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        Drood

        Robert Laffont
        EAN : 9782221114001
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 880
        Format : 153 x 240 mm
        Drood

        Odile DEMANGE (Traducteur)
        Collection : Best-sellers
        Date de parution : 25/08/2011

        Les dernières années de la vie de Charles Dickens revisitées par son ami, l’écrivain opiomane Wilkie Collins, ou le récit étourdissant d’une vertigineuse descente aux enfers.
        9 juin 1865. Charles Dickens, alors au faîte de sa gloire, regagne secrètement Londres en train, accompagné de sa maîtresse. Soudain, à Staplehurst, sur...

        Les dernières années de la vie de Charles Dickens revisitées par son ami, l’écrivain opiomane Wilkie Collins, ou le récit étourdissant d’une vertigineuse descente aux enfers.
        9 juin 1865. Charles Dickens, alors au faîte de sa gloire, regagne secrètement Londres en train, accompagné de sa maîtresse. Soudain, à Staplehurst, sur un pont, l’express déraille. Seul le wagon où a pris place « l’écrivain le plus célèbre du monde » échappe par miracle à la catastrophe. Au fond du gouffre, alors que Dickens tente de porter secours aux survivants, sa route croise celle d’un personnage à l’allure spectrale qui va désormais l’obséder : Drood.
        De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à Wilkie Collins, écrivain lui aussi. Quels liens unissent désormais l’inquiétant Drood et l’Inimitable, comme le surnomme avec admiration et ironie Collins ? C’est ce que ce dernier cherche à découvrir en se lançant à la poursuite de Dickens. Mais peut-on raisonnablement accorder crédit au récit de Collins, opiomane en proie à la paranoïa et aux hallucinations ?
        Inspiré par Le Mystère d’Edwin Drood, oeuvre mythique que Dickens laissa inachevée à sa mort – cinq ans jour pour jour après son accident de chemin de fer –, Drood nous entraîne, de cryptes en catacombes, dans le Londres interlope de Jack l’Éventreur et des sciences occultes. Roman biographique, historique, victorien, roman populaire, policier, psychologique, gothique, fantastique… Dan Simmons se joue des genres et des codes pour nous offrir ce livre envoûtant, qui est également une formidable réflexion sur le processus de création littéraire.

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        EAN : 9782221114001
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 880
        Format : 153 x 240 mm
        Robert Laffont
        23.90 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Bobby_The_Rasta_Lama Posté le 11 Septembre 2017
          Si vous avez déjà lu Drood, je pense que vous ne pouvez qu'être d'accord qu'il s'agit d'un roman le plus "droodien" de cet auteur protéiforme qui est Dan Simmons. Le fantastique shakespearien, la guerre de Sécession, le mal rodant en Amérique rurale, et cette fois l'Angleterre victorienne - mais toujours des livres prenants, érudits et extrêmement bien documentés ! La meilleure façon de décrire ce roman à l'excellente couverture intrigante est peut-être d'utiliser les mots de Wilkie Collins, le narrateur -"Cet histoire vraie aura pour sujet les cinq dernières années de la vie de Charles Dickens et l'obsession grandissante que lui inspirèrent durant cette période un homme - si on peut l'appeler ainsi - du nom de Drood, ainsi que l'assassinat, la mort, les cadavres, les cryptes, le mesmérisme, l'opium, les fantômes, sans oublier les rues et ruelles de ces entrailles atrabilaires de Londres que l'écrivain appelait toujours "ma Babylone" ou "Le grand Four". "Drood" est tout ça, et bien plus. En parlant de la "histoire vraie", nous avons les dernières années de la vie de Dickens, auteur alors au sommet de sa popularité, et pas seulement en Angleterre, un "génie"... Si vous avez déjà lu Drood, je pense que vous ne pouvez qu'être d'accord qu'il s'agit d'un roman le plus "droodien" de cet auteur protéiforme qui est Dan Simmons. Le fantastique