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EAN : 9782264068064
Code sériel : 5177
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Vivre et mentir à Téhéran

Cécile DUTHEIL DE LA ROCHERE (Traducteur)
Date de parution : 16/02/2017
 « Quiconque veut vivre à Téhéran est obligé de mentir. La morale n’entre pas en ligne de compte : mentir à Téhéran est une question de survie. » Ramita Navai explore les secrets de la ville à travers la double vie de ses habitants. Sur l’avenue Vali Asr, on rencontre...  « Quiconque veut vivre à Téhéran est obligé de mentir. La morale n’entre pas en ligne de compte : mentir à Téhéran est une question de survie. » Ramita Navai explore les secrets de la ville à travers la double vie de ses habitants. Sur l’avenue Vali Asr, on rencontre Dariush, un terroriste repenti ; Farideh, une femme divorcée ; Bijan, un trafiquant d’armes ; Leyla, une actrice porno ou encore Somayeh, une jeune fille amoureuse d’un play-boy. Des individus ordinaires, forcés de mener des existences extraordinaires sous un des régimes les plus répressifs au monde. Ramita Navai compose le portrait intime et saisissant d’un Iran tiraillé entre tradition et modernité.
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EAN : 9782264068064
Code sériel : 5177
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SengaD Posté le 30 Octobre 2019
    Un tableau vivant de la société, réel et sans filet a travers des moments de vie. C’est toute la volonté des personnages à continuer à vivre qui m’a le plus marqué dans cet ouvrage. Également un éclairage sur la situation politique et religieuse, les difficultés et injustices subies par la population.
  • secondo Posté le 3 Septembre 2019
    1 plan stylisé de Téhéran et 1 phrase d'ouverture "Mieux vaut le mensonge qui maintient la paix que la vérité qui déstabilise" 8 tranches de vie qui s'égrennent le long de la très droite avenue Vali Asr, avenue qui coupe la ville en deux tranches presque égales, 1 Nord où "dans les rues de Sa'adat Abad, on "aperçoit même quelques Porsche", 1 centre dont la rue Takht-e Tavous arrive à conserver son nom même rebaptisée après la révolution, 1 Sud dangereux et misérable avec son quartier de prostituées Shoosh, Pour moi 4 vies qui marquent : 1 Somayeh au mariage raté, 1 Amir dissident à la recherche des meurtriers de ses parents, 1 Leyla qui descend aux enfers, 1 Morteza bassidji qui apprend à se renier et 1 puissance de narration qui nous entraîne de quartier en ruelles, pour se retrouver au coeur de l'histoire de personnages ordinaires, à deviser et à mentir autour du sofreh (nappe étalée au sol et couverte de plats).
  • Apoapo Posté le 7 Avril 2019
    J'hésite sur la qualification de cet ouvrage, formé des histoires de vie de huit Téhéranais, recueillies par la journaliste anglo-iranienne Ramita Navai et transformées en forme de nouvelles, tout en insistant sur les références réelles aussi bien des personnages et de leur langage, que des éléments descriptifs et contextuels qui abondent dans les récits. Si les personnages ne sont clairement pas typiques, ils sont sans doute emblématiques et de ce fait représentatifs. De plus, par-delà les deux fils conducteurs du livre : le mensonge (ou la duplicité) comme condition de survie à la répression sociale, et la position géo-urbaine par rapport à l'Avenue Vali Asr qui, en traversant longitudinalement la capitale, révèle physiquement une fracture censitaire de la population (le Nord des nantis, le Sud des classes populaires), ce qui frappe dans ces récits, c'est précisément la variété des déterminants et des trajectoires biographiques en fonction des inégalités socio-économiques. L'auteure semble avoir eu l'opportunité d'être introduite dans une variété de milieux et de narrations généralement mutuellement impénétrables : elle en explique le moyen chanceux dans une note en fin d'ouvrage. Ce vaste spectre social donne donc l'impression de la représentativité, à l'instar du cadre urbain multicolore, uni dans sa diversité, ciselé par... J'hésite sur la qualification de cet ouvrage, formé des histoires de vie