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            Enfant des lieux bannis

            Robert Laffont
            EAN : 9782221111543
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 135 x 215 mm
            Enfant des lieux bannis

            Date de parution : 16/10/2008

            Chanteur et producteur de hip-hop indépendant, Rost est un des artistes les plus respectés dans le rap. Le grand public et les médias généralistes le découvrent avec son association Banlieues actives, créée en 2006 pour inciter les quartiers populaires à aller voter lors des élections de 2007. Depuis, il met...

            Chanteur et producteur de hip-hop indépendant, Rost est un des artistes les plus respectés dans le rap. Le grand public et les médias généralistes le découvrent avec son association Banlieues actives, créée en 2006 pour inciter les quartiers populaires à aller voter lors des élections de 2007. Depuis, il met sa notoriété et sa rage contre l'injustice au service d'actions engagées, interpellant sans relâche les politiques et la société sur les exclus et les quartiers difficiles. Il sait de quoi il parle, il en vient, et c'est ce qu'il raconte ici, sans misérabilisme : comment un petit garçon ayant grandi dans les pires conditions a su se sauver de la " peste des quartiers " ? le fatalisme, le manque d'ambition, les rêves prémâchés, la mort, la prison, la désocialisation…  Ni ange ni démon, mais canaille et lucide : à travers son histoire, Rost donne à lire la réalité des quartiers défavorisés mieux que n'importe quel discours de sociologue, responsabilise la jeunesse de ces quartiers.Né au Togo, il est séparé de ses parents à quatre ans. À onze ans, il débarque à Belleville où il rejoint sa famille entassée à neuf dans un " taudis " de vingt-huit mètres carrés. À douze ans, il prend le nom de Rost, crée son " crew " et devient chef de bande du groupe de tagueurs le plus virulent de la région parisienne : les CMP. Il fait les quatre cents coups au collège comme dans la rue, évolue entre embrouilles et règlements de comptes jusqu'au jour où l'un tourne tragiquement, le faisant définitivement basculer. Las des " embrouilles " sans avenir qui constituent son seul horizon, il choisit de se battre pour percer dans la musique, là où personne ne l'attendait. Qu'il nous raconte sa petite enfance au Togo comme un conteur africain, nous entraîne dans les couloirs de la station Louvre intégralement taguée en une nuit par son " crew ", nous décrive les " flows " de ses premiers raps, sa vie de " sans papiers ", ou sa colère contre le candidat Sarkozy en 2007, lerécit de Rost se distingue par son ton, qui ne laisse jamais indifférent, et par l'attention qu'il porte à l'écriture, lui qui a " toujours refusé la misère culturelle et intellectuelle ".

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            EAN : 9782221111543
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 135 x 215 mm
            Robert Laffont

