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Il était minuit cinq à Bhopal

Robert Laffont
EAN : 9782221091319
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 448
Format : 153 x 240 mm
Il était minuit cinq à Bhopal

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Date de parution : 15/03/2001

Dominique Lapierre nous emmène dans l'Inde des maharajas et l'Amérique de la haute technologie pour nous raconter l'une des plus grandes tragédies industrielles de l'histoire.

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, se produisait dans l'antique cité indienne de Bhopal la plus grande catastrophe industrielle de l'histoire: une fuite de gaz toxiques dans une usine de pesticides, qui fit entre seize et trente mille morts et cinq cent mille blessés… Ce livre raconte...

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, se produisait dans l'antique cité indienne de Bhopal la plus grande catastrophe industrielle de l'histoire: une fuite de gaz toxiques dans une usine de pesticides, qui fit entre seize et trente mille morts et cinq cent mille blessés… Ce livre raconte l'extraordinaire aventure humaine et technologique qui a abouti à cette catastrophe. C'est une fresque d'amour, d'héroïsme, de folie et d'espérance où se télescopent des centaines de personnages, de situations, d'aventures. Un paysan indien chassé de sa terre par une nuée de pucerons assassins – Trois entomologistes new-yorkais qui inventent un pesticide miracle – Un géant de la chimie qui trouve le gaz nécessaire à sa fabrication – De jeunes ingénieurs d'Occident voulant supprimer les famines du tiers-monde – Une usine manipulant les produits les plus toxiques de l'industrie chimique et se croyant «aussi innocente qu'une fabrique de chocolats» – Le rêves, les joies et les fêtes des damnés d'un bidonville – Une mystérieuse cité orientale au cœur des «Mille et Une Nuits» – Des descendants de maharajas et des eunuques qui ensorcellent des expatriés de Virginie – Un journaliste visionnaire qui prêche dans le désert – Un ouvrier fou de poésie qui déclenche l'apocalypse – Des médecins héroïques qui s'empoisonnent en ranimant les victimes par le bouche à bouche – Une jeune Indienne qui échappe aux flammes d'un bûcher grâce à la petite croix qu'elle porte autour du cou… Et une multitude d'autres épisodes chargés de suspense et de rebondissement.«Il était minuit cinq à Bhopal», une tragédie vraie au cœur de notre temps qui est un avertissement à tous les apprentis sorciers qui menacent l'avenir de notre planète.

