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La Découverte
EAN : 9782348044472
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 135 x 220 mm

Ceux qui restent

Faire sa vie dans les campagnes en déclin

Collection : SH / L'envers des faits
Date de parution : 17/10/2019
Qui sont ces hommes et ces femmes qui continuent d’habiter dans les campagnes en déclin ? Certains y fantasment le « vrai » peuple de la « France oubliée », d’autres y projettent leur dégoût des prétendus « beaufs » racistes et ignorants. Mais « ceux qui restent » se... Qui sont ces hommes et ces femmes qui continuent d’habiter dans les campagnes en déclin ? Certains y fantasment le « vrai » peuple de la « France oubliée », d’autres y projettent leur dégoût des prétendus « beaufs » racistes et ignorants. Mais « ceux qui restent » se préoccupent peu de ces clichés éculés. Comment vit-on réellement dans des zones dont on ne parle d’ordinaire que pour leur vote Rassemblement national ou, plus récemment, à l’occasion du mouvement des Gilets jaunes ?
Parmi les nouvelles générations, ils sont nombreux à rejoindre les villes pour les études, puis il y a ceux qui restent, souvent parce qu’ils n’ont pas les ressources nécessaires pour partir. Ceux-là tiennent néanmoins à ce mode de vie rural et populaire dans lequel « tout le monde se connaît » et où ils peuvent être socialement reconnus. Comment perçoivent-ils alors la société qui les entoure ? À qui se sentent-ils opposés ou alliés ?
À partir d’une enquête immersive de plusieurs années dans la région Grand-Est, Benoît Coquard plonge dans la vie quotidienne de jeunes femmes et hommes ouvriers, employés, chômeurs qui font la part belle à l’amitié et au travail, et qui accordent une importance particulière à l’entretien d’une « bonne réputation ».
À rebours des idées reçues, ce livre montre comment, malgré la lente disparition des services publics, des usines, des associations et des cafés, malgré le chômage qui sévit, des consciences collectives persistent, mais sous des formes fragilisées et conflictuelles. L’enquête de Benoît Coquard en restitue la complexité.
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EAN : 9782348044472
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Les campagnes en déclin, ces villages où tous les commerces ont disparu et où la population ne cesse de diminuer d'année en année, sont-elles aussi “mortes” qu'elles n'y paraissent ? Comment s'organise la vie sociale des jeunes, dans ces zones désertées, où l'emploi est rare et les difficultés économiques nombreuses ? Le sociologue Benoît Coquard livre les résultats d'une enquête ethnographique au long cours riche d'enseignements à ce sujet. Depuis 2010, il s'est immergé au sein de “bandes de potes” dans ces zones rurales populaires du Grand-Est, dont il est originaire. "L'envers des faits" (c'est le titre de la collection dans laquelle il est publié) est éloquent : s'il n'y a plus d'usines, de bars, ni d'associations dans ces espaces minés par la désindustrialisation, d'autres formes d'intégration et de solidarités se tissent, entre amis, chez “les uns les autres”. Le livre de Benoît Coquard porte un regard déchargé de tout misérabilisme sur ces nouvelles générations qui restent vivre dans les campagnes en déclin, et leur donne simplement la parole - chose peu ordinaire pour une “classe parlée plus qu'elle ne parle”. Alors que le discours médiatico-politique sur la "France périphérique" est omniprésent dans le débat public, il tord le cou à de nombreuses idées reçues.