shakespearien, la guerre de Sécession, le mal rodant en Amérique rurale, et cette fois l'Angleterre victorienne - mais toujours des livres prenants, érudits et extrêmement bien documentés ! La meilleure façon de décrire ce roman à l'excellente couverture intrigante est peut-être d'utiliser les mots de Wilkie Collins, le narrateur -"Cet histoire vraie aura pour sujet les cinq dernières années de la vie de Charles Dickens et l'obsession grandissante que lui inspirèrent durant cette période un homme - si on peut l'appeler ainsi - du nom de Drood, ainsi que l'assassinat, la mort, les cadavres, les cryptes, le mesmérisme, l'opium, les fantômes, sans oublier les rues et ruelles de ces entrailles atrabilaires de Londres que l'écrivain appelait toujours "ma Babylone" ou "Le grand Four". "Drood" est tout ça, et bien plus. En parlant de la "histoire vraie", nous avons les dernières années de la vie de Dickens, auteur alors au sommet de sa popularité, et pas seulement en Angleterre, un "génie" adulé de tous. Et nous avons Wilkie Collins, notre narrateur, qui s'adresse directement au lecteur de notre siècle, pour s'assurer qu'on se souvienne encore de lui - un écrivain vivant toujours à l'ombre de grand Dickens, toujours relégué au second rang; un ami mais aussi le pire ennemi de "L'inimitable", qui cherche désespérément de se hisser au niveau du maître. Wilkie l'opiomane, l'écrivain paranoïaque versant dans le mystérieux et l'étrange, loin de mener la vie sans faute, mais cherchant toujours les failles dans la vie et les écrits de Dickens. Mais où se cache la vérité dans cette histoire ? Collins et Dickens sont à la recherche d'un mystérieux personnage nommé Drood, au faciès ressemblant étrangement au lord Voldemort. Qui est cette personnification du mal aux origines étranges et que ce qu'il veut ? La vérité se cache t'elle dans les catacombes, les fumeries d'opium, dans les romans de Dickens, dans les transes mesmériques où dans la tête de ce pauvre Wilkie, usé jusqu'à la trame ? Finissez le livre et vous comprendrez ! Cette épopée "droodienne" était pour moi un plaisir de lecture; sur la base d'une enquête mystérieuse prend vie le monde artistique et littéraire londonien du dix-neuvième siècle; on se laisse porter tout en apprenant - je ne demande pas plus. Et je trouve la couverture sublime !
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        • Horizon_du_plomb Posté le 21 Août 2017
          « L'haleine des cochers emmitouflés s'accumulait au-dessus de leurs sièges rehaussés, se mêlant aux nuages plus épais qu'exhalaient les naseaux des chevaux pour s'élever comme de la vapeur dans la lueur froide des becs de gaz. » « Cette nuit-là, comme tous les jours et toutes les nuits qui se sont écoulés depuis, la brèche que laissait le dos d'un livre retiré de sa place habituelle sur mes étagères me rappelait la pierre que j'aurais dû sortir du mur de la crypte de Dradles. Combien d'os, de crânes et de squelettes sont jetés dans la béance de ces livres manquants ou jamais écrits ? » « Au mois de juillet, on savait à six rues de distance qu'on approchait d'un cimetière – ses miasmes méphitiques chassaient les habitants des logements avoisinants – et il y avait toujours un cimetière à proximité. Les morts étaient continuellement sous nos pieds et dans nos narines. » « Il s'agit en quelque sorte, par l'emploi judicieux du langage, d'expressions, de descriptions et de dialogue, de plonger le lecteur dans un état d'esprit très proche de celui d'un patient sous Influence Magnétique. » Voici un sommet de la littérature droodienne, cette littérature qui s'est attachée à expliquer le dernier livre de Dickens, voire d'en finir l'intrigue interrompue... « L'haleine des cochers emmitouflés s'accumulait au-dessus de leurs sièges rehaussés, se mêlant aux nuages plus épais qu'exhalaient les naseaux des chevaux pour s'élever comme de la vapeur dans la lueur froide des becs de gaz. » « Cette nuit-là, comme tous les jours et toutes les