industrielle du pétrole, de l'électricité et de l'automobile (sont évoquées la Renaud type H des activistes anarchistes et la Ford T de l'industriel de Brémont circulant à « toute vitesse », une de Dion-Bouton volée...). Tout part de l'attentat d'un groupuscule d'anarchistes illégalistes, une minorité qui a choisi l'action directe. Ils se sont dispersés et ont jeté, selon le plan prévu, leurs bombes contre des bâtiments. Objectif : obtenir la libération d'un des leurs, Isidore Grandville, emprisonné pour violence sur agents. Mais voilà, à la dernière minute Arthur, dit « l'Alchimiste », fait du zèle et balance sa bombe à mèche sur le café des Flandres, tuant sept personnes. Après leur action, les anarchistes vont se cacher à la campagne. Il y a beaucoup de personnages et j'ai dû prendre patience au début pour me familiariser avec eux. Heureusement les noms sont particulièrement bien choisis, souvent affublés d'un sobriquet. Il y a l'artificier Arthur, responsable du carnage du Flandres, Georges, chef de bande, dit « Casse-Tête », Amédée « la Cigale », René « Petite Cloche » frère d'Isidore « Grande Cloche » et aussi Louis et Lola qui s'aiment... du côté enquêteurs on a Fabre, Cerruti et Garcin sans oublier Eugène, journaliste à la recherche d'un bon article à écrire et qui va se retrouver en première ligne avec sa petite amie Gwen. Je ne m'attarde pas sur les espions – sauf le central et mystérieux Sherlock Holmes russe, Vladimir Burtsev – ils apparaîtront en temps utile, pimentant et embarquant l'histoire vers de surprenants rebondissements. Roman gigogne évoluant au gré des agents doubles... Un tel groupe, prêt à l'action violente, est la proie du pouvoir qui va s'en servir, infiltrant habilement un agent « provocateur ». C'est tout bénéfice de pousser à l'action, cela permet à la fois de discréditer le mouvement et de rendre l'opinion favorable à la répression. Mais à l'époque l'anarchisme est passé de mode et les buts sont politiques : « ...les syndicats ouvriers s'en sont détournés sous l'influence de Jaurès, et l'affaire Bonnot avait porté le coup de grâce. » Après la guerre de 1870, l'allemand est l'ennemi, le rival économique et aussi le concurrent dans l'établissement des colonies. le gouvernement Poincarré recherche une alliance avec la Russie et s'associe en sous main avec la police du Tsar – l'Okhrana – qui n'hésite pas à agir sur le territoire français contre les groupes anarchistes et révolutionnaires, très actifs en Russie également. Paris a connu son exposition universelle quelques années auparavant. le vieux monde – des charbonniers et de la misère à grande échelle – côtoie la modernité industrielle en marche. La tragique répression de la Commune a laissé des traces profondes dans les consciences et de fortes oppositions à l'Ordre. Nos anarchistes sont un peu des Pieds Nickelés, groupe hétéroclites d'intellectuels à la recherche de justice sociale, de miséreux rejetés par la société, influencés par des mouvements révolutionnaires durement réprimés ou plus banalement tentés par des moyens de subsistance facile grâce au banditisme... Professeur de philosophie et scénariste habile, l'auteur réussit à faire rentrer dans le tableau des personnages et évènements de l'Histoire réelle de l'anarchisme – Ravachol, Auguste Vaillant, l'affaire Rochette... C'est ainsi que Fabre est amené à interroger Rirette Maîtrejean, une figure positive du mouvement anarchiste : A un moment, les projets d'article d'Eugène sont contrecarrés par l'actualité. Il s'agit d'un fait réel incroyable : Mme Henriette Caillaux furieuse suite aux nombreux articles du Figaro concernant son mari, Ministre des finances et partisan d'un rapprochement avec l'Allemagne, a protesté « très vigoureusement » en se rendant dans les locaux du journal et a vidé le chargeur d'un pistolet sur le rédacteur en chef Gaston Calmette, qui en est mort – crime pour lequel elle a pourtant été acquittée... ! L'action, la violence (supportable au moins pour le lecteur…) et autres scènes de torture afin d'obtenir des informations plairont aux amateurs du genre, considérablement amoindris néanmoins par un bref rappel du gigantesque carnage à venir lors de la guerre, souvent à la baïonnette ou au gaz, quelques mois plus tard. J'avais envie de lire un polar pour le plaisir d'une lecture facile et addictive, ce que j'ai tout à fait trouvé dans ce roman noir. le geste est beau remplit totalement le contrat et, en arrière plan, il y a ce bonus énorme apporté par l'écrivain philosophe : le récit est construit sur des fondations solides, évocations habilement disposées des personnages et remous de ce début du vingtième siècle. On ne trouve pas souvent dans un polar une réflexion philosophique aussi poussée sur la liberté, l'action violente, les manipulations policières... Benjamin Franceschetti est né en 1990 à Bastia où il a grandi. Après des études à Paris et un