Lisez! icon: Search engine
EAN : 9782221217962
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 232
Format : 135 x 215 mm
La nuit a dévoré le monde
Date de parution : 01/03/2018
Éditeurs :
Robert Laffont

La nuit a dévoré le monde

Date de parution : 01/03/2018
L’humanité a atteint le stade ultime de la décadence et de la cruauté. La prochaine étape était logique : la planète est désormais aux mains de monstres sans pitié et sans conscience.

Une épidémie a changé la plupart des êtres humains en créatures avides de chair et de sang. On a vite compris leur nature : ce sont des zombies. Rien n’a...

Une épidémie a changé la plupart des êtres humains en créatures avides de chair et de sang. On a vite compris leur nature : ce sont des zombies. Rien n’a pu les arrêter, ni la police ni l’armée. Ils ont tout ravagé. Antoine Verney est un survivant, par hasard. Il...

Une épidémie a changé la plupart des êtres humains en créatures avides de chair et de sang. On a vite compris leur nature : ce sont des zombies. Rien n’a pu les arrêter, ni la police ni l’armée. Ils ont tout ravagé. Antoine Verney est un survivant, par hasard. Il n’a rien d’un héros. Il se retrouve à la fois prisonnier et protégé dans un immeuble parisien, alors que dans les rues les morts-vivants pourchassent les derniers humains.
Du haut de sa tour, tel Robinson sur son île, Antoine apprend à survivre et se confronte à la terreur. Armé d’un fusil, il découvre avec surprise qu’il peut tuer, et qu’il a même un certain talent pour ça. C’est un double combat qu’il va devoir mener, pour s’inventer une nouvelle vie, douce et fantaisiste, et ne pas sombrer dans la folie.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221217962
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 232
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • HundredDreams Posté le 11 Mai 2022
    Je ne pensais pas un jour lire un roman d'horreur avec des zombies, mais c'est sans compter mes ami.es de Babelio qui m'ont convaincue de lire le petit roman de Martin Page. Avec « La nuit a dévoré le monde », je suis sortie de ma zone de confort, et même si ce n'est pas un roman coup de coeur, j'ai passé un très agréable moment. Merci à eux. * Antoine Verney, un jeune écrivain de romans à l'eau de rose, se rend à une soirée privée organisée par une amie. Mais ne connaissant personne, il finit par s'éloigner de la fête et s'isole dans la bibliothèque. Là, au milieu des livres, abruti par l'alcool, il s'endort pendant que la fête continue. A son réveil, il découvre l'appartement vide hormis un cadavre décapité, saccagé, maculé de traces sanguinolentes. En jetant un coup d'oeil dans la rue par la fenêtre, il découvre que tous les humains se sont transformés en morts-vivants et se livrent à des actes d'anthropophagie, traquant les derniers survivants affolés qui tentent de s'échapper. Le jeune homme décide alors de s'organiser en se retranchant dans l'appartement de son amie. « J'ai toujours su que les gens étaient des monstres. Alors qu'ils soient aujourd'hui... Je ne pensais pas un jour lire un roman d'horreur avec des zombies, mais c'est sans compter mes ami.es de Babelio qui m'ont convaincue de lire le petit roman de Martin Page. Avec « La nuit a dévoré le monde », je suis sortie de ma zone de confort, et même si ce n'est pas un roman coup de coeur, j'ai passé un très agréable moment. Merci à eux. * Antoine Verney, un jeune écrivain de romans à l'eau de rose, se rend à une soirée privée organisée par une amie. Mais ne connaissant personne, il finit par s'éloigner de la fête et s'isole dans la bibliothèque. Là, au milieu des livres, abruti par l'alcool, il s'endort pendant que la fête continue. A son réveil, il découvre l'appartement vide hormis un cadavre décapité, saccagé, maculé de traces sanguinolentes. En jetant un coup d'oeil