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Robert Laffont
EAN : 9782221255605
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 140 x 200 mm

Six pieds sur terre

Collection : L'Incendie
Date de parution : 26/08/2021

Rentrée Littéraire 2021
« Sans même s'en rendre compte, on marche vers ce qui nous rend vivant. »
Le premier roman de littérature générale d’Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse phénomène Mortelle Adèle.

Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l’un vers l’autre depuis leur naissance. Devenus adultes, ils s’aiment sans parvenir à être heureux ensemble, Jérémy s’efforçant de cacher à Camille les ombres qui le hantent. Le jour où Camille lui confie le désir de porter leur enfant, Jérémy ne parvient plus...

Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l’un vers l’autre depuis leur naissance. Devenus adultes, ils s’aiment sans parvenir à être heureux ensemble, Jérémy s’efforçant de cacher à Camille les ombres qui le hantent. Le jour où Camille lui confie le désir de porter leur enfant, Jérémy ne parvient plus à tenir debout face aux possibles sur le point de s’écrire. La perspective de devenir père convoque lentement toutes les morts, car comment donner la vie quand on peine soi-même à trouver sa place parmi les vivants ?

Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/
 

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EAN : 9782221255605
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 140 x 200 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cathfd Posté le 7 Janvier 2022
    " La vie, c'est apprendre à marcher vers ce qui nous rend vivant." Antoine Dole dans La Fringale Culturelle n°14 J'ai découvert Antoine Dole en août 2020 avec Météore. Un roman ado, percutant, bouleversant. J'ai lu Six pieds sur terre début octobre et je ne suis toujours pas sûre de trouver les mots pour vous en parler. C'est un texte sombre, douloureux. J'y ai trouvé de la lumière, dans cette façon de décrire la douleur et la dépression, de mettre des mots dessus. Lumineuse. Limpide. Tellement juste. Et puis il y a la lumière qui irradie de Camille, le personnage féminin du roman. L'espoir, lui, est là entre les lignes tout au long du texte. Ce livre, je l'ai reçu comme un coup de poing au ventre. J'ai aimé ses personnages, vibré, souffert, espéré avec eux et la violence de leurs émotions m'a percutée de plein fouet. Bouleversée. Un texte d'une immense sensibilité et une écriture de toute beauté ... Jérémy et Camille. Deux êtres fracassés par leur enfance qui vont tenter de construire quelque chose ensemble. Une entrée magistrale dans la littérature pour adultes qui confirme tout le bien que je pensais déjà à la lecture de Météore. L'avez-vous lu?
  • Des_livres_et_moi Posté le 17 Décembre 2021
    J’avoue, j’avais super envie de lire Antoine Dole (parce que mon fils est fan de mortelle Adèle, et que je suis un peu fan aussi...). Mais dès les premières pages, j’ai ressenti une sorte de malaise. Je ne m’attendais pas à une telle lecture, profonde, avec à la fois rage et douceur. J’ai l’impression d’être entrée dans toute une panoplie d’émotions de deux êtres blessés par la vie et qui ont envie de se relever mais qui ne savent pas comment… Jérémy et Camille Un couple que tout oppose, mais qui reste ensemble malgré leurs différences. Camille est une bulle d’amour pour un Jérémy qui n’arrive pas à panser ses blessures d’enfance. Tous les deux ont des failles, des choses à réparer. Ils n’en parlent jamais, et n’osent s’avouer ces blessures qu’ils auraient tous deux besoins de soigner. Et pour aller mieux, Camille sait ce qu’elle veut : un enfant de Jérémy... Cela n’a pas forcément été une lecture facile, mais il y a des passages vraiment grandioses et très bien amenés. J’ai notamment a-do-ré le chapitre 5. Tout en bousculades, un choc de mots, d’actions et d’émotions. Et j’ai beaucoup aimé aussi l’idée de la tâche qui prend de la place… et qui est... J’avoue, j’avais super