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EAN : 9782749158273
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 550
Format : 140 x 220 mm

L'Arbre-Monde

Serge CHAUVIN (Traducteur)
Collection : Ailleurs
Date de parution : 06/09/2018
Richard Powers embrasse un sujet aussi vaste que l’univers : celui de la nature et de nos liens avec elle.
Après des années passées seule dans la forêt à étudier les arbres, la botaniste Pat Westerford en revient avec une découverte sur ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Autour de Pat s’entrelacent les destins de neuf personnes qui... Après des années passées seule dans la forêt à étudier les arbres, la botaniste Pat Westerford en revient avec une découverte sur ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Autour de Pat s’entrelacent les destins de neuf personnes qui peu à peu vont converger vers la Californie, où un séquoia est menacé de destruction.

Au fil d’un récit aux dimensions symphoniques, Richard Powers explore ici le drame écologique et notre égarement dans le monde virtuel. Son écriture généreuse nous rappelle que, hors la nature, notre culture n’est que « ruine de l’âme ».

« Si Powers était un auteur américain du 19e siècle, qui serait-il ? Il serait probablement Herman Melville, et il écrirait Moby Dick. » Margaret Atwood
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EAN : 9782749158273
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 550
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Ils en parlent

« Ce livre est à la fois une fresque historique, un roman d’anticipation, une méditation philosophique, c’est un grand roman signé par l’un des écrivains que j’admire le plus aujourd’hui. L’Arbre-Monde est un roman absolument merveilleux, c’est certainement le romancier le plus inventif de ce début de siècle ! »
François Busnel / La Grande Librairie

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • xst Posté le 13 Juin 2020
    « Quand vous abattez un arbre, ce que vous en faites devrait être au moins aussi miraculeux que ce que vous avez abattu » Le livre raconte l’histoire de neuf individus rattachés d’une façon ou d’une autre à un arbre depuis leur enfance et qui, à leur façon, vont se retrouver dans la lutte contre la déforestation à outrance de la ressource arboricole sous l’excuse fallacieuse que pour un arbre abattu l’industrie en replante des centaines. • Nicholas Hoel est un artiste. Héritier d’une longue lignée de fermiers dont l’aïeul, émigré irlandais, a planté, en arrivant en Iowa un châtaigner devenu arbre sentinelle, seul de son espèce à avoir survécu à la maladie qui les a tous décimés. • Mimi Ma est ingénieure céramiste et fille d’un immigrant chinois qui, à son arrivée en Amérique a planté un mûrier. • Adam Appich est psychologue. Dans sa famille la tradition veut qu’un arbre soit planté à chaque naissance. Il est érable. • Ray Brickman est un avocat en propriété industrielle et en couple avec Dorothy Cazaly. Ils ont planté à chacun de leur anniversaire un arbre dans leur jardin. Au début, Ray, ne croit pas qu’un arbre doive être doté d'un statut spécifique, mais à la fin il arrive... « Quand vous abattez un arbre, ce que vous en faites devrait être au moins aussi miraculeux que ce que vous avez abattu » Le livre raconte l’histoire de neuf individus rattachés d’une façon ou d’une autre à un arbre depuis leur enfance et qui, à leur façon, vont se retrouver dans la lutte contre la déforestation à outrance de la ressource arboricole sous l’excuse fallacieuse que pour un arbre abattu l’industrie en replante des centaines. • Nicholas Hoel est un artiste. Héritier d’une longue lignée de fermiers dont l’aïeul, émigré irlandais, a planté, en arrivant en Iowa un châtaigner devenu arbre sentinelle, seul de son espèce à avoir survécu à la maladie qui les a tous décimés. • Mimi Ma est ingénieure céramiste et fille d’un immigrant chinois qui, à son arrivée en Amérique a planté un mûrier. • Adam Appich est psychologue. Dans sa famille la tradition veut qu’un arbre soit planté à chaque naissance. Il est érable. • Ray Brickman est un avocat en propriété industrielle et en couple avec Dorothy Cazaly. Ils ont planté à chacun de leur anniversaire un arbre dans leur jardin. Au début, Ray, ne croit pas qu’un arbre doive être doté