dans la rue par la fenêtre, il découvre que tous les humains se sont transformés en morts-vivants et se livrent à des actes d'anthropophagie, traquant les derniers survivants affolés qui tentent de s'échapper. Le jeune homme décide alors de s'organiser en se retranchant dans l'appartement de son amie. « J'ai toujours su que les gens étaient des monstres. Alors qu'ils soient aujourd'hui des zombies, ça n'est qu'une confirmation. La métaphore s'est incarnée. Et je suis bien décidé à vendre cher ma peau. » Comment ne pas devenir fou ? La peur, la mort qui rode, violente, sournoise, la solitude, la claustration, sont autant de raisons de perdre la raison. Mais vivre reclus se prête à son caractère solitaire et asocial. Il pense être à l'abri, mais chaque jour qui passe l'amène à s'interroger sur son propre salut, celui de sa famille, de son ancienne compagne, des survivants. « le plus dur, c'est de ne pas savoir ce que sont devenus ceux que j'aime. Ils ne sont pas nombreux : mon coeur est un désert. » * Antoine n'est pas un héros au sens où on l'entend. Au contraire, c'est un homme plutôt atypique pour un tel roman, pragmatique, timide, peu sociable, indifférent aux autres et même narcissique. L'auteur analyse très finement l'impact qu'a cette situation émotionnelle extrême sur l'état de stress et les réactions du jeune homme qui évolue au fil des jours : cela commence par un sentiment de terreur, puis l'affolement fait place à d'autres émotions, d'autres sentiments, la confusion, la détresse, le désespoir, [masquer] la folie, … l'envie de mourir, de vivre, la résilience.[/masquer] « Il m'a fallu un mois pour comprendre que les zombies ne sont pas le vrai danger. Je suis mon pire ennemi. Les zombies ne peuvent franchir les trois étages, ils ne peuvent défoncer la porte. Par contre, ils courent dans ma conscience comme s'ils en avaient toutes les clés. Ils sont à l'intérieur de moi et il n'y a rien de plus effrayant. À quoi bon vivre dans un tel monde ? À quoi bon vivre si on est seul ? Ceux que j'aimais sont morts. À certains moments, je pense me laisser contaminer : devenir l'un d'eux, céder au conformisme. Il suffirait d'une morsure. Ils m'attirent comme le vide attire celui qui souffre du vertige. Je me sens aimanté, j'ai envie de me jeter dans leurs griffes et qu'ils me mettent en charpie, qu'ils me réduisent à l'état de masse informe et sanglante. Et me fassent disparaître. Ce ne sont pas seulement des démons. Ce sont mes démons, et ils m'obsèdent. Je suis terrifié par la place qu'ils prennent dans ma tête. » La fin réserve de belles surprises. « Je ne me fais pas de soucis, l'espèce humaine survivra. Nous sommes les véritables cafards du monde : increvables. Mais la Terre ne nous appartient plus, nous en avons rendu les clés. » * Ce qui m'a surprise dans ce récit, c'est cette atmosphère relativement calme par rapport au contexte extrêmement violent. Les scènes présentées dans le roman ne sont pas tournées vers le gore, même s'il y a des attaques répétées de la part des zombies. Je pensais qu'il faudrait avoir le coeur bien accroché à la lecture de certains passages, mais ce n'est pas du tout le cas. L'auteur a créé véritablement deux espaces dans ce roman : l'appartement et l'extérieur de l'immeuble, peuplé de zombies en quête de nourriture. C'est donc un roman plutôt introspectif. Antoine analyse sa vie passée, les causes de ses déboires, les raisons et les conditions de sa survie. « Savoir que l'on est comestible, ça rend vivant. » Le récit, rédigé à la première personne du singulier de l'indicatif présent, permet de partager la vision, la perception des faits et les émotions du narrateur dans un monde devenu hostile. En s'identifiant à lui, il nous donne l'impression de vivre avec lui ces événements. * Que s'est-il passé pendant cette nuit de beuverie ? L'auteur