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Robert Laffont
EAN : 9782221088234
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 135 x 215 mm

Osmose

Date de parution : 24/08/2000

Sur une plage au crépuscule, des adolescents écoutent l'un d'entre eux raconter une histoire. Belle histoire ? Un crime. Désertas est un îlot pénitentiaire, nul ne sait où. Pierre vient d'arriver. Soumis à la loi des jeunes criminels, il doit parler. Devant ce public menaçant, il se pique au jeu théâtral de ses aveux au clair de lune.

Il découvre l'art de subjuguer, d'apitoyer, d'épouvanter ceux qui n'ont peur de rien, de manier suspense et rebondissements, de donner un sens aux destins bafoués, à commencer par le sien. Il raconte les riches heures où ses parents s'aimaient, où son père, un embobineur, croyait tirer les ficelles et répartir...

Il découvre l'art de subjuguer, d'apitoyer, d'épouvanter ceux qui n'ont peur de rien, de manier suspense et rebondissements, de donner un sens aux destins bafoués, à commencer par le sien. Il raconte les riches heures où ses parents s'aimaient, où son père, un embobineur, croyait tirer les ficelles et répartir les rôles, où les secrets restaient secrets. Jusqu'au soir où sa mère disparaît. J'allais avoir six ans, les Delfonics tournaient, le vent secouait les rideaux, la nuit menaçait de tout emporter, je me réveillais dans un livre habité par des bûcherons réduits à manger leurs enfants, un rêve où mon père se profile à la manière d'un voleur, arrivant chez lui débraillé, pâle, sa veste noire parsemée de flocons ; il referme à clé, il va boire à l'évier avec le bruit d'un animal en train de mourir pendant que moi, je vois ses mocassins enneigés et son pantalon trempé. De nous deux lequel est le plus effrayé quand nos regards se croisent ? À dire ce qu'il n'a jamais dit, à revivre ce que la veille encore il voulait oublier, Pierre entre pour la première fois en lui-même, il ose affronter l'image titanesque du père, et se résout à lui ressembler.