d'un statut spécifique, mais à la fin il arrive à penser que le combat écologique des activistes qui peuvent être condamnés à de lourdes peines de prison relève de la légitime défense. • Douglas Pavlicek est un vétéran de la guerre au Laos. Démobilisé, il prend la route et observe les effets de la déforestation (pour ceux qui ne l’ont pas fait, il faut voir L’erreur boréale de Richard Desjardins – Douglas m’a fait repenser à ce film quand il prend conscience de l’hypocrisie cosmétique des coupes à blanc. Ce qui me désole c’est que même si le film date de 1999 il est encore d’actualité). Donc Douglas se met à planter des arbres (50000 pins douglas) avant de prendre conscience que c’est un piètre remède à l’hécatombe. • Neelay Mehta est un génie informatique d’origine indienne. Son père est amoureux du pipal, le figuier des pagodes. À 13 ans il tombe du haut d’un chêne vert et se brise le dos. Paralysé il développera des jeux vidéo qu’il met en ligne gratuitement. Très appréciés, ces jeux permettent d’inventer des mondes, de multiplier l’arborescence des possibles et de vivre des expériences communes entre joueurs sans contacts avec le réel. • Olivia Vandergriff, étudiante (plutôt mauvaise) en actuariat, s’électrocute un soir et vit une expérience de mort imminente à la suite duquel sa vie est transformée. • Patricia Westeford est docteur en botanique. C’est son père, conseiller en agriculture, qui l’a formée. Elle est mal entendante et parle difficilement mais est d’une intelligence vibrante quand il s’agit des plantes. Elle se spécialise dans l’étude de l'érable à sucre et conclut que « le comportement biochimique des arbres individuels ne prend sens que si on les envisage comme les membres d'une communauté ». « Elle est certaine, sans en avoir la moindre preuve, que les arbres sont des créatures sociables. Pour elle, c'est une évidence: des êtres immobiles qui poussent en communautés massives et mélangées ont forcément dû développer des moyens de se synchroniser. La nature connaît peu d'arbres solitaires”. C’est ce concept qui est le centre du livre. Les arbres communiquent. Pas comme nous verbalement mais en échangeant des signaux chimiques à travers l’air et le sous-sol : « L'"environnement" est vivant: c'est un réseau fluide et changeant de vies animées d'un but et interdépendantes ». Et, en cela ne devrait-on pas accorder des droits à la nature? L’idée assez récente (du moins en Occident) et l’ONU, l’Union Européenne etc., devant les dégâts provoqués par l’homme, en débatent aujourd’hui. Richard Powers à travers le cheminement de Ray Brickman nous livre les clés d’une réflexion que l’on devrait avoir publiquement en tant que société. Dans ce livre construit de superbe manière – quatre chapitres : racines, tronc, cime, graines – neuf vies qui convergent et se séparent, Richard Powers, développe de manière romancée les thèmes de l’éthique environnementale, des écosystèmes en tant que biens communs inaliénables rendant des services au bénéfice des humains comme la production de l’oxygène, l’épuration naturelle des eaux, la biomasse, la pollinisation etc. Il nous fait prendre conscience que la protection de la forêt dans le cadre d’une gestion durable est une question de survie pour l’humanité. Sans arbres il n’y aura plus d’humains! Et que dire de l’écriture! Poétique, dense, ample mais fluide. Il nous embarque dans ce roman de presque 800 pages et ne nous perd pas une seule fois en route tant sa prose, pourtant à l’antithèse des écrivains à « succès » nous accroche. Et peut-être le secret de ce style c’est que Richard Powers n’écrit pas. Non, il dicte… Pour lui « la voix détermine l’écriture ». « Ces arbres immobiles migrent: des bouquets de trembles immortels battent en retraite devant les glaciers neufs, épais de trois kilomètres, puis les suivent vers le nord. La vie ne doit rien à la raison. Et le sens est une chose bien trop jeune pour pouvoir l'influencer. Tout le drame du monde se concentre sous terre, en chœurs symphoniques massifs que Patricia compte bien entendre un jour avant de mourir » Richard Powers est considéré comme un des écrivains les plus importants de ce siècle. Et ce livre, L’arbre monde, qui figurait sur la liste des finalistes du Man Booker prize en 2018 et qui a gagné le Pulitzer en 2019, en est une preuve.