laisse planer le doute sur les raisons de la transformation des hommes en zombies, ce qui lui permet de se concentrer davantage sur des réflexions philosophiques intéressantes en lien avec notre humanité, la différence, la solitude, les souvenirs, la mort, le deuil. « D'ou viennent-ils ? Sont-ils le fruit d'expériences de l'armée américaine ? Une mutation naturelle de l'espèce ? Un virus ? Je ne suis pas biologiste, je ne compte pas faire de prélèvements. Ne pas savoir est une chance : la vérité est soit trop laide, soit trop banale. Il vaut mieux imaginer les mille explications possibles. C'est comme le big bang : on ne sait pas, et c'est tant mieux. » Ce huis-clos, sous la forme d'un journal intime, prend aussi une forme engagée par ses idées sur notre société en déclin, la violence des rapports humains, la relation de l'homme avec son milieu naturel et notre impact sur l'environnement et la nature. « C'est la fin du monde, ou plutôt du monde tel que nous le connaissions, tel que nous l'avions domestiqué et vaincu. * Pour conclure, avec des chapitres courts et rythmés, cette lecture plaisante et rapide échappe au cliché un peu trop redondant des romans de zombies. Ce roman est à découvrir, il peut plaire non seulement à tous les amateurs de romans de zombies, mais à tous ceux et celles qui aiment les huis-clos et les romans psychologiques.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Tchev Posté le 30 Avril 2022
    Bruit. Le réveil plonge Antoine Verney dans un drôle de rêve : le sang sur les murs et sur les vêtements lui semblent tout droit venir d’une catastrophe. Dehors, le bruit se répand, les pas lourds et lents, les cris. Antoine se penche par la fenêtre, pour regarder la rue : la masse difforme des crânes et des lambeaux de tissus flotte, lentement. Les médias s’affolent, encore quelques instants. Antoine augmente le son. Bruit. Nuit. La journée est finie. Doit-il craindre un éternellement recommencement ? Quel mot doit-il employer pour parler des nouveaux habitants des rues ? Les monstres ? Les zombies ? Les revenants ? Antoine est resté chez lui, barricadé derrière ses murs. Est-il le dernier survivant de l’espèce humaine ? Il se repenche à la fenêtre, observant ces êtres qui déambulent sans cesse, à la recherche d’une chair fraîche. Nuit. Mur. Le bruit revient. Les zombies cognent aux murs, sentant la chair d’Antoine. Il les tient à distance, cette masse indénombrable et infinie. La dernière radio a cessé d’émettre. Il est seul au milieu de la mer. Et une vague déchiquetée est prêtre à s’abattre sur lui. Et à l’intérieur de chez lui, une autre vague se prépare, plus... Bruit. Le réveil plonge Antoine Verney dans un drôle de rêve : le sang sur les murs et sur les vêtements lui semblent tout droit venir d’une catastrophe. Dehors, le bruit se répand, les pas lourds et lents, les cris. Antoine se penche par la fenêtre, pour regarder la rue : la masse difforme des crânes et des lambeaux de tissus flotte, lentement. Les médias s’affolent, encore quelques instants. Antoine augmente le son. Bruit. Nuit. La journée est finie. Doit-il craindre un éternellement recommencement ? Quel mot doit-il employer pour parler des nouveaux habitants des rues ? Les monstres ? Les zombies ? Les revenants ? Antoine est resté chez lui, barricadé derrière ses murs. Est-il le dernier survivant de l’espèce humaine ? Il se repenche à la fenêtre, observant ces êtres qui déambulent sans cesse, à la recherche d’une chair fraîche. Nuit. Mur. Le bruit revient. Les zombies cognent aux murs, sentant la chair d’Antoine. Il les tient à distance, cette masse indénombrable et infinie. La dernière radio a cessé d’émettre. Il est seul au milieu de la mer. Et une vague déchiquetée est prêtre à s’abattre sur lui. Et à l’intérieur de chez lui, une autre vague se prépare, plus ravageuse que la mort, plus mortelle que les zombies. Mur. Seul. Voilà Antoine enfermé dans ses murs. Il doit bouger, continuer d’exister. Rester sur place, c’est mourir. Mais mourir, ce n’est pas le pire, le pire, c’est qu’il ne lui arrive plus rien. Seul.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Bartzella Posté le 23 Mars 2022
