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EAN : 9782266294577
Code sériel : 12369
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Supplément au voyage de Bougainville

Date de parution : 18/01/2019
LES GRANDS TEXTES DU XVIIISIÈCLE

En 1768, Bougainville est le premier explorateur français à faire le tour du monde. Sa découverte de Tahiti, cette île du bout du monde, paradis perdu où le péché n’existe pas, enchante Diderot. Comme Rousseau, il croit à l’innocence première de l’être humain et rêve d’une...
LES GRANDS TEXTES DU XVIIISIÈCLE

En 1768, Bougainville est le premier explorateur français à faire le tour du monde. Sa découverte de Tahiti, cette île du bout du monde, paradis perdu où le péché n’existe pas, enchante Diderot. Comme Rousseau, il croit à l’innocence première de l’être humain et rêve d’une société idéale.
Le récit du navigateur lui inspire le dialogue philosophique le plus savoureux, le plus réfléchi et le plus audacieux, peut-être, de toute son œuvre. « Enfants de la grande famille humaine, aidons-nous les uns les autres. Mettons notre bonheur à faire le bonheur de tous. » Au sujet de la nature, de la propriété, de la sexualité, jamais on n’aura parlé avec plus de sagesse, de liberté et d’humour.
 
@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266294577
Code sériel : 12369
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • denis76 Posté le 15 Septembre 2020
    Diderot, qui se prénomme Denis comme moi, est un de mes philosophes favoris. Mais parfois il me déçoit. Là, non. C’est « un dialogue dans le dialogue » qu’il nous présente, système un peu alambiqué, mais le résultat correspond à mes attentes : c’est un peu l’éloge du bon sauvage face à l’homme dit civilisé, on dirait peut-être du Rousseau. . L’Otaïtien questionne Bougainville : « Quel droit as-tu sur nous ? » C’est vrai, c’est comme si tous les "conquis-cht’adore" ne se posaient pas la question ! . Puis Diderot imagine un dialogue entre l’aumônier blanc du bateau et un des chefs Otaïtiens : Orou. Celui-ci apprend, de sa bouche, le mode de fonctionnement occidental, et lui dit : Mais toi, tu as deux chefs qui s’opposent parfois à la Nature : le Grand Ouvrier (Dieu ) « représenté » par le prêtre, et le magistrat qui symbolise la loi. Tout cela forme une « justice arbitraire » ! Vous avez trois codes : la Nature, le code civil et le code religieux, qui doivent être en conflit, parfois, c’est compliqué ! Alors que nous n’avons qu’un chef : la Nature. Le garçon porte une chaîne que son père lui enlève à l’adolescence, la fille un voile... Diderot, qui se prénomme Denis comme moi, est un de mes philosophes favoris. Mais parfois il me déçoit. Là, non. C’est « un dialogue dans le dialogue » qu’il nous présente, système un peu alambiqué, mais le résultat correspond à mes attentes : c’est un peu l’éloge du bon sauvage face à l’homme dit civilisé, on dirait peut-être du Rousseau. . L’Otaïtien questionne Bougainville : « Quel droit as-tu sur nous ? » C’est vrai, c’est comme si tous les "conquis-cht’adore" ne se posaient pas la question ! . Puis Diderot imagine un dialogue entre l’aumônier blanc du bateau et un des chefs Otaïtiens : Orou. Celui-ci apprend, de sa bouche, le mode de fonctionnement occidental, et lui dit : Mais toi, tu as deux chefs qui s’opposent parfois à la Nature : le Grand Ouvrier (Dieu ) « représenté » par le prêtre, et le magistrat qui symbolise la loi. Tout cela forme une « justice arbitraire » ! Vous avez trois codes : la Nature, le code civil et le code religieux, qui doivent être en conflit, parfois, c’est compliqué ! Alors que nous n’avons qu’un chef : la Nature. Le garçon porte une chaîne que son père lui enlève à l’adolescence, la fille un voile que sa mère soulève quand elle est nubile. Et la fille choisit l’homme avec lequel elle veut aller. Chez nous, la naissance d’un enfant est un bonheur, car ce seront des bras pour cultiver, des soldats pour nous défendre, une population pour combler le vide laissé par les épidémies, une « redevance en hommes » si nous perdons une guerre ; Chez vous, cela semble être une soumission ! la fille-mère est honteuse, soumise à la vindicte, votre culture semble produire des méchants et des malheureux soumis à ces trois lois conflictuelles ! . Ce livre, pour moi, se rapproche du « Discours sur la servitude volontaire », d’Etienne de La Boétie. L’analyse de l’opposition Nature / Culture est pertinente, et toujours d’actualité au XXIè siècle, et pour moi, l’Amérindien décimé par l’homme blanc est plus sage que ce dernier, qui, imité sans doute par l’homme d’extrême orient maintenant, produit, par exemple, « le septième continent ».
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  • mxart_litt Posté le 8 Juin 2020
    Sélectionnant certains passages du Voyage autour du Monde de Bougainville, Diderot met en avant plusieurs raisonnements philosophiques. Monogamie, procréation, colonialisme… La rencontre de nouvelles cultures entraîne systématiquement un choc engendré par la différence qui jaillit devant nos yeux d’ignorants. Découvrir une nouvelle culture c’est se heurter à de nouvelles mœurs, se rendre compte que ce que l’on considérait jusqu’alors comme acquis ne constitue pas pour autant une norme universelle. Diderot rend compte de ce choc culturel dans ce court dialogue. Que l’on soit adepte ou non des opinions de l’auteur, ce récit nous pousse à la réflexion.
  • JCLDLGR Posté le 28 Mars 2020
    Je crois ne pas encore avoir lu Diderot, et pour ce commentaire, je decouvre sa virulence contre un système aussi étroit d'esprit que la société du 18ème siècle... et très crûment exprimée dans une langue simple et fluide ! Il s'empare de la découverte des moeurs tahitiennes, pour nous servir une charge sur les contradictions de l'église et sur l'esprit de conquête et de domination occidentale ; c'est cru, direct et très finement pensé, autant qu'en avance sur son temps ! Il faut lire lentement pour en saisir tous les détails, chaque phrase du dialogue pouvant traiter un sujet différent !
  • Cababip Posté le 26 Janvier 2020
    J'ai énormément aimé lire ce livre, qui pourtant, m'était imposé dans un contexte scolaire. Il est empli d'une réflexion juste, réfléchie, et qui nous amène nous-même à nous poser des questions. Le dialogue entre A et B est une bonne façon de se questionner à travers des personnages "anonymes", dont nous pouvons toutefois nous identifier. Ainsi, on découvre les moeurs des autochtones, des "sauvages" comme on aimait à l'époque de Diderot les appeler. On voit aussi le mal que les Européens leur ont fait, juste pour les civiliser, à notre manière. J'ai mis en parallèle cet ouvrage avec celui de Montaigne "Des Coches" qui, comme Supplément au voyage de Bougainville, nous montre la dure réalité de nos actes. A lire absolument pour prendre conscience de ce que nous avons fait subir à des peuples dont le seul crime était leur culture différente de la nôtre.
  • CharlesEdouard Posté le 12 Juin 2019
    Texte philosophique avec l'aide d'un dialogue entre 2 personnage, ayant pour décor Tahiti, les mœurs, les coutumes et la pensée de Diderot, de son époque, anticlérical et naturaliste. Demeure un classique, à découvrir, court à lire. J'ai préféré la lecture de "Le Papalagui" de Erich Scheurmann..
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