de huit Téhéranais, recueillies par la journaliste anglo-iranienne Ramita Navai et transformées en forme de nouvelles, tout en insistant sur les références réelles aussi bien des personnages et de leur langage, que des éléments descriptifs et contextuels qui abondent dans les récits. Si les personnages ne sont clairement pas typiques, ils sont sans doute emblématiques et de ce fait représentatifs. De plus, par-delà les deux fils conducteurs du livre : le mensonge (ou la duplicité) comme condition de survie à la répression sociale, et la position géo-urbaine par rapport à l'Avenue Vali Asr qui, en traversant longitudinalement la capitale, révèle physiquement une fracture censitaire de la population (le Nord des nantis, le Sud des classes populaires), ce qui frappe dans ces récits, c'est précisément la variété des déterminants et des trajectoires biographiques en fonction des inégalités socio-économiques. L'auteure semble avoir eu l'opportunité d'être introduite dans une variété de milieux et de narrations généralement mutuellement impénétrables : elle en explique le moyen chanceux dans une note en fin d'ouvrage. Ce vaste spectre social donne donc l'impression de la représentativité, à l'instar du cadre urbain multicolore, uni dans sa diversité, ciselé par des descriptions foisonnantes de détails, comme dans une fresque contemporaine gigantesque. Chaque chapitre, qui possède la dynamique et le style propres de la nouvelle, est intitulé d'après le prénom du protagoniste, mais il pourrait aussi bien représenter une situation ou une problématique spécifique : - Dariush ou de la radicalisation étrangère puis dé-radicalisation locale d'un militant d'une organisation terroriste opposée à la République islamique – une réalité dont j'étais totalement ignare, habitué à penser que les opposants étrangers de l'Iran ne seraient qu'humanistes, démocrates, pacifistes et laïques... - Somayeh ou de la duplicité des rapports conjugaux, spécialement chez les hommes des familles conservatrices – une perspective étendue à deux générations, sur fond de l'évolution de la considération de la femme divorcée ; - Amir ou de la clandestinité dans l'opposition politique, surtout lorsque l'engagement est hérité de parents ayant perdu la vie pour le militantisme – dans ce chapitre, le personnage le plus inattendu me semble être celui de l'antagoniste, le vieux juge retraité consumé par le remords ; - Bijan ou de la prospérité des trafics criminels avec la connivence de la police – j'ai appris ici les rapports entre les mafias iranienne et japonaise, en particulier dans le commerce triangulaire de stupéfiants dont le troisième côté est l'Afghanistan ; - Leyla ou d'une carrière entre la prostitution et la pornographie, en passant par la profession d'escort de haut-vol ; - Morteza ou des difficultés de vivre et d'occulter son homosexualité, notamment dans le milieu des bassidjis, milices paramilitaires volontaires du régime, dont les membres sont issus des classes les plus humbles ; - Asghar ou de la persistance, auprès de la classe ouvrière, de l'ancienne figure pré-révolutionnaire du "jahel", hors-la-loi fidèle à un strict code de conduite fondé sur l'honneur, la magnanimité, la chevalerie, gérant tripots de paris clandestins et débits d'alcools, et de la manière dont elle est minée par les ravages de l'héroïne ; - Farideh ou de la perpétuité d'une certaine aristocratie pré-révolutionnaire, qui tente de garder un standing malgré la dépossession de la plupart de ses avoirs, et qui est tiraillée entre le désir d'émigrer en Occident, le regret de ne pas l'avoir fait plus tôt et la conscience de ne pas savoir vivre à l'étranger – j'apprends que ce groupe fort exigu est cependant parfois alimenté par des retours de jeunes entreprenants qui, ayant fait fortune à l'étranger, se constituent ou tentent de se constituer des fortunes en Iran, en créant des ponts pour désenclaver leur pays d'origine. Cet ouvrage offre donc une vraie intimité avec la complexité sociologique de la ville de Téhéran, qui joint les avantages du reportage à la puissance de la prose fictionnelle.
