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            Rue du Triomphe

            Robert Laffont
            EAN : 9782221216194
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 414
            Format : 135 x 215 mm
            Rue du Triomphe

            Date de parution : 16/08/2018

            « Pendant les dimanches d’été au ciel d’azur et aux parfums d’acacia, le spectre de la guerre ne nous empêchait pas de nous lever tard. Une fois que Maria, la domestique du propriétaire Theodorescu, avait aspergé d’eau froide le gravier des allées et l’asphalte des trottoirs brûlants, les portes commençaient...

            « Pendant les dimanches d’été au ciel d’azur et aux parfums d’acacia, le spectre de la guerre ne nous empêchait pas de nous lever tard. Une fois que Maria, la domestique du propriétaire Theodorescu, avait aspergé d’eau froide le gravier des allées et l’asphalte des trottoirs brûlants, les portes commençaient à s’ouvrir lentement, invitant les effluves de la terre rafraîchie à l’intérieur des maisons. C’était le signal attendu. Les gens sortaient devant leur seuil, s’installant sur des chaises en paille et des chaises longues, et la cour s’animait comme une foire. Les femmes exposaient leurs bras et leurs épaules au soleil brûlant – les jambes, par décence, jusqu’aux genoux seulement – et les hommes se réunissaient à l’ombre autour de petites tables couvertes de nappes multicolores pour discuter politique ou se taquiner lors d’effervescentes parties de poker. J’étais l’attraction principale de ces débats animés. Dévorant avec passion les quotidiens que mon père rapportait à la maison, j’étais au courant des moindres drames et intrigues de la vie politique roumaine. »
            Rue du Triomphe raconte les rêves et les tourments, les aspirations politiques et les émois amoureux d’un jeune homme grandissant à Bucarest avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Dans ce roman initiatique qui est aussi un face-à-face avec l’Histoire, Dov Hoenig, avec une force d’évocation rare, redonne vie à tout un monde disparu.

