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La Découverte
EAN : 9782707168849
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 396
Format : 170 x 240 mm

Ces mots qui meurent

Les langues menacées et ce qu'elles ont à nous dire

Marc SAINT-UPÉRY (Traducteur)
Date de parution : 13/09/2012

D’ici la fin du XXIe siècle, c’est la moitié des 6 000 langues de la planète que nous risquons de voir s’éteindre. Tous les quinze jours, le dernier locuteur d’une langue en voie d’extinction meurt. Chacune est une véritable bibliothèque aux rayons chargés de grammaires, de dictionnaires, d’encyclopédies botaniques et zoologiques, de recueils de chants et de fables… Le grand linguiste N. Evans en dresse un fascinant portrait, aussi humain qu'érudit.

Chaque langue est une bibliothèque unique, aux rayons chargés de grammaires, de dictionnaires, d’encyclopédies botaniques et zoologiques, de recueils de chants et de fables… Chacune raconte une histoire différente, offre une manière d’être au monde. Or plus de la moitié des six mille langues actuellement parlées pourraient disparaître d’ici la...

Chaque langue est une bibliothèque unique, aux rayons chargés de grammaires, de dictionnaires, d’encyclopédies botaniques et zoologiques, de recueils de chants et de fables… Chacune raconte une histoire différente, offre une manière d’être au monde. Or plus de la moitié des six mille langues actuellement parlées pourraient disparaître d’ici la fin de ce siècle.
Dans Ces mots qui meurent, Nicholas Evans, homme de terrain à la passion contagieuse, évoque des langues toutes plus insolites les unes que les autres. Après avoir rappelé l’historique de la curiosité occidentale en la matière, il montre ce que les langues menacées peuvent nous apprendre sur l’histoire des migrations, des technologies, des religions, de la pensée… Il explique comment les linguistes procèdent, croisent leurs indices avec d’autres scientifiques, en quoi l’incroyable créativité linguistique engendre des modèles intellectuels différents – de Vanuatu aux Amériques, du Cameroun à l’Australie, du Népal à la Sibérie –, insiste sur l’importance des arts lyriques et vivants. Avant de s’intéresser aux locuteurs des « petites » langues, à leur avenir comme à celui de la diversité linguistique, bien commun à préserver.
Car si l’érosion n’a jamais été aussi rapide, l’intérêt pour les langues, comme les moyens pour les enregistrer sont inédits. Nicholas Evans propose ainsi des solutions pour protéger la « logosphère », dans un registre généreux, alliant érudition et chaleur humaine, qui parle aussi bien aux linguistes qu’à un public plus large, ouvert à l’autre.

Cet ouvrage a bénéficié d'une aide du Centre National du Livre (CNL).

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EAN : 9782707168849
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 396
Format : 170 x 240 mm
La Découverte

Ils en parlent

Tous les quinze jours, une langue disparaît du globe. A ce rythme, ce sont pas moins de 3000 qui devraient être rayées des cadres d'ici à la fin du siècle. Et cela, sans que nous les connaissions, emportant dans la tombe un fonctionnement et une vision du monde. Car les inflexions du sandawe de Tanzanie ou la grammaire biscornue du kayardild d'Australie porte une pensée propre, dont la disparition constitue une "érosion catastrophique des modes de connaissances de l'humanité", dit Nicholas Evans, linguiste de "terrain". Lequel explique à quoi elles servent et pourquoi il faut les protéger des hideux assauts de l'uniformisation.

Arnaud Gonzague / Terra Eco
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