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EAN : 9782221091319
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 448
Format : 153 x 240 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Shabanou Posté le 12 Novembre 2019
    " Il était minuit cinq à Bhopal" de Dominique Lapierre et Javier Moro (572 p) Ed.Pocket Bonjour les fous de lectures... Voici la chronique effrayante d'une catastrophe annoncée!! Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, s'est produit, à Bhopal, la plus grande catastrophe industrielle de l'histoire. S'y était installée, des années plus tôt, une usine fabriquant des pesticides. Une fuite de gaz toxique fera entre 16 000 et 30 000 morts ( recensement difficile en Inde) et plus de 500 000 blessés. Les générations actuelles souffrent encore des conséquences de cette catastrophe. Ce livre retrace l'histoire de cette catastrophe, depuis l'installation de l'usine par des ingénieurs américains, (usine qui était porteuse d'espoir pour un grand nombre de locaux et de paysans), jusqu'aux négligences successives et la fin apocalyptique. Il aura fallu plus de trois ans aux auteurs pour rassembler les différents indices et témoignages permettant la réalisation de ce livre témoignage. Récit d'une tragédie qui se lit en apnée et qui ne donne pas envie de jour aux apprentis sorcier. N'hésitez pas à vous plonger dans l'inde colorée ou tradition côtoie modernité, ou les bidonvilles sont souvent trop proche du danger.... Mosanto y veille! lecture vivement recommandée.
  • bdelhausse Posté le 19 Juillet 2019
    Au risque de choquer, je me risquerai à comparer Bhopal au 11 Septembre... OK, on ne peut pas comparer. Bien sûr, le terrorisme est une abomination. Et Bhopal n'est pas le fruit de fous de dieu... c'est le résultat du fous du capitalisme débridé, de la loi du profit immédiat, du risque négligé. Dominique Lapierre a eu son heure de gloire avec la Cité de la Joie, dont on a tiré un film, très kleenex, avec Patrick Swayze au mieux de sa forme. Ici, Dominique Lapierre prend son bâton de pèlerin et nous raconte l'histoire d'une catastrophe annoncée. Nous suivons une famille pauvre qui pense avoir trouvé l'eldorado en s'installant dans un bidonville à deux pas d'une fantastique usine de l'Union Carbide. Cette multinationale, leader en biochimie, va produire un insecticide qui est supposé régler tous les problèmes de l'Inde, géant démographique qui n'arrive pas à décoller sur le plan économique et enchaîne les famines. Dominique Lapierre fait un récit froid et rationnel la plupart du temps. On ne peut pas lui en vouloir de nous tirer quelques larmes (de colère, principalement, dans mon cas). Il fait la part des choses et nous raconte pas à pas l'origine d'une des pires catastrophes... Au risque de choquer, je me risquerai à comparer Bhopal au 11 Septembre... OK, on ne peut pas comparer. Bien sûr, le terrorisme est une abomination. Et Bhopal n'est pas le fruit de fous de dieu... c'est le résultat du fous du capitalisme débridé, de la loi du profit immédiat, du risque négligé. Dominique Lapierre a eu son heure de gloire avec la Cité de la Joie, dont on a tiré un film, très kleenex, avec Patrick Swayze au mieux de sa forme. Ici, Dominique Lapierre prend son bâton de pèlerin et nous raconte l'histoire d'une catastrophe annoncée. Nous suivons une famille pauvre qui pense avoir trouvé l'eldorado en s'installant dans un bidonville à deux pas d'une fantastique usine de l'Union Carbide. Cette multinationale, leader en biochimie, va produire un insecticide qui est supposé régler tous les problèmes de l'Inde, géant démographique qui n'arrive pas à décoller sur le plan économique et enchaîne les famines. Dominique Lapierre fait un récit froid et rationnel la plupart du temps. On ne peut pas lui en vouloir de nous tirer quelques larmes (de colère, principalement, dans mon cas). Il fait la part des choses et nous raconte pas à pas l'origine d'une des pires catastrophes industrielles, lorsque l'usine à l'arrêt va libérer un nuage mortel (d'acide cyanhydrique, si mes souvenirs sont bons). Entre l'Union Carbide qui ne révélera jamais quel produit est fabriqué dans l'usine (ni sa formule chimique même au plus fort de l'intoxication) et les officiels indiens corrompus, on a aussi les ingénieurs incompétents, mal formés, les dirigeants qui ne sont pas à leur place, les décideurs publics ou privés qui ne mesurent pas l'ampleur du problème, les courageux qui se défilent, les inconscients qui sauveront des vies au péril de la leur... Il faut lire ce livre. Il faut l'intégrer. Le digérer. Et se dire que c'est encore possible. Songeons à l'écroulement de cette manufacture textile au Bengladesh (où des enfants travaillaient pour des firmes de haute couture européennes). Le récit de Dominique Lapierre est celui de la folie des hommes, de l'inconscience, de la dilution des responsabilités, de la fuite en avant d'une industrie non contrôlée (ou plutôt où les contrôleurs sont aussi parties prenantes dans le processus, juges et parties...). Union Carbide a fait faillite suite à cette catastrophe (il y a une sorte de justice...). Le récit étant écrit en 2001, Dominique Lapierre aurait pu ajouter bien des infos, car les séquelles sont encore bien là. Les malformations se transmettent. L'Inde est toujours corrompue. Les responsables de cette catastrophe ne seront jamais inquiétés. Les victimes jamais indemnisées. L'hôpital qui a fini par être construit pour soigner des survivants (victimes d'insuffisances respiratoires et d'autres maux) est situé à l'autre bout de Bhopal, et les moyens de transport ne permettent pas de s'y rendre à moindre coût. Mentionnons que Dominique Lapierre et Javier Moro ont cédé une partie des droits d'auteur pour financer des actions humanitaires à Bhopal. Un grand monsieur, ce Dominique Lapierre.