nuits qui se sont écoulés depuis, la brèche que laissait le dos d'un livre retiré de sa place habituelle sur mes étagères me rappelait la pierre que j'aurais dû sortir du mur de la crypte de Dradles. Combien d'os, de crânes et de squelettes sont jetés dans la béance de ces livres manquants ou jamais écrits ? » « Au mois de juillet, on savait à six rues de distance qu'on approchait d'un cimetière – ses miasmes méphitiques chassaient les habitants des logements avoisinants – et il y avait toujours un cimetière à proximité. Les morts étaient continuellement sous nos pieds et dans nos narines. » « Il s'agit en quelque sorte, par l'emploi judicieux du langage, d'expressions, de descriptions et de dialogue, de plonger le lecteur dans un état d'esprit très proche de celui d'un patient sous Influence Magnétique. » Voici un sommet de la littérature droodienne, cette littérature qui s'est attachée à expliquer le dernier livre de Dickens, voire d'en finir l'intrigue interrompue par la mort de l'auteur. Nous voici plongé en 1865, en pleine époque victorienne. Nous suivons le récit de Wilkie Collins, un écrivain de romans à sensations à la fois ami et rival de Charles Dickens qui, lui, est au sommet de sa gloire mais va pourtant être confronté aux démons qui hantent notre existence à tous. Les deux complices vont rentrer dans le monde de l'inintelligible et nous faire plonger dans la confusion des profondeurs glacées et putrides de Londres, un monde où se mêle la racaille, l'occulte et l'opium. Souvent la façon qu'a Wilkie d'apostropher le lecteur du futur fait qu'on se demande s'il ne désire par nous enrôler dans sa danse, dans son mesmérisme (hypnotisme). Grâce à son récit, Simmons réhabilite un auteur (Collins) relativement inconnu en analysant aussi son parcours littéraire, à la fois avec tendresse et esprit critique caustique. « Les critiques et les chroniqueurs bourgeois n'étaient tout simplement pas prêts à accepter l'héroïne d'Armadale, Lydia Gwilt, ma femme fatale. Non contente de dominer l'ouvrage comme aucun personnage littéraire féminin ne l'avait encore fait de mon temps, elle se détachait des pages avec une présence dont on ne pouvait trouver, et dont on ne trouverait jamais, l'équivalent dans aucun roman de Dickens » Si Dickens aimait se mettre en scène, dans ce livre Simmons en fait son acteur principal, on a cette étrange impression de lire une biographie romancée de Dickens par le prisme d'une époque tourmentée de son existence, celle où commence le déclin du corps (le fait que Dickens ait brûlé une grande partie de ses correspondances privées augmentent la part possible de fiction spéculative sur l'homme, même ses pièces de théâtre ou ses lectures n'ont jamais été enregistrées). « Mes romans ont pour moi une telle réalité que je ne me les remémore pas, ils se rejouent sous mes propres yeux, car tout se passe devant moi. Et c'est cette réalité que contemple le public. » Ce n'est pas un roman mainstream, destiné à flatter les masses comme les conférences de Dickens le furent bien souvent. C'est un roman pointu, au fond réfléchi mais à la fiction accessible. On peut le voir comme un vaste jeu de pistes dans lequel Simmons s'amuse à mélanger les références et les genres. Le livre est rempli d'éléments (lieux, personnages voire situations) d'autres livres de Dickens mais aussi littéraires de l'époque. Même l'auteur se perd dans le jeu du fantôme de son narrateur. Le livre partage bien des clins d'oeils explicites et on détecte clairement des références croisées à Dracula, Holmes, Jack l'éventreur, Edgar Allan Poe, Lovercraft, Thomas de Quincey (Les confessions d'un mangeur d'opium) voire même Frankenstein. Le début du livre va nous mettre en place toutes sortes d'éléments qui vont être développés par après (le livre L'ami commun, la relation entre Charles le frère de Wilkie et Katie une fille de Dickens, le doppelgänger de Collins, …). Il ne faut pas avoir peur d'être pris un peu au dépourvu au départ par ces divers