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            EAN : 9782221216194
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 414
            Format : 135 x 215 mm
            Robert Laffont
            21.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Bazart Posté le 22 Octobre 2018
              A 86 ans, et après avoir été monteur à Hollywood notamment pour Michael Mann, et Andrew Davis (Le Fugitif, 1993); Dov Hoenig écrit son premier roman en français paru chez Robert Laffont.et se retrouve par là même le doyen des primo-romanciers de cette rentrée 2018. D'origine roumaine, Dov Hoenig quitte sa famille et son pays de naissance en 1947 pour la Palestine ce qu'il nous raconte dans ce récit largement autobiographique alors,où il nous relate dans le détail son enfance en Roumanie,au fond d'une cour perdue en plein Bucarest. La rue du triomphe du titre se situe dans ce Bucarest un peu hostile, où le jeune héros de 12 ans grandit au coeur d'un regroupement de familles juives. Un roman d'apprentissage où l'on voit évoluer le jeune Dov en ces périodes troublées mais le livre détaille également son passage vers l'âge adulte lorsqu'il embarque pour la Palestine pour participer à la fondation de l'Etat juif. Un récit qui vire à l'introspection avec un gros travail de réflexion sur sa propre culpabilité , avec des passages très (trop?) érudits mais qui touche par sa sincérité. Un voyage aussi bien existentiel que physique qui vaut assurément le coup... A 86 ans, et après avoir été monteur à Hollywood notamment pour Michael Mann, et Andrew Davis (Le Fugitif, 1993); Dov Hoenig écrit son premier roman en français paru chez Robert Laffont.et se retrouve par là même le doyen des primo-romanciers de cette rentrée 2018. D'origine roumaine, Dov Hoenig quitte sa famille et son pays de naissance en 1947 pour la Palestine ce qu'il nous raconte dans ce récit largement autobiographique alors,où il nous relate dans le détail son enfance en Roumanie,au fond d'une cour perdue en plein Bucarest. La rue du triomphe du titre se situe dans ce Bucarest un peu hostile, où le jeune héros de 12 ans grandit au coeur d'un regroupement de familles juives. Un roman d'apprentissage où l'on voit évoluer le jeune Dov en ces périodes troublées mais le livre détaille également son passage vers l'âge adulte lorsqu'il embarque pour la Palestine pour participer à la fondation de l'Etat juif. Un récit qui vire à l'introspection avec un gros travail de réflexion sur sa propre culpabilité , avec des passages très (trop?) érudits mais qui touche par sa sincérité. Un voyage aussi bien existentiel que physique qui vaut assurément le coup d'oeil.
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            • ZeroJanvier79 Posté le 16 Septembre 2018
              Grâce à ce service de presse obtenu par l’intermédiaire de NetGalley.fr, j’ai eu l’opportunité de lire ce premier roman de Dov Hoenig, Rue du Triomphe, dont le résumé m’avait semblé très prometteur : " Pendant les dimanches d’été au ciel d’azur et aux parfums d’acacia, le spectre de la guerre ne nous empêchait pas de nous lever tard. Une fois que Maria, la domestique du propriétaire Theodorescu, avait aspergé d’eau froide le gravier des allées et l’asphalte des trottoirs brûlants, les portes commençaient à s’ouvrir lentement, invitant les effluves de la terre rafraîchie à l’intérieur des maisons. C’était le signal attendu. Les gens sortaient devant leur seuil, s’installant sur des chaises en paille et des chaises longues, et la cour s’animait comme une foire. Les femmes exposaient leurs bras et leurs épaules au soleil brûlant – les jambes, par décence, jusqu’aux genoux seulement – et les hommes se réunissaient à l’ombre autour de petites tables couvertes de nappes multicolores pour discuter politique ou se taquiner lors d’effervescentes parties de poker. J’étais l’attraction principale de ces débats animés. Dévorant avec passion les quotidiens que mon père rapportait à la maison, j’étais au courant des moindres drames et intrigues de la vie politique... Grâce à ce service de presse obtenu par l’intermédiaire de NetGalley.fr, j’ai eu l’opportunité de lire ce premier roman de Dov Hoenig, Rue du Triomphe, dont le résumé m’avait semblé très prometteur : " Pendant les dimanches d’été au ciel d’azur et aux parfums d’acacia, le spectre de la guerre ne nous empêchait pas de nous lever tard. Une fois que Maria, la domestique du propriétaire Theodorescu, avait aspergé d’eau froide le gravier des allées et l’asphalte des trottoirs brûlants, les portes commençaient à s’ouvrir lentement, invitant les effluves de la terre rafraîchie à l’intérieur des maisons. C’était le signal attendu. Les gens sortaient devant leur seuil, s’installant sur des chaises en paille et des chaises longues, et la cour s’animait comme une foire. Les femmes exposaient leurs bras et leurs épaules au soleil brûlant – les jambes, par décence, jusqu’aux genoux seulement – et les hommes se réunissaient à l’ombre autour de petites tables couvertes de nappes multicolores pour discuter politique ou se taquiner lors d’effervescentes parties de poker. J’étais l’attraction principale de ces débats animés. Dévorant avec passion les quotidiens que mon père rapportait à la maison, j’étais au courant des moindres drames et intrigues de la vie politique roumaine. » Rue du Triomphe raconte les rêves et les tourments, les aspirations politiques et les émois amoureux d’un jeune homme grandissant à Bucarest avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Dans ce roman initiatique qui est aussi un face-à-face avec l’Histoire, Dov Hoenig, avec une force d’évocation rare, redonne vie à tout un monde disparu. " Le roman nous raconte d’un jeune garçon juif dans la Roumanie des années 1930 et 1940. En toile de fond, il y a évidemment la montée du régime nazi en Allemagne, l’alliance de la Roumanie avec le Troisième Reich, puis la Seconde Guerre Mondiale et ses conséquences avec le rapprochement de la Roumanie avec l’Union Soviétique. Bernard, le narrateur âgé d’une dizaine d’années au début du récit, suit ces événements avec un mélange de vif intérêt et d’appréhension, le sort des juifs roumains étant en suspens comme dans tous les pays alliés de l’Allemagne hitlérienne. " Depuis mes premières années d’école, j’avais témoigné un intérêt particulier pour l’histoire. J’étais fasciné par la vie et l’œuvre des grands héros du passé et par les vicissitudes des peuples et des nations. Contrairement à l’arithmétique et à la géométrie que j’estimais appartenir à un espace planétaire inanimé et stérile, l’histoire m’offrait tout ce qu’il y a de plus excitant dans l’aventure de l’homme sur terre. Ma passion