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  • frconstant Posté le 28 Mai 2020
    On a presque peur d’oser un chronique sur l’Arbre-monde de Richard Powers, sachant qu’on n’a pu percevoir qu’une toute petite partie de la richesse qu’il contient. La force de ce roman dépasse le petit d’Homme que nous sommes, trop souvent empli de croyances sur notre capacité à dominer la nature alors que, d’un arbre, nous ne voyons qu’une toute petite partie, ne connaissant ni ses racines, ni son passé, son présent et surtout la promesse d’avenir qu’il nous offre. De là à croire qu’on est capable de maîtriser le langage et les interactions entre les tous les vivants de la nature, il y a bien plus d’un pas et nous nous surestimons à nous croire capable de les franchir d’un bond banal. Richard Powers nous propose une réflexion sur l’Arbre, plutôt les arbres, chacun dans leur unicité, participant à l’équilibre du monde. Son récit, doté de quelques très belles présentations des essences mises en scène, s’intéressent surtout à un panel de personnages, tous plus étonnants les uns que les autres, qui ont, consciemment ou non, bâti leurs vies en s’adossant à l’arbre qui les a fait grandir. Ces humains, plutôt atypiques, finiront par croiser leurs destins, leurs engagements et ce... On a presque peur d’oser un chronique sur l’Arbre-monde de Richard Powers, sachant qu’on n’a pu percevoir qu’une toute petite partie de la richesse qu’il contient. La force de ce roman dépasse le petit d’Homme que nous sommes, trop souvent empli de croyances sur notre capacité à dominer la nature alors que, d’un arbre, nous ne voyons qu’une toute petite partie, ne connaissant ni ses racines, ni son passé, son présent et surtout la promesse d’avenir qu’il nous offre. De là à croire qu’on est capable de maîtriser le langage et les interactions entre les tous les vivants de la nature, il y a bien plus d’un pas et nous nous surestimons à nous croire capable de les franchir d’un bond banal. Richard Powers nous propose une réflexion sur l’Arbre, plutôt les arbres, chacun dans leur unicité, participant à l’équilibre du monde. Son récit, doté de quelques très belles présentations des essences mises en scène, s’intéressent surtout à un panel de personnages, tous plus étonnants les uns que les autres, qui ont, consciemment ou non, bâti leurs vies en s’adossant à l’arbre qui les a fait grandir. Ces humains, plutôt atypiques, finiront par croiser leurs destins, leurs engagements et ce récit ouvre au lecteur une porte sur de multiples interrogations : qui sommes-nous ? Sur quoi fondons-nous nos vies ? Quel est la place du respect dû aux vivants, arbres compris ? Notre économie de croissance et de surproduction a-t-elle seulement un sens, un avenir ? A travers cette approche des grands mythes des arbres fondateurs, ce sont nos fondements de vie qui attendent d’être validés, ou pas. L’écriture qui nous emmène dans des cultures, des lieux et des temps différents n’est pas toujours simple à suivre. J’avoue m’y être quelques fois perdu, à tout le moins égaré. Peut-être faut-il simplement se laisser bercer par le chant des arbres plutôt que de vouloir en analyser et comprendre la moindre feuille. Ce roman, construit en quatre blocs distincts (racine, tronc, feuillage et fruits) nous fait découvrir l’importance du monde des racines qui nourrissent, du tronc qui charpente et du feuillage, aussi volumineux que celui des racines, qui finira par donner du fruit et un à venir. Que serait un corps sans son pied, son bras, son œil ou sa main ? Il en est de même pour l’arbre. Nulle partie ne peut revendiquer être le tout, chacune complète l’autre. Et, en élargissant, que serait le monde sans l’arbre, la pierre, le vent ou l’homme ? Nulle partie ne peut revendiquer d’être le tout… Un roman qui nous invite à reprendre la place qui est la nôtre dans ce tout où rien ne nous appartient, même si, souvent, nos actes font croire le contraire. Une belle, très belle découverte. Ce livre était sur ma pile depuis l’été dernier… l’envie de poursuivre ma participation au défi de Madame lit l’a ramené en haut de la pile. J’en suis heureux !