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Dridjo Posté le 5 Mai 2014
              (Début de l'article...http://www.loumeto.com/spip.php?article422 ) Dans "Enfants des lieux bannis", publié chez Robert Laffont en 2008, Rost entreprend de nous décrire son parcours en quatre actes : De sa naissance togolaise, sa vie rêvée de gamin dans les rues de Kuma dans une fratrie de neuf enfants, à sa vie au Gabon, loin de ses parents pendant quatre ans. C’est le début de la course d’obstacles de sa vie, et aussi l’un de mes plus grands regrets dans ce livre. Le passage "africain" du parcours de Rost m’a frustré car trop vite expédié. Trop vite balayé le "pourquoi" de l’exil forcé de ses parents, les choix qu’ils ont dû faire d’abandonner derrière eux leur fils aînés, la douleur que ça a dû être pour eux. J’ai aimé cette première partie du livre mais peut-être – peut-être seulement – aurait-elle gagné en richesse si Rost avait réussi à obtenir de ses parents la confession de leurs émotions, de leur réalité dans ces moments sans doute marqués par une violence extrême. Au-delà de Rost, le cheminement de son père, de sa mère et leur rapport au Togo sont des sujets que j’aurai adoré lire. Hélas, évidemment, nous sommes... (Début de l'article...http://www.loumeto.com/spip.php?article422 ) Dans "Enfants des lieux bannis", publié chez Robert Laffont en 2008, Rost entreprend de nous décrire son parcours en quatre actes : De sa naissance togolaise, sa vie rêvée de gamin dans les rues de Kuma dans une fratrie de neuf enfants, à sa vie au Gabon, loin de ses parents pendant quatre ans. C’est le début de la course d’obstacles de sa vie, et aussi l’un de mes plus grands regrets dans ce livre. Le passage "africain" du parcours de Rost m’a frustré car trop vite expédié. Trop vite balayé le "pourquoi" de l’exil forcé de ses parents, les choix qu’ils ont dû faire d’abandonner derrière eux leur fils aînés, la douleur que ça a dû être pour eux. J’ai aimé cette première partie du livre mais peut-être – peut-être seulement – aurait-elle gagné en richesse si Rost avait réussi à obtenir de ses parents la confession de leurs émotions, de leur réalité dans ces moments sans doute marqués par une violence extrême. Au-delà de Rost, le cheminement de son père, de sa mère et leur rapport au Togo sont des sujets que j’aurai adoré lire. Hélas, évidemment, nous sommes dans une autobiographie, le moi est de rigueur, c’est l’écueil de l’exercice (voir plus haut) qui, dès le début du livre pointe son nez. Le second acte conte une période d’insertion du jeune Rost (environ dix ans) dans son nouvel environnement français. Et, sous-jacent, on lit la faillite de l’accompagnement que ce soit de la part du système éducatif ou des parents. Un gamin qui déboule dans une nouvelle vie sans "mentor" pour lui donner les codes, l’épaule et être un soutien ; alors il apprend de façon violent. Rost est grand et plus costaud que la moyenne, donc il répond à la violence verbale par des uppercuts, puis découvre le tag comme exutoire. Ma question est : que serait-il advenu de lui s’il avait été gamin frêle, chétif et donc privé de la réponse brutale ? Un dépressif suicidaire ? Un psychopathe tueur en série ? Cette seconde partie du parcours de Rost, entre bastons générales et tags sauvages dans les couloirs du métro, est le symbole de la faillite des adultes. Quand, dans la troisième partie de son parcours, Rost passe du tag au rap, on rejoint un parcours un peu plus "classique" des artistes de l’urbanité occidentale. Rost dépeint bien la rage qui habite le jeune qu’il était et la nécessité de trouver un mode d’expression personnel. L’ironie c’est que l’on est dans la partie "rap" de sa vie mais aussi dans une zone égotrip assez forte dans le livre. Les "j’ai fait", "j’ai donné", "j’ai vendu"… deviennent vite agaçant. Bien que la description de ses combats soit intéressante, les notions de combats et de persévérance de bon aloi ; impossible d’ignorer le nombrilisme de l’auteur. Nous sommes là bien dans une autobiographie. L’engagement politique de Rost est décrit dans la 4ème partie et c’est là une des choses les plus intéressantes dans le parcours de l’auteur. La création de son association "Banlieue active", ses combats et, surtout, Rost rend hommage à un grand nombre de personne qui lui ont tendu la main et c’est là quelque chose de louable, même si, je pense, qu’une plus grande place aurait pu être donnée à ses partenaires de tous les jours, ceux qui allaient au carton avec lui. Le sentiment, cependant, qui m’habite en lisant ses cris du cœur à la citoyenneté et à la république, c’est qu’ils ne servent pas à grand-chose. Le public qui devrait être touché par ses mots n’est pas – ou si faiblement – un lectorat actif un peu comme il n’est électorat actif. Et les autres, ceux qui liront ses confessions d’engagées, ont déjà – souvent – eu une réflexion sur ses sujets là. Oui, j’ai des tendances pessimistes quand je lis des engagements "gourou-like" plein de bons sentiments et un tantinet donneur de leçon. Mais il en faut. Même si cela ne devait toucher qu’un ado sur mille, ça en vaut la peine. Ne nous trompons pas, ce n’est pas là – à mon avis – l’œuvre d’un écrivain à qui l’on demanderait des exploits littéraires. La narration est faite avec une langue familière assez banale, et faible par moment, mais qui colle à l’atmosphère entourant le personnage. Il est dommage qu’un éditeur aussi important que Robert Laffont n’ait pas aidé l’auteur à retravailler le texte pour l’aider à se défaire de la multiplication de "verbes pauvres" (dire, faire, trouver…) et donner une plus grande richesse à son style. Cependant je termine ce livre avec le sentiment que Rost est tombé dans tous les écueils qui me font fuir les autobiographies et que malgré cela j’ai eu plaisir à le découvrir à travers son parcours. Le livre se lit vite, sans ennui grâce au dynamisme de l’écriture. Ce récit mérite d’être lu et, surtout, donné à lire aux jeunes de tout horizon socio-culturel parce que ceux qui se battent, persévèrent et gagnent leurs combats mériteraient d’être toujours ceux qui servent d’exemple. Vœux pieux. (Suite... http://www.loumeto.com/spip.php?article422)
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