    « Savoir que l'on est comestible, ça rend vivant. Je vous le garantis. » Belle petite surprise de dernière minute ! Merci beaucoup à Patlancien pour cette sympathique découverte, sans qui je n'aurais sans doute jamais entendu parler de ce roman. Voilà une histoire de zombies surprenante, qui ne ressemble pas à ce que j'ai déjà lu auparavant. Je l'ai trouvée fort rafraîchissante, toutefois ! Rien de trop « gore » mais un brin angoissant, quand même. Une atmosphère haute-tension. En peu de pages, Antoine (notre personnage principal) décrit bien les conséquences de la catastrophe qui ravage non seulement Paris mais, selon ce qui est diffusé à la radio, à bien plus large échelle. Les villes tombent les unes après les autres. C'est par un coup de chance si lui est épargné au début des événements. « Je pense aux raisons qui font que je m'en suis sorti. Pourquoi moi ? Sans doute mon asocialité a été déterminante, je n'avais personne à sauver, je ne tenais même pas assez à ma vie pour tenter de m'enfuir. (...) Je n'avais rien à perdre, contrairement à tous ceux qui avaient un métier, un appartement, des choses, une femme, une famille, qui réussissaient... « Savoir que l'on est comestible, ça rend vivant. Je vous le garantis. » Belle petite surprise de dernière minute ! Merci beaucoup à Patlancien pour cette sympathique découverte, sans qui je n'aurais sans doute jamais entendu parler de ce roman. Voilà une histoire de zombies surprenante, qui ne ressemble pas à ce que j'ai déjà lu auparavant. Je l'ai trouvée fort rafraîchissante, toutefois ! Rien de trop « gore » mais un brin angoissant, quand même. Une atmosphère haute-tension. En peu de pages, Antoine (notre personnage principal) décrit bien les conséquences de la catastrophe qui ravage non seulement Paris mais, selon ce qui est diffusé à la radio, à bien plus large échelle. Les villes tombent les unes après les autres. C'est par un coup de chance si lui est épargné au début des événements. « Je pense aux raisons qui font que je m'en suis sorti. Pourquoi moi ? Sans doute mon asocialité a été déterminante, je n'avais personne à sauver, je ne tenais même pas assez à ma vie pour tenter de m'enfuir. (...) Je n'avais rien à perdre, contrairement à tous ceux qui avaient un métier, un appartement, des choses, une femme, une famille, qui réussissaient mieux que moi en dépit de l'atrophie de leur coeur et de leur morale, et souvent de leur talent. (...) Plus profondément, je crois que j'ai survécu parce que j'étais à part. » Il n'est pas chez lui mais dans l'appartement d'une amie, à Montmartre, celle-ci ayant fait une fête chez elle la veille au soir. À son réveil le 1er mars, le monde a basculé. Bien vite, sa gueule de bois passera; il sera dans l'obligation de se barricader sur place, son balcon étant son seul contact avec l'extérieur. du troisième étage, Antoine est témoin de ce qui se déroule plus bas dans les rues, il a compris que sortir était bien plus dangereux. « Certains résistent encore. Mais tous font la même erreur : ils finissent par vouloir s'échapper, ils sortent de leur planque, de leur immeuble. Ils ne vont pas loin. » Antoine ignore tout de ce qui s'est passé. Comment et pourquoi ? « D'où viennent-ils ? Sont-ils le fruit d'expériences de l'armée américaine ? Une mutation naturelle de l'espèce ? Un virus ? Je ne suis pas biologiste, je ne compte pas faire de prélèvements. Ne pas savoir est une chance : la vérité est soit trop laide, soit trop banale. » Il doit maintenant se débrouiller avec