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EAN : 9782221088234
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 135 x 215 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • luis1952 Posté le 17 Août 2019
    Pierre, un adolescent est mené dans un centre pénitentiaire. Pourquoi en est-il arrivé là ? Lentement, page après page, nous comprendrons ce qui s'est passé, avec Marc, son père qui ne l'est pas. Dans ce roman, chaque mot fouette, chaque phrase nous prend.
  • lilytaix Posté le 23 Septembre 2018
    Même si ce livre n'est pas à la hauteur des "Noces Barbares" (le récit est parfois un peu décousu), on y retrouve l'atmosphère oppressante, étouffante et on se sent aspiré par la folie. Nous y retrouvons la cruauté du monde où chacun doit se battre pour survivre. Un adolescent est incarcéré sur une île qui est un établissement pénitentiaire pour délinquants. Il se voit contraint d'échanger sa vie contre le récit du crime qui l'a conduit en ce lieu. Pierre n'a que 6 ans lorsque son père rentre une nuit, les regard perdu, les yeux hagards. Lorsque l'enfant réclame sa mère, le père est furieux. Père et fils vont s'emmurer dans un même secret qui n'a rien d'une osmose, bien au contraire ! Ce roman est très fort et se lit d'une traite. Nous sommes très vite absorbés par la psychologie des personnages qui vont nous entraîner dans leur cauchemar .
  • DidierLarepe Posté le 31 Octobre 2016
    Une homme qui aime une femme qui ne l'aime pas. Elle part puis elle revient avec un fils. Un soir elle disparaît. Il ne reste que l'homme et son faux fils qui découvre peu à peu le drame qui s'est joué jusqu'à la vengeance.
  • Grecie Posté le 10 Janvier 2015
    Certains romans vous parlent ou ne vous parlent pas. Indubitablement, Osmose ne m'a pas parlé. J'irais jusqu'à dire que je n'en ai pas compris la moitié. Avec un style d'écriture très intériorisé (que j'ai trouvé confus mais parfois très intéressant, notamment celui s'exprimant dans le fameux dernier week-end de Pierre), qui décrit moins qu'il ne fait ressentir les choses, il vaut sans doute mieux éprouver un minimum d'empathie envers les personnages pour suivre les événements. Or, j'ai eu l'impression de regarder évoluer des extra-terrestres zombies dans un monde alternatif glauque et déprimant. Résumons : une femme, Nelly, se fait séduire par un homme marié, Marc, qui tombe amoureux d'elle, et ils plaquent tout pour partir sur une vedette, on ne sait trop où ni dans quel but, si ce n'est vivre leur amour. Sauf que Nelly veut un enfant et que Marc lui cache qu'il est stérile. Au bout d'un mois, ils deviennent hystériques, s'insultent et limite se tabassent devant un étranger, je sais que tu es stérile, tu m'as menti, mais je suis enceinte quand même, de qui, salope, etc, etc, et elle se désape par provocation devant l'inconnu qui n'en perds pas une miette. Du surréalisme. Puis elle se casse... Certains romans vous parlent ou ne vous parlent pas. Indubitablement, Osmose ne m'a pas parlé. J'irais jusqu'à dire que je n'en ai pas compris la moitié. Avec un style d'écriture très intériorisé (que j'ai trouvé confus mais parfois très intéressant, notamment celui s'exprimant dans le fameux dernier week-end de Pierre), qui décrit moins qu'il ne fait ressentir les choses, il vaut sans doute mieux éprouver un minimum d'empathie envers les personnages pour suivre les événements. Or, j'ai eu l'impression de regarder évoluer des extra-terrestres zombies dans un monde alternatif glauque et déprimant. Résumons : une femme, Nelly, se fait séduire par un homme marié, Marc, qui tombe amoureux d'elle, et ils plaquent tout pour partir sur une vedette, on ne sait trop où ni dans quel but, si ce n'est vivre leur amour. Sauf que Nelly veut un enfant et que Marc lui cache qu'il est stérile. Au bout d'un mois, ils deviennent hystériques, s'insultent et limite se tabassent devant un étranger, je sais que tu es stérile, tu m'as menti, mais je suis enceinte quand même, de qui, salope, etc, etc, et elle se désape par provocation devant l'inconnu qui n'en perds pas une miette. Du surréalisme. Puis elle se casse ; il retape une maison dans une ville provinciale bizarre et caricaturale ; et, comme elle veut récupérer le fric qu'elle lui avait donné pour entreprendre leur périple, elle se pointe chez lui enceinte jusqu'aux dents et décide de s'installer dans sa maison jusqu'à ce qu'il consente à lui rendre son argent. Seulement, durant les six années suivantes, elle interdit à son amoureux transi l'accès de son lit. Ambiance détestable à souhait. Pendant ce temps, l'argent dort dans un tiroir du bas... Quant à l'enfant en question, Pierre, dont on ne sait trop de quel géniteur il est issu puisque celui qu'il appelle papa est censé être stérile, il est quinze ans plus tard sur une île-prison où des mineurs se la jouent comme jadis au bagne et où il est censé rester dix-huit ans. L'hallu, comme on disait de mon temps. Paumée au milieu de ces dingues qui s'ingéniaient à se torturer les uns les autres, j'ai espéré jusqu'au bout un coup de théâtre, une chute qui m'aurait rendu éclairante ce raz-de-marée d'hystérie et de désespérance sordide. Mais j'ai dû me résigner : il y a des gens qui ne veulent pas être heureux, voilà tout. Cela dit, ce n'est pas un scoop.
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  • loutron64 Posté le 12 Janvier 2013
    Je l'avais oublié , comme ces marins partis pour un tour du monde en solitaire, sans donner de nouvelles je l'ai retrouvé avec plaisir l'homme n'a pas changé toujours barbare et au charme noir, plus touffu par moment mais toujours intéressant,une écriture marine profonde et sombre , qui compense des moments brumeux, merci Yann!
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