Les Inrockuptibles

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BruC Posté le 12 Mars 2020
    "Qui va lire un bouquin qui parle de nous ?" Ainsi commence l’essai de Benoît Coquard, Ceux qui restent (éd. La Découverte). Cette phrase, que l’auteur reprend à plusieurs reprises tout au long de son étude, tel un leitmotiv, est l’indice que son travail sociologique est remarquable par sa nouveauté et par ses analyses pointues. Benoît Coquard, jeune sociologue à l’INRAE, est revenu dans le pays de son enfance et de son adolescence pour y interroger celles et ceux, de son âge, qui sont restés au pays. Comment font-ils leur vie dans des campagnes en déclin depuis les dernières grandes crises économiques ? Pourquoi ont-ils choisi d’y rester et, au contraire, comment s’est fait le départ de celles et ceux qui ont pris le parti de quitter leur région natale ? Comment vit-on dans ces régions souvent abandonnées ? Comment y trouve-on du travail, lorsque c’est possible ? Comment décrire les relations sociales dans des régions minées par le chômage et la pauvreté ? Benoît Coquard entend, dans Ceux qui restent, sortir des archétypes de ces néoruraux vite identifiés comme des "cassos" alcooliques, drogués et beaufs. Le sociologue a pour lui la connaissance du terrain, même s’il s’en est éloigné pour des... "Qui va lire un bouquin qui parle de nous ?" Ainsi commence l’essai de Benoît Coquard, Ceux qui restent (éd. La Découverte). Cette phrase, que l’auteur reprend à plusieurs reprises tout au long de son étude, tel un leitmotiv, est l’indice que son travail sociologique est remarquable par sa nouveauté et par ses analyses pointues. Benoît Coquard, jeune sociologue à l’INRAE, est revenu dans le pays de son enfance et de son adolescence pour y interroger celles et ceux, de son âge, qui sont restés au pays. Comment font-ils leur vie dans des campagnes en déclin depuis les dernières grandes crises économiques ? Pourquoi ont-ils choisi d’y rester et, au contraire, comment s’est fait le départ de celles et ceux qui ont pris le parti de quitter leur région natale ? Comment vit-on dans ces régions souvent abandonnées ? Comment y trouve-on du travail, lorsque c’est possible ? Comment décrire les relations sociales dans des régions minées par le chômage et la pauvreté ? Benoît Coquard entend, dans Ceux qui restent, sortir des archétypes de ces néoruraux vite identifiés comme des "cassos" alcooliques, drogués et beaufs. Le sociologue a pour lui la connaissance du terrain, même s’il s’en est éloigné pour des raisons scolaires puis professionnelles. Pour autant, son passé et son expérience personnelle lui permettent d’éclairer son travail de terrain : "J’ai essayé de me mettre dans une posture de « traducteur » entre deux mondes que je côtoie par allers-retours, celui des enquêtés et celui des lecteurs de sciences sociales." Un vrai travail scientifique autant que de médiation. En prenant de la hauteur, Benoît Coquard décrypte les liens sociologiques (le "déjà, nous", "les bandes de potes"), les relations d’interdépendance, les vécus, les loisirs, "la proximité entre petits patrons et salariés", la précarité, les pistons, "la mauvaise réputation", les petites élites plus ou moins artificielles ("l’honorabilité locale"), ou les relations avec les plus âgés. Ces aînés et la manière dont les plus jeunes les voient, font l’objet d’un chapitre à part, qui n’est sans doute pas le plus frappant dans l’essai, mais qui pose les problématiques d’une génération se sentant mal dans son époque autant que dans son pays. Dans les revisites d’un passé d’autant plus fantasmé qu’il n’a pas été vécu, nous dit l'auteur, les jeunes qui restent ressentent la nostalgie d’une sorte "d’âge d’or." Une nostalgie du reste essentiellement masculine. Le "c’était mieux avant" concerne tout autant le travail que la sociabilisation, l’autonomie, le respect pour les hiérarchies ou… "la libération sexuelle." Benoît Coquard choisit aussi de faire un focus sur la disparition des bals dans les campagnes en déclin, comme la fermeture de bistrots qui fait l'objet d'une place à part dans l'essai. Le chômage est au cœur de l’étude du sociologue, comme l’épicentre de toutes les crises qui ont malmené ces régions : petits boulots, concurrences entre habitants pour l’obtention d’un emploi sur place, longues distances à parcourir pour aller travailler, manque d’épanouissement et de reconnaissance sociale. Le non-emploi et le sous-emploi sont illustrés par de nombreux exemples et d’extraits d’entretiens, chez des femmes et des hommes souvent habitués à l’intérim ou au CDD. Les crises économiques et la désindustrialisation alliés à une reproduction de modèles patriarcaux, font des femmes les premières victimes – lorsqu’elles ne choisissent pas de partir. Le "qui part" et le "pourquoi" est d'ailleurs questionné dans un chapitre passionnant sur la place de l’école, et sur la méconnaissance ou les fantasmes autour de l’étudiant "qui coûte cher." Mais ce qui intéresse aussi le sociologue ce sont les allers-retours plus ou moins réguliers et plus ou moins fréquent entre les campagnes en déclin et les (grandes) villes – Paris ou