les conséquences affreuses d'une invasion qui grossit de jour en jour. Heureusement, Antoine a de la chance d'être tombé sur un immeuble chic et bien garni. L'appartememnt de son amie Stella est vaste, luxueux, confortable, décoré avec goût et surtout, bien approvisionné en produits alimentaires non seulement en quantité mais de choix ! Bouteilles de vin et de champagne au menu à volonté ! Parfait pour durer un bon moment...Tout en organisant sa survie dans l'immeuble de sept étages (chacun comptant quatre appartements) et bien qu'étant assez bien équipé au début en ressources en tout genre, il doit vivre avec la peur constante de se faire dévorer. « Je les observe, j'espère ainsi m'habituer à leur apparence, comme ces arachnophobes à qui on apprend à côtoyer des araignées. Je n'ai pas le choix. Je dois dompter ma peur. Ils sont ma réalité maintenant. Ils sont la Nature. » Et plus le temps passe, plus son confinement devient difficile psychologiquement. Antoine tente du mieux qu'il le peut d'instaurer une routine dans ses journées, pour ne pas perdre le fil...ni l'esprit. Chaque jour est un combat. le temps ne compte plus mais chaque jour reste pourtant une course contre la montre. Les morts n'ont rien d'autre à faire que de pourchasser sans fin les vivants. Peu à peu, le nombre de proies diminue tandis que celui des chasseurs augmente exponentiellement. C'est comme si on vivait pour attendre la fin... « La mort est face à moi. Je sens sa présence physique. Je suis sur son territoire. Je ne m'en sortirai pas. À certains moments, je suis tellement tétanisé que j'oublie de respirer. » On avance à tâtons, sans jamais se douter de ce qui se passera demain, dans deux minutes. C'est angoissant, on ressent bien toute la pression qu'Antoine subit. En même temps, c'est un personnage courageux et bien organisé. Il a peur mais ne se laisse pas abattre. Il parvient à trouver une lueur d'espoir dans sa vie malgré le foutoir dans lequel il est. Il réussit à tirer du bon de chaque journée et à se payer des petits plaisirs quand même. Dans le monde tel qu'il est devenu, Antoine profite de la vie du mieux qu'il peut. On vit au jour le jour sans rien pouvoir prévoir, sans savoir à quoi s'attendre. Pas beaucoup de retours dans le passé, pas le temps pour cela, il y a trop important à s'occuper. Revivre les souvenirs apporte un peu de réconfort mais provoque du désespoir, aussi. Vaut mieux ne pas trop s'y attarder. On vit le moment présent à cent pour cent. « L'espérance dans un monde dévasté est une saloperie. le passé est un piège, le futur aussi. Il ne reste que l'instant présent. Une seconde est une forteresse indestructible. » L'histoire est écrite de façon à ce que deux à cinq pages environ résument une journée, parfois sur plusieurs jours de suite, parfois on saute quelques jours entre les dates. Ça se lit vite et bien. Une courte histoire qui va droit au but, efficace, sans flafla, bien écrite, inquiétante et qui sait capter notre curiosité. On embarque tout de suite, le cauchemar débute dès la quatrième page. Et le pire, c'est que bien que cela reste de la fiction, on le ressent comme si cela se pouvait. Je l'ai dévorée en deux soirs. Une lecture à recommander !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Patlancien Posté le 16 Mars 2022