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  • JeanPierreV Posté le 31 Mars 2019
    Vali Asr, c'est l'avenue de 18 km de long qui traverse Téhéran du nord au sud...une avenue emblématique de l'Iran, un peu comme nos Champs Elysées, une avenue qui sert de fil conducteur à ces huit portraits d'iraniens ou d'iraniennes. Huit portraits courageux pour tracer un autre portrait, celui de l'Iran moderne, de son rigorisme, de sa violence, de son luxe et de sa crasse. Huit hommes et femmes, dont certains en totale opposition avec les images de l'Iran des religieux que les médias, nos médias occidentaux nous présentent. Aucun de ces personnages ne peut nous laisser indifférent, tous traduisent la violence, l'hypocrisie et le mensonge dans lesquels les iraniens sont contraints de vivre. Tous nous révoltent car tous sont des uppercuts. Et surtout tous confirment l'extraordinaire courage de cette journaliste. Dans les notes de fin d'ouvrage elle précise : "Durant l’été 2004, j’étais correspondante du Times à Téhéran quand l’idée de ce livre m’a traversé l’esprit pour la première fois. Je venais d’être privée de ma carte de presse par l’Ershad, le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, ce qui arrivait régulièrement à tous les journalistes. On ne nous donnait jamais d’explications précises, mais ce jour-là, un fonctionnaire... Vali Asr, c'est l'avenue de 18 km de long qui traverse Téhéran du nord au sud...une avenue emblématique de l'Iran, un peu comme nos Champs Elysées, une avenue qui sert de fil conducteur à ces huit portraits d'iraniens ou d'iraniennes. Huit portraits courageux pour tracer un autre portrait, celui de l'Iran moderne, de son rigorisme, de sa violence, de son luxe et de sa crasse. Huit hommes et femmes, dont certains en totale opposition avec les images de l'Iran des religieux que les médias, nos médias occidentaux nous présentent. Aucun de ces personnages ne peut nous laisser indifférent, tous traduisent la violence, l'hypocrisie et le mensonge dans lesquels les iraniens sont contraints de vivre. Tous nous révoltent car tous sont des uppercuts. Et surtout tous confirment l'extraordinaire courage de cette journaliste. Dans les notes de fin d'ouvrage elle précise : "Durant l’été 2004, j’étais correspondante du Times à Téhéran quand l’idée de ce livre m’a traversé l’esprit pour la première fois. Je venais d’être privée de ma carte de presse par l’Ershad, le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, ce qui arrivait régulièrement à tous les journalistes. On ne nous donnait jamais d’explications précises, mais ce jour-là, un fonctionnaire plus amical que les autres me dit de but en blanc : « Mademoiselle Navai, vous avez couvert une affaire de droits de l’homme importante et vous avez écrit que certaines personnes se moquaient des mollahs. Vous savez qu’ils n’aiment pas qu’on soulève la question des droits de l’homme. Quant aux plaisanteries à leur propos… » Le fonctionnaire se mit à rire. Il me conseilla de me tenir à carreau et de laisser passer quelques mois qui me « serviraient de leçon »." Ces hommes et femmes, personnages principaux ou non de ce livre sont des anonymes, des hommes et femmes de la rue : un terroriste repenti, une femme divorcée, mais aussi une actrice porno, des bassidjis violents, des jeunes filles vues avec un ado de leur âge, des jeunes voulant changer de sexe...L'histoire de chacun et chacune d'eux sert de fil conducteur pour nous permettre de rencontrer d'autres personnages secondaires, courageux ou hypocrites, forts ou menteurs, pour nous permettre de voyager dans le temps, depuis le Shah qui voulut ce boulevard, jusqu'à l'époque actuelle où les Mollahs firent abattre des arbres afin mieux voir ce qui s'y tramait à leur ombre. Ces huit petites histoires, toutes vécues, permettent d'aborder des faits de société ou de vie tels que les disparitions d'opposants dans les prisons, les sinistres grues auxquelles sont pendus les condamnés à mort, la prostitution, le trafic de drogue, la consommation d'alcool, les interdits sexuels, la masturbation, l'homosexualité, la virginité des femmes, la violence armée de groupes réprimant ouvertement ceux et celles vivant dans l'immoralité ou cette violence plus insidieuse : celle des religieux et de leurs interdits. Et j'en passe ! Et surtout deux maîtres-mots, deux notions sans lesquelles tout iranien, toute iranienne ne peut vivre : l'hypocrisie et le mensonge. Hypocrisie et mensonge des religieux, des juges et de la justice, du régime et ses lois. Les tchadors cachent bien des turpitudes. Et