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  • Elusor Posté le 17 Novembre 2018
    À lire absolument, pour voir se dérouler sous nos yeux, scrupuleusement documentée par les auteurs, l'histoire annoncée de la catastrophe enclenchée par la somme de l'arrogance des scientifiques et des capitalistes, qui croyaient pouvoir maîtriser des molécules au pouvoir de destruction inouï. Le Sevin, pesticide miracle, avait comme composante le MIC, Isocyanate de méthyle, un gaz instable qui devait être gardé à une température de 0 degré et en tout temps protégé de toute contamination, à défaut de quoi il pouvait s'emballer, expandre, faire exploser son réservoir et se répandre dans l'air en se transformant, notamment, en cyanure gazeux. Devinez la suite, lorsque la belle usine de Sevin bâtie par Union Carbide à Bhopal en Inde s'est avérée non rentable, toutes les mesures de sécurité furent abandonnées et l'inévitable arriva. Des dizaines de milliers d'Indiens de Bhopal moururent de manière atroce ou survécurent de manière atroce au nuage délétère de cyanure qui traversa leur ville une nuit de décembre 1984. Évidemment, les plus pauvres furent les plus nombreux à être exposés. Un fait qui me fascine, c'est que la Union Carbide avait le même procédé à son usine américaine en Virginie de l'ouest, et stockait des quantités encore bien plus grandes... À lire absolument, pour voir se dérouler sous nos yeux, scrupuleusement documentée par les auteurs, l'histoire annoncée de la catastrophe enclenchée par la somme de l'arrogance des scientifiques et des capitalistes, qui croyaient pouvoir maîtriser des molécules au pouvoir de destruction inouï. Le Sevin, pesticide miracle, avait comme composante le MIC, Isocyanate de méthyle, un gaz instable qui devait être gardé à une température de 0 degré et en tout temps protégé de toute contamination, à défaut de quoi il pouvait s'emballer, expandre, faire exploser son réservoir et se répandre dans l'air en se transformant, notamment, en cyanure gazeux. Devinez la suite, lorsque la belle usine de Sevin bâtie par Union Carbide à Bhopal en Inde s'est avérée non rentable, toutes les mesures de sécurité furent abandonnées et l'inévitable arriva. Des dizaines de milliers d'Indiens de Bhopal moururent de manière atroce ou survécurent de manière atroce au nuage délétère de cyanure qui traversa leur ville une nuit de décembre 1984. Évidemment, les plus pauvres furent les plus nombreux à être exposés. Un fait qui me fascine, c'est que la Union Carbide avait le même procédé à son usine américaine en Virginie de l'ouest, et stockait des quantités encore bien plus grandes de MIC, sans que les habitants à proximité aient l'information que cette odeur de chou bouilli typique du MIC représentait un danger si grand.
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  • Avoslivres Posté le 28 Mai 2018
    J’ai adoré cette lecture ! Un roman bouleversant, qui traite d’un sujet malheureusement encore actuel, celui des géants industriels de pesticides et leur impact sur la population. Dans ce livre, nous revivons le tragique accident de décembre 1984 à Bhopal en Inde, à travers la dureté de la vie des Bhopalis, notamment ceux des bidonvilles jouxtant cette usine chimique. Alors, oui, ce livre s’apparente parfois à un reportage plutôt qu’à un texte romancé, mais cela ne constitue en aucun cas une gêne dans notre lecture. Une fois terminée, nous ne serons pas de petits chimistes en toxicologie, ni en pesticide, mais il est vrai que j’ai pris plaisir à en savoir plus à ce sujet. Les auteurs ont vraiment bien construit ce roman, afin de ne pas perdre le lecteur en cours de route, que ce soit du point de vue économique, culturel ou environnemental. J’ai vraiment aimé ma lecture, ces frissons dans le dos en pensant que tout cela s’est réellement passé, cette attente latente jusqu’à la catastrophe que l’on connait, cet attachement aux personnages alors que l’on soupçonne la triste finalité. A mon sens, l’histoire est contée de façon objective, même si parfois, on ressent nettement l’aversion de nos auteurs pour... J’ai adoré cette lecture ! Un roman bouleversant, qui traite d’un sujet malheureusement encore actuel, celui des géants industriels de pesticides et leur impact sur la population. Dans ce livre, nous revivons le tragique accident de décembre 1984 à Bhopal en Inde, à travers la dureté de la vie des Bhopalis, notamment ceux des bidonvilles jouxtant cette usine chimique. Alors, oui, ce livre s’apparente parfois à un reportage plutôt qu’à un texte romancé, mais cela ne constitue en aucun cas une gêne dans notre lecture. Une fois terminée, nous ne serons pas de petits chimistes en toxicologie, ni en pesticide, mais il est vrai que j’ai pris plaisir à en savoir plus à ce sujet. Les auteurs ont vraiment bien construit ce roman, afin de ne pas perdre le lecteur en cours de route, que ce soit du point de vue économique, culturel ou environnemental. J’ai vraiment aimé ma lecture, ces frissons dans le dos en pensant que tout cela s’est réellement passé, cette attente latente jusqu’à la catastrophe que l’on connait, cet attachement aux personnages alors que l’on soupçonne la triste finalité. A mon sens, l’histoire est contée de façon objective, même si parfois, on ressent nettement l’aversion de nos auteurs pour l’entreprise Union Carbide. Mais quel lecteur contesterait leur point de vue ? J’ai aussi été surprise par l’évocation de Monsanto dans ce roman. Pour moi, cette entreprise actuelle incarne totalement la Carbide d’il y a 40 ans. Un livre à lire, que ce soit pour notre culture ou notre futur…
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  • cathielablanche Posté le 10 Mai 2018
    J'ai adoré comme tous les livres de lapierre j'ai appris énormément
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