envie de lire Antoine Dole (parce que mon fils est fan de mortelle Adèle, et que je suis un peu fan aussi...). Mais dès les premières pages, j’ai ressenti une sorte de malaise. Je ne m’attendais pas à une telle lecture, profonde, avec à la fois rage et douceur. J’ai l’impression d’être entrée dans toute une panoplie d’émotions de deux êtres blessés par la vie et qui ont envie de se relever mais qui ne savent pas comment… Jérémy et Camille Un couple que tout oppose, mais qui reste ensemble malgré leurs différences. Camille est une bulle d’amour pour un Jérémy qui n’arrive pas à panser ses blessures d’enfance. Tous les deux ont des failles, des choses à réparer. Ils n’en parlent jamais, et n’osent s’avouer ces blessures qu’ils auraient tous deux besoins de soigner. Et pour aller mieux, Camille sait ce qu’elle veut : un enfant de Jérémy... Cela n’a pas forcément été une lecture facile, mais il y a des passages vraiment grandioses et très bien amenés. J’ai notamment a-do-ré le chapitre 5. Tout en bousculades, un choc de mots, d’actions et d’émotions. Et j’ai beaucoup aimé aussi l’idée de la tâche qui prend de la place… et qui est représentée par ce point qui s’agrandit de pages en pages… Et en l’écrivant, je revois tout le livre qui défile, et c’est peut-être ce qui en fait aussi toute la subtilité. Une lecture qui bouscule !
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  • Virginieriaute Posté le 11 Novembre 2021
    Roman noir, à ne pas lire un jour de vague à l’âme, la vague t’emporterait. La culpabilité… putain de cancer de l’âme. Les toubibs, les analyses sanguines, les IRM, personne ne voit rien. Toi, t’as même pas les mots pour expliquer le mal être. Qu’on t’ait éduqué sur ses bases ou qu’on n’ait pas trouvé les mots, petit, pour t’en débarrasser quand le drame te tombera dessus, la culpabilité s’imprègnera de toi, de ta volonte, elle bouffera ta joie morceau par morceau, gangrènera ton cœur et ton esprit, s’insinuera dans chaque pore de ta peau, et c’est si facile d’y revenir, dès qu’un soleil tentera d’éclairer et de réchauffer un peu ton cœur, tu fouilleras dans les plaies, tu gratteras et tout suintera, les blessures te brûleront et te consumeront et là, tout s’éteindra, tout deviendra terne et gris, mort, juste un cœur battant, le reste six pieds sous terre. Dépression. Quel nom bizarre. Comme si un organisme gonflé à son maximum d’un coup, se dépressurisait, se vidant de tout ce qui le maintient en vie : joie, bonheur, espoir, respect de soi… La dépression qui te rend si égoïste, tu souffres tellement qu’elle prend toute la place, seule ta... Roman noir, à ne pas lire un jour de vague à l’âme, la vague t’emporterait. La culpabilité… putain de cancer de l’âme. Les toubibs, les analyses sanguines, les IRM, personne ne voit rien. Toi, t’as même pas les mots pour expliquer le mal être. Qu’on t’ait éduqué sur ses bases ou qu’on n’ait pas trouvé les mots, petit, pour t’en débarrasser quand le drame te tombera dessus, la culpabilité s’imprègnera de toi, de ta volonte, elle bouffera ta joie morceau par morceau, gangrènera ton cœur et ton esprit, s’insinuera dans chaque pore de ta peau, et c’est si facile d’y revenir, dès qu’un soleil tentera d’éclairer et de réchauffer un peu ton cœur, tu fouilleras dans les plaies, tu gratteras et tout suintera, les blessures te brûleront et te consumeront et là, tout s’éteindra, tout deviendra terne et gris, mort, juste un cœur battant, le reste six pieds sous terre. Dépression. Quel nom bizarre. Comme si un organisme gonflé à son maximum d’un coup, se dépressurisait, se vidant de tout ce qui le maintient en vie : joie, bonheur, espoir, respect de soi… La dépression qui te rend si égoïste, tu souffres tellement qu’elle prend toute la place, seule ta souffrance compte, les autres, les proches, tu t’en tamponnes. Une écriture forte, douloureuse, si prégnante, si immersive qu’elle t’engloutit avec elle. T’es collé à cet état en fin de vie, et ça rabâche, ça te serine, tu te sens oppressé