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  • Stelphique Posté le 21 Mai 2020
    Ce que j’ai ressenti: Écoute, il faut que tu entendes ça…C’est peut-être la seule chose qui devrait être écouté d’ailleurs à mon humble avis, les mots d’avant les mots et l’arbre qui nous parle dans ce langage-là. C’est peut être fou, c’est peut être follement romantique, c’est peut-être cruellement poétique, mais cela sonne avec de fatals accents de vérités. À n’importe quel arbre, tu peux te raccrocher parce que c’est de la vie à pleine puissance, de la vie dans un silence hyperactif, de la vie qui donne la vie, et même dans la mort elle est vie, alors tu comprends que les arbres sont notre plus beau trésor, un cadeau de la vie….Pendant des années, l’homme a ignoré le pouvoir de la forêt…Grâce à ce roman polyphonique, tu vas entendre plusieurs voix qui rendent hommage à un arbre, tu vas suivre plusieurs voies qui mènent vers ce cheminement de la conscience des arbres, et peut-être bien que tu feras quelque chose de beau après cette lecture…Peut-être même que ton écoute changera, que ton œil ne sera plus aveugle aux plantes, quand tu seras au cœur de la Nature…Peut-être que tu auras conscience de la conscience de tout être vivant… "Qu’est-ce qui... Ce que j’ai ressenti: Écoute, il faut que tu entendes ça…C’est peut-être la seule chose qui devrait être écouté d’ailleurs à mon humble avis, les mots d’avant les mots et l’arbre qui nous parle dans ce langage-là. C’est peut être fou, c’est peut être follement romantique, c’est peut-être cruellement poétique, mais cela sonne avec de fatals accents de vérités. À n’importe quel arbre, tu peux te raccrocher parce que c’est de la vie à pleine puissance, de la vie dans un silence hyperactif, de la vie qui donne la vie, et même dans la mort elle est vie, alors tu comprends que les arbres sont notre plus beau trésor, un cadeau de la vie….Pendant des années, l’homme a ignoré le pouvoir de la forêt…Grâce à ce roman polyphonique, tu vas entendre plusieurs voix qui rendent hommage à un arbre, tu vas suivre plusieurs voies qui mènent vers ce cheminement de la conscience des arbres, et peut-être bien que tu feras quelque chose de beau après cette lecture…Peut-être même que ton écoute changera, que ton œil ne sera plus aveugle aux plantes, quand tu seras au cœur de la Nature…Peut-être que tu auras conscience de la conscience de tout être vivant… "Qu’est-ce qui est le plus dingue : des plantes qui parlent, ou des humains qui écoutent ?" L’Arbre-Monde, c’est un manifeste ou juste une prouesse littéraire pour comprendre que sans les arbres plus de monde, et dans la force de sa générosité, l’arbre restera toujours le soutien inconditionnel du monde des hommes. C’est une lecture exigeante, qui mérite un certain investissement personnel, parce qu’elle est plurielle…Tantôt romanesque, quelque fois documentaire ou encore essai, ce courageux parti-pris de cette diversité de genre, est une ode aux arbres, et c’est sublime. L’auteur pousse notre réflexion vers chaque partie de l’arbre, des racines aux cimes, de la graine au tronc, de l’écorce à la fleur, il multiplie les points de conscience pour nous sensibiliser sur la communication effective des arbres et réveiller notre instinct de survie, (s’il n’est pas déjà trop tard) afin qu’on les protège…L’environnement est en souffrance, mais l’homme fait encore la sourde oreille, et tue chaque jour, des arbres par milliers: c’est une réalité choquante. Alors c’est pour cela que je t’invite à entendre les arbres, même s’ils n’ont pas la même façon de parler que toi, ils te donneront toujours plus que ce que tu peux imaginer, ils ont une capacité extraordinaire qui dépasse l’entendement, et c’est ce qui m’a profondément chamboulée… "Savoir de façon certaine ça n’existe pas. Les seules choses fiables, c’est l’humilité et un regard attentif." Pour ma part, il y aura un « avant » et un « après » cette lecture…C’est plus qu’un coup de cœur puisque c’est un éveil intérieur qui se passe carrément du moindre mot. J’ai le cœur maintenant en arborescence pour L’Arbre-Monde, la sève et le sang en symbiose à l’intérieur… Je souhaiterai le recommander au plus grand nombre, en fait, si vous ne deviez n’en choisir qu’un cette année à lire, alors prenez celui-là! Prenez conscience de l’urgence d’en parler, de le soutenir et vous mobiliser pour L’arbre-Monde mais surtout pour tous les arbres du monde… "Il y a un proverbe chinois : quel est le meilleur moment pour planter un arbre ? Vingt ans plus tôt. » L’ingénieur chinois sourit. « Pas mal. _ Et à défaut, quel est le meilleur moment ?…Aujourd’hui." Bien sylvement, Stelphique. Ma note Plaisir de Lecture 10/10
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  • ljojol Posté le 17 Mai 2020
    Très bon livre , même terminé je suis encore plongé dedans
  • Adelinelle Posté le 2 Mai 2020
    Pour ne pas oublier, jamais, combien précieux sont les arbres...
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