pour cette matière allait de pair avec mon intérêt pour la politique. Cet intérêt, peu courant pour un garçon de mon âge, était dû en grande partie au fait que durant mon enfance, entre les années 1938 et 1945, j’avais été témoin involontaire d’une série d’événements historiques de grande importance pour le monde autant que pour la Roumanie. " Bernard grandit, passe de jeune garçon à adolescent, alors que son pays se transforme sois l’Occupation allemande. Il sait que l’issue de la guerre, selon qu’elle signe la victoire ou la défaite de l’Allemagne nazie, est une question de survie pour lui et ses proches. " De l’autre côté, un groupe de jeunes soldats allemands, riant à pleine voix, sortaient hésitants d’une pâtisserie, ne sachant pas quelle direction emprunter. Leurs voix, leurs uniformes, leurs insignes, leurs bottes courtes, chics, me mirent en rage. Ah ! Les Boches ! Depuis des mois nous vivions avec eux, parmi eux. Ils étaient les loups, nous étions leur proie. Nos chemins se croisaient maintes fois. Nous ne nous saluions pas, mais nos regards convergeaient. Parfois même nous nous frôlions. Leurs yeux nous scrutaient avec une froide curiosité, leurs narines nous flairaient. Mais ce n’était pas encore l’heure. Ils étaient dressés pour se comporter comme des loups dociles, policés, entraînés à ne pas dévorer leur proie tant que l’ordre ne serait pas donné. Ils se transformeraient en tueurs le temps venu. Pour l’instant, nous vivions en leur compagnie, la compagnie des loups, dans une sorte de paix précaire, dans ce Bucarest devenu incongru et incohérent. " Le jeune homme acquiert une conscience politique, se convertit à la fois au marxisme-léninisme et au sionisme, tentant ainsi une périlleuse fusion entre deux idéologies plutôt éloignées à la base. Il croit à la fois à la lutte des classes et à la création d’un Etat national juif, auquel il veut participer en partant en Palestine. Pendant ce voyage dangereux, il va rencontrer d’autres jeunes hommes qui partagent cet idéal mais qui le confrontent également à d’autres points de vue politiques. " Moi aussi je suis pour un État socialiste. Mais à condition qu’il soit démocratique. La belle révolution socialiste dont tu parles, tu peux voir ce qu’elle a donné en URSS. La tyrannie du tsar a été remplacée par la dictature du prolétariat, le pivot du marxisme-léninisme. Les libertés individuelles ont été étouffées et tout le pouvoir est aux mains d’un seul parti, et pire encore, d’un seul homme : Staline ! " Ce livre est un excellent roman initiatique, dans un contexte politique à la fois connu (la Seconde Guerre Mondiale) et méconnu (la Roumanie). L’auteur mêle habilement des histoires de famille et des considérations politiques et historiques. Comme en plus c’est très bien écrit, cela donne un très bon roman, passionnant à lire du début à la fin. Un beau succès pour un premier roman ! " Je veux m’enfuir du passé et du présent, de notre maison, de notre cour et de notre rue… Je veux m’enfuir de toi… Je veux m’enfuir des larmes de maman, de la mine abattue de papa, de l’expression de défaite dans ses yeux et de la façon dont tu lui parles, dont tu le regardes. Penses-tu que je ne vois pas comme tu l’observes quand il parle, quand il mange, quand il s’habille ? Pourquoi le regardes-tu comme ça ? Et pourquoi tu ne l’embrasses plus ? C’est toi qui as empoisonné maman avec l’idée qu’il devait se faire examiner la tête. Je veux m’enfuir de tout ça. Et je veux m’enfuir aussi de l’avenir qui m’attend si je reste ici avec vous. C’est de tout ça que je veux m’enfuir ! "
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            • dacotine Posté le 6 Septembre 2018
              Dans ce livre instructif qui offre une vision inhabituelle sur la 2nde Guerre mondiale , l’auteur de ce roman autobiographique, Dov Hoenig nous raconte son enfance et son adolescence dans la Roumanie du début du XXème siècle. Dans un roman en 2 parties, on suit l’évolution du jeune roumain juif dans ces époques troublées. Il y évoque ses aspirations, et surtout ses espoirs. Espoir d’un monde en paix. La première partie nous offre de façon éparse, les souvenirs souvent émouvants du jeune garçon , souvenirs d’école, de jeu,… ; on y rencontre les habitants d’un quartier et la famille du garçon, avec leurs valeurs , leurs aspirations , leurs peurs et leurs discussions politiques. ( C’est le côté un peu rébarbatif de l’ouvrage : le jeune homme se targue de tout connaître dans ce domaine et nous offre donc des leçons d’histoire et de politique . Le lecteur néophyte de cette période et de ces pays doit s’accrocher ! Mais ce regard reste instructif : on découvre la vie sous Antonescu , les alliances entre pays au gré des évènements, le sort des juifs de Bucarest …) Le récit du parcours du héros et de sa famille est intéressant ,... Dans ce livre instructif qui offre une vision inhabituelle sur la 2nde Guerre mondiale , l’auteur de ce roman autobiographique, Dov Hoenig nous raconte son enfance et son adolescence dans la Roumanie du début du XXème siècle. Dans un roman en 2 parties, on suit l’évolution du jeune roumain juif dans ces époques troublées. Il y évoque ses aspirations, et surtout ses espoirs. Espoir d’un monde en paix. La première partie nous offre de façon éparse, les souvenirs souvent émouvants du jeune garçon , souvenirs d’école, de jeu,… ; on y rencontre les habitants d’un quartier et la famille du garçon, avec leurs valeurs , leurs aspirations , leurs peurs et leurs discussions politiques. ( C’est le côté un peu rébarbatif de l’ouvrage : le jeune homme se targue de tout connaître dans ce domaine et nous offre donc des leçons d’histoire et de politique . Le lecteur néophyte de cette période et de ces pays doit s’accrocher ! Mais ce regard reste instructif : on découvre la vie sous Antonescu , les alliances entre pays au gré des évènements, le sort des juifs de Bucarest …) Le récit du parcours du héros et de sa famille est intéressant , on a hâte de découvrir ce qui va arriver à tous ses personnages car certains nous émeuvent , c’est la cas de la mère de Dov, ou de son premier amour de jeune homme Pouîa…C'est l'âge où Dov se confronte à leur famille, et s'interroge sur lui même La deuxième partie s’apparente à une quête : Dov devenu adolescent veut prouver ce qu’il vaut, veut construire son avenir, le sien et celui de sa patrie. Nous sommes entrainés dans ce récit du voyage vers son Eldorado. On suit un jeune homme idéaliste , qui affronte la vie en se dédouanant de sa famille. On s’inquiète pour lui. C’est le témoignage intéressant d’un jeune idéaliste et l’évocation d’un monde en complète mutation.
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