par ce mal être ambiant. Flashs sur tes propres démons, vibrations sur tes cordes sensibles, tu suffoques, tu étouffes. L’écriture est d’une rare sincérité , brute, courageuse et elle t’emporte, ah ça oui, elle t’emporte avec elle. Je me suis rappelé pourquoi à des moments de profonde détresse je n’ai jamais répondu aux appels des sirènes médicamenteuses. Peut-être avais je trop vu de Lexomil, Tranxene, et autres Stilnox comme des panacées sans pourtant voir celle qui les croquait jamais totalement heureuse. Je me suis posé la question par ailleurs : est ce le drame et la culpabilité qui ont provoqué ce mal de vie en Jeremy, ou n’était-il pas génétiquement programmé ? L’écriture est sublime, intense, violente, tout est pesé, posé, placé. Les métaphores se télescopent. Il y en a tant que parfois elles se sont diluées dans le récit. J’ai dû quelques fois y revenir et j’en ai probablement manqué certaines. C’est peut-être l’unique point faible de ce roman si fort. Mais qui peut le plus peut le moins, n’est-il pas ? Ouvrir des portes ouvertes et montrer, tout le monde sait le faire. Suggérer et magnifier, la liste des auteurs raccourcit sensiblement. Cette plume sombre et délicate, à fleur de peau, dont le style singulier n’est pour moi qu un filtre, une couverture de pudeur, une manière de poser une distance sur les maux, a remporté mon adhésion. J’ai accompagné les personnages jusqu’à la dernière lueur d’espoir. J’ai lu la série BD Un combat ordinaire de Manu Larcenet juste après, sans le faire exprès, je suis restée dans l’ambiance de cette lutte quotidienne, permanente, mais où renaît l’espoir. Résumé ( parce qu’on me le demande souvent ): Camille et Jeremy ont marché côte à côte depuis leur naissance. Ils s’aiment sans parvenir à être heureux ensemble. Camille s’est fait une place discrète dans la vie de Jeremy, parce qu’on lui a appris depuis toute petite à réparer les choses, à réparer les gens. C’est un caméléon, les sauts d’humeur de Jeremy l’ont façonnée, elle avance tout en prudence et en hésitation, discrète, mais ne faillit pas, ne faiblit pas. Il met de la distance, il tire sur l’élastique, Camille est un boomerang, elle retrouve sa main, amour inextinguible, une évidence. Camille désire porter leur enfant. La perspective de devenir père convoque lentement tous les morts. Comment donner la vie quand on peine soi-même à trouver sa place parmi les vivants ?
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  • diablotin0 Posté le 6 Novembre 2021
    Ce livre m'a bouleversée, tant par la beauté de l'écriture que par la vie de Camille et Jérémy. Ces deux jeunes gens ne sont pas légers, ils portent un fardeau, un lourd fardeau. Camille a toujours vécu seule avec sa maman bipolaire, son père est inexistant, c'est elle qui va devoir prendre le rôle de mère. Jérémy, quant à lui a eu une arrivée au monde très compliquée. Impossible pour sa mère de ressentir de la joie. Lorsqu'il a 15 ans, sa mère meurt ce qui plonge Jérémy dans un grand chagrin et renforce son mal de vivre. Ces deux êtres meurtris, fragilisés par des mères qui ne savent pas, n'arrivent pas à être mère vont se rencontrer et s'aimer. Alors oui, comme on peut s'y attendre, ce n'est pas la fête, ce n'est pas un amour exaltant, un amour heureux , il y a une lourdeur, la pesanteur est visible palpable. Que c'est bien écrit, c'est un vrai plaisir de découvrir cette plume. Lorsque Jérémy apprend ce qui est arrivé à sa mère et qu'il s'adresse à elle, j'ai eu des frissons par tant de beauté!!! c'est beau, profond. Chaque mot est choisi avec soin chaque mot a... Ce livre m'a bouleversée, tant par la beauté de l'écriture que par la vie de Camille et Jérémy. Ces deux jeunes gens ne sont pas légers, ils portent un fardeau, un lourd fardeau. Camille a toujours vécu seule avec sa maman bipolaire, son père est inexistant, c'est elle qui va devoir prendre le rôle de mère. Jérémy, quant à lui a eu une arrivée au monde très compliquée. Impossible pour sa mère de ressentir de la