une capitale régionale – qui peuvent, elles, proposer d’importantes opportunités (d’études, de travail ou de rencontres), avec aussi leur lot de contraintes ou des dangers, réels ou non. Le chapitre sans doute le plus passionnant est celui consacré à la fin des bistrots et ses conséquences. L’auteur cite un canton passant d’une trentaine de cafés à trois, en trente ans. La quasi disparition de ces lieux de sociabilisation a transformé la manière dont les habitants se rencontrent et se côtoient. C’est désormais à l’intérieur du foyer que l’on se retrouve et que l’on se replie, explique Benoît Coquard, qui fait de ses enquêtes sur le terrain de fertiles analyses scientifiques : les invitations aux apéritifs à rallonge, les relations amicales, la place des femmes, les guerres de sexe, les inégalités jusque dans le fonctionnement de ces moments festifs ou… "le rôle social du pastis"… Bien que l’étude de Benoît Coquard se soit terminée avant la crise des Gilets Jaunes, l’auteur consacre plusieurs pages à cette mobilisation sans précédente de la France dite "périphérique." Ce mouvement est d’autant plus remarquable, précise-t-il, que les habitants de ces campagnes en déclin sont, dit-il, "très peu revendicatifs en temps normal." La limitation des routes à 80 kilomètres à l’heure a "fait péter les plombs" de ces territoires en déprise : "On vit moins bien" est-il dit par les manifestants sur les ronds-points ou autour des péages d’autoroute. C’est une France populaire et silencieuse qui fait son arrivée fracassante sur la scène française. L’ouverture et la conclusion de Ceux qui restent font de cet essai de sociologie un ouvrage d’actualité, proposant également une lecture politique passionnante, qui vient répondre à sa façon à la remarque de Vanessa, cette trentenaire questionnée :"Qui va lire un bouquin qui parle de nous ?"
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  • Flaubauski Posté le 9 Janvier 2020
    Le hasard des choix de lectures a voulu que je lise à peu d’intervalle Leurs enfants après eux et cette enquête sociologique réalisée sur plusieurs années par Benoît Coquart. Cette enquête s’intéresse aux générations de vingtenaires et de trentenaires vivant actuellement dans le grand Est français – région dont l’auteur est lui-même issu -. Elle prend le temps de nous présenter, dans un langage accessible, avec le plus de détails et la plus grande objectivité possibles, loin des clichés souvent véhiculés par les médias principalement télévisuels, « ceux qui restent », c’est-à-dire ceux qui ont fait le choix, plus ou moins contraint – les deux cas de figure sont en effet décrits -, de rester vivre dans la zone qui leur est familière, celle de leur naissance, de leur enfance, de leur adolescence… plutôt que de partir suivre des études dans la grande ville la plus proche, et ainsi changer socialement de statut. Présentation est ainsi faite de plusieurs couples que l’auteur a suivi et a vu évoluer, professionnellement, personnellement, ou encore collectivement parlant, présentation qui nous permet de toucher du doigt toutes les difficultés rencontrées en milieu rural – de la nécessité d’avoir un véhicule personnel pour pouvoir se déplacer, que... Le hasard des choix de lectures a voulu que je lise à peu d’intervalle Leurs enfants après eux et cette enquête sociologique réalisée sur plusieurs années par Benoît Coquart. Cette enquête s’intéresse aux générations de vingtenaires et de trentenaires vivant actuellement dans le grand Est français – région dont l’auteur est lui-même issu -. Elle prend le temps de nous présenter, dans un langage accessible, avec le plus de détails et la plus grande objectivité possibles, loin des clichés souvent véhiculés par les médias principalement télévisuels, « ceux qui restent », c’est-à-dire ceux qui ont fait le choix, plus ou moins contraint – les deux cas de figure sont en effet décrits -, de rester vivre dans la zone qui leur est familière, celle de leur naissance, de leur enfance, de leur adolescence… plutôt que de partir suivre des études dans la grande ville la plus proche, et ainsi changer socialement de statut. Présentation est ainsi faite de plusieurs couples que l’auteur a suivi et a vu évoluer, professionnellement, personnellement, ou encore collectivement parlant, présentation qui nous permet de toucher du doigt toutes les difficultés rencontrées en milieu rural – de la nécessité d’avoir un véhicule personnel pour pouvoir se déplacer, que ce soit pour faire ses courses, sortir ou travailler, au parcours du combattant qu’est parfois le simple fait de trouver un travail dans une zone où il est devenu peau de chagrin en raison des mutations sociétales, en passant par le manque de loisirs diversifiés… -, et les stratégies mises en place par chacun, parfois collectivement, pour faire fi de ces difficultés quotidiennes, notamment par l’importance donnée à la place occupée au sein de cette société rurale et le désir de rester une communauté soudée malgré l’adversité. Lecture agréable et passionnante en somme que cet ouvrage ; je remercie Net Galley et les éditions La Découverte de m’avoir permis de le découvrir.