    Amoureux des Zombies vous allez être déçus… Le livre de Martin Page ne va pas dans le sens voulu par tous les amoureux du genre : pas de masses zombiesques sanguinolentes, pas de survivants qui défendent durement leur peau, pas de tueries… Mais plutôt un roman contemplatif et introspectif sur un survivant, un simple monsieur tout le monde qui se retrouve à son corps défendant être le dernier représentant de l’espèce humaine dans un Paris livré un beau matin aux zombies. « Vous êtes sur un balcon et vous vous rendez compte que vous assistez à un film d’horreur. Mais réel cette fois. Tous les films que vous avez vus vous reviennent en mémoire et vous comprenez que ce n’est pas un rêve et que la terreur est enfin au grand jour : des zombies sont en bas de chez vous. Des zombies. Il n’y avait pas à tergiverser. Dès ces premières secondes, j’ai su que ce n’étaient pas des psychopathes ou des terroristes, mais des créatures d’une tout autre nature. Comment appelle-t-on des êtres qui ne s’arrêtent pas après avoir pris une dizaine de balles dans le corps et qui confondent les gens avec des sandwiches ? La réponse est... Amoureux des Zombies vous allez être déçus… Le livre de Martin Page ne va pas dans le sens voulu par tous les amoureux du genre : pas de masses zombiesques sanguinolentes, pas de survivants qui défendent durement leur peau, pas de tueries… Mais plutôt un roman contemplatif et introspectif sur un survivant, un simple monsieur tout le monde qui se retrouve à son corps défendant être le dernier représentant de l’espèce humaine dans un Paris livré un beau matin aux zombies. « Vous êtes sur un balcon et vous vous rendez compte que vous assistez à un film d’horreur. Mais réel cette fois. Tous les films que vous avez vus vous reviennent en mémoire et vous comprenez que ce n’est pas un rêve et que la terreur est enfin au grand jour : des zombies sont en bas de chez vous. Des zombies. Il n’y avait pas à tergiverser. Dès ces premières secondes, j’ai su que ce n’étaient pas des psychopathes ou des terroristes, mais des créatures d’une tout autre nature. Comment appelle-t-on des êtres qui ne s’arrêtent pas après avoir pris une dizaine de balles dans le corps et qui confondent les gens avec des sandwiches ? La réponse est évidente. Je ne suis pas du genre à me voiler la face. J’ai une devise depuis l’enfance : quand on pense au pire, on a souvent raison. » Antoine Verney, le héros du roman, n’est pas le Will Smith du film « Je suis une légende » mais un écrivain parisien de romans à l’eau de rose pour mémés permanentées. Sa femme l’a quitté et il collectionne les échecs sentimentaux depuis 3 ans. C’est un vrai looser qui va profiter de l’immeuble qu’il occupe pour se constituer un petit paradis au cœur même de Paris qui est désormais aux mains des mort-vivants. Même plus notre anti-héros va profiter de cette situation de dernier homme pour devenir enfin ce quelqu’un d’important qu’il a voulu toujours désirer être. « Bientôt je n’ai plus vu ni hélicoptères, ni avions dans le ciel. Ce n’était pas être pessimiste que de le dire : nous avions perdu la guerre. Je retrouve pied après des journées de prostration et de dépression. Je ne pèse plus que les deux tiers de mon poids habituel. L’appartement sent le renfermé et la sueur. Il y a des boîtes de conserve vides et des paquets de gâteaux dispersés sur le sol. Je vis dans une porcherie. Il est temps que je me reprenne. Un nouveau monde commence. Une nouvelle Amérique est née, et nous en sommes les Indiens. » C’est à partir de là que le roman de Romain Page prend toute son importance. A partir de sa solitude et de son absence d’espoir, Antoine Verney va reprendre sa vie en main. Après un moment de détresse, Il va vite s’apercevoir que ce nouveau monde n’a pas que des mauvais côtés. Plus besoin de travailler, plus de pollution, plus de relations sociales à supporter, de la nourriture à profusion grâce aux appartements qui composent son immeuble, et surtout des livres pour ne pas devenir fou. « Je passe les heures suivantes à renforcer la porte et les fenêtres de l’immeuble, clouant des planches et entassant des meubles. Je ne ressortirai plus. Je suis Robinson, les zombies sont mon océan. » De cette robinsonnade en milieu hostile, ce huis-clos va prendre tout son sens. Bien vite, on va s’apercevoir que le danger ne vient pas seulement des zombies mais qu’il