éléments. Pour moi, outre un roman sur la littérature, c'est avant tout un grand roman psychologique. Il y a aussi un aspect saga familiale qui se joint inévitablement à l'aspect psychologique. On a souvent l'impression au cours du récit que les éléments de pure fiction s'inscrivent dans un roman historique, une seconde fiction mais qui se délimite aux faits réels. Cette intrication est clairement la seconde force du récit, avec son étude psychologique (l'aspect littéraire étant le troisième élément fort, notamment les discussions professionnelles entre les deux auteurs). « Le coeur, l'âme et le cerveau de cet échantillon de nature en ruine, à tous les stades de cette ruine, nous ont été exposés dans leur pleine nudité... La tendresse, la rage, la folie, le remords et le chagrin sont tous issus les uns des autres, et liés en une chaîne unique. » « les catacombes de Paris ne seraient pas assez vastes pour abriter le repos des âmes véritablement perdues de Londres, si nous étions tous contraints de descendre, de quitter la lumière, de nous enfoncer dans les ténèbres moisies auxquelles nous appartenons lorsque nous oublions comment vivre correctement parmi les hommes de bien. » « N'imaginez pas que je ne sois pas capable de trouver et d'épouser un autre homme, Wilkie Collins. N'imaginez pas cela une seconde ! — Je ne l'imagine pas une seconde, ma petite saucisse », dis- je en me replongeant dans mon journal. » Par contre, il y a parfois des sauts de temps, d'époques qui sont un peu perturbants. On a de temps en temps l'impression que le roman est un peu surfait: il est bien construit mais le roman s'attache peut-être trop à une vie routinière parfois au point qu'on en oublie sa capacité à l'évasion. Souvent, on est perdu dans des lenteurs mais je m'y suis plu car elles touchaient soit à l'ambiance (Londres crasseuse et Drood), soit à des sujets qui m'intéressaient: les arts, l'hypnotisme, la bonne société (mondaine) tournant autour de Dickens. (Je précise que je n'ai lu aucun Dickens, que j'ai juste vu le film « The invisible woman » parlant de sa relation avec l'actrice Ellen Ternan. En anecdote, je ne connaissais pas le « Christianisme musculaire» découvert dans ces lignes) Alors que certains livres utilisent la longueur pour prendre une autre ampleur, je n'ai pas ressenti ce phénomène ici, on a déjà acquis le style et l'effet rapidement. L'intrigue s'éparpille en plein d'éléments parallèles pas nécessairement essentiels à hue et à dia telle une catacombe labyrinthique. Cela marche si on prend de multiples sujets/intérêts au livre, cela décontenance et affaiblit si on recherche juste une histoire monolithique. On pourrait dire que la mort de la fiction rode dans ces pages, on n'est pas loin du jeu littéraire. Le problème de ce livre est le même qu'une bonne (auto-)suggestion, si on y amène pas du sien, son propre imaginaire, on ratera tout le spectacle et on trouvera qu'il n'y a pas suffisamment d'éléments pour étayer son plaisir. Selon moi, le roman parle de la voie, du cheminement éclairé si possible, cet itinéraire qu'on mène vers une création originale, vers une vie authentique. Outre le thème de la pauvreté, difficile à l'heure actuelle de ne pas voir dans le roman, une métaphore parlant aussi des sans papiers face au « monde du papier ». « Ses lettres antérieures n'avaient-elles pas condamné mon texte final comme « beaucoup trop long », et, accusation plus irritante encore, ne lui avaient-elles pas reproché de « franchir peut-être la limite du mélodrame pur » ? » Voici des exemples du mélange des genres… Horreur: « De son ventre béant s'élevaient les guirlandes grises étirées et brillantes, qui n'étaient pas des guirlandes. » Drood n'est pas sans évoquer Voldemort par sa physionomie. Comédie: « Ils m'ont drogué (…) je ne sais qui a mis de la drogue dans ma pipe d'opium. » « Si c'est quelqu'un qui nous fait une farce et si ce quelqu'un a une tête, je la lui ferai sauter. » Ils entendirent effectivement un gémissement