mémoire sur le Bonheur dans l'oeuvre de Dante, il enseigne la philosophie en banlieue parisienne depuis six ans. C'est un premier roman réussi et j'espère qu'il y en aura d'autres ! Dans cette chronique j'ai dû passer sur la guerre des services de police entre la Sûreté et les Brigades mobiles… Et bien d'autres choses que vous découvrirez, j'espère, si vous décidez de lire ce très riche et beau roman. Merci à Benjamin Franceschetti et à La Manufacture des livres pour ce roman policier de haut vol, éclairant notre réalité ! Benjamin Franceschetti a eu l'excellente idée d'ancrer son récit dans l'année 1914, au coeur de la troisième république, juste avant la grande guerre. Intenses luttes politiques en interne, calculs d'alliances entre les grandes nations en prélude aux grands conflits à venir, tout est réuni pour la mainmise des services d'espionnages sur un pouvoir politique aux abois. J'y ai trouvé un excellent polar, un roman d'espionnage à multiples rebondissements. Je l'ai lu avec la satisfaction de voir ramener à la mémoire des faits qui nous semblent lointains – à peine plus d'un siècle – à la fin de la seconde révolution industrielle du pétrole, de l'électricité et de l'automobile (sont évoquées la Renaud type H des activistes anarchistes et la Ford T de l'industriel de Brémont circulant à « toute vitesse », une de Dion-Bouton volée...). Tout part de l'attentat d'un groupuscule d'anarchistes illégalistes, une minorité qui a choisi l'action directe. Ils se sont dispersés et ont jeté, selon le plan prévu, leurs bombes contre des bâtiments. Objectif : obtenir la libération d'un des leurs, Isidore Grandville, emprisonné pour violence sur agents. Mais voilà, à la dernière minute Arthur, dit « l'Alchimiste », fait du zèle et balance sa bombe à mèche sur le café des Flandres,...
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  • Tostaky0 21/05/2023
    Si le geste est beau, un roman entre polar et espionnage. Alors que personne ne sait encore que le monde va sombrer dans le cauchemar de la Première Guerre, en ce début de 1914, une bande d'anarchistes sème le chaos dans les rues de Paris. Si le but, au départ, n'était que de faire s'effondrer quelques murs de bâtiments publics, c'est une bombe bien plus meurtrière que lancera L'alchimiste, l'un des terroristes, passant outre les résolutions prises par le groupe. La traque s'organise, sous les ordres du commissaire Fabre. L'affaire pourrait être simple, mais Franceschetti est habile. Le romancier manipule ses lecteurs comme Arthur, l'un de ses protagonistes, manie les explosifs, avec précaution et efficacité. Tout est donc affaire de manipulation. Et Benjamin s'amuse. Quel sac de noeuds ! Qui est derrière tout ça ? Qui manipule qui ? Qui contrôle qui ? Français,  Allemands, Russes ? Qui tire les ficelles ? Police et service secret unis ?  Véritable jeu de dupes. Et ce journaliste, que vient-il faire dans cette galère? Franceschetti nous entraîne dans une chasse à l'homme aux multiples rebondissements. Personne ne veut perdre la face. On se rend coup pour coup. Et d'ailleurs, des coups, on en donne, on fait pas dans la dentelle, mais si on veut des résultats, il faut savoir parfois se montrer convaincant. On intimide, on interroge, on élimine et donc, on creuse des tombes. Mais, à jouer avec les explosifs, on s'expose, on s'explose même, oserais-je dire. L'auteur nous replonge dans l'atmosphère d'une époque fascinante et trouble, entre les mouvements anarchistes, la géopolitique et ses dessous sombres, entre alliances et machinations. Un roman efficace, haletant, addictif, maîtrisé, bref une réussite.Si le geste est beau, un roman entre polar et espionnage. Alors que personne ne sait encore que le monde va sombrer dans le cauchemar de la Première Guerre, en ce début de 1914, une bande d'anarchistes sème le chaos dans les rues de Paris. Si le but, au départ, n'était que de faire s'effondrer quelques murs de bâtiments publics, c'est une bombe bien plus meurtrière que lancera L'alchimiste, l'un des terroristes, passant outre les résolutions prises par le groupe. La traque s'organise, sous les ordres du commissaire Fabre. L'affaire pourrait être simple, mais Franceschetti est habile. Le romancier manipule ses lecteurs comme Arthur, l'un de ses protagonistes, manie les explosifs, avec précaution et efficacité. Tout est donc affaire de manipulation. Et Benjamin s'amuse. Quel sac de noeuds ! Qui est derrière tout ça ? Qui manipule qui ? Qui contrôle qui ? Français,  Allemands, Russes ? Qui tire les ficelles ? Police et service secret unis ?  Véritable jeu de dupes. Et ce journaliste, que vient-il faire dans cette galère? Franceschetti nous entraîne dans une chasse à l'homme aux multiples rebondissements. Personne ne veut perdre la face. On se rend coup pour coup. Et d'ailleurs, des coups, on en donne, on fait pas dans la dentelle, mais si on veut des résultats, il...