est aussi dans l’âme humaine. Nous avons en nous toutes les armes nécessaires pour nous détruire. Nos pensées sont suffisamment pernicieuses pour nous tuer. C’est toute l’originalité dégagée par ce livre court de 200 pages. Il est porté aussi par un style et une écriture fine qui nous tient en haleine du début à la fin. Un livre que l’on lit en une seule traite, en une seule inspiration. Des zombies en bas sur le boulevard ou de l’être humain sur son balcon, qui est le plus dangereux. Fascinant et inquiétant à la fois, Martin Page nous invite à nous interroger sur notre société. De la peur du mort à la crainte du vivant, un petit tiret nous sépare de la réponse définitive que le roman veut nous donner. « Les zombies arrivent au moment juste. C’était leur tour d’entrer sur scène. Ils viennent terminer la destruction de l’humanité que nous avions commencée avec les guerres, la déforestation, la pollution, les génocides. Ils réalisent notre plus profond désir. Notre propre destruction est le cadeau que nous demandons au Père Noël depuis la naissance de la civilisation. Nous avons enfin été exaucés. »
    Lire la suite
    En lire moins
  • sybelline Posté le 18 Février 2022
    J’ai trouvé le livre « La nuit a dévoré le monde » il y a quelques mois dans une librairie d’occasion, attiré par le titre et la couverture… Du roman contemporain parlant de zombies, étonnant, ma curiosité n’a pas hésité ! Et il y a quelques jours, une bande annonce au cinéma… j’ai reconnu le titre – TILT – « oh ! mais j’ai le livre à lire… c’est pas possible ! » Ni une… Ni deux.. Il faut que je le lise avant le film ! Ce que j’ai fais ! Du coup je vais vous mettre mon avis sur LE ROMAN et sur LE FILM. Des histoires de zombies, j’en lis peu… j’ai lu déjà « Le Passage » de Justin Cronin et la série FEED de Mira Grant ( Pas lu le tome 1, Deadline Red Flag) . Antoine est un homme taciturne, asocial et dépressif, un écrivain qui vit reclus du monde la majeure parti du temps. Et… Le monde disparaît, les humains sont devenu des zombies… pas lui. Antoine fait tout pour survivre, non seulement ne pas se faire dévorer par ses créatures mais aussi accepter la grande solitude dans laquelle il est par la force... J’ai trouvé le livre « La nuit a dévoré le monde » il y a quelques mois dans une librairie d’occasion, attiré par le titre et la couverture… Du roman contemporain parlant de zombies, étonnant, ma curiosité n’a pas hésité ! Et il y a quelques jours, une bande annonce au cinéma… j’ai reconnu le titre – TILT – « oh ! mais j’ai le livre à lire… c’est pas possible ! » Ni une… Ni deux.. Il faut que je le lise avant le film ! Ce que j’ai fais ! Du coup je vais vous mettre mon avis sur LE ROMAN et sur LE FILM. Des histoires de zombies, j’en lis peu… j’ai lu déjà « Le Passage » de Justin Cronin et la série FEED de Mira Grant ( Pas lu le tome 1, Deadline Red Flag) . Antoine est un homme taciturne, asocial et dépressif, un écrivain qui vit reclus du monde la majeure parti du temps. Et… Le monde disparaît, les humains sont devenu des zombies… pas lui. Antoine fait tout pour survivre, non seulement ne pas se faire dévorer par ses créatures mais aussi accepter la grande solitude dans laquelle il est par la force des choses… Un peu comme dans le film « seul au monde » avec Tom hanks… L’humain a besoin de ses congénères… Antoine est un Robinson parisien. C’est super bien écrit et c’est addictif, cela pose beaucoup de questions sur l’humain, la société, leur rapports entre eux, la nature… Certes le thème est horrible, l’écrivain se sert de ce thème pour poser les problèmes de société et aborder les questions existentielles. Une bien belle lecture…
    Lire la suite
    En lire moins
Abonnez-vous à la newsletter Robert Laffont
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.

Lisez maintenant, tout de suite !