lugubre, « un bruit terrifiant – un bruit humain – et en même temps inhumain ». C'était un mouton asthmatique. Dickens renonça à lui faire sauter la tête. » Clin d'oeil littéraire: « Aimeriez-vous entendre la “Description d'une averse en ville” de Swift? poursuivit-il. J'imagine qu'étant écrivain, Monsieur Wilkie Collins, vous savez que Swift ne songeait pas à une averse de pluie. » Cela va jusqu'à la philosophie, étude sociologique: « Plutôt au contraste entre la souffrance et le luxe. Nous ne conservons qu'un souvenir très général (terrible cependant) de la souffrance, mais nous sommes incapables de nous la remémorer avec précision ; en revanche, nous nous souvenons du luxe jusque dans le moindre détail. » Un roman gothique: « J'arrivais à respirer à travers le canon du pistolet. » « C'était comme si la réalité et la fiction, la vie et la mort, la lumière et son absence absolue tournoyaient dans une danse macabre frénétique. » (À l'image de ce scarabée, cancer qui s'immisce dans vos chairs) Il ne faut pas s'en cacher un thème prépondérant du livre est la mort voire même la déchéance. Ce livre est aussi un exemple de plus qui prouve que c'est libérateur de parler de souffrances que l'on porte en soi, que c'est créateur de parler du mal qu'on porte en soi. L'étude de la société victorienne est assez bien décrite. « La quintessence de la podsnapperie. Qui pourrait bien être la quintessence de notre temps. » (Podsnap: individu pompeux selon Dickens) « Mrs Ternan arborait sa distinction de fraîche date comme un sloop vieillissant à la coque couverte de bernaches. » Je dois dire que dans les personnages annexes, celui de Dradles le maçon fait son effet et je m'y suis attaché dans son style. C'est clairement un personnage bien torché. « Bisque bisque rage ! Je-t'ai-pris-de-hors-e- a-près-le-thé-e ! » Dradles soupira : » Y a des jours où Dradles, il donne au gamin un penny pour qu'il lui balance des cailloux et le ramène chez lui, des fois que Dradles, il oublie de rentrer à la maison pour le thé ou après dix heures. C'est l'heure de mon thé, et on dirait que j'ai oublié d'arrêter la machine qui me le rappelle. » « Oh, ma foi, les noms, c'est important pour les morts, mais c'est pas pour eux, c'est pour nous, les vivants, pas vrai ? répondit Dradles. Y a qu'à l'appeler Yorick. » Au final, je comprends que le lectorat soit partagé sur un tel livre mais pour moi, ce pavé en vaut vraiment la peine. Il a su me toucher de multiples façons. #8232;« Il m'arrive de penser, mon cher Wilkie, que toute ma carrière d'écrivain n'a été que le prolongement de ces minutes passées à fourrer des cerises dans la bouche de ce petit garçon à grosse tête juché sur les épaules de son père. Comprenez-vous ce que je veux dire ? » « J'étais parfaitement indifférent à ce genre d'attaques. Je savais que le livre se vendrait bien. Et peut-être t'ai-je déjà dit, Cher Lecteur, que l'éditeur m'avait versé cinq mille livres – un record à l'époque et pour de longues années à venir – et qu'il me les avait payées avant même que je n'écrive le premier mot de cette histoire. » « Les méchants de L'Ami commun (…) peuvent faire semblant d'être quelqu'un ou quelque chose d'autre, sans cesser pour autant d'être, dans le fond, ce qu'ils sont réellement. Seuls les personnages positifs de ce roman sont dotés d'identités doubles ou multiples qui plongent leur moi intime dans une authentique confusion. Et cette tragique confusion est inévitablement provoquée par une unique forme d'énergie – l'amour. »
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        • Jackydu85 Posté le 12 Août 2017
          D'abord un grand "Ouf" d'avoir terminé ce livre...L'intrigue était bonne au départ mais au fil des pages, rien ne se passe réellement et certains passages auraient pu être condensé, voire totalement évité. Par contre, je me suis bien senti dans l’atmosphère du Londres fin dix-neuvième et dans la peau du narrateur Wilkie Collins mais le final n'était pas au rendez-vous.
