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Nouveauté
Sugar street
Élisabeth Peellaert (traduit par)
Date de parution : 01/02/2024
Éditeurs :
10/18
Nouveauté

Sugar street

Élisabeth Peellaert (traduit par)
Date de parution : 01/02/2024
Effacer toute sa vie, jusqu'à son nom, fuir son passé pour tout recommencer, c’était sa seule option…

« C'est un roman énigmatique et envoûtant, pessimiste aussi, addictif comme du Don DeLillo réécrit par les scénaristes de Breaking Bad. »  L'OBS
Sans nom ni visage, un homme fuit son passé avec 168 548 dollars cachés dans sa voiture. Son but : une vie plus simple, loin de tous les privilèges qui... Sans nom ni visage, un homme fuit son passé avec 168 548 dollars cachés dans sa voiture. Son but : une vie plus simple, loin de tous les privilèges qui ont construit son identité. Arrivé dans une ville inconnue, il loue un studio auprès d'Autumn, une femme étrange. Chacune de... Sans nom ni visage, un homme fuit son passé avec 168 548 dollars cachés dans sa voiture. Son but : une vie plus simple, loin de tous les privilèges qui ont construit son identité. Arrivé dans une ville inconnue, il loue un studio auprès d'Autumn, une femme étrange. Chacune de leurs rencontres est marquée par une méfiance mutuelle. Petit à petit, l'argent, comme un sablier qui s'égrène, se tarit. Une réflexion sur le monde moderne et ses dérives.