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  • soniamanaa 18/05/2023
    Mars 1914. L'Europe est une poudrière. Partisans de l'Entente ou des empires centraux ont mené le continent au bord du gouffre que sera la 1ère Guerre Mondiale. Économiquement, la France rame désespérément pour rattraper la Russie qui industrialise à marche forcée, tandis que l'Allemagne prend le leadership du commerce extérieur européen. La Belle Époque n'est élégante que pour les richissimes parisiennes. Le terreau est propice aux idées de Proudhon, et les cellules anarchistes pullulent pour endiguer ce qui, déjà, ressemble à un modèle libéral dénoncé outre Atlantique par Emerson ou Thoreau. Ce premier roman de Benjamin Franceschetti démarre par plusieurs attentats à Paris. Un seul fait plusieurs morts au café des Flandres, sur les Champs Élysées. Erreur, accident ou débordement ? La petite bande menée par Georges, si elle prône la liberté individuelle, le refus des classes sociales, l'autodétermination, n'était pas préparée à ce dérapage, ni à la violence ou au meurtre, même si ce chemin semblait inévitable dans un contexte de rivalités entre polices parisiennes. Après les revers infligés par Bonnot et sa bande, le préfet Hennion a réformé la police en créant les brigades mobiles (ah, Ces chères brigades du Tigre!), ancêtre de la police judiciaire dont les prérogatives empiètent sur celles de la Sûreté, initiant des rancœurs peu propices à l'efficacité. C'est avec brio que l'auteur nous immerge dans le quotidien de ces combattants libertaires. Mais, très vite, il va s'avérer que le groupe est manipulé au plus haut niveau. Russes, Allemands ou Français ? Les trois puissances s'affrontent par agent provocateur double ou triple dont le seul idéal est de favoriser l'une ou l'autre. Le renseignement naît à l'aube du premier conflit mondial, enrôlant un grand nombre de femmes dans ses rangs. Un contexte ambigu à souhait, une approche documentée de l'époque font de ce roman un excellent bouquin tant par l'intérêt de l'intrigue que pour l'immersion dans cette France dont les chiens sont lâchés. Si je geste est beau, l'utopie peut vivre. A la hauteur de son titre élégant et mystérieux, ce premier opus de Benjamin Franceschetti offre un excellent moment de lecture dont Hugo aurait pu signer l'incipit. "Messieurs, songez-y. C'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère. "Mars 1914. L'Europe est une poudrière. Partisans de l'Entente ou des empires centraux ont mené le continent au bord du gouffre que sera la 1ère Guerre Mondiale. Économiquement, la France rame désespérément pour rattraper la Russie qui industrialise à marche forcée, tandis que l'Allemagne prend le leadership du commerce extérieur européen. La Belle Époque n'est élégante que pour les richissimes parisiennes. Le terreau est propice aux idées de Proudhon, et les cellules anarchistes pullulent pour endiguer ce qui, déjà, ressemble à un modèle libéral dénoncé outre Atlantique par Emerson ou Thoreau. Ce premier roman de Benjamin Franceschetti démarre par plusieurs attentats à Paris. Un seul fait plusieurs morts au café des Flandres, sur les Champs Élysées. Erreur, accident ou débordement ? La petite bande menée par Georges, si elle prône la liberté individuelle, le refus des classes sociales, l'autodétermination, n'était pas préparée à ce dérapage, ni à la violence ou au meurtre, même si ce chemin semblait inévitable dans un contexte de rivalités entre polices parisiennes. Après les revers infligés par Bonnot et sa bande, le préfet Hennion a réformé la police en créant les brigades mobiles (ah, Ces chères brigades du Tigre!), ancêtre de la police...
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…