        • henrimesquida Posté le 21 Juin 2017
          Voici un roman qui ne m'a pas laissé indifférent, à presque tous les niveaux, me faisant passer du ciel aux enfers, en matière de plaisir de lecture. Mais d'abord un bref mot sur l'écrivain, Dan SIMMONS. Auteur protéiforme, capable de verser dans l'horreur, le policier, la S-F, traduit dans plus de 27 pays, Simmons est surtout connu des amateurs de S-F pour sa saga de Space-Opéra Les Chants d'Hypérion. Ici c'est à un roman aux forts accents historique et fantastique que nous invite SIMMONS. Pourquoi roman historique, parce que l'action de notre roman se situe en plein siècle victorien, époque de l'apogée de l'Empire britannique, et ce dans tous les domaines : militaire, colonial, maritime, économique, scientifique et littéraire. Plus précisément l'histoire se déroule entre les années 1865 et 1870, années importantes pour les deux principaux intervenants du roman, deux personnages célèbres : Wilkie Collins, et un illustre parmi les illustres puisqu'il s'agit ni plus ni moins de Charles Dickens. Un choix plutôt judicieux de la part de l'auteur puisque, du fait de leur existence avérée, ils donnent une sorte de caution réaliste à la fiction qu'il écrit. Ces deux grands auteurs de leur époque, amis, contributeurs et amateurs de cercles et clubs littéraires, auteurs d'essais, de... Voici un roman qui ne m'a pas laissé indifférent, à presque tous les niveaux, me faisant passer du ciel aux enfers, en matière de plaisir de lecture. Mais d'abord un bref mot sur l'écrivain, Dan SIMMONS. Auteur protéiforme, capable de verser dans l'horreur, le policier, la S-F, traduit dans plus de 27 pays, Simmons est surtout connu des amateurs de S-F pour sa saga de Space-Opéra Les Chants d'Hypérion. Ici c'est à un roman aux forts accents historique et fantastique que nous invite SIMMONS. Pourquoi roman historique, parce que l'action de notre roman se situe en plein siècle victorien, époque de l'apogée de l'Empire britannique, et ce dans tous les domaines : militaire, colonial, maritime, économique, scientifique et littéraire. Plus précisément l'histoire se déroule entre les années 1865 et 1870, années importantes pour les deux principaux intervenants du roman, deux personnages célèbres : Wilkie Collins, et un illustre parmi les illustres puisqu'il s'agit ni plus ni moins de Charles Dickens. Un choix plutôt judicieux de la part de l'auteur puisque, du fait de leur existence avérée, ils donnent une sorte de caution réaliste à la fiction qu'il écrit. Ces deux grands auteurs de leur époque, amis, contributeurs et amateurs de cercles et clubs littéraires, auteurs d'essais, de pièces de théâtres (acteurs parfois); bref ces deux parfaits Gentlemen de la bourgeoisie cultivée victorienne, vont être confrontés au troisième larron de ce roman, l'énigmatique, l'insaisissable, et méphitique Drood (Pour l'anecdote Drood est le nom du dernier roman, non achevé de Dickens : Le Mystère d'Edwind Drood ) Ce dernier est l'élément déclencheur de tout le fantastique de l'œuvre, celui qui fait basculer nos deux célèbres auteurs dans des abimes de perplexités, de questionnements et d'horreur. En juin 1865 Dickens, qui se déplaçait souvent en train pour donner des représentations théâtrales de ses propres pièces, a un accident de train. Il fit réellement partie des rares survivants de cette catastrophe qui emporta la quasi-totalité des wagons de première classe dans lesquels il voyageait avec sa suite. Sur le lieu de l'accident il rencontre un homme à l'allure particulière : Drood, sorte de Nosferatu sans nez, aux dents limées en pointes, aux yeux sans paupières.. Voici un portrait peu amène d'une « créature » qui deviendra l'arlésienne de l'histoire, toujours insaisissable, aux desseins obscurs et ésotériques. Les deux personnages sont dès lors liés dans une relation d'interdépendance et de réciprocité qui ne s'expliquera complètement