« Jonathan Dee est apparu en France avec Les Privilèges. Le voici de retour très en forme plus de dix ans après. » Le Figaro Magazine
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EAN : 9782264083081
Code sériel : 05931
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264083081
Code sériel : 05931
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • gonewiththegreen 22/06/2023
    Jonathan Dee est un peintre de la société moderne, de cette Amérique contemporaine dont il s'applique à exacerber les travers, comme par exemple de façon magistrale dans les privilèges. ici , un homme a tout plaqué , pour une raison qui nous est inconnue. Avec 165000 dollars en poche , son but est de s'effacer de la société .Plus de téléphone , plus de carte bancaire, devenir transparent. Il atterrit dans une ville lambda , où Autumn lui loue une chambre. L'idée est très bonne avec ce retour aux sources de notre (anti) héros . La diabolisation du net notamment, l'omni surveillance qui nous est imposée via cookie, caméra .. est très bien mise en exergue. Mais voilà, au fil des pages , l'ennui s'invite dans des pages un peu molle, au fil d'une énigme qui n'avance pas et intègre le problème des migrants à ses pages. Sans être forcément convenue, l'histoire pâtit un peu de ce manque de nerf et de ses non dits , finalement agaçants après avoir semblé être une très bonne idée initiale. Il n'empêche que la lecture est intéressante , met en lumière les travers de notre société ultra dépendante de l'internet
  • Sypossible 30/05/2023
    J’ai aimé ce texte d’emblée. C’est une épure, succession de taches pointillistes, séquences de mots soupesés, à l’image du thème abordé : limiter son empreinte au monde. Décrire le chemin d’un homme qui a pris une décision pour suivre son intention, mais que la transgression morale commise pour s’en donner les moyens condamne à n’être définitivement qu’une fuite, c’est suivre son expérience de l’isolement, la lente progression de la paranoïa, cette obsession de l’Autre, quand la relation reste une nécessité ressentie qui ne peut plus avoir d’autre visage que celui du danger. Texte troublant qui donne à vivre au plus près, au plus sensoriel, le trouble grandissant de cet homme blanc, né au XXe siècle, américain, qui décide de se soustraire : « Le monde est une ruine, et nous en sommes responsables. Certains d’entre nous plus que d’autres. Pour autant, c’est vouloir s’aveugler de croire que l’on peut rendre ce monde meilleur en y apportant quelque chose de plus, en lui ajoutant quelque chose. Pour rendre le monde meilleur, la seule méthode, c’est la soustraction. Rien que la soustraction. » P199 Reste qu’« il se peut qu’on n’ait pas d’âme en propre, mais un simple morceau d’une âme géante. » P197 Qui n’a peut-être plus les moyens de ses intentions. J’ai aimé ce texte d’emblée. C’est une épure, succession de taches pointillistes, séquences de mots soupesés, à l’image du thème abordé : limiter son empreinte au monde. Décrire le chemin d’un homme qui a pris une décision pour suivre son intention, mais que la transgression morale commise pour s’en donner les moyens condamne à n’être définitivement qu’une fuite, c’est suivre son expérience de l’isolement, la lente progression de la paranoïa, cette obsession de l’Autre, quand la relation reste une nécessité ressentie qui ne peut plus avoir d’autre visage que celui du danger. Texte troublant qui donne à vivre au plus près, au plus sensoriel, le trouble grandissant de cet homme blanc, né au XXe siècle, américain, qui décide de se soustraire : « Le monde est une ruine, et nous en sommes responsables. Certains d’entre nous plus que d’autres. Pour autant, c’est vouloir s’aveugler de croire que l’on peut rendre ce monde meilleur en y apportant quelque chose de plus, en lui ajoutant quelque chose. Pour rendre le monde meilleur, la seule méthode, c’est la soustraction. Rien que la soustraction. » P199 Reste qu’« il se peut qu’on n’ait pas d’âme en propre, mais un simple morceau d’une âme géante. » P197 Qui n’a peut-être plus les moyens...
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  • Breizh29livres 24/04/2023
    Echapper à sa vie. Est-ce seulement possible ? Avec une voiture et 168 548 dollars, le narrateur taille la route. Le but ? Se déposséder de tout, y compris la voiture.  Reste le cash, pour assurer le minimum vital. Pas d'identité, pas de papiers, pas de compte bancaire ni n° de sécu. Eviter au maximum les caméras de surveillance. Bref, toujours rester sous les radars. Cette volonté de vouloir s'effacer va conduire l'homme à regarder différemment ce et ceux qui l'entourent.   Evidemment, il est recherché. Pas de paranoïa mais une forte méfiance, jusqu'au coup du sort... Des réflexions sur la société, ce qu'elle engendre, l'impact d'une vie en marge et ses tracas quotidiens. Une écriture vivante, moderne, un parcours atypique qu'on se plaît à suivre. A découvrir !
  • Litteraflure 20/04/2023
    Nous y avons tous pensé un jour. Tout plaquer. Boulot, amis, famille… « Oh et puis, allez tous vous faire foutre », c’est comme le noir, ça va avec tout. Le héros du roman de Jonathan Dee s’est lassé de feindre et de paraître, alors il va disparaître. Le plus dur commence. Il faut effacer les traces, se volatiliser. Tâche aussi complexe que périlleuse. À l’ère du tout numérique, rien de ce que nous faisons ne s’autodétruit. Tout est enregistré, stocké, par quelqu’un, quelque part. La mémoire numérique a sonné le glas de l’intimité. Il évite les caméras, abrège les conversations, proscrit la récurrence. Il n’a qu’un projet : devenir anonyme, imprévisible, invisible (p142). Peu importe les raisons de sa fuite nihiliste, c’est son odyssée qui suscite l’intérêt. Il part avec 168048 dollars en liquide. Sa vie tient à cette liasse de papier qui va diminuant. Il trouve refuge, pense échapper à son passé. « J’ai décidé de faire ce qui est impossible dans ce foutu monde panoptique – en franchir les limites, m’en retrancher, effacer tout droit sur moi, non pas en me suicidant mais en concevant une deuxième existence, vide celle-là, puis en pénétrant à l’intérieur » - et j’ai réussi. Illusion du triomphe. Plus il tente de s’isoler et plus son être, paradoxalement, redevient social et s’expose à de nouveaux dangers. La fin est déprimante, inéluctable, fable noire d’un homme qui pensait pouvoir se réinventer sans réinventer le monde. Ce roman est un manifeste (nom du dernier chapitre) contre cette modernité qui nous prive de nos sens et de notre jugement critique. Il réclame la paix : « Arrêtez de parler, arrêtez de poster, arrêtez de tweeter. Taisez-vous. (…) Parce qu’à la fin, vous n’êtes qu’une voix. Vous n’êtes pas un nom, pas une identité ; tout ça est vanité. À la fin, vous êtes un corps ». Inégal dans son intensité, « Sugar Street » a néanmoins deux grandes qualités : il captive et pose les bonnes questions. Bilan : 🌹 Nous y avons tous pensé un jour. Tout plaquer. Boulot, amis, famille… « Oh et puis, allez tous vous faire foutre », c’est comme le noir, ça va avec tout. Le héros du roman de Jonathan Dee s’est lassé de feindre et de paraître, alors il va disparaître. Le plus dur commence. Il faut effacer les traces, se volatiliser. Tâche aussi complexe que périlleuse. À l’ère du tout numérique, rien de ce que nous faisons ne s’autodétruit. Tout est enregistré, stocké, par quelqu’un, quelque part. La mémoire numérique a sonné le glas de l’intimité. Il évite les caméras, abrège les conversations, proscrit la récurrence. Il n’a qu’un projet : devenir anonyme, imprévisible, invisible (p142). Peu importe les raisons de sa fuite nihiliste, c’est son odyssée qui suscite l’intérêt. Il part avec 168048 dollars en liquide. Sa vie tient à cette liasse de papier qui va diminuant. Il trouve refuge, pense échapper à son passé. « J’ai décidé de faire ce qui est impossible dans ce foutu monde panoptique – en franchir les limites, m’en retrancher, effacer tout droit sur moi, non pas en me suicidant mais en concevant une deuxième existence, vide celle-là, puis en pénétrant à l’intérieur » - et j’ai réussi. Illusion...
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  • ClemiLaChipie 25/03/2023
    Avec ce nouveau roman, Jonathan Dee évoque ceux qui souhaitent changer de vie, disparaître de cette société américaine / occidentale où nous sommes sans cesse connectés, pistés, traqués à travers, entre autre, Internet, nos portables, les caméras de surveillance … Son (anti-)héros anonyme et sans visage cherche à recommencer une nouvelle vie - pour une raison que nous ignorons - avec un peu plus de 168 000 $ dans une enveloppe. Pas réellement d’intrigue pour ce court roman, mais une réflexion sur la capacité à s’effacer dans notre société, et également sur le racisme et la supériorité (?) blanche et sur notre rôle personnel dans la société. Qui ne s’est jamais demandé ce que cela ferait de disparaître, de changer radicalement de vie, d’être quelqu’un d’autre ? Jonathan Dee nous plonge dans la peau de ce narrateur un peu paranoïaque avec brio. Néanmoins ce roman laisse un peu sur sa faim avec beaucoup d’interrogations. Mais cela contribue à préserver cette atmosphère étrange et le mystère qui entoure ce narrateur fantôme.
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