les robes des mollahs aussi. Mensonge imposé pour vivre et résister. Comment vivre dans ce Téhéran moderne dans lequel "C'est pas illégal d'être gay, ce qui l'est, c'est de baiser gay." ? Il est inconcevable qu'une jeune fille ne soit pas vierge lorsqu'elle se marie. Alors des chirurgiens, comme Cousu-main, ont pignon sur rue et reconstruisent des hymens, d'autres plus inventifs ont mis sur le marché des artifices permettant de tacher de rouge le drap nuptial... On sourit parfois, rarement toutefois. Là-bas, certains risquent des coups de fouets ou l'emprisonnement voire leur vie. Mentir devient le seul moyen de vivre. Rigueur religieuse et porno cohabitent. La prostitution aussi. ..... Ou comment aller voir les prostituées légalement, en se mariant pour une heure devant un religieux.... Le lecteur est le plus souvent fortement secoué, indigné par ces violences physiques mais aussi et surtout par ces violences morales, par ces interdits que l'Iran connut à toutes les époques, ces interdits que chacun tente de contourner, par ces prisons iraniennes. Ces interdits pour lesquels les religieux qui les ont promulgués et qui punissent afin qu'ils soient respectés, passent outre en ce qui les concerne. Et ceci depuis bien des années, depuis qu'ils ont pris le pouvoir. Reporters sans Frontières, qui s'appuie semble-t-il sur un "registre officiel" de la justice iranienne mentionnait il y a quelques semaines qu'au moins 860 journalistes et journalistes-citoyens ont été "arrêtés, détenus ou exécutés" par le régime iranien entre 1979 et 2009. "Vivre et mentir à Téhéran" est un témoignage fascinant et courageux de Ramita Navai qui devrait être lu par le plus grand nombre. "Ce sont les histoires vraies de la ville des mensonges." (P. 15)
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  • PopcornandGibberish Posté le 12 Avril 2017
    J’adore les romans comme Vivre et mentir à Téhéran car ils nous permettent d’apprendre véritablement le contexte et l’histoire d’un pays. Ici, Ramita Navai nous propose 8 portraits d’iraniens très différents les uns des autres. Selon les portraits, nous avons des récits plus ou moins courts. Des récits qui sont romancés, mais qui ont véritablement existé. Ramita Navai explique que c’est tiré d’histoire vraies, mais que pour protéger les véritables personnes, elle a dû romancer ces histoires. J’ai également beaucoup apprécié tous les repères historiques en fin de roman et le plan de Téhéran au tout début. En effet, tout le long de la lecture, on nous donne énormément d’informations et c’est très sympa de pouvoir se référer aux annexes pour faire le tri et bien se situer. C’est un roman que j’ai dévoré même si il faut l’avouer, il faut bien être éveillé pour bien cerner les enjeux des différentes histoires. Elles sont toutes plus intéressantes les unes que les autres même si dans les portraits un peu long, on peut y voir des digressions sur des personnages annexes. Comme pour Mille soleils splendides, je pense que Vivre et mentir à Téhéran est important à lire pour comprendre les enjeux d’un... J’adore les romans comme Vivre et mentir à Téhéran car ils nous permettent d’apprendre véritablement le contexte et l’histoire d’un pays. Ici, Ramita Navai nous propose 8 portraits d’iraniens très différents les uns des autres. Selon les portraits, nous avons des récits plus ou moins courts. Des récits qui sont romancés, mais qui ont véritablement existé. Ramita Navai explique que c’est tiré d’histoire vraies, mais que pour protéger les véritables personnes, elle a dû romancer ces histoires. J’ai également beaucoup apprécié tous les repères historiques en fin de roman et le plan de Téhéran au tout début. En effet, tout le long de la lecture, on nous donne énormément d’informations et c’est très sympa de pouvoir se référer aux annexes pour faire le tri et bien se situer. C’est un roman que j’ai dévoré même si il faut l’avouer, il faut bien être éveillé pour bien cerner les enjeux des différentes histoires. Elles sont toutes plus intéressantes les unes que les autres même si dans les portraits un peu long, on peut y voir des digressions sur des personnages annexes. Comme pour Mille soleils splendides, je pense que Vivre et mentir à Téhéran est important à lire pour comprendre les enjeux d’un pays méconnu. C’est un roman que je conseille fortement à toutes les personnes intéressées par l’histoire d’un pays, par des personnages qui ne sont ni tout blanc, ni tout noir, mais qui cherche à survivre dans leur propre pays.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…