que dans les derniers chapitres de ce long livre. L'histoire en elle-même est racontée par Williams Wilkie Collins. Auteur populaire de son époque, ayant eu, comme beaucoup de ses contemporains, une très forte dépendance au laudanum puis à la morphine afin de gérer les douleurs de sa goutte rhumatismale. Il en résulta une paranoïa qui lui donnait l'impression d'être observé, suivi, puis même de converser avec son double fantomatique, un Doppleganger, l'Autre Wilkie. Élément qui aura une importance cruciale dans l'histoire, ses rapports avec Dickens et Drood. Collins est donc le narrateur de l'histoire, il s'adresse au lecteur, le prenant parfois à témoin, comme si il tenait dans ces mains une sorte de manuscrit sorti des ombres et du temps, offrant de nous livrer enfin ce qui serait vraiment arrivé a Charles Dickens, sur ces cinq dernières années de vie fatidique, quel rôle lui-même joua dans cette tragédie, et quelles furent leur relations complexes. Les quelques 900 pages de l'ouvrage sont une véritable montagne d'informations sur l'époque Victorienne. C'est la première grande force de cet ouvrage, réussir à reconstituer avec véracité cette époque. Rien n'est oublié, de la façon de vivre et de penser des classes aisées (ces fameux gentlemen à l'anglaise, véritable statut social), leur lieux de rencontres et de villégiature, les demeures où ils vivaient. Mais aussi à l'autre bout de l'échelle sociale, la misère extrême des grandes villes, les conditions de vie épouvantables, les atroces nuisances sanitaires qu'entrainaient la concentration d'autant d'êtres humains et d'animaux dans des lieux exigus sans plan de gestion des déchets. C'est une période de l'Histoire qui est passé au tamis de la plume de Simmons, il a d'ailleurs dû faire là un long et fastidieux travail de recherche pour nous donner une image si vivante et réaliste. L'autre Grande force de ce livre c'est cette capacité à préserver presque jusqu'à la fin ce seuil qui existe entre ces deux mondes que sont celui de la réalité et celui de la fiction, distillant par l'entremise du récit de Collins des bribes d'éléments fantastiques au milieu d'une foule de détails crédibles (et pour partie surement vrais) des vies de tous les personnages réels impliqués dans ce récit. Mais, car il y a un mais, la lecture de ce livre n'est pas toujours aussi aisée et fluide que mes propos le laissent à penser. SIMMONS opère une telle surabondance de digressions dans l'évolution du récit principal, qu'il en perd le lecteur. Si l'anecdote a l'avantage de fixer les histoires, les caractères, les vécus des personnages dans la mémoire du lecteur, son usage excessif ne fait que l'éloigner de l'intelligibilité du récit. Si Dickens et Collins sont formidablement tangibles, la cascade de descriptions interminables des aléas de leur quotidien fini tout simplement par être soporifique et ennuyer. Des pages, et des chapitres entiers sont ainsi consacrés au futile et à l'inutile, au superflu et l'improductif, ce qui a profondément contribué à plomber ma lecture. Drood, je le disais dès le début ne vous laissera pas indifférent, soit vous embarquerez avec Collins, jusqu'au bout, malgré les cahots de la route, soit vous resterez sur la bas côté dès le premier arrêt. Au final, je suis plutôt heureux d'avoir été au bout de ce massif de pages, parce que l'idée de base du livre, celle de confronter deux personnages historiques à une réécriture par l'entremise du fantastique d'un évènement de leur vie, possède quelque chose de jubilatoire. En revanche j'espère que vous ne subirez pas, comme moi cette avalanche de description, elles seront peut-être moins rébarbatives et inutiles à vos yeux qu'aux miens. Mais pour la peinture de cette époque, pour le plaisir de suivre Charles Dickens et Wilkie Collins dans leur lente et longue descente aux enfers, pour l'affreux Drood, ce livre vaut vraiment qu'on lui accorde sa chance.
