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Plon
EAN : 9782259204316
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 266
Format : 120 x 185 mm

L'enfant noir

Préface d'Alain Mabanckou

Date de parution : 09/03/2006

Lire L'Enfant noir c'est emprunter les sentes de l'initiation, c'est décrypter les codes d'une société, de tout un peuple. On en sort ébloui, surpris d'être entré dans un univers de personnages humbles, dépositaires d'une culture de la courtoisie, de l'échange et de la dignité...

Si dans L'Enfant noir l'écrivain guinéen s'imaginait ne penser qu'à lui, tracer les contours de sa « Haute-Guinée natale », c'est pourtant un chant universel qui en est sorti. [...] Seul en Europe, détaché de sa famille, il se consolait avec les mots. Et le soir, la main tremblante, le...

Si dans L'Enfant noir l'écrivain guinéen s'imaginait ne penser qu'à lui, tracer les contours de sa « Haute-Guinée natale », c'est pourtant un chant universel qui en est sorti. [...] Seul en Europe, détaché de sa famille, il se consolait avec les mots. Et le soir, la main tremblante, le coeur serré par la nostalgie, il devait retrouver sa terre natale, la clameur des forgerons provenant de l'atelier de son père, la voix rassurante d'un de ses oncles. Il retrouvait aussi ses camarades de jeu, ceux avec lesquels il passa la dure épreuve de la circoncision, décrite dans son récit. Il y avait l'Amour, sujet plus que tabou, avec la silhouette de sa bien-aimée Marie :

« Mon oncle nous laissait son phono et ses disques, et Marie et moi dansions. Nous dansions avec infiniment de retenue, mais il va de soi : ce n'est pas la coutume chez nous de s'enlacer ; on danse face à face, sans se toucher ; tout au plus se donne-t-on la main, et pas toujours. Dois-je ajouter que rien ne convenait mieux à notre timidité ? » Alain Mabanckou

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EAN : 9782259204316
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 266
Format : 120 x 185 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MorganeSol Posté le 16 Juillet 2020
    Vie de l'auteur dans les années 1930 à Kouroussa, en Haute-Guinée. De père forgeron et de mère clairvoyante, le jeune garçon raconte sa vie simple au village, la récolte du riz, son désir d'apprendre et sa circoncision. En grandissant, il dit ne pas vouloir prendre la suite de son père à la forge. Jeune adulte, il gagne Conakry pour y poursuivre ses études, en attendant de gagner la France. Un grand classique de la littérature africaine. Je remercie mon prof de français au collège Sainte-Marie de Hahn à Dakar de m'avoir fait découvrir ce bijou.
  • elodiepompey Posté le 31 Mai 2020
    En lisant le livre, je suis née "enfant noir" Je suis devenue cet enfant, cet être véritable Comme si on me parlait de quelque chose d'universel. J'aurais voulu être enfant noir tout le reste ma vie... Que le livre ne s'arrête pas de s'écrire à une période où l'actualité nous appelle à aimer... l'enfant qui sommeille en nous.
  • GuisseAamadu Posté le 15 Mai 2020
    Super
  • Aline1102 Posté le 29 Janvier 2020
    Voilà un roman que j’ai lu il y a très longtemps (je devais avoir 9 ans, si mes souvenirs sont exacts) et que je me promettais de relire depuis un petit temps. Je me souviens qu’il m’avait plu, à l’époque, même si je l’avais trouvé un peu compliqué par moments. Je l’ai retrouvé récemment, entreposé un peu au hasard sur mes étagères en attendant d’y trouver sa place définitive. C’était donc l’occasion de me lancer dans cette relecture projetée depuis longtemps. Camara Laye nous raconte son enfance dans la concession de son père, forgeron respecté de Kouroussa. Chaque chapitre constitue l’occasion de nous présenter un autre aspect des coutumes et traditions de la famille et des habitants de la région. Etrangement, ce roman m’a un peu rappelé les Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. L’histoire se déroule calmement et sereinement : il n’y est pas question de conflit, de violence, d’affrontements. Le seul passage un peu sanglant est celui durant lequel Laye nous explique la cérémonie rituelle de la circoncision, mais même là, la violence n’est pas vraiment présente : c’est plutôt une étape vers l’âge adulte qu’un acte de mutilation barbare (comme on le considère souvent de nos jours). Le thème de l’histoire est... Voilà un roman que j’ai lu il y a très longtemps (je devais avoir 9 ans, si mes souvenirs sont exacts) et que je me promettais de relire depuis un petit temps. Je me souviens qu’il m’avait plu, à l’époque, même si je l’avais trouvé un peu compliqué par moments. Je l’ai retrouvé récemment, entreposé un peu au hasard sur mes étagères en attendant d’y trouver sa place définitive. C’était donc l’occasion de me lancer dans cette relecture projetée depuis longtemps. Camara Laye nous raconte son enfance dans la concession de son père, forgeron respecté de Kouroussa. Chaque chapitre constitue l’occasion de nous présenter un autre aspect des coutumes et traditions de la famille et des habitants de la région. Etrangement, ce roman m’a un peu rappelé les Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. L’histoire se déroule calmement et sereinement : il n’y est pas question de conflit, de violence, d’affrontements. Le seul passage un peu sanglant est celui durant lequel Laye nous explique la cérémonie rituelle de la circoncision, mais même là, la violence n’est pas vraiment présente : c’est plutôt une étape vers l’âge adulte qu’un acte de mutilation barbare (comme on le considère souvent de nos jours). Le thème de l’histoire est assez universel et nous parle de l’amour qu’un enfant éprouve pour les membres de sa famille, de l’admiration qu’il ressent en remarquant tout ce que les adultes savent faire (le père forgeron, la mère douée de « pouvoirs », l’oncle cultivateur) et des relations parfois difficiles entre les enfants plus jeunes et ceux qui sont à l’aube de l’adolescence. Mais comme il s’agit d’une enfance africaine, d’autres sujets sont traités par l’auteur : la magie, les rites, les traditions, le respect dû aux ancêtres, les gri-gris. Et la découverte de ces différentes coutumes est fascinante, même si Laye lui-même reconnaît qu’il ignore la raison ou la signification de certaines d’entre elles (trop jeune, il ne s’y intéressait pas ; une fois sa curiosité éveillée, il avait quitté l’Afrique et ne pouvait plus interroger les anciens à ce sujet). Récit initiatique plein de douceur, L’enfant noir apporte une autre vision de l’enfance africaine. Sous la plume de Camara Laye, il n’y a pas de conflits, de famine ou de misère : juste des familles qui vivent conformément aux traditions établies et des relations harmonieuses entre les générations.
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  • heros_pitch Posté le 2 Novembre 2019
    Cette histoire m'a rappelé de loin celle du "premier homme" d'Albert Camus: l'enfant bon à l'école, qui décide de poursuivre ses études en France. Au delà de ça, c'est un livre sur une culture et des traditions en Haute-Guinée. Une histoire qui en rappelle bien d'autres: "le grand Meaulnes" d'Alain-Fournier, "l'enfant" de Jules Vallès, "Marie-Claire" de Marguerite Audoux, "Petit Pays" de Gael Faye... Rien de bien transcendant, mais un bon moment de lecture.
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