joie. Lorsqu'il a 15 ans, sa mère meurt ce qui plonge Jérémy dans un grand chagrin et renforce son mal de vivre. Ces deux êtres meurtris, fragilisés par des mères qui ne savent pas, n'arrivent pas à être mère vont se rencontrer et s'aimer. Alors oui, comme on peut s'y attendre, ce n'est pas la fête, ce n'est pas un amour exaltant, un amour heureux , il y a une lourdeur, la pesanteur est visible palpable. Que c'est bien écrit, c'est un vrai plaisir de découvrir cette plume. Lorsque Jérémy apprend ce qui est arrivé à sa mère et qu'il s'adresse à elle, j'ai eu des frissons par tant de beauté!!! c'est beau, profond. Chaque mot est choisi avec soin chaque mot a son poids et c'est tout simplement magnifique ! Ce livre nous offre un grand moment. Nous sommes pris dans un tourbillon d'émotions dans lequel je me suis sentie happée. Camille m'a touchée mais je dois dire que Jeremy m'a bouleversée. J'ai ressenti pour lui une grande envie d'être à ses côtés des sa première heure de vie. C'est le genre de roman pour lequel je n'arrive pas à exprimer tout ce que je ressens, je vais donc me contenter de dire que c'est un coup de coeur.
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  • Alexmotamots Posté le 1 Novembre 2021
    J’ai aimé suivre Camille et Jérémy depuis leur naissance ou presque : enfant, à 15 ans puis plus tard. J’ai été intriguée par cette tâche au plafond qui ne cesse de grandir. L’histoire de Jérémy m’a parlé, même si la mienne n’est pas totalement identique. Une lecture qui m’a mis des poisson d’eau dans les yeux et m’a un peu permis d’y voir plus claire. Des citations : Il a ce pouvoir, à force de nuits de larmes et de désespoir ami, de plonger dans les ténèbres et de savoir en ressortir. (p.189) On se faufile. On évite. On esquive. Oui, on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a. On fait avec les autres, le mal qu’ils nous font, la peine qu’ils nous infligent, leur souvenir en nous. On garde leurs empreintes. Un jour ils font partie de nous. On n’en souffre plus. Ce n’est pas facile, ça ne le sera jamais. Mais ça vaut tout ce mal qu’on se donne. Se sentir plus vivant que mort. On mesure l’un et l’autre : cette part de ténèbres en nous et ce qui la soulage. Jusqu’à une certitude. Une infime et intime vérité qui transperce le voile obscur. La force qui traverse ce monde.... J’ai aimé suivre Camille et Jérémy depuis leur naissance ou presque : enfant, à 15 ans puis plus tard. J’ai été intriguée par cette tâche au plafond qui ne cesse de grandir. L’histoire de Jérémy m’a parlé, même si la mienne n’est pas totalement identique. Une lecture qui m’a mis des poisson d’eau dans les yeux et m’a un peu permis d’y voir plus claire. Des citations : Il a ce pouvoir, à force de nuits de larmes et de désespoir ami, de plonger dans les ténèbres et de savoir en ressortir. (p.189) On se faufile. On évite. On esquive. Oui, on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a. On fait avec les autres, le mal qu’ils nous font, la peine qu’ils nous infligent, leur souvenir en nous. On garde leurs empreintes. Un jour ils font partie de nous. On n’en souffre plus. Ce n’est pas facile, ça ne le sera jamais. Mais ça vaut tout ce mal qu’on se donne. Se sentir plus vivant que mort. On mesure l’un et l’autre : cette part de ténèbres en nous et ce qui la soulage. Jusqu’à une certitude. Une infime et intime vérité qui transperce le voile obscur. La force qui traverse ce monde. L’énergie qui l’emporte, le secoue, le bouscule et l’agite. Et soudain le calme qui l’éclaire. (…) Et sans l’avoir vraiment voulu, sans y avoir pensé, sans savoir comment, on se teint debout, la main dans quelque chose de plus grand que sa douleur. (p.251-252) C’est dingue ce qu’une brèche peut infliger de dommages et d’avaries. Jusqu’à ce qu’on la trouve, qu’on la nomme, qu’on fasse le nécessaire. (p.254) L’image que je retiendrai : Celle de Camille toujours présente avec Jérémy, quelque soit ses rebuffades.
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