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Belfond
EAN : 9782714446862
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 154 x 240 mm

Le Roman d'Athénaïs, une vie avec Michelet

Date de parution : 08/11/2012

La première biographie d’Athénaïs Michelet, seconde épouse de Jules Michelet et personnalité atypique défiant tous les codes de son époque. Un destin romanesque, singulier et inédit, par l’auteur du Roman de Jeanne.

Enfant sensible, maltraitée par sa mère, Athénaïs Mialaret trouve auprès de son père un amour passionné. Avec cet homme cultivé, grand voyageur et amoureux de la nature, elle étudie sans relâche.
C’est la lecture d’un ouvrage polémique de Jules Michelet qui sera à l’origine de sa rencontre avec « le...

Enfant sensible, maltraitée par sa mère, Athénaïs Mialaret trouve auprès de son père un amour passionné. Avec cet homme cultivé, grand voyageur et amoureux de la nature, elle étudie sans relâche.
C’est la lecture d’un ouvrage polémique de Jules Michelet qui sera à l’origine de sa rencontre avec « le pape de l’Histoire ». Véritable puits de science, celui-ci lui évoque irrésistiblement son père. Il sera pour Athénaïs une figure paternelle et un mentor, mais aussi un amant exigeant, obsédé par son sexe et son corps malade, au point de faire de cette femme frigide un objet d’étude et de consigner dans son journal les détails les plus crus…
Première biographie d’Athénaïs Michelet (1826-1899), Le Roman d’Athénaïs révèle une relation de couple fusionnelle basée sur la circulation intellectuelle. Athénaïs collabore aux œuvres de son mari, lui, reprend à son compte les écrits de son épouse. Car Athénaïs rêve de devenir écrivain et devra se battre pour publier sous son propre nom. Curieuse existence que celle de cette femme à la fois affranchie et soumise. Elle côtoiera les célébrités du XIXe siècle et, après la mort de Michelet, s’appliquera à réécrire le journal et les inédits du grand homme, quitte à leur donner une nouvelle tonalité…

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EAN : 9782714446862
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

"Isabelle Delamotte nous fait magistralement revivre ces deux personnages hors du commun, et donne enfin à l’épouse l’autonomie et la reconnaissance qui lui sont dues… "  La Marseillaise 

"Isabelle Delamotte met l’œil du lecteur dans une conjugalité atypique, où l’intellect et l’alcôve font ménage."  La Marseillaise 

" A l’aide d’une documentation importante, l’auteur sait rendre vivante cette biographie de la seconde épouse du grand homme, en analysant très subtilement la mentalité de son héroïne."  Notes bibliographiques

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • joellesence Posté le 16 Décembre 2012
    - Pourquoi ai-je tant aimé ce livre ? Sans doute parce que je partage avec Athénaïs Mialaret (future Mme Michelet) beaucoup de points communs : elle fut abandonnée dès sa naissance aux soins d’une nourrice (c’est ce qu’on faisait à l’époque dans les familles bourgeoises), reprise sans raison (c’est ce qui sembla à Athénaïs) par des parents inconnus, dont une mère non aimante et même cruelle et violente. Puis Athénaïs aima les animaux (à poils et à plumes) toute sa vie passionnément. Puis elle aima l’étude et l’écriture au point de se confier, toute jeune femme, à un écrivain célèbre (mon Dieu, que de points communs avec mon humble personne !). Et puis Athénaïs n’eut qu’un enfant qui mourut vite et fut elle-même L’ENFANT vénérée de Jules Michelet, homme brillant et admiré, père des historiens français. Il était nettement plus âgé qu’elle (elle avait adoré son père qui la protégeait des cruautés de sa mère) et il l’adorait au point de combattre bizarrement la froideur (et même la douleur) sexuelle de sa femme. Il l’étudiait, étudiait son sang, ses selles… Oui, étrange me direz-vous, mais ces deux-là en furent comme les deux doigts de la main. Quand Athénaïs... - Pourquoi ai-je tant aimé ce livre ? Sans doute parce que je partage avec Athénaïs Mialaret (future Mme Michelet) beaucoup de points communs : elle fut abandonnée dès sa naissance aux soins d’une nourrice (c’est ce qu’on faisait à l’époque dans les familles bourgeoises), reprise sans raison (c’est ce qui sembla à Athénaïs) par des parents inconnus, dont une mère non aimante et même cruelle et violente. Puis Athénaïs aima les animaux (à poils et à plumes) toute sa vie passionnément. Puis elle aima l’étude et l’écriture au point de se confier, toute jeune femme, à un écrivain célèbre (mon Dieu, que de points communs avec mon humble personne !). Et puis Athénaïs n’eut qu’un enfant qui mourut vite et fut elle-même L’ENFANT vénérée de Jules Michelet, homme brillant et admiré, père des historiens français. Il était nettement plus âgé qu’elle (elle avait adoré son père qui la protégeait des cruautés de sa mère) et il l’adorait au point de combattre bizarrement la froideur (et même la douleur) sexuelle de sa femme. Il l’étudiait, étudiait son sang, ses selles… Oui, étrange me direz-vous, mais ces deux-là en furent comme les deux doigts de la main. Quand Athénaïs se mit à écrire sur les sciences naturelles, Michelet s’empara de son manuscrit et le remit au propre, à son goût à lui. Athénaïs, jeune et très aimante, se laissa faire, quitte à se rebeller beaucoup plus tard. Les prémisses de la libération féminine se faisaient jour, Athénaïs n’y fut pas complètement insensible. Elle essaya de tempérer les relations orageuses avec les enfants d’un premier lit de Michelet, mais ce fut difficile et douloureux. On mourait beaucoup de la tuberculeuse à cette époque et la fille de Michelet en mourut. Naturellement, violemment anti-clérical et proche des socialistes,Micheletfut ami avec des personnes telles que Lamartine et Quinet. C’est dans cette admiration immense qu’Athénaïs vécut une grande partie de son existence avec cet homme étonnant. Même à la mort de Michelet, Athénaïs reprit la plume POUR LUI. La fin de la vie d’Athénaïs fut éclairée par ses relations amicales avec le jeune sculpteur Bourdelle. C’est peut-être ce qui m’a un tout petit peu frustrée à la fin de ce livre épatant, c’est le peu de choses qui est dit sur Bourdelle et Athénaïs. Il est heureux qu’Isabelle Delamotte (après son livre sur la petite Jeanne, maîtresse de Zola) nous ait fait faire la connaissance de cette dame méconnue. C’est un livre très agréable à lire, d’une écriture fluide, et on y apprend des tonnes de choses (par exemple sur les Révolutions de 1848, au moment où Athénaïs se trouvait à Vienne, gouvernante des enfants d’une princesse autrichienne). A LIRE pour l’histoire (l’histoire d’une femme du XIXè siècle), pour l’Histoire (l’Histoire avec un grand H), pour les chats qui traversent ces pages…
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