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        • Malahide75 Posté le 19 Février 2017
          Tous deux issus de l’atmosphère si particulière de la capitale anglaise des années 1860, Charles Dickens et Wilkie Collins collaborèrent fréquemment dans leurs productions littéraires, tout en se livrant à une compétition acharnée. Suite à l'accident de train dont est victime Dickens le 9 juin 1865, le destin des deux auteurs va se lier de manière inextricable : Dickens croise à cette occasion un énigmatique personnage, Drood, un homme sans âge, qui semble aspirer la vie des victimes de l'accident de train. Dickens n'aura de cesse de percer le mystère de Drood, le cherchant dans tous les recoins les plus dangereux et les plus sombres de Londres, entraînant avec lui Wilkie Collins, victime de l'ascendance et de l'autorité de son ami. C'est dans les bas-fonds de la capitale que les deux hommes se trouveront confrontés à une réalité qui changera le cours de leurs vies. Énorme. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier l'ouvrage de Dan Simmons. Énorme par sa taille, évidemment, avec plus de 1200 pages et 620 grammes à la balance. Énorme également par l'ambition et le travail de l'auteur qui, après une étude minutieuse du parcours des deux auteurs anglais, livre un roman qui se cale parfaitement dans leurs biographies historiques, tout... Tous deux issus de l’atmosphère si particulière de la capitale anglaise des années 1860, Charles Dickens et Wilkie Collins collaborèrent fréquemment dans leurs productions littéraires, tout en se livrant à une compétition acharnée. Suite à l'accident de train dont est victime Dickens le 9 juin 1865, le destin des deux auteurs va se lier de manière inextricable : Dickens croise à cette occasion un énigmatique personnage, Drood, un homme sans âge, qui semble aspirer la vie des victimes de l'accident de train. Dickens n'aura de cesse de percer le mystère de Drood, le cherchant dans tous les recoins les plus dangereux et les plus sombres de Londres, entraînant avec lui Wilkie Collins, victime de l'ascendance et de l'autorité de son ami. C'est dans les bas-fonds de la capitale que les deux hommes se trouveront confrontés à une réalité qui changera le cours de leurs vies. Énorme. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier l'ouvrage de Dan Simmons. Énorme par sa taille, évidemment, avec plus de 1200 pages et 620 grammes à la balance. Énorme également par l'ambition et le travail de l'auteur qui, après une étude minutieuse du parcours des deux auteurs anglais, livre un roman qui se cale parfaitement dans leurs biographies historiques, tout en se pliant aux canons littéraires de l'époque : roman en feuilletons, dense et précis, témoignage d'une certaine culture, mode de vie et rapports sociaux de cette période. La Londres victorienne est propice à révéler le talent de Dan Simmons pour la littérature d'horreur et le lecteur est entraîné subtilement vers la terreur et la folie, perdant petit à petit ses repères, déjà mis à mal (sauf pour les spécialistes de Dickens et Collins) par l'entrelacement des faits réels historiques et ceux inventés par D. Simmons. Le tout livre donc un « Drood » ambitieux et prodigieux, où le fond et la forme promettent une belle aventure de lecteur... Mais (car il y a un mais...) l'ampleur et la précision documentaire de ce roman lui font fréquemment perdre son supplément d'âme. Trop esthétiques, trop « parfaits », certains passages peinent à impliquer le lecteur émotionnellement. Un coup de mou dans la narration bien dommageable, car il risque de priver le lecteur qui abandonnerait à un final inattendu ! Le talent de Dan Simmons n'est plus à prouver et on savourera ici encore son habilité et son travail, notamment sur sa capacité à décrire des personnages attachants... et détestables.
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        Ils en parlent


        PRESSE

        « Avec Drood, Dan Simmons place la barre au plus haut, au plus insolite aussi. »

        Christine ferniot / Télérama

        "Les 880 pages de son nouveau roman sont parfaitement réussies."

        Arnaud Bordas / LIRE
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