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  • stephalivres Posté le 11 Novembre 2019
    En premier lieu, il y a eu la réaction émotionnelle : enfin un livre qui parle de nous. Parce qu’on a beau habiter un territoire très étendu (Marne, Haute-Marne, Meuse, Vosges etc., c’est pas petit!), on ne parle de nous qu’une fois de temps en temps : lors des élections, quand le FN – enfin le RN maintenant – arrive en tête partout, même dans les petits patelins. Alors là c’est parti, et les racistes par ici, et les bouseux par là… Un chapitre très intéressant est d’ailleurs consacré à cette façon de voter. Et cela change assez la vision qu’on pourrait en avoir. Non, on n’est pas plus raciste dans la « France périphérique » qu’ailleurs. Sauf que c’est là qu’on doit le plus se battre pour exister professionnellement, entre autre, donc le « nous d’abord », il touche les gens du coin. On peut même perdre des amitiés à cause d’un emploi qu’un autre a eu à notre place, alors vous pensez bien que les gens qui viennent d’ailleurs… Ensuite il y a eu la distanciation : qu’est-ce qu’on peut faire d’un livre comme celui-ci? Parce que moi qui le lit, bien sûr j’ai fait des études, j’ai l’habitude de lire, j’aime comprendre,... En premier lieu, il y a eu la réaction émotionnelle : enfin un livre qui parle de nous. Parce qu’on a beau habiter un territoire très étendu (Marne, Haute-Marne, Meuse, Vosges etc., c’est pas petit!), on ne parle de nous qu’une fois de temps en temps : lors des élections, quand le FN – enfin le RN maintenant – arrive en tête partout, même dans les petits patelins. Alors là c’est parti, et les racistes par ici, et les bouseux par là… Un chapitre très intéressant est d’ailleurs consacré à cette façon de voter. Et cela change assez la vision qu’on pourrait en avoir. Non, on n’est pas plus raciste dans la « France périphérique » qu’ailleurs. Sauf que c’est là qu’on doit le plus se battre pour exister professionnellement, entre autre, donc le « nous d’abord », il touche les gens du coin. On peut même perdre des amitiés à cause d’un emploi qu’un autre a eu à notre place, alors vous pensez bien que les gens qui viennent d’ailleurs… Ensuite il y a eu la distanciation : qu’est-ce qu’on peut faire d’un livre comme celui-ci? Parce que moi qui le lit, bien sûr j’ai fait des études, j’ai l’habitude de lire, j’aime comprendre, et j’ai appris à prendre le temps pour ça. Et même si je suis un peu de ces gens-là, j’ai la distance qui fait que je ne suis pas totalement de ceux qui restent, mais de ceux qui sont revenus (les gens du coin trouvent ça aberrant, être partie et puis revenir là où il n’y a rien? ). Mais ceux qui sont vraiment resté, est-ce que ça va les intéressé? On parle d’eux, et, clairement, on en parle bien, mais qu’est-ce que ça va changer pour eux? Est-ce que je le conseillerais à ceux que je côtoie tous les jours, qui sont en plein dedans, ces hommes qui partent chaque matin dans les usines à 1h de route – et il y en aura de plus en plus, 800 suppressions de postes dans quelques mois par ici -, ces femmes qui soit sont sur les routes toutes la journée à faire le seul job qui recrutent, assistante de vie, soit sont comme moi, à la maison à s’occuper des enfants parce que des autres emplois, il n’y en a pas, ou le peu qui existe nécessite une cooptation des pairs, qu’on n’a pas forcément? Alors j’ai changé d’avis. Ce livre n’est pas forcément pour ceux qui restent. Mais pour tout ceux qui ne sont jamais venu, ou qui sont parti. Pour les intellectuels qui ont pris les gilets jaunes pour des fous qui se révoltaient pour quelques centimes d’euros à la pompe. Pour ceux qui rigolent quand ils nous entendent parler (oui, moi aussi j’ai un accent de « bouseux », dont j’ai jamais réussi à me débarrasser). Pour ceux qui pensent qu’il suffit de traverser une rue pour trouver du boulot. Ici il faut traverser un département. Pour ceux qui ne comprennent pas qu’on chasse encore dans les campagnes, sauf que chez nous, les loisirs sociaux, y’en a que quand t’es un homme : le foot, la chasse. Pour ceux qui pensent qu’ici ça serait tout de même facile de dynamiser les villages comme ils ont pu le faire dans le sud-est. Sauf que chez nous, y’a rien à visiter, à part des villages détruits pendant la guerre, et des ossuaires. En ce 11 novembre, c’est d’ici dont on va parler, et ensuite on retombera dans l’oubli. Je vais donc faire quelque chose avec ce livre : vous le conseiller, si vous êtes du coin et que vous voulez mieux vous comprendre ou comprendre la dynamique des gens du coin. Vous le conseiller, si vous n’êtes pas du coin et que vous êtes dépité des gilets jaunes, des votes Le Pen, et des reportages du journal de 13h de TF1. Vous obliger à le lire, si vous êtes dans le groupe des dirigeants, et que lorsque vous regardez vers l’est de la France, votre regard saute directement de Paris à Strasbourg, sans voir tout le reste oublié au milieu. Dimanche cela fera 1 an que les gilets jaunes ont lancé les hostilités. On ne peut pas dire qu’ils aient obtenus grand chose, le monde pour nous part toujours à vau-l’eau, alors essayons autre chose pour se sentir exister : lisons!
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  • gong Posté le 5 Novembre 2019
    Une enquête qui se lit facilement ,bien structurée et illustrée de maints exemples ,bref de la socio abordable . On demeure cantonné dans la région "Grand Est", appellation stupide d'une administration sans culture historique ,région sinistrée,désindustrialisée et en dépeuplement depuis plusieurs décennies ,qui ne possède pas les attraits du tourisme ou la qualité de vie d'autres mieux loties . Le choix de la génération (les 18/35 ans) enclave le propos , c'est parfois regrettable . Et pourtant l'auteur nous décrit des populations (des ,car pas vraiment homogènes ) qui s'y trouvent relativement bien et ne jalousent guère les urbains (vite assimilés aux Parisiens ,image refouloir s'il en est ) Les bémols sur cet ouvrage :outre la tranche d âge évoquée ci-dessus,trop peu de références au type de culture des enquêtés ,si la TV est allumée en permanence ,que regardent-ils ? Le foot, Hanouna ,Canal plus ou maintenant Netflix ?? Y a t il des cinémas locaux qui perdurent ? des bibliothèques ambulantes ??lit-on la presse locale ? Il semble qu'hormis la chasse et le foot hebdomadaire le vide soit réel ,une soirée loto ou un bal d' association venant quelquefois animer le canton sans conviction....... Omniprésence de la voiture (quand on a le permis ) et son... Une enquête qui se lit facilement ,bien structurée et illustrée de maints exemples ,bref de la socio abordable . On demeure cantonné dans la région "Grand Est", appellation stupide d'une administration sans culture historique ,région sinistrée,désindustrialisée et en dépeuplement depuis plusieurs décennies ,qui ne possède pas les attraits du tourisme ou la qualité de vie d'autres mieux loties . Le choix de la génération (les 18/35 ans) enclave le propos , c'est parfois regrettable . Et pourtant l'auteur nous décrit des populations (des ,car pas vraiment homogènes ) qui s'y trouvent relativement bien et ne jalousent guère les urbains (vite assimilés aux Parisiens ,image refouloir s'il en est ) Les bémols sur cet ouvrage :outre la tranche d âge évoquée ci-dessus,trop peu de références au type de culture des enquêtés ,si la TV est allumée en permanence ,que regardent-ils ? Le foot, Hanouna ,Canal plus ou maintenant Netflix ?? Y a t il des cinémas locaux qui perdurent ? des bibliothèques ambulantes ??lit-on la presse locale ? Il semble qu'hormis la chasse et le foot hebdomadaire le vide soit réel ,une soirée loto ou un bal d' association venant quelquefois animer le canton sans conviction....... Omniprésence de la voiture (quand on a le permis ) et son cortège de contraintes (budget carburant,radars ,alcoolémie ou stupéfiants ) la tendance est au repli chez soi entre potes en qui on a confiance, les bistrots ayant disparu du paysage ou mal féquentés par les "cassoss" . Dépréciation et ignorance des représentants ,ces "élus de là haut" (conseils départementaux,régionaux et parlementaires jamais évoqués ) Comment ,là où tout le monde se connait ,où tout se sait,comment être quelqu'un ,c'est là tout l enjeu de ce livre. Acquérir une bonne réputation! Il demanderait un complément d'enquête :l'usage d'internet ,sur les paysans (exclus de ces pages) ,la fin des références à la religion et le devenir de ceux qui issus du monde rural doivent rompre avec leur milieu pour gagner leur vie loin ,à la grande ville . ps : né d une famille paysanne, mon choix de vivre au milieu des ruraux -après avoir été urbain- me rend assez sensible à ces pages .
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